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Les films de février : « Django » et quelques films d’horreur

Django-UnchainedAutant vous le dire, je n’ai pas tenu ma promesse de profiter de mes tickets de ciné ce mois-ci !
Il faut dire qu’il n’y avait pas grand chose qui me bottait à part Django ! Je ne suis pas une grande fan de Tarantino, mais je dois avouer que j’ai passé un très agréable moment devant ce film, et plus particulièrement sur grand écran !

Suivre Django dans les grands espaces américain est un vrai plaisir : esclave libéré par un chasseur de prime nordiste, le Dr King Schultz, il apprend lui-même ce métier dans l’optique de retrouver sa femme, qui a été vendu a une plantation du Sud, au tristement célèbre Calvin Candy… Et au passage se venger de ses anciens bourreaux, contres-maîtres dans des fermes du coin.
Entre ultra-violence et humour, on frémit jusqu’à la dernière minute : est-ce que Django va arriver à ses fins et sauver Broomhilda, sa bien aimé, d’un destin tragique ?
Les acteurs sont excellents, Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio… On a beaucoup entendu parler de ce dernier pour son rôle dans ce film. Comme quoi, je ne suis pas la seule à m’étonner encore de ses bonne prestations d’acteur après ses début difficiles dans  L’homme au masque de fer 😀
La musique est aussi très sympa, on oscille entre classiques de la musique de westerns spaghettis et rythmes contemporains, ce qui colle parfaitement à l’esprit du film.
Bref, j’ai bien rit, j’ai un peu plissé des yeux devant des bains de sang, je me suis énervée devant des injustices, … Du cinéma quoi 🙂
Le film passe encore dans pas mal de ciné, c’est l’occasion de se faire un western, ce qui n’est pas si évident ces dernières années 😀

Malgré mes maigres sorties au ciné je me suis fait un vrai petit marathon de films d’horreur en DVD (hi hi !) ces derniers week-end. Voyez plutôt :

Apartment 143, une sorte de Paranormal Activity-like espagnol sorti en 2012, mélangé à un épisode du docu-série Ghost Hunter.
Malgré le manque d’originalité présumé durant les première minutes de visionnage, je l’ai bien aimé ce film ! Il nous montre en mode caméra de surveillance la manière dont un esprit malfaisant hante l’appartement d’une famille bien ébranlé, épaulée par une équipe de chasseurs de fantômes. Quelques scènes surprenantes, une fin un peu grandiose… la touche espagnole 🙂

apartment_143

The ward est un film de Carpenter (à priori gage de qualité !) sorti en 2010. On suit une jeune femme dans un asile psychiatrique où elle doit être traitée… Elle apprend rapidement qu’une pensionnaire a disparu juste avant son arrivée : est-ce que le corps médical fait disparaître les malades ?
Pas de grosse surprises au niveau scénario, c’est un peu du déjà vu, mais je me suis laissée prendre au jeu jusqu’au bout ! Je suis peut être bon public finalement ? 😀

The-Ward

Possédée est un film de 2012, où on nous raconte la manière dont une petite fille va être possédée par un démon, par l’entremise d’une boite ancienne qu’elle a découvert sur une brocante.
Tout y est : les parents qui se rejettent la faute et sont paumés, la fille qui à un tronche de plus en plus terrible, le corps médical qui comprend rien, l’homme de foi (un rabbin pour changer un peu) qui va combattre le mal au péril de sa vie… On est dans le classique du genre, en mode L’exorciste, mais le film fonctionne bien tout de même.

possedee

Piranha 3DD. Alors là, on est dans le nanar de compétition ! Et pourtant j’en ai vu, et souvent apprécié, des nanars !!! Si Piranha 3D était réalisé par Alexandre Aja, cet opus de 2012 ne l’est pas. D’où le gros nanar typique de « la suite ». Enfin il est tellement pourri que ça en devient une oeuvre d’art pour moi : grossier, de mauvais goût, des effets spéciaux très moyens, un scénario très bancal, des acteurs qui ne le sont pas moins… Mais il y a quand même quelques scène d’anthologie : la castration piranhesque à la Teeth et David Hasselhoff plus crétin que jamais dans son propre rôle (et il est vraiment drôle pour le coup :)).

piranha-3dd

Paranormal Activity 2contrairement aux suites qui sont généralement moins bonnes que l’original (voir Piranha 3DD :)), j’ai trouvé ce second volet de la série des Paranoral Activity meilleurs que le premier. Sorti en 2010, il ne bénéficie bien entendu pas de l’effet de surprise qui a fait le succès du premier, avec la méthode de prise de vu en mode caméra de surveillance, caméscope etc… bref, ce petit côté film amateur en intérieurs (pour bien le différencier du Projet Blair Witch, film amateur au grand air).
Du coup on sait ce qui va se passer, on est à l’affût… mais on flippe un peu quand même ! Ça me donne envie de regarder la suite maintenant 😀

paranormal_activity_2

Abraham Lincoln chasseur de vampire… Oui, comme film d’épouvante ça se pose là 😉
Un film de 2012 qui s’attache aux trous dans la biographie de Lincoln : et si pendant ce temps là, il chassait les vampires ? Et si les sudistes esclavagistes, ennemis du nord et de la liberté, étaient justement des vampires qui utiliseraient le sang des escalves pour se nourrir ? Heureusement, Lincoln veille !!!
Un bon gros film de merde 🙂 (et même pas drôle)

Abraham-Lincoln-chasseur-de-vampires

La maison au bout de la rue sorti en 2012 est le genre de film qui pourrait aussi bien sortir qu’en DVD ou téléfilm… Mal joué, irritant,… Il finit quand même par susciter l’intérêt sur la fin…
Dommage pour l’actrice Jennifer Lawrence, à qui on aurait souhaité mieux après le succès de Hunger Games :s. Heureusement, elle se rattrape parait-il avec Hapiness Therapy (d’ou son Oscar de la meilleur comédienne dramatique).
Pas génial, mais bon… après Abraham Lincoln chasseur de vampire, n’importe quel film semble regardable 😉

la-maison-au-bout-de-la-rue

Et vous, vous avez des conseil en matière de film d’horreur ? Je suis preneuse de toutes les sources, anciennes ou récentes ! 😀

« L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » de Ron Hansen (Etat du Missouri)

Un peu d’ambiance western pour changer, avec ce roman nous narrant les exploits de Jesse James, comment il vécu, comment il est mort… et si j’osais, je vous demanderez si ça vous a plu et si vous en voulez encore ? ;).
En tous cas, un livre parfait pour ma collection du challenge « 50 états, 50 billet » : grâce à lui, je rempli la ligne Missouri !

Même si elle est romancée, c’est bien à une biographie à laquelle nous avons affaire ici : la vie de Jesse James, avec un gros point de focus sur ses dernières années, durant lesquelles il rencontre les frères Ford, et plus particulièrement le cadet Robert Ford

Jesse James de son vivant, mais aussi bien des années plus tard, a été considéré comme un des héros controversé de l’Amérique de la fin du 19ème siècle : ancien soldat Confédéré, il devient un hors-la-loi, forme une bande avec son frère Frank et d’autres brigands, et n’hésite pas à voler des banques, attaquer des trains… et de tuer quiconque se mettrait au travers de leur chemin.
Beaucoup d’histoires à son propos ont parus dans les magazines de l’époque, faisant de Jesse James une légende vivante, un héros de plus en plus édulcoré par les écrivains et les médias. Comme beaucoup de grands voleurs, il était considéré comme une sorte de Robin des Bois, volant aux riches et donnant quelquefois aux pauvres : il aurait donné des parts de butins à des bonnes œuvres, ou a une veuve prête a se faire saisir sa ferme…
Autre point fort de Jesse James, son goût pour la communication : il écrivait lui même aux journaux pour revendiquer des attaques, donner sa version des faits, s’auto-congratuler… bien entendu la population était avide de ces sensations, et une partie de celle-ci acclamait les frères James !

Dans cette version de l’histoire écrite par Ron Hansen, le tableau brossé de Jesse James n’est pas aussi complaisant, mais pas complètement noir non plus… Avec en arrière plan le folklore du mythe vivant Jesse James, on se confronte à la réalité des faits : meurtrestraîtrise, ultra-violence, peur… Il en est d’ailleurs de même pour tous les protagonistes !
Bob Ford aussi est présenté comme un jeune homme avec quelques qualités et de nombreux défauts, loin d’être un sauveur, mais plutôt une petite crapule voulant jouer les héros…
Le portrait du personnage de Jesse James est assez effrayant, a à peine 34 ans, il est dépeint comme une sorte de maniaco dépressif complètement paranoïaque, persuadé d’être en contact avec les esprits (il « voit » le futur, à énormément d’intuition, pense voir des signes de Dieu régulièrement…), obsédé par la médecine de son époque (lotions, poudres et sirops en tous genres, très au courant des « remèdes de bonnes femmes »), ne se déplaçant jamais sans ses revolvers, prêt à tuer de sang froid si cela s’avère utile… Mais à côté c’est un père aimant, qui joue avec ses enfants, s’occupe des ses bêtes à la ferme, et un époux fidèle qui cherche toujours un moyen d’aider sa famille.
C’est à grand renfort de détails que le tableau se brosse : comment Jesse James, toujours sur ses gardes, qui a échappé des dizaines d’années aux autorités va-t-il finalement se faire prendre ? Et pourquoi Robert Ford, si obsédé par ce hors-la-loi, va-t-il finir par le tuer ?

Finalement pas de grandes épopées type western classique avec des coups de feu dans tous les sens et des courses poursuites, des enquêtes dans les bas fonds des villes ou des chevauchées à l’assaut des indiens : on est plutôt dans un drame psychologique un peu glauque, parsemé de riches références historiques.

Même si la lecture de ce livre ne m’a pas transcendé, il y a tout de même des passages qui m’ont plus : on en apprend sur l’histoire des Etats-Unis de la fin du 19ème siècle, après la guerre de Sécession, et juste avant l’essor de l’Amérique industrielle du 20ème siècle… Bref, on est entre deux mondes, plus vraiment chez les pionniers, et pas encore dans un monde de gentlemen.

Le Missouri est la terre d’élection de Jesse James, même si l’a bourlingué dans pas mal d’états : Kentucky, Californie, Nouveau-Mexique, Kansas, Tennessee… Il reviendra sans cesse dans le Missouri, où vivait ses parents, ceux de son épouse, et le reste de sa famille.

L’état du Missouri, fait parti du Middle West. Sa capitale est Jefferson City, mais déjà à la fin du 19ème siècle Kansas City est un des principaux centres d’attraction… On voit d’ailleurs beaucoup cette ville dans le roman. A noter que Kansas City est aujourd’hui à moitié dans le Missouri et moitié dans le Kansas. Une autre ville très importante, Saint Louis, qui est une ville indépendante, se trouve aux confluents des fleuves Missouri et Mississippi.

Historiquement, après avoir appartenu aux Sioux et Algonquins, le Missouri a été colonisé par la France à la fin du 17ème siècle et a fait parti du territoire de la Louisiane. Après être passée entre les mains des Espagnol et des Français sous le nom de Louisiane Occidentale, le territoire est finalement vendue aux Etats-Unis en 1803.
Le Missouri choisi de devenir un état esclavagiste au début du 19ème siècle, mais fera tout de même parti des états de l’Union (du Nord, à priori pour l’abolition de l’esclavage) lors de la guerre de Sécession. Ce clivage est à l’ origine de guérillas entre la population favorables à l’Union et ceux qui se réclame de la Confédération lors de cette guerre… Et dans le roman, Jesse James est plutôt du côté des Sudistes !

Fidèle à l’image qu’on peut s’en faire, le Missouri est un état agricole, un des premiers producteurs de viandes des USA. A cela se rajoute la production industrielles, l’exploitation de mines…

Kansas City et sa région se trouve en plein sur la « Tornado Alley » et se trouve  souvent ravagée par les tornades… On voit régulièrement des dizaines de personnes décéder suite à ces catastrophes naturelles dans les journaux, et la dernière tornade meurtrière date d’à peine mai dernier !… Voilà finir de donner l’impression d’un état encore sauvage !