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« Le chat aux yeux jaunes » de Serge Brussolo (Etat de Californie)

C’est avec une certaine impatience que j’attendais de lire le nouvel opus de la série de l’Agence 13, dont j’avais déjà lu les 2 premiers tomes (Dortoir interdit et Ceux d’en bas). Petite Fleur m’a donc prêté Le chat aux yeux jaunes, qui me permet en plus de remplir deux challenges ! L’état de Californie pour le challenge « 50 états, 50 billets » et la couleur pour le challenge Petit BAC ! Du bon boulot 🙂

On retrouve une fois de plus Mickie Katz, « décoratrice » pour l’Agence 13, spécialisée dans les paradis inhabitables. Cette fois, elle va devoir s’occuper d’une cliente riche et célèbre : Peggy McFloyd, actrice de comédies romantiques qui a connu son heure de gloire dans les années 60. Afin de faire durer le rêve, elle a créé une sorte de maison de retraite où l’on vit dans les années 60 : la décoration, la cuisine, les émissions TV ou radio… rien ne date de plus loins que cette décennie dans cette demeure.
Mickie va devoir travailler pour cette vieille dame un peu excentrique, qui vitriolée dans sa jeunesse, elle a réussi à retrouver un visage de déesse et faire exploser sa carrière.  Mais en fouillant un peu, Micki se rend compte qu’elle cache bien des secrets

C’est assez sympa de retrouver Mickie dans un contexte un peu plus urbain et civilisé que les deux premières fois (où elle officiait dans le désert du Nevada et dans les forêt du Montana) : Venice, Santa Monica, le soleil de Californie, les hauteurs de Mullholand Road… Mais l’ambiance n’en reste pas moins tordue et un peu glauque ! 🙂

J’avais été assez dubitative sur la fin du second roman, et je me demandais comment l’auteur allait se dépêtrer avec une Mickie vivant en couple avec une autre femme et son jeune fils sociopathe, et en l’ayant fait tomber enceinte d’un habitant des souterrains du Montana… Et bien Brussolo règle le problème en 2 pages, ce qui me prouve bien que ça n’était pas l’idée du siècle 😉
Pour le coup pas d’énorme surprise sur la vie perso de Mickie cette fois-ci, on est plus concentré sur l’histoire qui comporte pas mal de rebondissements… Mais il y a néanmoins quelques trucs qui m’ont semblés incohérents (et là on ne peut pas dire que ça vient de la traduction).
Mais globalement j’ai apprécié l’univers : le monde des stars des Trente Glorieuses, avec la mise en situation des habitudes des années 60 (ou fumer n’était pas tabou, bien au contraire par exemple).

Bref, une enquête sympa dans la lignée de l’Agence 13, à lire forcément si on est fan de la série 😀

La Californie… Rien que ce nom évoque le rêve américain pour moi ! Toujours plus à l’Ouest, c’est le dernière territoire avant l’Océan Pacifique pour les colons qui ont traversé les États-Unis depuis les ports de la côté Est. C’est dans cet optique que j’avais fait un voyage dans l’Ouest américain avec mon copain il y a deux ans : de l’Arizona à la Californie, avec comme point de chute San Francisco !

Si la Californie est si connue dans le monde c’est aujourd’hui principalement à cause, ou grâce, au cinéma, dont il est aussi question dans ce roman : Hollywood est le centre névralgique du cinéma américain, et brasse des dizaines de milliards de dollars chaque année !
A côté de ça l’industrie du loisirs est aussi dominante dans cet état : les plages, les musées, mais aussi les parcs d’attraction comme Disneyland et Sea World aux abords de la mégapole de Los Angeles… Mais aussi de nombreux sports nautique, des stations de ski…

Mais la Californie à aussi d’autres spécificité qui rende cet état si célèbre dans le monde entier, et en fait la face inverse de New-York.
D’abord l’agriculture, et plus particulièrement la viniculture : pour des français un vin qui ne vient pas de chez nous est une hérésie, mais il faut avouer que les côte ensoleillées des vignobles californiens donne un très bon vin. Je l’ai testé personnellement dans un bar à vin de San Francisco, il est très bon… seul problème leurs accompagnements de charcuteries et fromages qui ne sont vraiment pas à la hauteur 😉
La Silicon Valley, au sud de San Francisco est le cœur du secteur des nouvelles technologies, avec des centaines de start-up, entreprises de l’informatique et d’Internet, brevets dans les secteurs de pointe… L’eldorado des geek !
La politique très progressiste de la Californie fait aussi beaucoup parler d’elle : en terme d’écologie les éoliennes borde la moindre colline, au niveau social la court suprême à autorisé le mariage gay (annulé par un référendum, certe…). On n’est pas dans un état où vivent des artistes, ancien hippie, manifestants pour diverses cause (droits des homosexuels, des droits des Noirs, …) pour rien !

Les parcs nationaux comme Yosemite, Joshua Tree et Death Valley, les côte Pacifique de Big Sur… prouvent que la Californie malgré ses mégapoles monstrueuses et sa place d’état le plus peuplé avec ses 37 millions d’habitants, a su conserver un patrimoine naturel.
C’est un des états les plus riches au niveau naturel, du fait de sa géographie et son climat ! Il y a énormément d’écosystèmes différents : les déserts arides à l’Est des Montagnes Rocheuse, les très hautes montagnes (dont les neiges ne fondent pas en juin.. testé et froidement approuvé !), les plaines, les forêts plus ou moins humides, les bords de mers composé de falaises abruptes ou de plages, les rivières, les climats tempérés de la côte… Normal qu’une faune et une flore très diversifiée vive dans cette région !


Au niveau économique, la Californie est l’état le plus riche des États-Unis, à une croissance record, et attire autant les investisseurs américains qu’étrangers ! Aucun secteurs ne lui résiste : exploitation des ressources naturelles, énergies, industries de pointes ou classique, agriculture, tourisme, exportations… Avec certaines des meilleurs universités du pays (voir du monde, comme Stanford), l’état possède une main d’œuvre nombreuse et qualifiée, ce qui semble lui apporter un succès incontestable !
Du fait de son histoire et de ses nombreuses vagues d’immigration, la Californie bénéficie du mélange des cultures et d’une ouverture d’esprit peut-être un peu plus grande que d’autres états : d’abord les espagnols dont la langue est parlé par 25%  de la population, les chinois, les vietnamiens, les mexicains actuellement… Un vrai melting-pot 🙂

Si l’espagnol est si important en Californie à l’heure actuelles, on peut en chercher l’origine dans son histoire. D’abord habités par les amérindiens, l’Espagne annexe le territoire au milieu du 16ème siècle après un vague d’explorations. Le territoire sera rattaché à la Nouvelle-Espagne, qui englobe plusieurs états du Sud-Ouest des USA. Mais la Californie attire bien des convoitises : français, russes, britannique… lorgnent dessus.
Mais à partir de la guerre d’indépendance du Mexique en 1821 la Californie est une région du Mexique, tout comme le Texas qui sera l’objet du conflit américano-mexicain. Après la défaite du Mexique et une révolte des colons californiens, celui-ci cède la Californie aux USA avec d’autres territoires.
En 1848, débute la ruée vers l’or, qui à tant fait rêver : une vague d’immigration permet de peupler des villes comme Los Angeles, sa capitale Sacramento… L’année suivante la Californie abolie l’esclavage, puis rejoint les USA en devenant un état à part entière en 1850. Il fera naturellement parti des états de l’Union durant la guerre de Sécession.
L’arrivée du chemin de fer à cette époque va faciliter les échanges avec les états du Nord-Est, et accélérer l’immigration. Le 20ème siècle est son siècle : économie flamboyante, les villes qui prospèrent… mais la crise de 29 va mettre un coup de frein à cela comme partout ailleurs. La Seconde Guerre Mondiale va relancer son économie et son essor, la Californie se spécialise dans les secteurs de pointe militaire.
Dans les années 1960 la Californie devient l’état le plus peuplé des USA, mais connait aussi une vague de manifestation du fait de sa population jeune et mixte : manifestation contre la guerre du Viêt Nam, émeutes raciales…

Bref, un état riche en histoire, culture, environnement… où j’aimerai bien retourner ! Il faudrait des mois pour en faire le tour ! Si Los Angeles ne me branche pas plus que ça (je n’y suis même pas allée durant mon périple américain), San Francisco m’avait bien plu.

« Les aventures de Huckleberry Finn » de Mark Twain (Etat de l’Arkansas)

Opération fond de tiroir des PDF libres de droits pour trouver de quoi remplir l’objectif Arkansas pour le challenge « 50 états, 50 billets » : le classique de la littérature d’aventure américaine, plutôt orienté jeunesseLes aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain, écrit en 1884. Ce roman est la suite du premier opus Les aventures de Tom Sawyer, écrit en 1876, dont j’ai fait l’impasse.

L’histoire commence dans le village fictif de Saint-Peterbourg dans le Missouri, au bord du fleuve Mississippi. Depuis ses dernières aventures avec Tom Sawyer,  Huckleberry Finn, jeune adolescent qui vivaient seul dans la forêt, a été adopté par Miss Watson qui a décidé de s’occuper de lui, de le civiliser. Dans leurs précédentes aventures, les deux amis avaient découvert un trésors, et avaient ainsi chacun obtenu 6000 dollars !
Mais le père de Huck apprend cela et décide de récupérer son fils… et l’argent ! Violent, alcoolique, menteur… il fini par le kidnapper et l’enfermer dans une cabane dans les bois. Mais Huck arrive à s’échapper, et utilise un canots pour descendre le Mississippi pour aller se cacher dans une petite île déserte.
Là, il découvrira que Jim, l’esclave noir de Miss Watson, s’est aussi échappé : il pense que sa maitresse veut le vendre à une plantation, et effrayé, il cherche à rejoindre l’état de l’Ohio, anti-esclavagiste, où il pourra vivre libre… Tous les deux en fuite, ils vont ensemble descendre le Mississippi et vivre des aventures !

Pour le coup on voit du pays dans ce roman : entre le Missouri, l’Illinois, et finalement l’Arkansas, on a un joli florilège des états bordant le Mississippi ! A chaque étape ils rencontreront des personnes parfois bonnes, parfois mauvaises… Mais à chaque fois tout fini bien ! Huck est un personnage sympa : de bonne composition, il ne se prend pas la tête, aime vivre seul dans la nature sans contraintes, a le sens pratique, sait chasser, pêcher, naviguer sur un radeau, en somme il vit au jour le jour… L’idéal de la liberté !
Si la première partie du roman m’a pas déplu : la descente du fleuve sur un radeau des deux fugitifs, la seconde partie m’a beaucoup moins branchée… Huck retrouve par hasard Tom Sawyer chez sa tante Sally dans l’Arkansas, et je me suis souvenue que ce personnage m’insupporte au plus haut point (même au temps de la série TV !). L’image même de la tête à claque, qui vit dans ses rêve et ses roman d’aventure (il bovaryse à fond), complètement égocentrique, et attire une foule de faux problèmes à Huck et Jim. Bref, un emmerdeur. Donc cette seconde partie m’a semblé plus brouillonne, j’ai pas du tout accroché.

Même si ce roman m’a pas emballé des masses, il est très intéressant par son point de vue sur l’esclavagisme aux USA au milieu du 19ème siècle (l’histoire est censée se passer dans les années 1860 je crois). La manière dont sont décrits les « nègres » par l’auteur est aussi surprenante : bête, paresseux, peureux, superstitieux… Les américains ont donc aussi leur équivalent de Tintin au Congo alors : il y a eu beaucoup de controverses quant à la lecture de ce roman dans les écoles et lycées ces dernières années, jugé raciste. Enfin, en recontextualisant, ça donne un éclairage sur l’époque !
Il est amusant de voir les problèmes idéologiques de Huck Finn, rapport à sa fuite avec Jim : à la fois il apprécie Jim, cherche à l’aider, s’excuse même quand il le vexe, et fini par le considérer comme un ami (bien que cela lui fasse honte)… mais il ne veut pas être considéré comme un abolitionniste, ou comme quelqu’un qui aide un esclave à s’enfuir (un esclave en fuite, c’est du vol envers son propriétaire). Pour un habitant du Missouri, être abolitionniste semble être la pire des insultes ! Ce grand écart entre le caractère de Huck le garçon libre, et Huck le garçon qui considère l’esclavage comme un fait normal, sans le remettre en cause est assez perturbant pour un lecteur de notre époque… Une autre mise en perspective pas dénuée d’intérêt dans ce roman de Mark Twain !

Un classique à connaître je pense, même si ça n’a pas été vraiment ma tasse thé… En revanche je pense que je garderai un souvenir de ces aventures, surtout la partie sur un radeau du Mississippi, qui finalement fait voyager et donne des envies d’évasion 😉

L’Arkansas est un état du Dixie, du sud des Etats-Unis, et fait aussi partie de la Bible Belt. Avec le Mississippi qui le borde à l’est et forme sa frontière avec le Tenessee, l’Arkansas doit son nom au mot amérindien signifiant « lieu en aval » : akakaze, réinterprété par les français qui détenaient cette région. Si vous voulez briller en société, notez que le « s » à la fin d’Arkansas ne se prononce pas en anglais !

L’Arkansas faisait donc parti de la Louisiane Française, bien que les espagnols au 16ème siècle y aient cherché les cités d’or… Il a donc été vendu par Napoléon Bonaparte aux USA en 1803. Le jeune territoire devient un état à part entière en 1836 en rejoignant l’Union, mais reste un état esclavagiste : les bords du Mississippi et le climat sub-tropical humide est idéal pour l’essor et la prospérité des grandes plantations de coton, et cela demande beaucoup d’esclaves ! Et de ce fait, quand la Guerre de Sécession commence, les esclaves noirs représentent 25% de la population ! L’Arkansas rejoint donc les états Confédérés en 1861, puis l’Union après la guerre en 1868… Mais les temps ne seront pas cléments pour tout le monde lors de cette période de reconstruction, entre les milices Républicaines et le Ku Klux Klan.
Après la reconstruction, l’immigration bat son plein et attire des familles venants de toutes contrées : chinois, italiens, syriens, slovaques, irlandais, allemands… Pour travailler dans les fermes ou dans les villes, en plein essor grâce au chemin de fer.
En 1957 l’Arkansas est au centre des attentions, avec l’affaire de Little Rock, la capitale de l’état : un groupe de 9 étudiants Noirs qu’un groupe de ségrégationnistes a empêché d’aller étudier dans le lycée, alors que la ségrégation est abolie depuis l’année précédente. C’est un des évènements marquants du mouvement afro-américain pour les Droits Civiques, ou le Président Eisenhower lui même à du intervenir pour appliquer la loi. Au final, les étudiants finissent escortés par des militaires, pour éviter leur lynchage. Les écoles de Little Rock entameront une bataille politique et judiciaire pour empêcher cette mixité, lutte qu’ils perdront en 1958… Pas évident de faire changer les mentalités !

L’Arkansas a gardé sa culture agricole, et aujourd’hui ce secteur fait marcher l’économie de la région et lui permet d’être dans la moyenne du pays : volaille, riz, coton, soja, aquaculture… Mais on trouve aussi des industries du type construction automobile, fabriques de papier…

Le tourisme a une part non négligeable dans l’économie de l’Arkansas, lui-même s’autoproclamant « Arkansas is A natural« . On peut notamment y pêcher : truites, bars, poissons-chats, écrevisses… Tout ce qu’il faut pour élaborer les recettes de cuisine familiales du Sud des USA !

 

 

« La rivière du sixième jour » de Norman Maclean (Etat du Montana)

On reste dans le nord des Etats-Unis pour découvrir ce nouvel état pour le challenge « 50 états, 50 billets », le Montana, via la nouvelle de 1976 de Norman MacleanLa rivière du sixième jour. C’est de cette histoire semi-autobiographique qu’est tirée le film Et au milieu coule une rivière, réalisé par Robert Redford.

Norman est le fils aîné de la famille Maclean, dont le père est pasteur dans le Montana. Lui et son petit frère Paul sont très vite initiés à la pêche à la mouche par leur père, qui élève cette activité au rang d’art.
Devenu adultes, dans les années 1930, Norman et Paul sont toujours passionnés par la pêche dans les rivières de leur enfance comme la Big Blackfoot, même si Paul est un pêcheur d’un autre acabit que son frère.
Nous suivons les dernières journées de pêche que les deux frères vont passer ensemble, rares moment où la vie les réunis, entre compétition, amour de la nature, mais aussi problèmes familiaux et leur relation fraternelle…

Le résumé du livre ne m’avait pas du tout emballé : un livre axé sur les relations humaine et la pêche à la mouche… C’est bien parce que cette nouvelle était courte, et avait donné le jour à un film à succès (que je n’ai pas vu) que je me suis décidée à le lire.
Et bien je n’ai pas du tout été déçue de revoir mes à priori !

Raconté à la première personne par Norman, cette fiction sent immédiatement le vécu : les sensations et impressions ne peuvent qu’avoir été rédigée par quelqu’un sui connait réellement la pêche en rivière, le Montana, et qui a vécu des relations pareilles avec sa famille. D’ailleurs vers la fin de la nouvelle, le personnage du père invite son fils à écrire des fictions pour mieux comprendre la réalité qui l’entoure…
C’est cette relation à l’autobiographie qui a fait manquer à l’auteur le prix Pulitzer de littérature en 1977, car il ne récompense que des fictions.

Les descriptions des parties de pêches ne sont pas ennuyeuses, et loin de là ! Il fallait quand même du talent pour me faire apprécier ces passages, où les personnages préparent leurs mouches en fonction du poisson et de la rivière, où Norman explique les mouvements en 4 temps du lancer, où encore la description des différents types de truites… Mais finalement c’est passionnant, et on comprend en quoi pour l’auteur la pêche à la mouche, avec des leurres artificiels faits mains, est bien supérieure à la pêche aux vers.

Durant ces parties de pêche, on découvre les magnifiques paysages du Montana : les torrents, les rapides, les plans d’eau, au milieu des montagnes, des plaines ou des forêts… On croirait entendre le bruit de l’eau ! On imagine bien la lumière dans les canyons, la réverbération de l’eau… Cela devient une vraie poésie, où comme l’auteur nous le fait comprendre, la rivière est composée de paroles… Et chacun, pour peu qu’il prenne le temps de le faire, peut lire dans celle-ci comme dans un livre ouvert.
De nombreux passage vont au delà de la métaphore de la rivière de la vie, car Norman nous explique aussi l’histoire de la région via les signes laissés près de ces rivières : les grand glaciers de la préhistoire, la formation des montagnes, les traces laissés par de grands lacs… L’histoire de la terre est inscrite dans les roches du Montana, et ont des échos aujourd’hui encore !

Bref, j’ai vraiment bien aimé cette histoire, qui m’a fait voyager dans un monde hors du temps… Si vous avez l’occasion de le lire, n’hésitez pas, c’est un petit moment de fraîcheur, qui de plus fait réflechir sur les relations familiales !

Comme on le voit dans le récit, le Montana est une région sauvage et naturelle, même si depuis l’époque où se déroule cette histoire (début du 20ème siècle), le tourisme et l’urbanisation ont un peu fait du chemin !

Et des beaux paysages de montagne où coulent des rivières sauvages, il peut y en avoir à foison là bas si on en croit l’origine du nom Montana, signifiant en espagnol « Montagne« . Mais le Montana n’est pas composé que de roche : si l’ouest est marqué par les montagnes Rocheuses, l’est est composé de grandes plaines… Avec le fleuve Missouri coulant d’est en ouest et coupant l’état en deux.

Les régions du Montana ont elle aussi fait partie de la grande Louisiane française, mais rejoint en 1803 les USA lors de la vente de toutes les terres françaises. Bien qu’habité par quelques colons et trappeurs, le territoire est alors plutôt sauvage, et se sont les amérindiens qui peuplent principalement ces terres.
Au milieu du 19ème siècle, la découverte de gisements d’or provoque une ruée vers l’or, et l’immigration massive vers le Montana lui permet de devenir un territoire en 1864. C’est à cette période qu’un des camps de mineurs deviendra la ville d’Helena, qui sera la capitale du futur état. Mais les heurts entre indiens et colons sont nombreux, au point de provoquer la bataille de Little Big Horn, où les Sioux de Sitting Bull gagneront face au général Custer.
En 1889, le Montana est intégré à l’Union et aux Etats-Unis, et devient un état à part entière.
Afin d’encourager le peuplement des grandes provinces inhabitées, la loi du Homestead Act est raccourcis de 5 à 3 ans : ainsi, une famille qui prouve avoir vécu et travaillé une terre plus de 3 ans peut en devenir officiellement propriétaire, sous une certaine limite de taille de terrain… De quoi motiver les colons européens à investir les lieux : allemands, suédois, anglais, irlandais, écossais (comme les protagoniste du roman),… ! Avec le chemin de fer, la région devient plus accessible. Le Montana est pris d’assaut par les immigrants, avec comme conséquence une réduction de la taille des terre offerte, ce qui rend alors l’élevage et l’agriculture plus difficile.

 

Malgré cet engouement pour la région au 19ème siècle, le Montana reste très rural (75%), et fait parti des régions ayant une des densités de population les plus faibles de Etats-Unis… Il y a peu d’habitants, au total, à peine un million ! Naturellement, l’agriculture et les industries du bois sont dominantes dans l’état. Mais ses richesses proviennent aussi  des sols, et des mines d’or, argent, cuivre… et des gisements de gaz, pétrole, charbon…
Même si le climat à l’air plutôt propice aux cultures dans les plaines, il aime jouer avec les extrêmes dans certains coins de l’état : -57°C enregistrés, ce qui est la température la plus froide de tous les Etats-Unis.

Le tourisme comme on peut l’imaginer face à ces paysages naturels est aussi très présents :  Glacier National Park en est son fleuron, avec sa faune et flore variée : grizzly, chèvre des montagnes Rocheuses, loups, orignaux, … et bien entendu toutes sortes de poissons et plus particulièrement de truites 😉
A noter qu’une petite partie de Yellowstone borde le sud de l’état… Mais d’autres sites sont aussi des pôles d’intérêt, comme le lieu de la bataille de Little Big Horn, ou encore des stations de skis très prisées.

En bref, un territoire qui forcément m’attire pour son aspect sauvage et naturel. Le parc de Glacier à la frontière canadienne fait rêver avec ses paysages de rêve et ses glaciers, dont il faut rapidement profiter car ils fondent à vu d’oeil avec le réchauffement climatique…

 

« Le Maître des illusions » de Donna Tartt (Etat du Vermont)

Je savais que le challenge « 50 états, 50 billets » me réservait encore beaucoup de bonnes surprises… Mais là, pour traiter du Vermont, c’est encore plus que ça : pour moi c’est un véritable coup de coeur que ce roman !
Donna Tartt n’a écrit que 2 romans, et Le maître des illusions publié en 1992 est son premier chef d’oeuvre. Commencé alors qu’elle était à l’université dans le Vermont, elle le fait lire a son camarade Bret Easton Ellis (excusez du peu !) qui la pousse a continuer à travailler sur ce projet de roman. Il lui faudra 8 ans pour le finir…. mais quel livre !

Nous suivons l’histoire de Richard, californien de 19 ans, qui se retrouve accepté à l’Université de Hampden dans le Vermont. Une chance pour lui, qui a très peu d’argent et ne bénéficie pas de l’aide de ses parents : Hampden est le fief des fils et filles de grandes fortunes, mais il arrive à obtenir une bourse pour y étudier.
Afin de suivre son cursus de grec ancien, il réussis à s’inscrire au cours de Julian, professeur atypique et charismatique, qui n’accepte de suivre qu’une poignée d’élèves triés sur le volet par lui-même. Il rencontre alors une faune loin de ses habituelles fréquentations, de riches érudits de lettres anciennes : Henry, Francis, Bunny et les jumeaux Camilla et Charles.
Mais un drame va bientôt les conduire à commettre l’irréparable : tuer Bunny.
Qu’est ce qui va les conduire à cette situation ? Et comment vont-ils s’en sortir ? C’est ce que l’auteur nous raconte dans ce roman, sous la plume de son narrateur Richard

J’ai été totalement happée par l’histoire… et fort heureusement, les longues heures que j’ai du passer dans le train ces derniers jours m’ont permis de rester bien au chaud dans cet univers qui m’a fasciné.
Si les protagonistes sortent des milieux très aisés, on n’est pas dans le mode yuppie artificiels et puant… On est vite attaché aux différents personnages, on apprend à les apprécier ou les détester via le regard de Richard, et on se projette aisement dans l’histoire.
Le groupe d’amis de la classe de grec sont relié entre eux par d’étranges affinités. L’amour du grec et de sa culture ancienne, mais aussi de l’alcool, des drogues, des fêtes, de l’argent, de l’art et de l’inattendu…

Il y a dans la posture des personnages et dans l’écriture un truc qui m’a fait penser aux romans russes, comme ceux de Dostoïevski… Pourtant je n’en ai pas lu beaucoup, mais j’y ai pensé quand même, peut être à cause du romantisme des situations et des personnages, toujours très théâtraux, excessifs et cyniques.
Mais surtout le roman est fait de sorte de ne pas prendre le lecteur pour un imbécile : références culturelles, expliquée mais pas mâchées, réflexions philosophiques sorties des cours de grecs de Julian… de quoi pouvoir s’enrichir personnellement !
Les paysages du Vermont et de cette université qui semble perdue au milieu des forêts donne le rythme aux sensations de Richard sur cette affaire, et nous invite au voyage autant qu’elle accompagne la narration : des flamboyants et chaleureux bois en automne, il devient glacial et inamical en hiver, jusqu’à se radoucir jusqu’à devenir trop lourd en été, lorsque la verdure revient enfin.

Bref, un roman très bien construit, qui nous met dès le prologue dans le bain : Bunny sera tué, mais comment et pourquoi, ça sera ça une des intrigues de l’histoire… et à partir de là découdre fil à fil les liens qui relient les personnages, leurs objectifs et motivations… On voit dans une première partie ce qui conduit à ce drame, et dans la seconde ce qu’ils feront après sa mort.

Un gros coup de cœur pour moi, il risque de faire parti des romans que je conseillerai pendant un bon moment ! Ca m’a presque donné envie de me replonger dans du Brett Easton Ellis que j’avais abandonné, en commençant à lire sans succès American Psycho il y a 10 ans… S’il a apprécié l’œuvre de Donna Tartt, il ne peut pas être totalement à jeter 😉

Nous retournons en Nouvelle-Angleterre pour découvrir le Vermont, où se situe la fictive Université de Hampden, lieu principal des intrigues de ce roman.

Le Vermont est une région situé au nord des USA, et borde la province de Québec… Donc comme on le voir dans le roman, les hivers sont glacials, et les été chauds et humides, et avec comme le souligne le héros Richard, des automnes très colorés, du fait du changement de couleurs des arbres en rouge et doré…
Et des arbres ce n’est pas ce qui manque, vu l’étendue des domaines forestiers (77% de l’espace total), dont ceux de la région de la Montagne Verte qui courent du nord au sud de l’état. C’est d’ailleur grâce à ses pentes boisées que ces montagnes des Appalaches ont reçu l’adjectif « vert » !

Le Vermont est peu peuplé (625 000 habitants), c’est le second état le moins peuplé des Etats-Unis. Aucune ville ne dépasse les 40 000 habitants, si ce n’est Burlington… Même la capitale Montpelier fait office de village de campagne avec ses 8000 âmes !
Je n’aurais pas pensée qu’un état si proche de celui de New-York puisse abriter si peu de monde !

Côté économique, c’est l’agriculture qui fait vivre l’état : élevages laitiers et transformation en produits alimentaires, mais aussi sirop d’érable ! Et oui, on est bien à côté du Canada 🙂

Bref, tout à l’air de faire du Vermont un état propice aux loisirs centrés autour de la nature, et c’est le cas : outre les chemins de randonnées assez réputés, c’est le spot idéal pour les sports de glisse en hiver… En revanche l’ambiance doit être moins calme, car le Vermont est le lieu de villégiature préféré des grandes villes des états voisins (New-York, Boston…), attirant chaque saison plus de 4 millions de touristes hivernaux !
Autre endroit intéressant pour passer du temps proches de la faune et de la flore : le lac Champlain qui sert d’habitat à diverses espèces de poissons, oiseau, mammifères… malgré la pollution de celui-ci. Il abriterait aussi un cousin du monstre du Loch Ness, Champ !

En parlant du lac Champlain, il est intéressant de noter que celui-ci doit son nom à Samuel de Champlain, explorateur français qui a découvert le Vermont en 1609 ! Bien entendu, la région était déjà habitée par des tribus amérindiennes, Iroquois et Algonquins… Mais cela n’a pas empêché les colons français de s’établir au nord de la région, alors que les britanniques s’implantent au sud. Après le Traité de Paris de 1763 en faveur des anglais, la colonisation britannique s’accélère, et ceux-ci tentent de chasser les français de leurs terres (décidément, on s’est fait virer de partout !).
Mais le Vermont n’est alors pas encore un état à part entière, et son territoire excite la convoitise de ses voisins, l’état de New-York et celui du New Hampshire… Il faudra l’intervention du gouverneur de ce dernier pour que les frontières du Vermont soient enfin délimitées…mais provisoirement : ses limites vont changer à plusieurs reprises au court du 18 ème siècle, ce qui créera des tensions avec ses voisins, mais aussi la Couronne britannique.
Alors qu’en 1775 la Guerre d’Indépendance débute, les rivalités entre les milices des colons du Vermont et les hommes du gouvernement de New-York font rage, même s’ils participent à la révolte.
En 1777 l’état est enfin baptisé « Vermont » (pour Verts Monts… du fait de ses montagnes boisées), et devient  une république indépendante ! Avec ce nouveau statut, la situation n’est pas très simple pour ce jeune état : les Britanniques tentent de les soudoyer mais seront finalement expulsés, il y a des soulèvements de colons venant d’autres états… Finalement après accord avec son ennemi de toujours, l’état de New-York, le Vermont rejoint les Etats-Unis d’Amérique en 1791, et l’Union !

Comme l’histoire du Vermont nous le laisse supposer, la communauté francophone est plutôt pas mal représentée : bien que les britannique ai récupéré le territoire au 17ème siècle, les vagues d’immigration plus tardives ont fait venir beaucoup de quebéquois. 24% de la population aurait des origines françaises ou québequoises… même si seulement 2,5% de celle-ci parlerait français.

Bref, le Vermont est dans ma top-list des états à visiter… Je ne le connaissais pas du tout avant de lire ce roman et de rédiger ce billet, et maintenant il est dans ma liste de voyages potentiel, pour un trip rando et nature ! Avec un combo dans la ville de New-York, ça serait pas mal je pense 😀

« Les mille et une vies de Billy Milligan » de Daniel Keyes (Etat de l’Ohio)

Excellente surprise pour mon billet sur l’Ohio, pour le challenge « 50 états, 50 billets » ! En cherchant un roman se passant dans cet état, je ne pensais pas tomber sur un des ouvrage du très apprécié Daniel Keyes… Son roman Des fleurs pour Algernon doit être un de mes livre préféré, ou du moins un de ceux que je conseille très souvent autour de moi.
Je me suis donc lancée dans la lecture de son roman de 1982, Les mille et une nuit de Billy Milligan, avec un à priori positif, et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Le pitch du livre me plaisait assez : la vie d’un homme habité par de multiples personnalités… et en plus c’est un histoire vraie ! Tout pour me fasciner et me plaire 🙂

On va donc découvrir ce qu’est et a été la vie de Billy Milligan, arrêté en 1977 pour 3 viols et vols sur des étudiantes de l’Ohio. Le voyant nier farouchement les faits, ses avocats ont un doute et le font examiner par des psychologues : Billy est  déclaré souffrant d’une maladie mentale atypique : il est habité par plusieurs personnalités, bien distinctes les unes des autres. En gros il a une enveloppe humaine, et une vingtaine de personnes qui animent son esprit successivement. Ce qui fait que quand une personnalité prend le dessus sur l’autre, cette dernière à l’impression de « perdre son temps », et souffre d’amnésie. Donc il ne se souvient pas avoir violé des jeunes femmes, alors que toutes les preuves l’accusent !
Bien entendu on va s’intéresser à l’aspect juridique, et à l’enquête de police, qui a permis de découvrir (assez rapidement) l’auteur de ces viols. Mais le cœur de l’ouvrage est dans l’analyse de la psyché de Billy, qui va permettre aux spécialistes de découvrir son « problème » et de lui faire accepter…

La construction en 3 chapitres permet de s’intéresser à l’histoire de Billy sous différents angles :
– dans le premier chapitre, on assiste à son arrestation et la découverte de sa pathologie et des 10 personnalités « connues » par lui… puis des 14 autres cachées ou indésirables. On rencontre par exemple parmi ces personne habitant son corps : Arthur le britannique intellectuel, Allen le roublard, Ragen l’homme fort d’origine yougoslave, Danny le gamin terrorisé… Certains de  ces personnages ne connaissent pas les autres, d’autres peuvent communiquer entre eux. Mais globalement, Arthur est le leader de cette « famille ». Le vrai Billy est endormi depuis son enfance pour lui éviter de souffrir, et on découvrira pourquoi… Traité dans un hôpital à Athens dans l’Ohio après son arrestation, il tentera de fusionner ces personnalités pour ne faire plus qu’un, afin de vivre une vie normale. C’est aussi à l’hôpital qu’il rencontrera l’auteur qui deviendra son biographe.
– le second chapitre retrace la vie de Billy, à la mémoire retrouvée grâce à une fusion de ses différentes personnalités.  On le suit donc de sa naissance à son arrestation et son traitement à l’hôpital. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas eu une vie facile…
– le dernier chapitre évoque une période plus sombre : son traitement pas toujours évident, puis son incarcération à Lima, prison-hôpital où les infirmiers et médecins prennent les traits de véritables bourreaux. Ici, il va régresser dans sa guérison, est se scinder en plusieurs personnalités à nouveau. Son incarcération et son traitement deviennent un enjeu politique et médiatique : Billy attire la haine des uns, la compréhension des autres… Dans cette partie, l’auteur est clairement devenu son soutien et commence à s’insurger contre le système juridique, carcéral et médical de l’état de l’Ohio. Une ouverture parfaite vers le second livre de Keyes traitant de ce cas : Les 1001 guerres de Billy Milligan, paru en 2009 (mais écrit en 1993) et traitant de son combat contre le système (roman qui n’est pas sorti aux USA d’ailleurs…)

Pour moi c’est un roman captivant : le syndrome des personnalité multiples fait forcément de Billy un personnage complexe, chose que l’auteur rend très simple par son écriture et la manière dont il a construit le roman… Finalement on est assez peu dans le pathos pur et dur, Keyes utilisant des faits parus dans les journaux, interview de Billy, de médecins, infirmiers, famille… Des personnes qui croient en sa maladie et d’autres qui pensent qu’il simule pour échapper à la prison.
Mais on a forcément un parti pris pour Milligan, qui finalement fait office de martyr de l’administration et du système judiciaire assez binaire… On tombe donc dans une profonde empathie pour les personnages, peut être au détriment des victimes ?

Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, que j’ai dévoré dans le train et pendant mes vacances. Après je dois avouer qu’on est dans autre chose que Des fleurs pour Algernon, donc ça n’est pas évident que ceux qui ont craqué pour son premier roman apprécieront autant celui-ci !

Petit focus sur l’Ohio, où se déroule l’histoire du roman présenté ci-dessus…

Longtemps avant l’arrivée des Blancs, les Indiens bâtisseurs vivaient dans ces régions. Il ont construits des monuments, dont des sanctuaires et tumulus, qui sont encore visibles, quoique rare. Ces Améridiens disparaîtront, laissant place à d’autres tribus, dont les Iroquois qui donneront son nom à la région Ohi-yo’, signifiant « grande rivière ».
Se sont les Français qui colonisent les premier la région, au  18ème siècle, avant de céder la place aux Anglais. Ceux-ci la rattache à la Virginie. Après la guerre d’Indépendance et le Traité de Paris, l’Ohio rejoint les Etats-Unis en 1783. Mais il faudra attendre l’année suivante pour que la Virginie cède ces terres aux USA, pour que l’Ohio devienne vraiment un état à part entière, et 1803 pour que Colombus soit choisie pour être sa capitale.

L’Ohio de part sa situation géographique, au niveau des Grands Lacs, proche de l’Atlantique et des grandes villes de l’Est est un état assez riche : 6ème au niveau économique, grâce à l’agriculture, au pétrole…
Comme beaucoup d’états du nord des USA, les origines ethniques sont principalement européenne : allemand, irlandais, anglais, polonais, italiens…  une population très majoritairement Blanche.
Côté éducation, il est a noter que l’Ohio se trouve dans le top 5 en terme de quantité d’étudiant à l’université. La plus grande université du pays se trouve d’ailleurs dans cet état : l’Ohio State University. Ceci expliquant cela : l’Ohio est 1er en terme de qualité des bibliothèques !

Culturellement, ça n’est pas un état qui me semble avoir un caractère fort ou atypique, c’est un peu un état passe-partout : climat moyen, paysages moyens…  C’est peut être pour cela que la série à succès Glee prend place là-bas ?
Mais je suis assez injuste ! Car c’est dans l’Ohio que se trouve « le meilleurs parc d’attraction du monde », Cedar Point ! Une soixantaine d’attraction, dont les plus hautes et rapides montagnes russes au monde… Et surtout, le parc a vu le jour en 1870 ! J’étais loin de me douter que les parcs d’attractions étaient si anciens ! Et encore, ça n’est pas le parc le plus vieux, mais le second, après Lake Compounce dans le Connecticut. Outre les manèges à sensation qui voient le jour à partir des années 50, et les roller-coaster qui à chaque fois battent des records ou font sensation en terme d’innovations technologiques ; le parc est composé de marinas (on est au bord du lac Erié), hôtels, restaurants… De quoi attirer plus de 3 millions de visiteurs par an !

Bref, un état qui à l’air agréable à vivre finalement, même si au niveau touristique je n’y voit que peut d’intérêt… Je crois que si je devais m’installer aux USA, je miserais sur cet état vu la qualité de son éducation et son potentiel économique !

« Lumière d’août » de William Faulkner (Etat du Mississippi)

Il m’a fallut quelques mois pour me mettre à l’ouvrage, mais je me suis enfin décidée : lire un des romans du pilier du roman américain et de la littérature contemporain, Willian Faulkner. C’est toujours un peu impressionnant de s’attaquer à un prix Nobel de la littérature (1949 pour lui), surtout pour une lectrice amateur comme moi. Mais en fait ça c’est très bien passé 😉
Bien entendu, c’est le challenge « 50 états, 50 billets » qui m’a motivée à me lancer dans l’aventure afin de découvrir le Mississippi, et comme souvent, je ne l’ai pas regretté !

Dans l’entre-deux guerres dans le sud-est des Etats-Unis, Lena Grove, jeune femme enceinte de 7 mois décide de quitter l’Alabama pour retrouver le père de son enfant, Lucas Burch, dans l’espoir de l’épouser et de s’installer avec lui. Celui-ci est selon elle parti trouver un travail dans le Mississippi… Faisant des centaines de kilomètres à pied ou en « stop », elle fini par arriver à Jefferson, où elle rencontre le quasi homonyme de son amant, Byron Bunch. Par la bouche de ce dernier, elle apprend que Lucas est encore en ville, sous le pseudonyme de Joe Brown
Mais au moment où elle arrive à Jefferson, le destin de Lucas est déjà scellé. Son ami Joe Christmas vient de tuer un femme, Joanna Burden, et fait selon toute probabilité de Lucas son complice…

Encore une histoire bien difficile à résumer, tant sa trame narrative est complexe… où plutôt terriblement bien travaillée ! Le roman est découpé en 3 grandes phases, de plusieurs chapitres.
On commence par suivre Lena dans sa folle quête de son amour d’un soir (bien que le lecteur se dit que celui-ci n’a aucune envie de la revoir…). Mais pour elle, Dieu ou le destin pourvoira à ses besoins. Ainsi elle traverse un état, aidée par de braves gens, et retrouve presque par hasard la trace de Lucas Burch. Alors qu’elle arrive à Jefferson, un drame c’est produit : une grande maison est en flamme, et on découvre bientôt un cadavre, celui de sa propriétaire Joanna, égorgée dedans…
On attaque alors une autre histoire, celle de l’assassin, Joe Christmas. La vie de celui-ci est très intense, orphelin, il est blanc bien que beaucoup décèlent en lui ses origines noires… Lui même s’appelle le nègre dans ses accès de fureur. Entre un passage à l’orphelinat et une éducation très stricte dans une ferme, il apprend la rage et la haine, et prend la route pour sillonner le pays, jusqu’à arriver à Jefferson.
On revient ensuite sur Lena, et Byron, qui est tombé amoureux d’elle… Aidé par son ami, l’ancien pasteur Hightower, il va aider Lena à s’installer provisoirement à Jefferson, avoir son bébé, et ramener Lucas auprès d’elle… Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu

Les dénouements des différents destins sont à la fois prévisibles et plein de surprise… Suspense, rebondissements… Emmené par un style riche et passionnant. Contrairement à mes craintes, on n’a pas le temps de s’ennuyer !
Le côté réaliste est donné par le point de vu des différents personnages : on voit parfois les situations analysées par des personnages principaux, d’autres fois par des protagonistes qui ne font que passerChacun apporte sa pierre et son affect au récit, est c’est cela qui le rend si riche, si vrai, si humain… et souvent si cruel ! Les vies des héros sont racontées, décortiquées. Progressivement on apprend tout de leur passé et de leurs motivations. Sauf peut-être de Lena et Lucas, qui semblent glisser sur l’histoire comme des rêveurs.

Bien entendu j’ai aimé ce livre, et je conseille à tous de découvrir Faulkner ! J’aurais préféré commencer par le grand classique de Faulkner, le scandaleux Le bruit et la fureur, mais vu que j’avais sous la main Lumière d’août, je me suis dit que ça ne devait pas être mal pour découvrir l’auteur… surtout qu’il parait que ce roman est le favori des français… Il me tarde de lire le reste de ses ouvrages les plus connus pour découvrir pourquoi !

 

Avec l’état du Mississippi (qui doit son nom au fameux fleuve qui le sépare de la Louisiane, signifiant « grand fleuve » en indien), on continue notre découverte des états ultra conservateur du Dixie. Entre pauvreté et ségrégationnisme, il y a de quoi faire !

Comme ses voisins : la Louisiane, l’Arkansas, le Tennessee, l’Alabama… Le Mississippi a d’abord été annexé au compte de la Nouvelle-France en 1699, avant d’être cédé aux anglais en 1763. En 1817, le Mississippi rejoint les Etats-Unis comme état esclavagiste.
Les colonies peinent à se mettre en place, malgré les riches terres au bord du fleuve. Au début du 19ème siècle la population d’esclave Noirs est aussi importante que la population Blanche… Il faudra compter sur l’essor démographique de l’Alabama voisin et les vagues d’immigrations dues aux guerres pour que l’état voit arriver en 1820 son « Mississippi fever » : une ruée vers l’état, qui lui permettra de multiplier par 10 sa population.
En 1861, l’état fait sécession et passe donc du côté des Confédérés, jusqu’en 1870.  Cette période de l’histoire semble tenir à coeur de la population, car le referendum de 2001 à confirmé leur volonté de garder la « Southern Cross » Confédérée sur leur drapeau

Cet attachement aux anciennes valeurs se ressent dans beaucoup de choses au Mississippi, du côté des droits et des libertés : lois anti-mariages homosexuels (que ce soit pour les célébrer ou les reconnaitre), restrictions des cliniques pour les avortements, ségrégation et agissement du Ku Klux Klan avec une certaine impunité dans les années 60, et surtout, l’interdiction de l’esclavage qui n’a été ratifié qu’en 1995 ! Inutile de préciser que l’état est religieux… voir « très religieux » selon 60% de ses habitants (on imagine donc que les 40% restant sont modérés en allant à la messe que le dimanche).
Côté santé, il se place en queue de peloton : obésité, diabète, … et côté éducation c’est la même punition : les jeunes étudiants du Mississippi ont le niveau le plus bas des USA.
Au niveau économique, c’est l’état le plus pauvre, mais aussi où la vie est la moins chère, ce qui peut paraitre logique pour un état dont l’économie se base majoritairement sur l’agriculture, et plus particulièrement le coton.
Au niveau météorologique, ça n’est pas toujours la joie non plus : climat subtropical oblige, les ouragans tels Katrina viennent ponctuellement dévaster les villes côtières, quand ça ne sont pas des tornades dans le nord de l’état…

Bref, le tableau est peu réjouissant… Mais pour sauver un peu l’état, je dois souligner que c’est à Tupelo qu’est né Elvis Presley, à qui on doit objectivement tellement au rock et à la musique actuelle ! Il faut dire que le Mississippi comme ses état voisin est la patrie du Blues, musique ayant bénéficié des apport Afro-Américain. C’est de là aussi que vient Britney Spears, mais pour le coup je ne sais pas si c’est rendre hommage à cet état 😀

Si le Coca-Cola à vu le jour en Georgie, c’est au Mississippi qu’il a été embouteillé pour la première fois… mais contre-partie, c’est la bas qu’à été inventé la root-beer, l’abomination du soda selon moi 😉
Pour rester dans la cuisine (j’aime bien finir mes articles par une note culinaire), le Mississippi est l’endroit où on trouverait les meilleurs poissons-chats frits, et plus globalement beaucoup de plats à base de poisson, ainsi que quelques douceur type Mud Pie (fondant au chocolat et glaces) ou Hushpuppies (genres de beignets).

Bref, un état tentant côté tourisme, cuisine, paysages… mais au niveau social, j’hésite… 😡

« La voie de l’ennemi » de Tony Hillerman (Etat de l’Arizona)

Histoire de reprendre à zéro la série des « Joe Leaphorn » (j’avais lu en premier le second tome, Là où dansent les morts), et donc d’avoir les bases pour continuer ma découverte des romans d’Hillerman, je le suis vite plongée dans le premier opus de la série, où on rencontre le policier Navajo pour la première fois : La voie de l’ennemi.
Bien entendu, je comptais sur cette lecture pour valider une entrée pour mon challenge « 50 états, 50 billets » !

Cette fois, l’histoire se déroule non pas au Nouveau-Mexique mais en Arizona dans les années 70. Suite à l’agression d’un Mexicain, le Navajo Horseman va s’enfuir dans les montagnes à l’Est de l’état… Joe Leaphorn, du Bureau des Affaire Indiennes, enquête pour le retrouver.
En parallèle, un clan Navajo se trouve être victimes d’un sorcier, le Loup, qui tue leurs bêtes et essaye de leur nuire à l’aide de différents sortilèges… L’occasion rêvée pour l’ami de Joe Leaphorn, Bergen McKee, un anthropologue étudiant les mythes et la sorcellerie améridienne, d’étayer ses thèses.
Lorsque Horseman est retrouvé mort, les deux affaires semblent se rejoindre, et la traque commence pour nos deux héros !

Dans ce premier roman de la série, Joe Leaphorn est un personnage secondaire : le focus est mis sur McKee, le professeur d’anthropologie, récemment plaqué par sa femme. Par la suite les éditeurs de Tony Hillerman lui ont demandé de ne pas utiliser McKee comme héro, mais Leaphorn, ce qui est une excellente idée selon moi ! Leaphorn à un charisme et une tranquillité qui en fait un personnage assez atypique, et par là très intéressant…  Son rapport à sa culture Navajo le rendentplus à l’écoute des autres et de la nature.
McKee est plus classique, il m’a moins touché que son ami Navajo.

Peut être à cause de cela, j’ai moins accroché à La voie de l’ennemi qu’à Là où dansent les morts… Leaphorn est moins présent, et vu que je suis fan… 😀
L’enquête m’a moins attirée aussi, même si on tourne toujours autour du domaine des Réserves indiennes, des sites archéologiques, des paysages grandioses du Grand Ouest américain…

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers de cette série, je pense que ce roman n’est pas nécessaire : autant attaquer avec Là où dansent les morts !
Enfin… Il fallait que je lise le premier volume, et c’est chose faite ! Il parait que les romans s’améliorent au fur et à mesure, j’ai donc hâte de m’attaquer au troisième : Femme qui écoute !

L’Arizona… Pour moi ce nom m’évoque les vacances au grand air depuis que j’y suis allée il y a deux ans lors de mon périple dans le Sud-Ouest des USA. Entre Phoenix, la capitale de l’Etat où nous somme arrivés de France ; le Grand Canyon qui nous a coupé le souffle ; Monument Valley et ses paysages de films (entre l’Utah et l’Arizona), à côté de Kayenta la ville Navajo où l’essence est ridiculement peu chère ; Page et son lac artificiel et sa lumière extraordinaire ; Antelope Canyon où notre guide Navajo nous a fait la visite au son d’une guitare sèche et des chansons des Red Hot ; le parc de Navajo National Monument si discret et paisible ; nos randos dans Vermillon Cliff dans des paysages arides et magnifiques, au bord du Colorado… Que de souvenirs !

Un petit aperçu de la région qui a été pour moi un vrai coup de foudre… Et à la lecture de ce roman, je m’aperçois que j’ai raté pas mal de site intéressants dans l’Est de l’Arizona, dont le Canyon de Chelly et la région des Four Corners. Pour un prochain voyage peut être ? (je l’espère ardemment !)

Ce qui m’a plu en Arizona, c’est bien entendu la profusion de grands parcs et de paysage sensationnels… mais aussi la météo garantie anti-moustiques grâce à son climat aride ! Mais attention, il y a bien des averses, voir même de la neige dans les région situées dans les montagnes !
Ce climat semble plaire à beaucoup de gens, puisque l’Arizona attire de plus en plus d’habitants. Le retraités sont en bonne position, puisque des villes sont même battis exprès pour eux !  On retrouve aussi beaucoup d’Amérindiens (5%), qui vivent sur les terres dans les Réserves indiennes qui sont assez nombreuses en Arizona. D’ailleurs se sont les Navajos qui exploitent des sites comme Monument Valley ou Antelope Canyon.
Avec cette augmentation de la démographie, un problème de taille survient : celui de l’eau ! Le Colorado coule dans l’état, mais il devient insuffisant pour les besoin de l’Arizona ! Si la population en consomme une partie pour ses besoins, un autre quantité non négligeable est utilisation des aires de loisirs : golfs (Phoenix est un des leader dans ce domaine) et nautisme, mais aussi l’énergie avec les nombreux barrages… Au final, seuls 4% du débit du fleuve arrivent à l’embouchure au Mexique, ce qui pose des problèmes écologiques et économiques aux populations qui y vivent.

Au niveau historique, après la préhistoire où plusieurs peuples vivent en nomades, puis de l’agriculture, les indiens Anasazis fondent leurs cités au Canyon de Chelly et l’occupe de 0 à 1300 ap. JC. Ce site sera ensuite occupé par les Navajos à partir de 1700.
Au milieu du 16ème siècle, de leur côté, les Espagnol découvrent et visitent ce qui sera l’Arizona… Comme au Nouveau-Mexique, il pense y découvrir les Cités d’Or, ce qui a pour effet d’attirer les colons sur ces terres. Comme dans l’état voisin, les rapports avec les Indiens seront plus ou moins positifs : échanges économiques, mais aussi de maladies qui décimeront plusieurs tribus, ainsi que les conversions forcées au Christianisme… Pendant les siècles suivants, les colons se feront plus nombreux, grâce à la création des premières villes espagnoles dans la région, la découverte de mines d’argent et d’or, et l’essor de l’agriculture. Tout au long de son histoire, la découverte de mines aura pour effet de créer de nouvelles villes, qui se videront aussi rapidement une fois le filon épuisé, donnant naissance à des villes-fantômes.
L’Arizona est alors encore rattachée au Mexique après son indépendance acquise en 1821, mais les moyens manquent pour entretenir ces territoires sauvages : sans missions et forts, les Apaches au nord mettent en place des raids meurtriers de plus en plus fréquents. Le Mexique se voit contraint de vendre petit à petits ses terres… D’un autre côté, la guerre americano-mexicaine fini d’achever le processus en cours : le Mexique cède une partie de l’Arizona aux Etats-Unis.
En 1900, l’Arizona fait parti de l’Union, et en 1912 il devient un état à part entière !

Aujourd’hui l’Arizona fait parti de la Sun Belt, mais profite d’autres entrée de revenu : l’agriculture, le tourisme, mais aussi de l’armée présente un peu partout : bases militaires, académies, laboratoires… dont il est un peu question dans le roman !

Bref, vous l’aurez deviné, l’Arizona, j’adore, et ça é été un plaisir de me rémémorer de bons souvenirs là bas 😀

« Fargo Rock City » de Chuck Klosterman (Etat du Dakota du Nord)

Ahhhhhh ! Terrible découverte que ce livre qui a ravi mon coeur d’amatrice de metal ! Vous aviez découvert avec mon post sur Detroit Metal City mon petit penchant pour cette musique, et elle se réaffirme avec ce témoignage de Chuck Klosterman : Fargo Rock City : Confessions d’un fan de heavy metal en zone rurale.
Une bible du métal des années 80-90’s vue par un critique musical, et ses souvenirs de cette période alors qu’il était ado vivant en rase campagne.
Une fois de plus, une belle découverte dans le but de réaliser le challenge « 50 états, 50 billets », pour l’état du Dakota du Nord. Et en plus, il me permet de cocher la case « Lieu géographique » pour le challenge Petit Bac 2012.

Gros focus sur le heavy, le glam, le speed… des années 80-90 et les stars de l’époque : Guns’n Roses, Motley Crue, Kiss, Black Sabbath, Poison, Metallica, Ozzy Osbourne, Bon Jovi, WASP, Skid Row, Ratt… et les grunges qui prendront la suite avec Nirvana, Pearl Jam…
L’occasion de repenser avec bonheur à ces groupes et albums qu’on connait parfois pas coeur (Appetite for destruction… pour le coup ça m’a donné envie voir les Guns à Bercy en juin ;)).
Mais aussi des découvertes, comme Rush… Un livre qui se lit et s’apprécie avec Youtube ouvert pour voir ou revoir les clips, découvrir les groupes qu’on ne connait pas ou mal, mater des vidéo de concert ; ou Google Image pour bien se remémorer les looks inénarrables des musiciens ou des pochettes d’albums rétrospectivement très kitsch, mais tellement représentative du genre et de l’époque… Un vrai moment de plaisir ! 🙂

En plus je me sens dans le même contexte que Chuck l’ado… J’ai eu ma période punk, rock, metal à la campagne dans les années 90 : je n’ai pas eu trop de difficultés à me mettre à sa place ! Les poncifs de la vie à la campagne rajoutent une touche d‘humour et d’authenticité qui rendent le personnage attachant, et si proche de nous !

Pour les fans, on a de quoi se creuser la tête :  la vraie différence entre hard et heavy metal  ; en quoi le metal des 80’s est le premier mouvement musical a bénéficier des medias de masse, et ce que ça a généré ; les craintes des parents de voir leur progéniture fans du genre (suicide, satanisme, drogue…) ; essayer de rétablir la vérité sur la date du succès Talk Dirty to me de Poison (et oui, en plus lui aussi pense que c’est LA chanson du metal… ou du moins un des tubes des années 80 :D) ; l’essort des clips sur MTV alors naissante ; des listes argumentées d’albums représentatifs du genre… Finalement en quoi les années 80-90 metalliques ont leur importance dans l’histoire musicale et plus, ils racontent la société américaine de cette époque (époque conservatrice regannienne, fin de l’ère des hippies, recherche du pouvoir…), même si aujourd’hui tout le monde se moque de ces chanteurs maquillés et habillés de strass ou de bandanas. Mais le fait est là, ils ont influencé la musique, autant que le rock de Beatles ou des Stones, ou le hard rock de Led Zeppelin… car ils ont touché leurs auditeurs, qui se souviennent encore aujourd’hui de ces groupes !
Après on peut être d’accord ou non avec l’auteur (par exemple, savoir si Metallica a perdu sa fibre metal après …And justice for all, chose pour laquelle je ne suis pas complètement d’accord), mais rétrospectivement, quand on sait que le livre a été écrit en 2001, on doit bien avoué qu’il a eu le nez creux pour pas mal de chose (sortie de l’album d’Axl Rose Chinese Democracy, les journaliste qui encensent Mettalica comme de nouveau Led Zep’…)

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture, par petites touches, histoire d’aller écouter des morceaux en même temps. C’est forcément un livre que je conseille à tous les amateurs de metal plus ou moins avertis : le genre était à la mode ces années là, vous connaissez forcément quelques uns de ces groupes ! Et au pire c’est l’occasion de le (re)découvrir grâce aux pistes données par l’auteur.

 

Sans Fargo où a été en parti tourné Fargo des frères Cohen, l’état du Dakota du Nord serait méconnu du grand public…
Comme le laisse supposer le nom de sa capitale, Bismarck, les habitants de l’état ont une descendance d’Europe du nord majoritairement allemande, mais aussi scandinave !

Habité à l’origine par les Amérindiens, qui représentent encore une petite partie de la population actuelle, l’état était d’abord rattaché à la Louisiane, cet énorme territoire français qui englobait à la fin du 18ème siècle un tiers des Etats-Unis actuels. Lorsque la Louisiane est vendue, les terres du Dakota du Nord sont plus ou moins gérées par les états voisins (il faut dire qu’en 1870, seuls 3000 personnes vivaient dans l’état), jusqu’à rejoindre l’Union en 1889.

Du fait de sa localisation au nord des USA, dans le Upper Middwest, en frontière directe avec les montagnes canadienne, excentré des grandes voies de communication, le territoire n’a pas emballé les premiers colons… Aujourd’hui encore, le Dakota du Nord est fidèle à la réputation que sous-entend Chuck Klosterman : peu d’habitants (672 000 !), et beaucoup d’espaces vides et très plats, au nord des Grandes Plaines… On ne peut pas rêver mieux pour y planter des kilomètres carrés de champs ou de terres d’élevage ! C’est un des états les moins peuplé, où les espaces ruraux ont largement le dessus sur les espaces urbanisés ! Comme on peut le penser, l’agriculture est la principale source de revenue… ce qui est assez peu attirant pour les jeunes diplômés de la région qui fuient cet région pour aller travailler dans d’autres états.
Bizarrement, c’est l’état le plus religieux du pays, ou les non-croyant représentent la plus petite proportion de la population de tous les Etats-Unis… et c’est aussi l’état qui a le plus d’églises par habitant ! (j’aurais plutôt vu un état du sud dans ce rôle, comme le Texas)

Côté tourisme, le parc national Theodore Roosevelt peut ravir les amoureux de la nature pour y voir des bisons, ou admirer ses magnifiques paysages de Badlands (à ne pas confondre avec le parc des Badlands de son frère, au Dakota du Sud). En revanche le climat est assez peu propice à celui-ci : c’est l’état où début la fameuse Tornado Alley, habitué aux orages, voir tornades en été, et un hiver long et extrêmement rigoureux

« Là où dansent les Morts » de Tony Hillerman (Etat du Nouveau-Mexique)

Encore une découverte sympa grâce au challenge « 50 états, 50 billets »… Cette fois nous partons au Nouveau-Mexique, avec ce roman policier assez atypique, puisqu’il met en scène un policier tribal Navajo, enquêtant au sein de communautés amérindiennes.
Ce roman fait parti de la série des « Joe Leaphorn », héros qu’on retrouve au travers trois livres, écrits entre les années 1970 et 1978. Là où dansent les morts est le second opus de la série, paru en 1973.

Joe Leaphorn est appellé sur les lieux de la disparition d’un adolescent, Cata, de la tribu des Zuni, près de la réserve de ces derniers : parti courir pour se préparer physiquement à une cérémonie religieuse indienne, le garçon n’est pas rentré chez lui, et l’énorme flaque de sang a été retrouvée sur les lieux laisse supposer qu’il a été tué.
Plus étrange, son meilleur ami qui l’accompagnait, George, indien Navajo,  a lui aussi disparu… A t-il aussi été enlevé ou tué, ou a t-il tué son ami ? Ou alors, a t-il vu trop de choses et essaye t-il d’échapper à quelque chose ou quelqu’un ?
C’est ce que Leaphorn va tenter de découvrir tout au long de son enquête, afin de résoudre le mystère de la disparition du jeune Zuni, que rien ne prédisposait à une fin aussi violente.

On découvre tout un pant de l’Amérique des années 70 dans ce roman, entre les réserves indiennes fidèles à leur mode de vie et leur culture mystique, les groupes de hippies retranchés dans leur communauté, les campements d’archéologues étudiant les traces des premiers natifs américains : les hommes de Folsom… Ce roman est extrêmement bien documenté, on s’y croirait vraiment ! De plus, on apprend énormément de chose sur la culture et la religion Zuni et Navajo, ainsi que leur rivalités… Bref, c’est un vrai plaisir que de lire ce polar !
L’ambiance est sombre et réfléchie : notre héros donne un sentiment de calme, mais aussi de détermination au récit… Et son éducation au sein de sa tribu Navajo lui donne des coups d’avance par rapports aux Blancs : il sait lire les traces sur le sol, sait écouter les hommes, interpréter les signes de la nature… Un véritable 6ème sens !
On se prend bien aussi au jeu de l’enquête, en imaginant page après page ce qui a bien pu ce passer dans cet région des Corn Moutain, à l’Ouest du Nouveau-Mexique.

Bref, une bonne découverte, que je conseille ! Je vais essayer de mettre la main sur le premier volume de la série, La voie de l’ennemi, où apparait Joe Leaphorn pour la première fois, avant de lire le troisième opus Femme qui écoute. Ce personnage m’a beaucoup plu, est j’aimerai en apprendre plus sur ses aventures 🙂

 

L’état du Nouveau-Mexique sonne pour moi comme une des destinations de rêve… Et c’est à coup sûr un des états que j’aimerai visiter si je venais à y retourner ! J’avais vu l’Arizona, et l’Utah, juste à côté du Nouveau-Mexique, que j’avais adoré… donc je me dis que cet état doit être au moins aussi bien : des paysages grandioses, les communautés indiennes qui entretiennent leurs sites, et en plus des villes qui plongent tout de suite dans l’exotisme avec leur architecture d’adobe, comme sa capitale Santa Fe !
De plus j’adore le climat là bas : aride, donc peu ou pas de moustiques 😀

J’ai assez peu parlé dans mes topos historiques sur les autres états des tribus amérindiennes qui vivaient sur les terres d’Amérique du Nord avant l’arrivé des Blancs. La lecture de ce livre avec toutes ces anecdotes historiques et culturelles me donne envie de me pencher sur la question ici… ce qui semble une bonne idée pour découvrir cet état !

A la préhistoire, les hommes de Folsom dont l’auteur parle vivaient dans les montagnes et vallées du Nouveau-Mexique et du Colorado… ils vivaient de chasse et cueillette, fabriquaient des outils en silex… bref, tout comme les hommes de la préhistoire que nous connaissons dans nos contrés ! Ils y avait bien entendu d’autres peuples à cette époques, comme les Sandia, et les hommes de Folsom ont disparus ou évolués…
Ce qui nous amène au 16ème siècle, où les indiens Pueblos, peuples sédentaires (dont les Zuni dont il est question dans le roman) vivaient dans la région… Les premiers européens à venir à leur rencontre, des conquistadores mexicains (donc espagnols) croyant trouver les cités d’or, n’ont pas vraiment eu l’accueil espéré : les indiens Pueblos se font quasiment exterminer par les espagnols.
Les années qui suivirent furent bien noires et sanglantes pour les amérindiens : rien n’arrête les espagnols dans leur volonté de conquête et leur goût de l’horreur. Ils écraseront tour à tour les indiens Acomas et les Tompiros, tuant une partie d’entre eux et réduisant à l‘esclavage ou mutilant une autre. Les Pueblos ne doivent alors leur survie qu’à l’aide des Apaches vers lesquels ils se tourneront dans leur fuite devant l’armée espagnole.
Après ces faits d’arme, l’Espagne acquiert les territoires du Nouveau-Mexique, et les intègre à la Nouvelle-Espagne… Pourtant peu d’européens viendront coloniser ces terres : les indiens Pueblos restent majoritaires sur leurs territoires, malgré les missions et forts créés par les espagnols pour les canaliser et les convertir au Christianisme.
A la fin du 17ème siècle, les Pueblos, aidés des Apaches, organisent des révoltes contre l’oppresseur espagnol, afin de se libérer de leur joug : beaucoup de Blancs seront tués, des bâtiments détruits… mais ces petites victoires ne changeront rien : l’Espagne riposte, et les amérindiens sont tués, déportés et réduits à l’esclavage par centaines.
Après la guerre entre l’Amérique et le Mexique, en 1848, le Nouveau-Mexique rejoint les USA, et devient un état à part entière en 1912.

Les Navajos dont il est aussi question dans le roman sont une tribu rentrée en conflit avec plusieurs autres peuples indiens avant l’arrivé des Blancs. Malgré leurs guerre contre les espagnols lorsque ceux-ci les rencontreront, ils ont bénéficié de leurs apports : moutons, chevaux… Ce qui fera vivre l’économie Navajo de nombreuses années, jusqu’à aujourd’hui !
Une fois rattachés aux USA, les tribus Navajo vont rentrer en conflit contre leur nouvelle patrie, ce qui leur vaudra d’être déporté. C’est la « longue marche » qu’évoque l’auteur dans le roman : les Navajos doivent quitter leurs terres pour rejoindre Fort Sumner au Nouveau-Mexique, où ils vivront un enfer : attaques d’autres tribus, famine, froid, maladies…  Jusqu’à ce qu’un traité leur permette de retourner sur leur terre en échange de la paix avec les autres citoyens américains.
Au milieu du 19ème siècle, les premières réserves indiennes voient le jour aux Etats-Unis, gérée par le Bureau des affaires indienne (où travaille notre héros du roman !). Les réserves n’appartiennent pas aux indiens en tant que tel : ces territoires leurs sont prêtés, mais ont un statut administratif particulier… Il y a actuellement 310 réserves indiennes aux Etats-Unis, appartenant à une ou plusieurs tribus.
Aujourd’hui les indiens au Nouveau-Mexique mais aussi souvent ailleurs, vivent de l’agriculture, de l’élevage, mais aussi du tourisme. Beaucoup de sites exceptionnels par leur beauté ou leur histoire  sont gérés par eux, parmi les très nombreux parcs et monuments  nationaux que compte l’état.

Au Nouveau-Mexique, les amérindiens ne représentent que 10% de la population, et la plupart parlent encore une langue indienne.  Sur les 85% de Blancs, 45% sont hispaniques… des restes de son passé sulfureux avec le Mexique !  Il est aussi intéressant de voir que beaucoup de documents administratifs, dont les bulletins de vote, sont rédigés en anglais et en espagnol ! Un truc qu’on ne verrait surement pas chez nous 😉

Tip geek et/ou populaire : c’est au Nouveau-Mexique qu’on trouve la fameuse ville de Roswell, où se serait écrasé un OVNI en 1947… un site « historique » supplémentaire à visiter dans cet état 😀

« De si jolis chevaux » de Cormac McCarthy (Etat du Texas)

Je profite du challenge « 50 états, 50 billets » pour découvrir un peu mieux McCarthy, dont je n’ai lu que le célèbre et excellent La route… Et pour le coup je comprend un peu mieux son style et son univers en ayant lu ce premier roman de sa Trilogie des confins. Et grâce à lui, nous allons voyager et découvrir le Texas et le Mexique !

John Grady Cole a à peine 17 ans, mais il sait déjà que le Texas où il habite n’est plus fait pour lui : à la fin des années 1940, il perd son ranch, sa mère à mis les voiles et son père n’est plus que le reflet de lui-même… Avec son ami Lacey Rawlins, ils décident de quitter leur pays natal pour mettre le cap sur le Mexique, à cheval. Ils rêvent d’espaces sauvages, de pays de cocagne, où galoper jusqu’à plus soif. Mais leur route va vite se trouver semée d’embûches, qui prendront des proportions infernales chemin faisant, au gré des rencontres…

Un véritable voyage initiatique que ce roman, où on suit John Grady prendre en main son destin. Alors que les Mexicains viennent vivre aux Etats-Unis, lui et son ami décident de partir dans le pays qui fait office de grande soeur du Texas : le Mexique. Un pays si proche et si lointain, au pas de leurs porte…
Leur voyage est à la fois fou et anachronique : à dos de cheval avec de maigres bagages et économies, ils prennent la route comme les cow-boys du siècle précédent, alors que les années 50 et la beat-generation est sur le point d’émerger.
Si John Grady veut contrôler sa vie, les aléas du destin vont vite l’orienter… Quelques bonnes et mauvaises rencontres, quelques évènements fortuits vont rapidement transformer le road-trip des adolescents en sac de noeuds ! Amours, haine, mort, bonheurs simples… et toujours derrière cela l’immensité des déserts mexicains, ou les vallées luxuriantes, et bien entendu, les chevaux ! Si beaucoup d’histoires tournent court à cause de femmes, ici c’est la passion du cheval qui semble rythmer les pas de notre héros, et le fait grandir.

Une belle histoire, assez poignante et révoltante, écrite dans un style le style particulier de McCarthy. J’ai retrouvé l’ambiance de La route, la même poésie, mais aussi la même difficulté à raccrocher les wagons par moment : discours sans signes de ponctuations, longs chapitres… Ce livre n’est pas un page-turner comme je suis habituée à en lire en ce moment (faut que j’arrête la littérature jeunesse ;)), mais on est néanmoins dans l’attente de la suite, de savoir comment va évoluer l’intrigue. Les descriptions nous emmènent dans un autre monde, que ce soit les paysages grandioses, ou les chevaux dépeint avec tant de précision et sensibilité. Un vrai voyage, pour nous, lecteurs !

Bref, une lecture intéressante, que j’ai assez apprécié, mais qui surtout je pense va me rester en mémoire . Et je compte bien découvrir les autres opus de la Trilogie des confins pour mes prochains billets pour le challenge 😉

Gros morceau que le Texas ! Cet état central du sud des Etats-Unis est le plus grand, après l’Alaska ! Et qui dit grand état, dit diversité… J’avais l’image de plaine désertiques dans cette région, mais en fait une variété de paysages se dégagent : prairies d’élevage, forêts, littoral marin, montagnes, zones semi-arides, bayou…
Bref, un rêve de fan de films de cow-boy ! Etat très conservateur et religeux, le Texas a gardé un certain folklore : rodéos, ranchs, musique country… malgré la forte urbanisation de ses habitants, que ce soit dans la capitale Austin, ou Houston et San Antonio, les villes les plus peuplées.
Mais on a aussi en mémoire le fait que l’état fait frontière avec le Mexique, via le Rio Grande, avec sa cohortes d’immigrants illégaux en quête d’une vie meilleure.

On comprend mieux le roman de McCarty et les relations du Texas au Mexique quand on connait un peu son histoire…
Le Texas (de l’améridien tejas : « alliés ») est découvert très tôt au début du 16ème siècle par les espagnols, mais se sont les français, avec La Salle en 1685 (celui qui avait descendu le Mississippi quelques années plus tôt) qui vont y construire la première colonie… C’est sans compter sur les amérindiens, plutôt belliqueux, et les espagnols qui voient d’un mauvais oeil la présence des français si près de la Nouvelle-Espagne qui comprend alors le Mexique, les îles des Antilles… : ils vont donc annexer le Texas, nommé alors Nouvelles-Philippines, pour se protéger des leurs voisins français.
Au 18ème siècle, les relations entre espagnols et amérindiens connaissent des hauts et des bas. D’abord alliés, les indiens bénéficient des échanges avec les européens : chevaux, objets en métal… mais aussi des épidémie. Ils deviendront aussi vite leurs ennemis, ce qui valu alors à l’Espagne de nombreuses guerres contre les Comanches et Apaches.
Le Texas devient indépendant en même temps que le Mexique, en 1821… Mais ses immenses terres attirent la convoitise des tous jeunes Etats-Unis. Après plusieurs tentatives d’achats de la part des USA, c’est finalement une guerre civile menée par des rebelles texans qui permettra au Texas de se détacher du Mexique en 1836, devenant la République du Texas. En 1845, l’état demande son ralliement aux USA, avant de repartir en guerre contre le Mexique.
Etat esclavagiste, rattaché au Dixie comme ses voisins de Louisiane, Mississippi… le Texas rentre logiquement dans la Guerre de Sécession du côté des Confédérés. Bien après la fin de la guerre, sera un état où la ségrégation raciale sera très marquée.

Etat à l’origine agricole, le  Texas est marqué au début du 20ème siècle par la découverte de ses premiers puits de pétrole, qui vont modifier son économie, jusqu’à aujourd’hui encore ! Elevage, coton, hydrocarbures… mais aussi des industries axées sur les matières première, ou dans le domaine des hautes technologies qui forment une part très importante de la « Sun Belt » texanne. Le secteur tertiaire est évidement très développé : studio de tournage (effet Dallas !), centres fiancier, tourisme et tout ses à côté… ! Un état ultra dynamique par ses ressources, mais aussi sa population nombreuse, et donc consommatrice : plus de 25 millions d’habitants, ce qui en fait le second état du pays !

Mais cela n’empêche pas le Texas d’être un état relativement pauvre… et au niveau social c’est loin d’être rose : éducation en queue de pelotondu reste des états américains, plus fort taux d’habitants sans assurance maladie, lois anti-mariage gay, peine de mort avec le plus fort taux d’execution, contrainte sur les femmes voulant se faire avorter… Inutile de dire que c’est l’état ayant le plus de pratiquants religieux, et presque par conséquent, très conservateur ! On ne pouvait pas s’attendre à mieux dans le fief de la famille Bush !

Enfin la mixité est tout de même de mise : un fort pourcentage d’hispanique, des afro-américains…De quoi donner un peu de couleur à la culture et à la cuisine locale déjà influencée par la cuisine de ranch : le barbecue est au Texas une religion, et le tex-mex (influences mexicaines) et la soul food (influence des états du Dixie, à l’Est) viennent l’agrémenter.

Bref, un état bien tentant pour son côté touristique ! La vraie patrie des cow-boy qui a su garder son folklore, et qui reste riche en histoire malgré son dynamisme économique !
Et Cormac McCarthy l’a bien compris en déroulant un partie de son roman dans cet état des Etats-Unis, où on devine cette relation quasi-fraternelle entre le Texas et le Mexique, régions d’un même état à l’origine, divisés en deux par de mêmes envies de rebellions et de guerres intestines…