« Hallucinations » de Junji Ito

Voici la seconde BD que j’ai choisi et reçu lors de la dernière Masse Critique de Babelio… Choix assez peu difficile dans la liste, car je suis fan de Junji Ito, et je n’avais pas encore acheté le dernier volume édité par Tonkam, Hallucinations.

Après La ville sans rue ou La maison de poupées, on retrouve ici plusieurs récits qui finissent par former une mini série de 6 chapitres. En effet, contrairement à ses manga cité ci-dessus, Hallucinations met en scène un personnage central récurrent, Oshikiri.
Ce lycéen vit seul dans une grande demeure au Japon, ses parents étant parti à l’étranger pour le travail. Il est assez solitaire, sans être associable, à quelques camarades… Mais il souffre d’un gros complexe : il est assez petit pour son âge, ce qui ne facilite pas ses rapports avec la gente féminine, ou lui attire des railleries de certains garçons de sa classe. Bref, le portrait classique de l’ado des histoires d’horreur !
Pour ne rien arranger, il se sent de plus en plus mal dans sa maison : il est en proie à ce qu’il pense être des hallucinations : des cadavres cachés dans le jardin, ses proches qui se transforment en monstres, des bruits étranges dans la maison,… Les gens à qui il en parle pensent que le fait de vivre seul lui monte à la tête et que son cerveau lui joue de tours… mais il semble bien que quelque chose de surnaturel gravite autour de sa maison

En regardant un peu où ont été publiées les histoires de Junji Ito, le Gekkan Halloween, magazine spécialisé dans l’horreur destiné aux filles, je comprends mieux la manière dont l’auteur tourne ses histoires et la manière dont il dessine.
Les traits des personnages sont fins, aussi bien les hommes que les femmes… Beaucoup de détails dans les décors, dans le côté sombre, comme toujours avec lui. Bref, j’aime toujours son dessin, assez classique dans le traitement des personnages, ce qui renforce les effets paranormaux du récit.
Le lecteur peut assez facilement s’identifier aux situations, car ils prennent racine dans le quotidien : l’école, le foyer… Le profil d’Oshikiri se brosse au fur et à mesure des chapitres, on s’attache en quelque sorte à lui et à ses problèmes. Comme ceux qui l’entourent, on se demande s’il n’est pas psychotique, avant de se dire qu’il se passe effectivement des choses étranges autour de lui.

Un manga sympa à lire si on aime le genre (et c’est mon cas :)), même si ça n’est pas le meilleur Junji Ito pour moi, qui reste encore et toujours Spirale (toujours pas mis la main sur Tomie…).
Je me demande s’il y aura une suite permettant de conclure l’histoire d’Oshikiri, maintenant j’ai envie d’en savoir plus 🙂 (mais je crains que ça fasse comme Gyo qui se termine un peu de manière abrupte…)

Encore merci à Babelio et aux éditions Tonkam !

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