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« Animal farm » de George Orwell

animal farmVoici encore un classique que je traîne dans ma PAL depuis quelques années… Ça doit bien faire 10 ans qu’on m’a donné ce livre, Animal farm dans sa langue originale, afin de me permettre de travailler un peu mon anglais. Heureusement, le challenge ABC est là pour m’aider à faire le ménage 😉
Ce court roman de George Orwell est surement aussi connue que son chef-d’oeuvre 1984. Il a été écrit en 1945, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, en réaction au régime communiste en URSS. Le mouvement passa selon lui de douce utopie égalitaire après les révolutions de 1917 à celle d’une dictature brutale dirigée par Staline.
Pour nous expliquer la manière dont ce changement de cap s’est effectué, Orwell prend le parti pris de l’allégorie : ses protagonistes sont des animaux, et le territoire des événements une ferme en Angleterre.

Mr Jones est un fermier anglais et possède la Manor Farm, où il fait son travail d’agriculteur : semer, récolter, élever des animaux pour leur viande, leurs œufs… Il a juste un petit problème avec la boisson et est ivre la moitié du temps.
Les animaux travaillent dur au service du fermier, mais profitent de leur soirées pour se réunir et écouter Old Major, un vieux cochon qui a des rêves pour tous les animaux : égalité pour tous, plus d’abattoir, plus de travail exténuant au profit d’un seul maître… Tous l’écoutent avec attention : les verrat Squealer, Snowball et Napoleon, les chevaux Boxer et Clover, l’âne Benjamin, la chèvre Murielle, les poules, les canards, le chat, les oiseaux…
Un jour Mr Joner, trop saoul, oublie de nourrir les animaux : c’en est trop ! Ils se révoltent et chassent le mauvais fermier de ses terres ! Maintenant, la ferme sera auto-gérée par les animaux : ils seront tous égaux, et feront tout pour ne pas ressembler à des humains ! 7 Commandements sont créés pour donner une base à cette société : pas d’alcool, interdiction de tuer ou d’utiliser de l’argent,… Un nouveau monde est en marche, dans la toute récemment renommée Animal Farm !
Mais malheureusement pour ces animaux, si les idées sont toujours bonnes, c’est leur exécution qui pose parfois problème : rapidement, l’utopie d’Animal Farm devient une tyrannie dirigée par les cochons, et leur leader Napoleon

Ce roman va nous permettre de découvrir comment l‘idéal de la révolution animale va se transformer en un asservissement pire (ou du moins pas meilleurs) qui existait au temps des humains.
Il nous explique très bien comment une excellente idées de liberté et de partage peut se transformer en dictature si une minorité prend le pouvoir par la manipulations et la violence, pour son unique profit.
Pour bien symboliser les choses, la ferme est divisée en 3 grands groupes : d’abord les cochons qui sont très intelligents et qui font dès le début office de cadres (ils savent lires et écrire, ils gèrent la fermes…), les moutons qui forment le gros de la force de production, auquel on peut joindre les vaches, chevaux, poules… se sont les suiveurs, le peuple. Et pour finir les chiens, élevés pour être le bras armé des cochons : ils grognent au moindre signe de protestation, mordent et tuent au besoin pour étouffer les envies de rebellions…

Le focus est souvent donné sur des techniques de manipulation , dont ont pu user et abuser les dictateurs dans « la vraie vie ».
Une des manière les plus frappante dans le livre est l’utilisation des masses, comme les moutons, trop bêtes pour apprendre les 7 Commandements. Pour eux on doit simplifier la pensée de base à « Four legs good, two legs bad », qui deviendra leur leitmotiv bêlant,…Cela n’est pas sans rappeler la novlangue de 1984, qui est plus un instrument d’asservissement que de culture.
La propagande est bien entendue utilisée et est dirigée par le cochon Squealer, qui donne de magnifiques exemples de contre-information, révisionnisme… Chaque privilège que les cochons souhaitent s’octroyer est savamment passé à la loupe de ce porte-parole, afin de monter un plan de communication, de manière à faire passer la pilule aux autres animaux.

On pourrait disserter des heures sur ce petit livre, au vue des grandes idées qu’il véhicule… J’ai bien entendu beaucoup apprécié cette lecture, surtout dans sa langue originale : je ne maîtrise pas l’anglais, mais une fois le vocabulaire de la ferme compris, ça va tout seul.
Un livre à lire ou relire en ces temps troublés où on entend des appels à « la guerre civile » et au « sang », qui nous rappelle de garder notre sens critique, et de ne surtout jamais rentrer dans le jeu des moutons, des cochons et des chiens !

challenge ABC

« Fifty Shades of Grey » de E. L. James

J’aurais pu passer à côté de ce best-seller de l’été, qui fait un carton dans les pays anglophone, mais intriguée par les reportage TV et mes copines de lecture (hein Petite Fleur :p), j’ai décidé de tenter l’aventure, dans l’espoir de découvrir en quoi Fifty shade of Grey peu bien défrayer la chronique !

Difficile de résumer objectivement ce livre… Autant vous le dire tout de suite, c’est presque ce qu’on peut faire de pire en littérature pour moi.
En gros c’est l’histoire d’Ana, timide étudiante de 21 ans, qui rencontre Christian, très riche PDG, jeune et beau comme un dieu. Elle n’a jamais eu de petit copain et tombe amoureuse de lui… Lui de son côté la trouve attirante aussi, et va lui proposer un truc pas commun. Plutôt qu’une bête romance, il lui propose de signer un contrat SM, car monsieur en tant que dominant rêve de la baiser et de lui donner quelques fessées.

Bref, je ne peux le résumer que comme cela : une pauvre fille qui se fait mettre la main dans le cerveau et dans la culotte par un manipulateur doublé d’un psychopathe.

Côté fond je crois qu’on renouvelle ici le roman féministe… !
Je plaisante bien entendu. Sous couvert de découverte des sens, elle est traitée soit comme une gamine de 5 ans, soit comme un chien, et en redemande. J’ai décroché à la moitié du bouquin et fini en diagonale tellement je trouve ça pathétique et révoltant… Pire, on fini par comprendre pourquoi il a envie de la taper, tellement Ana est neuneu et à le don d’énerver !

Pour le style, malgré le fait que je l’ai lu en anglais, je l’ai trouvé très pauvre : peu de vocabulaire, très répétitif dans la structure et les idées (les quoi ?!). Pas de quoi rendre l’histoire très excitante… Si, peut être deux ou trois scènes érotiques (et non porno comme on nous le fait croire parfois). Les personnage ont une psychologie extrêmement superficielle, limite blindés de tocs… Enfin cela donne parfois lieu à de franches rigolades, tellement c’est cliché et ridicule.
Quelques perles, triés sur le volet :

« Well, if you were mine, you wouldn’t be able to sit down for a week after the stunt you pulled yesterday. […] »

« Firstly, I don’t make love. I fuck… hard. « 

Malheureusement ces petits moments de poésie ne suffisent pas à rendre ce livre attrayant jusqu’au bout…

On sent très bien les influence « romance » type bit-lit de l’auteur, qui ne s’en cache pas : c’est un Twilight-like, une petite nana qui rencontre un mec qui a une belle gueule (et une grosse b***), côté dark, qui cache un mystère à découvrir… et elle va s’y cramer les ailes, forcément, mais lui aussi un peu quand même.
On retrouve dans la même mouvance le gros fantasme du fait de faire changer son « amoureux », pour un mec correspondant à ses besoins. Bien entendu il est dominant à cause d’un sombre secret, ce qui laisse présager la possibilité d’un changement. Ca ne serait pas drôle sinon, et ça ne permettrait pas de broder sur 3 tomes 🙂

Côté psychologie (de bas étage), on a des fond de vérité que E. L. James devrait garder en mémoire : les hommes ne réfléchissent pas trop, et les femmes réfléchissent beaucoup trop… et de manière très tordues parfois, ce qui donne naissance à des livres franchement pas géniaux.

Bref, je n’ai pas aimé, je trouve ça mal écrit et la morale plutôt bancale me gène… Sachant que les 2 autres tomes sont bien pires, je ne risque pas de remettre le nez dedans !

« Brokeback Mountain » d’Annie Proulx (Etat du Wyoming)

Une nouvelle pour changer, et lue en anglais faute de l’avoir trouvée en français pour mon Kindle… la lecture a été un peu laborieuse dans cette langue, mais j’ai une étape de plus dans mon challenge « 50 états, 50 billets » : le Wyoming !

Difficile de lire et de parler de cette nouvelle sans penser au film qui a été adapté de celle-ci : Le Secret de Brokeback Mountain, sorti en 2005, qui a raflé une quantité impressionnante de prix.
Brokeback Mountain est initialement une nouvelle d’Annie Proulx, écrivain américaine . Cet nouvelle fait parti du recueil Les Pieds dans la boue, mais est d’abord paru dans le magazine littéraire The New Yorker en 1997… A noter que cette nouvelle a fait recevoir à l’auteure un Prix Pulitzer.

L’histoire, je pense que tout le monde la connait : en 1963, deux jeunes cow-boys saisonniers, Ennis Del Mar et Jack Twist, vont mener au pâturage pendant  l’été un troupeau de moutons. Ils partent pour Brockeback Mountain où ils resteront en tête à tête plusieurs semaines… Aussi soudainement que rapidement, ils se retrouvent à vivre une idylle assez virile et qui n’a absolument rien de platonique, alors que tous deux clame ne pas être des « pédés ».
A la fin de cet été, chacun retourne dans son ranch, chacun à l’extrémité de l’état… 4 ans plus tard, Jack reprend contact avec Ennis : ils se sont mariés chacun de leur côté et ont des enfants… Mais ils s’aperçoivent rapidement que la flamme allumée à Brockeback Mountain est loin d’être éteinte !
Pendant 20 ans, ils vont donc vivre une relations secrète et discrète…

Ce récit va bien entendu plus loin qu’une simple histoire d’amour interdite… Dans les années 60, il est impossible pour deux hommes de s’avouer homosexuel, surtout à la campagne, et encore plus quand on est des cow-boy. Dans notre imaginaire ils représentent l’archétype même du mâle américain, et aujourd’hui encore les scènes de sexe ou d’amour sont assez troublante, il faut l’avouer !
Ennis et Jack sont dans une impasse : ils découvrent que leur relations entamée l’été de Brockeback Mountain n’est pas un simple « coup » pour rigoler ou s’occuper… leur relation est plus forte et profonde qu’une simple amitié, mais une vie à deux leur ait tout simplement interdite. Chacun va donc vivre une vie de couple terne et misérable, avoir une professions alimentaire pour soutenir leur famille, … bref aucun d’eux ne peut vraiment être heureux, sauf lorsqu’ils se retrouvent pour des « parties de pêche » une ou deux fois par an.
La fin est poignante aussi, je ne vous en dis pas plus, mais la moralité semble être que si on ne peut pas trouver de solutions à ses problèmes de coeur, il vaut mieux vivre avec et les assumer… plutôt que de les nier et cacher pendant toute une vie. Leçon de vie à méditer chaque jourla liberté, ça se choisi !

Une lecture sympa, mais en anglais… ou plutôt en américain : chaud les marrons pour moi ! J’ai déjà lu quelques livres en anglais, mais en général du classique type Death on the Nile d’Agatha Christie : un anglais scolaire, relativement simple à comprendre. Là c’est de l’américain de comptoir (même si ça aurait pu être bien pire !)… les expressions, la grammaire, le vocabulaire.. Il a fallut que je m’accroche ! Heureusement le texte est assez court 😉

En tous cas cette nouvelle est un vrai bol de fraîcheur concernant la description des paysages qu’on peut voir au Wyoming : on sent que l’auteur aime particulièrement cette région du Wyoming : Big Horn Mountain.
Comme pas mal d’état du grand Ouest américain, les endroits où la nature sauvage a gardé ses droits sont omniprésents… D’ailleurs ça n’est pas pour rien que les deux personnages de cette histoire sont payés pour protéger le troupeau des coyotes, qui ont l’air assez agressif (moi qui les voyait comme de simples renards) ! La chasse au wapiti, la pêche en rivière, les champs de fleurs sauvages… tout cela donne une image quasi magique de ce coin des USA.

Dans les faits le Wyoming est l‘état le moins peuplé des Etats-Unis, et qui a aussi la plus faible densité de population ! Un peu plus de 500 000 habitants, quand on compare avec les mégapoles comme New York et ses environs qui compte 20 millions d’habitants, on comprend mieux la mesure des choses…
Pour la petite histoire, Wyoming signifie « lieu de grande prairie« , et on imagine aisément que depuis son baptême les choses n’ont pas trop changé… Mais cela ne signifie pas que l’agriculture y soit très développé : le Wyoming est trop aride pour les cultures intensives. Les agriculteurs se tournent donc vers l’élevage, le ranching, et plus particulièrement dans les régions proche des montagnes Rocheuses.
Outre cela, l’état est un des principaux producteur de charbon et gaz naturel aux USA, mais a aussi du pétrole, sodium, uranium dans ses sous-sol (là ça fait moins envie).

Autre ressource importante, et pas des moindre : le tourisme ! Pour avoir vu ce que représente l’attrait des grands espace dans des parcs comme Yosemite et Grand Canyon, j’imagine bien ce que ça peut être dans ce qui est pour moi le joyau des parcs américain : Yellowstone ! Je rêve de le visiter, car pour moi il regroupe tout ce que j’aimerai voir et vivre : un parc très grand, bordé de montagnes, forêts, prairies ; des animaux en pagaille (loups, bisons, grizzli, puma, mouflons…) ; des sentiers de randonnée à ne plus en finir ; des attractions et points de vue mondialement connu : les geysers et les sources chaudes très colorées de Grand Prismatic Spring… Mes vacances idéale 😀
Mais il n’y a pas que Yellowstone, l’état compte beaucoup de parcs nationaux, et autres zones naturelles protégés… On peut par exemple y admirer The Devil Tower, vous savez, cette montagne bizarre qu’on peut voir dans Rencontre du troisième type de Spielberg…

Pour moi le Wyoming, c’est un passage obligé lors d’un futur voyage aux Etats-Unis !

« Linchpin: Are You Indispensable? … » de Seth Godin

Un titre assez racoleur, un peu « à l’américaine » quand on le prend en entier : Linchpin: Are You Indispensable? How to Drive Your Career and Create a Remarkable Future. En gros, comment être  l’élément pivot dans son domaine de travail !

Je suis partie sur cette lecture suite au prêt du livre, en anglais s’il vous plait, de mon ami Mickael qui a commencé à se brancher sur le développement personnel l’an dernier (son article sur le livre est sur son blog). Seth Godin est un des gourou du genre aux Etats-Unis, qui a écrit quelques livres déjà sur le sujet, et entretien aussi un blog. Bref, une référence !
A voir le titre donc, je me suis dit que j’allais avoir à faire à un manuel du winner en entreprise, orienté team leader etc etc… Et bien non, pas du tout !

Ici il est question de trouver le génie en soi pour devenir une référence dans son domaine d’activité. Un peu ambitieux peut être ? Et bien oui et non : Seth Godin nous convainc qu’on a tous un petit génie caché au fond de soi, parfois étouffé par son job et ses tâches quotidiennes, et qu’il suffit de s’arrêter et de réfléchir deux minutes pour prendre confiance en soi et le laisser sortir.
Il commence par expliquer en quoi le monde du travail a changé ces dernières années, en transformant le modèle classique dirigeant / exécutant. Le manager dit quoi faire, l’exécutant réalise les choses qu’il a à faire, ni plus, ni moins,… Mais maintenant certain collaborateur peuvent être des moteurs actifs de la création en entreprise, et c’est eux qui font qu’une boite marche mieux que ses concurrents (il suffit de voir des exemples type Apple et son marketing du design pour s’en persuader).  Ces personnes sont des « artistes« , qui comprennent comment fonctionne leur domaine, connectent les idées, proposent de nouvelles choses… et surtout n’ont pas peur de les mettre en oeuvre !
Ce qui nous empêche de devenir ces pivots, les Linchpins, c’est la peur d’après Seth Godin : cette angoisse issue de la petite école, où ses camarades ou le prof c’est moqué de nous parce qu’on disait une bêtise en classe, qu’on ne se comportait pas comme ses petits camarades, qu’on avait mal suivi une consigne… à partir de là, on comprend bien que l’école, le collège, la fac… sont des machines à formater pour un futur job d’employé, ou de manager… qui fini de nous laver le cerveau et ne nous offre plus que 5 semaines de congé payé et la retraite comme échappatoire.
Donc cette peur de se mettre en avant (a cause du cerveau reptilien qui régit l’instinct de conservation) nous empêche de nous réaliser… sachant cela, on peut travailler sur cette résistance au changement, autant chez nous que chez les autres !
Il explique aussi comment les société tribales du don (Marcel Mauss et compagnie) ont permis de créer  des liens fort entre les individus, où le cadeau est gratuit et spontané… contrairement au notre plus mercantiliste, ou un don sous entend un rendu. Il faut donc aussi apprendre à sortir de ce système action / récompense pour devenir une référence dans son domaine :  faire les choses avec passion sans attendre de primes du patron, être disponible pour les autres, offrir ses créations et idées… et les congratulation finiront par aller de soi ! Bref, un changement dans la logique « je fais mes 8h par jour et basta » !
Au final, pas sur que ça fonctionne dans votre emploi, mais au moins, ça donne envie de changer des choses !

J’ai bien aimé cette lecture, et je me suis souvent sentie concernée au fil des chapitres. J’ai la chance d’avoir fait des études en arts où sortir du cadre était une obligation (quoique… je me dis parfois que c’était pour se mettre dans un autre cadre), de travailler dans un métier de passion, le Web, où être créatif fait parti de mes attributions  (à un petit niveau bien entendu… mais l’essentiel c’est de s’éclater ;)), d’être intégrée à une équipe en conduite du changement, où j’ai un bon labo concernant les freins devant la nouveauté…
La réflexion sur mon métier, ça fait parti de mon lot quotidien (je me pose beaucoup de question, trop peut être)… j’ai donc soufflé et vu une lueur d’espoir en lisant ce livre, où le profil d’influenceur me fait rêver ! Voilà un nouvel objectif pour ma carrière. C’est la RH qui va faire une tête bizarre quand je vais lui annoncer « Je veux être une Linchpin ! »

Bref, je le conseille, même si je ne suis pas sûre de devenir indispensable du jour au lendemain, cette lecture m’a permis d’avoir un nouvel éclaircissement sur mon métier, et d’envisager autrement mon travail en équipe. Pourvu que ça dure ! 😀

« Death on the Nile » d’Agatha Christie

Nouvelle lecture, pour le challenge Agatha Christie, et en anglais s’il vous plait !

Petite Fleur m’avait promis de me prêter un second livre de la romancière, et j’ai été bien surprise de la voir revenir avec un roman en anglais… Il faut dire que malgré le fait que je lise quelques blogs en anglais, plutôt orientés nouvelles technos, je n’ai jamais lu auparavant un livre intégralement écrit dans la langue de Shakespeare ! Et je ne me serais jamais attaquée de mon plein gré à un pavé de 400 pages comme celui-ci ! Mais voilà, une fois que je l’ai eu, il a bien fallu que je le lise 😉
Mais je me suis surprise moi même : les mots et les tournures de phrases choisies par Agatha Christie sont assez simple, dans un anglais soutenu. Pas de patois ou de mots typiquement américains que j’ai toujours du mal à comprendre… La lecture se fait assez facilement : après une vingtaines de pages, j’ai arrêté d’essayer de traduire intérieurement mot à mot, et j’ai fait en sorte de plutôt de comprendre globalement le sens des phrases, sans m’attarder sur le vocabulaire que je ne connaissais pas.

Mais revenons en au roman, publié en 1937.
Je ne connaissais pas cette histoire bien entendu, et j’ai retrouvé la l’ambiance de ma précédente lecture de l’auteur Le meurtre de Roger Ackroyd : la petite bourgeoisie anglaise du début du XXème siècle, avec des personnages hauts en couleurs, dont bien entendu Hercule Poirot le fameux détective belge (le voir parler en français dans le texte est encore plus sympathique en VO ;))
Le roman est divisé en deux grandes parties. La première assez courte nous présente les personnages, qui ne se connaissent pas tous encore à ce moment de l’histoire. Les personnages principaux sont Linnet Ridgeway, très riche héritière anglaise, sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort et le fiancé de celle-ci, Simon Doyle. Histoire classique et tragique du triangle amoureux : lorsque Jacky (Jacqueline) présente à son amie son fiancé, c’est le coup de foudre entre eux deux…
La seconde partie se déroule quelques mois plus tard : Linnet et Simon se sont mariés, laissant Jacky extrêmement énervée et frustrée… Pour se venger de cet abandon, elle n’a de cesse de poursuivre le couple partout lors de leur long voyage de noce au travers les pays de la côte méditerranéenne, afin de leur mettre sous le nez jour après jour leur trahison.
C’est en Egypte que tous les personnages présentés dans la première partie vont tous se retrouver, sur un bateau de croisière sur le Nil, le Karnak. Linnet et Simon vont participer à cette croisière, toujours poursuivi par Jacqueline… mais on retrouvera aussi Hercule Poirot en vacances au soleil, et un de ses collègue, ainsi qu’une bonne douzaine de personnages britanniques, américains, français…
Bien entendu la croisière ne vas pas être de tous repos : au cours du voyage, un des personnage principaux est retrouvé mort dans sa cabine… et Hercule Poirot va mener son enquête.

Rebondissements, fausse pistes, cheminement intellectuel du détective, mise en avant des séquelles du meurtres au travers d’autres crimes organisé autour des personnages principaux… tout est là pour nous tenir en haleine !
Pendant toute la première moitié du livre, on se demande lequel des 3 personnages va se faire tuer, entre Linnet, Simon ou Jacqueline  ! Ensuite Poirot va devoir enquêter auprès de chaque voyageur, découvrir leurs petits secrets, afin de dévoiler à tous la vérité !
Petit bémol, j’avais deviné qui était le meurtrier (sans découvrir le mode opératoire) avant la fin… Je suis donc beaucoup moins surprise du dénouement que lors de ma lecture du roman Le meurtre de Roger Ackroyd

Mais il n’empêche, j’ai maintenant envie de voir le film tiré de ce livre, mais aussi de lire d’autres roman d’Agatha Christie 🙂

Pour revenir à l’expérience sur le livre en anglais, je me sens capable maintenant de m’attaquer à d’autres ouvrage dans cette langue… et pour le coup, le Kindle qui me rebutait à cause de sa bibliothèque majoritairement anglophone, me tente un peu plus (et au moins j’aurais un dico intégré au terminal..) 🙂