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« Icare » de Moebius et Taniguchi

En voyant un mange de Jiro Taniguchi que je ne connaissais pas à la Médiathèque, j’ai tout de suite sauté dessus, sans chercher plus loin. Comme je le disais déjà pour L’orme du Caucase, j’aime beaucoup ce mangaka…

Côté scénario, imaginez un enfant qui dès sa naissance à la capacité de flotter dans les air… Les scientifique et le gouvernement mettent la main sur lui, l’enferment pour l’étudier, sous le nom d’Icare.
Pendant 20 ans, il est leur cobaye volontaire (n’ayant jamais connu le monde extérieur). Mais un jour, il tombe amoureux d’une jeune scientifique du laboratoire, et décide de s’échapper pour voir le monde extérieur…

J’ai été très déçue par Icare… Il s’agit en fait d’un scénario rédigé par Moebius, sur des milliers de pages, et très raccourci pour les besoin de l’édition (un seul volume, et non une série de manga). Le tout est dessiné par Taniguchi.

Je dois avouer que cela se ressent, ce background de la réalisation du livre : je ne suis pas vraiment fan de Moebius et la c’est trop moebiusesque pour moi 😉 (vraiment trop 70’s et trip « gros nichons »… même si j’aime son univers SF assez onirique).
Côté dessins de Taniguchi, un univers sympa, mais pas à son top (parfois les dessins un peu lourds… pas son meilleur trait là).

On sent que le scénario a été simplifié, voire mutilée :
– personnages creux, le « méchant » neurochirurgien est d’un ridicule… dans le pur genre « mouhahaha que je suis méchant », ou encore le couple lesbien du secrétariat d’état qui n’a d’intérêt que la mini scène de cul au début du livre…
– des débuts de pistes qui finissent en impasses, par exemple celle des attaques terroristes d’homme bombes qui ne débouche sur rien
– scénario qui pourrait être étoffé, comme la manière dont Icare à été volé à sa mère etc…

Bref, j’ai vraiment eu du mal a prendre du plaisir à lire cette BD.

Je ne vois pas trop l’intérêt d’éditer un livre de si mauvaise qualité, à part décevoir, surtout à la vue des noms des deux auteurs… Je suis peut être un peu dure, mais j’ai été si peu emballée…
Ce manga plaira peut être aux grands fan de Moebius et de Taniguchi. Et encore, un art book aurait surement été mieux !

« Black Butler » de Yana Tobosco

Je viens de finir Black Butler tome 4, que m’a prêté Petite Fleur (c’est vraiment ma fournisseuse officielle de bouquin en ce moment !). Et bien je suis assez contente de ne pas avoir moi même investit dans cette série de manga 🙂

Le cas Black Butler…En fait ce manga m’attirait assez par son ambiance : l’Angleterre victorienne, un personnage principal (le majordome) sombre et mystérieux.
Mais j’avais oublié une chose… ou du moins je ne m’était pas renseigné avant d’entamer la lecture de la série : il s’agit d’un shonen (manga pour garçon)… et je crois que je ne supporte définitivement pas ce genre -_-‘

Le comte de Phantomhive (personnages cucus à qui on a juste envie de foutre des gros coups de pied au c**) et son majordome Sebastian, doivent enquêter sur des meurtres sanglants (où l’intrigue est digne du meilleur Martine).

Alors le truc vraiment relou dans cette série, c’est la pointe d’humour que l’auteur tente désespérément d’y mettre : serviteurs neuneu et tronches kawaii,  etc…  D’habitude j’ai rien contre, mais là je trouve ça juste pas drôle >_<

Et puis il y a une chose, c’est la focalisation totale du mangaka sur la bouffe ! Mais nourrissez le par pitié !
On a l’impression qu’un quart du livre présente les plats que le majordome prépare pour son maître, avec recette à l’appui. J’ai rien contre ça en soi (j’adore la cuisine), mais là ça donne des longueurs dans l’histoire et la rend totalement indigeste.

Alors sur les deux premier volume ça va encore… les 90% du bouquin sont pas super, mais au moins la fin donne envie d’en savoir plus.
Mais sur le tome 3, et surtout ce tome 4, c’est plus possible. Juste chiant.

Ouf, ça fait du bien un peu de tailler 😮

Bref, Petite Fleur, je crois que je ne vais plus accepter les prochains tomes de la série que tu voudras me prêter… désolée hein :-/