Mots-clé : US

« La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Difficile de passer à côté de ce livre, j’ai eu l’impression de le voir partout ces dernières années… Mais je me méfie toujours des best-sellers, surtout quand ils finissent en série TV sur TF1, comme c’est le cas avec ce roman.
Mais bon, challenge ABC aidant et un crédit Audible en poche, je ne pouvais pas résister trop longtemps !

Marcus Goldman est un écrivain a succès : il a écrit un grand roman qui est vite devenu un best-seller. A lui le grand train de vie à New-York, les petites amies branchées, les fêtes où il ne connaît pas le quart des invités… Mais son livre est sorti depuis plusieurs mois et il n’a toujours pas écrit une ligne de son nouveau roman. Et pour cause, il n’arrive vraiment pas à s’y mettre… Marcus a la maladie des écrivains, l’angoisse de la page blanche.
Une seule solution pour s’en sortir : retourner dans le New Hampshire chez son ami et ancien professeur de lettre, Harry Quebert. Lui qui a écrit un des plus beau roman américain va certainement pouvoir l’aider…
Mais les choses ne vont pas se dérouler aussi simplement.
Lors de travaux dans le jardin de la maison d’Harry, le squelette d’une jeune femme est déterré… accompagnée du manuscrit du fameux roman de l’auteur ! Nola… Cette jeune femme dont Harry a été amoureux en 1975… et surtout une jeune femme de 15 ans ! Ce qui fait de lui un assassin doublé d’un pédophile ! L’Amérique toute entière à la nausée…
Marcus n’a plus qu’une idée en tête, aider son ami Harry à prouver son innocence… et pourquoi pas écrire un livre par la même occasion ?

Cette histoire à la base très classique, celle d’un écrivain jouant le rôle d’un enquêteur, fonctionne ici très bien. Les révélations sont incessantes et jusqu’à la fin on découvre de nouvelles pistes et de nouveaux rebondissements surgissent de partout. Ce patchwork va finir par nous faire entrevoir ce qu’il s’est passé réellement cet été de 1975, entre Harry, Nola et toute la petite ville d’Aurora. On ne s’ennuie pas une seconde !
La plume de l’auteur est accessible, directe, mais pourtant retranscrit bien l’ambiance de ce mignon petit village du New Hampshire.

Côté personnages nous avons toute une ribambelle de citoyens de la ville, assez caricaturaux parfois, mais finalement très efficaces, Marcus Goldman en tête ! Avec sa mère juive très envahissante et culpabilisante, on a touché le pompon !
La serveuse de café amoureuse de l’écrivain célèbre, qui ne voit pas que le jeune policier un peu gauche l’aime secrètement depuis le lycée ; le milliardaire mystérieux qui a à sa solde une gueule cassée qui effraye le canton ; le mari dominé par sa femme très autoritaire… On ne manque pas d’anecdotes et de petites histoires au milieu du récit principal.

Une très bonne lecture, je ne regrette pas de m’être laissée tentée par cette couverture si souvent aperçue aux détours des rayonnages des librairies ou des sites Web spécialisé !   

Et une lettre de plus pour le challenge ABC, pour la lettre D !

« Le livre des trépassés » de Douglas Preston et Lincoln Child

Nouvelle année de challenge ABC, nouveau rendez-vous avec l’inspecteur Pendergast ! J’en suis déjà au 7ème tome de cette saga qui fleure bon le thriller flirtant avec le fantastique. Allez ! Plus que 11 pour en voir le bout !

Lors du dernier épisode, Danse de mort, l’inspecteur Aloysius Pendergast a été accusé du meurtre de son frère Diogène et se retrouve donc dans une cellule dans une prison de haute sécurité.
Il ne va donc pas falloir compter sur lui pour résoudre le nouveau mystère du Musée d’Histoire Naturelle de New-York. Grâce au financement d’un généreux donateur et afin de redorer son image, le directeur a décidé de faire réouvrir la salle de la tombe égyptienne de Senef et d’organiser une prestigieuse exposition. De nombreuses histoires de malédictions circulent depuis des siècles autour de cette momie, qui a presque été oubliée au fin fond d’une zone scellée dans les sous sols du musée.
Deux des personnes travaillant sur le projet sombrent dans la folie… La malédiction des dieux antiques ? Ou encore un coup de Diogène ?
Seul Pendergast pourrait résoudre cette affaire… mais avant cela il faudra le sortir de prison !

Un épisode assez classique de la série, qui nous permet d’avoir un petit « Prison Break » assez sympathique. Mais le clou du spectacle vient de la réponse à une question qu’on se pose depuis deux romans : pourquoi Diogène hait tant Aloysius ? Et bien on a enfin la réponse !

Au final, pas une lecture transcendantale, mais les heures de lecture audio passent rapidement. Et puis Diogène est tellement machiavélique que c’est un plaisir de découvrir ses sales tours. Un vrai roman de gare de RER 😉

Rendez-vous l’année prochaine pour la suite… une petite surprise à la fin de cet épisode donne très envie de découvrir Croisière Maudite !

« Inconnu à cette adresse » de Kressmann Taylor

Tant de points communs entre mes deux dernières lectures ! Comme pour L’ami retrouvé, j’ai choisi ce livre pour sa concision… une centaine de pages, à la veille de la fin du challenge ABC, c’était parfait. Choisis tous les deux dans une librairie de Bayeux en Normandie, ils traitent tous des débuts du nazisme en Allemagne, d’amitié et de culpabilité… Mais Inconnu à cette adresse utilisent d’autres leviers pour nous plonger dans cette période de l’histoire.

Dans les années 30, Martin Eisenstein et Max Schulse ont Tenu ensemble une galerie d’art à San Francisco, jusqu’au jour où Max décide de repartir en Allemagne avec sa femme et ses enfants. Dans un pays ravagé par la pauvreté suite à la Première Guerre Mondiale, il peut avoir une vraie vie de nantis avec l’argent récolté aux Etats-Unis. Correspondant par courrier, Martin donne à Max des nouvelles de la galerie, mais aussi de sa sœur qui est une actrice à Vienne, elle qui a été la maîtresse de Max… Mais au fur et à mesure de leurs échanges, Max commence à parler de leur nouveau représentant politique qui redonne de l’espoir aux allemands, Adolph Hitler… emballé par le Parti Nazi, il fini par renier son amitié avec Martin, qui est juif.

C’est étonnant de comparer deux nouvelles qui traitent de la même thématique, a deux jours de lecture d’écart… Je n’aurais pas réussi à faire mieux en timing si j’avais voulu le faire exprès !

Inconnu à cette adresse est construit d’une manière qui laisse place à l’ellipse et à l’imagination, puisqu’il s’agit d’un récit épistolaire. On suit les échanges de Martin et Max l’évolution de leur relation via quelques courriers. Je regrette juste la rapidité avec laquelle le comportement de Max change, agrémenté d’une froideur et d’une perversion qui me paraît peu crédible. Mais c’est une nouvelle… il faut aller vite.

Là où dans L’ami retrouvé, on était sur une réunion de deux personnages autour d’une amitié réciproque, dans Inconnu à cette adresse on est en pleine séparation de corps et de cœur de deux amis ! Une version adulte et cynique de la nouvelle lue hier, aux premières heures de l’Allemagne d’Hitler… Dans les deux histoires il est question de culpabilité, et ici elle est beaucoup moins subtile.

Côté récit, j’ai été assez enchantée par la tournure des choses sur la fin de la nouvelle… un petit retournement inattendu donne toute sa saveur à cette histoire.

Petit truc intéressant, cette nouvelle est parue en 1938 dans un magazine américain, avant que la guerre commence et bien avant que soit dévoilés au grand jour les horreurs de la déportation, des camps de concentration… Pourtant à lire cette histoire on a l’impression que l’auteure a prédit ce qu’allait être le régime Nazi. Un sacré flair, si je peux dire…

Une lecture rapide et intéressante… et surtout la fin du Challenge ABC pour 2019 🙂

« Papillon de nuit » de R. J. Ellory

Ça faisait un petit moment que je me disais que je devrais me replonger dans un roman d’Ellory, que je n’avais pas relu depuis 2015. Il ne me fallait pas plus que le challenge ABC pour retenter l’aventure avec un livre audio… il fallait juste que je choisisse un titre. Et ça sera Papillon de nuit, dont le thème, celui de la peine de mort aux USA m’attirait, bizarrement.

Daniel Ford est dans le couloir de la mort dans une prison des Etats-Unis, au début des années 80. A quelques semaines de son exécution, un prêtre vient recueillir chaque semaine ses dernières paroles et pensées. En replongeant dans sa mémoire, Dany refait le point sur les événements qu’il l’ont conduit ici. Tout commence avec son amitié depuis l’enfance avec un jeune noir, Nathan, dans les années 60. À cette époque, le pays est en pleine mutation et surtout en pleine crise. La guerre du Viet-Nam, l’assassinat des Kennedy, celui de Luther King, les hippies, l’essor du KKK, la course aux étoiles… Pendant toute cette période, Nathan et Dany ont toujours été la l’un pour l’autre. Mais comment se fait-il que Daniel ait été condamné pour la mort de celui-ci ?

Quelle bonne idée que d’avoir choisi cet auteur pour la lettre E du challenge ABC ! Ce récit est complexe, plein de suspense, d’humanité… bref, une belle lecture !

L’introspection de Daniel nous délivre une histoire très intime… Et surtout le talent de l’auteur fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde malgré ce type de témoignage à la première personne. On apprend progressivement qui Daniel a tué et on se demande jusqu’au bout s’il l’a vraiment fait ou non… car si on apprécie notre héros, on sent le poids de la culpabilité sur ses épaules et on se demande s’il est vraiment tout blanc. Mais comme à chaque fois avec Ellory, le monde est plein de nuances ! Il en va de même pour les personnages qui gravitent autour de Daniel et Nathan : les petites amies de jeunesse de Dany, leurs parents, Eva leur ami et grand mère de cœur qui a un terrible secret… Le seul personnage sombre et maléfique est un des gardiens de prison, à qui on ne peut pas trouver d’excuse. Il en faut bien un…

Donc un très bonne lecture, qui se trouve être le premier roman publié de Ellory en 2003 ! Cette expérience me donne vraiment envie de lire plus de roman de cet auteur dans les années à venir… et vue la quantité de livres qu’il a sorti, j’ai du boulot 😉

« Delirium, tome 3 » de Lauren Oliver

Troisième et (presque) dernier volet de la saga Delirium, au style rappelant résolument la littérature jeunesse de Hunger Game.
Dans ce monde où l’amour est considéré comme une maladie, les amoureux et les citoyens épris de liberté finiront-ils par triompher ?

Depuis l’attaque de la Résistance dans le précédent épisode, les autorités sont de plus en plus sur les nerfs. La population doit être gardée sous contrôle, et quoi de mieux pour cela que de leur prouver à grands renforts d’images que les ennemis du gouvernement sont âprement combattu ?
Lena vit toujours dans la nature avec son nouveau compagnon, ramené lors du dernier raid en ville : Julian, le fils d’un dirigeant anti-delirium. Mais quelle est sa surprise quand elle voit réapparaître celui que tous croyaient mort, Alex, son premier amour. Celui-là même qui l’a faite s’enfuir du carcan de la ville quelques mois plus tôt ! La situation risque d’être tendue… sans compter que la troupe de résistants est poursuivie par les Régulateurs qui souhaitent éliminer toutes les poches de rebellions.
En parallèle, Hana, l’amie de Lena que nous avions vue dans le tome 1 a été opérée et doit épouser le jeune maire de la ville, Fred Hargrove. Mais le conte de fée vire au cauchemar… le beau Fred semble bien être un sacré psychopathe !

Trois tomes c’était bien, il n’en aurait pas fallut un quatrième… Et encore, je viens de m’apercevoir qu’il y a des histoires « Hors Série » sous forme de nouvelles se focalisant sur Raven (une des leader résistante du groupe de Lena), Annabel (la mère de Lena), Alex ou encore Hana. D’ailleurs cette dernière est présente à la fin de l’édition que j’ai lue.
Bref, on commence un peu à tourner en rond ici. Dystopie dirigée par des politiciens au gant de fer, histoires d’amour compliquées, familles à protéger, désirs de révolutions qui mettrons forcément en danger des innocents (d’où de grosses crises existentielles), marathons dans les forêts ou les rues en flamme… On retrouve quelques recettes du genre, banalisées par le best-seller Hunger Game.

Heureusement on alterne un chapitre vu par Lena, puis un par Hana. Cela permet de dynamiser un peu le récit et de redonner de l’intérêt au roman.
L’histoire d’Hana et de son futur mariage de l’horreur donne du piquant au récit. On le voit venir, mais son futur époux est un vrai sosie de Barbe Bleue… Il a quelques secret inavouables et est assez porté sur la violence et la torture.

Que ce soit côté Lena ou côté Hana, on ne fait pas dans la finesse psychologique, mais ça passe, finalement… Surtout quand on se dit qu’on en voit le bout !
Voilà une belle aventure qui s’achève et une nouvelle lecture pour le challenge ABC. Mais vous l’aurez compris, j’ai tout de même préféré les deux premiers opus.


« La vengeance des mères » de Jim Fergus

Il y a 15 ans je refermais Mille femmes blanches, le premier opus de cette saga en terres amérindiennes paru en 1998. J’avais été entièrement conquise par ce roman qu’une collègue m’avait conseillé.
Il aura fallut du temps à Jim Fergus pour écrire la suite de ce roman à succès, puisque La vengeance des mères n’est sorti qu’en 2016 ! Après quelques hésitations, j’ai décidé de me relancer dans l’aventure et de remplir mon challenge ABC pour la lettre F.

Pour rappel, cette série de romans se déroule à la fin du 19ème siècle dans les plaines encore sauvages du Nord Ouest des Etats-Unis. Afin de signer un accord avec les Cheyennes, le gouvernement américain accepte leur requête de leur fournir mille femmes blanches… Une réussite partielle, car si quelques femmes volontaires avaient bien eu des époux indiens et des enfants, l’armée des Etats-Unis avait fini par attaquer le village et cette belle histoire avait fini en bain de sang.

Donc notre nouvel épisode commence juste après les combats qui ont vu la mort de nombreuses femmes et enfants, blanches comme Cheyennes. Un nouveau contingent de femmes blanches à marier a été envoyé par erreur par le gouvernement vers l’Ouest puis fait prisonnier par les Cheyennes. Aidées par les sœurs Kelly, ces femmes vont apprendre à s’intégrer à cette civilisation… Mais en pleine guerre contre l’armée américaine, difficile pour elle d’apercevoir un avenir radieux.

L’impression générale, c’est qu’on reprend ici la recette de Mille femmes blanches et on recommence : des femmes occidentales arrivent en terres sauvages, doivent apprendre de nouvelles coutumes, se rendent compte qu’elles ne sont pas si différentes des autochtones, découvrent les bons côtés de cette vie au grand air… mais aussi des aspects plus sombres de cette culture, et pour finir se heurtent à la guerre dans toute son horreur.

L’histoire est une fois de plus rédigée dans des journaux intimes. Ici l’originalité est qu’il y a deux narratrices : une des jumelles Kelly qui a survécu à l’attaque du village et qui rêve de venger la mort de ses bébés et de ses copines, et une des nouvelles arrivante, Molly.

Même si on a une petite impression de déjà vu, j’ai pris du plaisir à retourner dans cet univers. On retrouve certains personnages du premier roman en plus des sœur Kelly : Gertie la muletière, Phemie la princesse guerrière africaine… et surtout le super méchant puant à vomir, Jules Seminole, un indien à la solde des blanc. Il est sous utilisé dans cet épisode, ce qui me laisse penser qu’on le verra dans la suite de cette saga !

Et oui, Les amazones, le troisième tome de la saga, est sorti il y a peu. Une lecture pour 2020 peut-être !

« Elle est pas belle la vie ? Conseils d’un vieux schnock à de jeunes cons » de Kurt Vonnegut

Court, c’est le maître mot de mes lectures en cette fin d’année pour boucler le Challenge ABC ! C’est dommage, car ça faisait un moment que je voulais me plonger dans du Kurt Vonnegut, et j’avais en vue Le berceau du chat ou Abattoir 5
Heureusement je vais tout de même pouvoir découvrir l’auteur avec ce recueil de discours de fin d’années universitaires aux Etats-Unis.

A travers 9 discours prononcés entre 1978 et 2004, Kurt Vonnegut prodigue des conseils aux jeunes générations fraichement sorties de l’université, mais aussi aux autres (parents, professeurs…). Si je dois retenir des choses, outre son ton direct, simple et un certain sens de l’humour, ça sera son humanisme à toute épreuve. Vonnegut nous explique qu’il n’est pas religieux, mais qu’il considère Jésus Christ comme le plus grand homme ayant foulé cette terre, et le Sermon de la montagne comme la meilleure idée de l’humanité. Notre homme a un crédo, faire le bien autour de soi et ne pas suivre la loi du Talion… et surtout se réjouir de chaque bon moment de la vie, puisqu’ils ne sont pas si fréquents !  
D’un point de vu plus « opérationnel », il nous apprend aussi que les noyaux familiaux d’aujourd’hui sont trop petits (père, mère et enfants), ce qui engendrerait nos taux de divorce records… L’humain est fait pour vivre en petite tribus pour se sentir bien, et il précise, des communautés réelles et non virtuelles. D’ailleurs son aversion pour les produits numériques, qui ne servent qu’eux mêmes, comme le font aussi les grandes entreprises, me parle assez…
Bref, je pense que suivre certaines de ses leçons de vie peut être utile, comme se faire des groupes d’amis (des familles élargies) via des associations par exemple. Ou alors arrêter de penser à un bon vieux temps hypothétique : Pour Vonnegut, l’humanité a toujours pourri la Terre, est on est bien parti pour la détruire complètement… mais ça n’est pas une génération en particulier qui a enfoncé le clou (et surtout pas la sienne… à méditer).

Une bonne lecture, rapide et enrichissante !

« Rip l’endormi – La légende du Val Dormant » de Washington Irving

Histoire d’accélérer un peu mon rythme de lecture, j’ai un peu revu ma liste de livre à lire pour le Challenge ABC. A moi les nouvelles et autres histoires courtes !

Voilà comment je me retrouve à lire ce petit ouvrage de Washington Irving, premier homme de lettre des Etats-Unis, qui a vécu de près les mutations du pays entre la fin du 18ème et le début du 19ème siècle.

Rip l’endormi pourrait presque être considéré comme une histoire de science-fiction. Notre homme, Rip, vis sa vie comme il l’entend, débonnaire et un peu feignant… Mais les critiques acerbes de sa femme l’empêchent de vraiment profiter de l’existence tranquillement. Il part donc prendre l’air avec son chien et son fusil dans les bois pour échapper à son quotidien. Jusqu’au jour où il tombe sur un groupe de Hollandais vêtus à l’ancienne mode qui lui offrent une chope à boire… Lorsqu’il se réveille de cette fête improvisée, le monde a bien changé !

La légende du Val Dormant est quant à elle une nouvelle qui va parler à tous : il s’agit de l’histoire qui a inspiré Sleepy Hollow. On y retrouve Ichabod Crane sous les traits d’un instituteur de campagne, un cavalier sans tête… et une disparition étrange. Attaque de fantômes, de démons… ou simple vengeance toute humaine ?

Washington Irving est une référence dans ce qu’on pourrait appeler de l’art primitif américain, puisqu’il est le premier auteur natif américain un peu renommé. Il a une vraie fascination pour la vie des Hollandais qui ont colonisé les terres proches de l’Hudson, ainsi que pour les histoires de fantômes, les légendes indiennes… Mais ces deux histoires ont été éditées à titre posthume ! Et oui, sa passion pour l’histoire et la fiction ne lui ont pas permis d’en vivre.

Autant l’avouer, l’intrigue de ces deux récits n’est pas bouleversante et le suspense n’est pas au rendez-vous. Il est tout de même amusant de voir à quoi ressemblaient les villages et les campagnes au début du 18ème siècle, et les personnages sont plutôt bien brossés.

Bref, à lire à l’occasion, d’autant que ce petit fascicule est rapide à lire.

« Mr. Mercedes » de Stephen King

Ça faisait un petit moment que j’étais passée par là pour chronique une de mes lecture… entre la flemme de lire dans le RER en ce moment, les vacances, et quelques partenariats « bof bof » avec des des éditeurs, mon rythme de lecture a beaucoup baissé ces derniers mois.
Heureusement je peux compter sur Stephen King, cet amour littéraire depuis plus de 25 ans ! C’est pourquoi j’ai (encore) choisi un de ses roman au format audio pour avancer sur mon challenge ABC cette année. Mr. Mercedes avait de bonnes critiques sur les sites de partages littéraires ou mêmes sur Audible… ça se tente !

Dans une ville des États-Unis, Bill Hodges vient de prendre sa retraite après de bons et loyaux services dans la Police… Sa femme est partie il y a longtemps, sa fille lui donne peu de nouvelles, ses seuls amis sont des policiers encore en service. Bref, il s’ennuie, fait du gras et se questionne sur le sens de ce qu’il lui reste de vie.
Un beau jour, un grain de sable vient gripper les rouages de ses journées junk-food / TV : il reçoit une lettre, soi-disant envoyée par un des seuls criminel qu’il n’a pas arrêté : Mr. Mercedes ! Ce tordu qui quelques années auparavant a volé une Mercedes pour foncer dans une file d’attente de demandeurs d’emploi, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés.
Dans sa lettre Mr. Mercedes cherche à provoquer Bill et semble même bien le connaître. Il n’en faut pas plus pour donner à Bill l’envie de de reprendre du service « à son compte » et d’aller lui même arrêter cet assassin !

Une fois de plus je m’attaque à un roman de Stephen King qui est loin de l’horreur et du fantastique pour lequel on le connaît. Mais il n’y a pas à dire, quelque soit le genre, j’aime beaucoup sa plume et j’ai pris plaisir à suivre cette enquête policière qui a tout d’un bon thriller !
Le personnage de Mr. Mercedes est peut être une chouille caricatural, surtout dans ses relations avec sa mère, mais ça passe bien quand même… Et surtout quelles scènes gores de mort par moment ! Je n’en dirait pas plus, mais si vous lisez ce livre, je pense que vous serez aussi estomaqué que moi par la précision avec laquelle l’auteur décrit une scène d’empoisonnement. Promis, je n’utiliserai plus de mort au rat pour me débarrasser de rongeurs…

Bref une très bonne lecture ! Il ne me reste plus qu’à m’attaquer à la suite de cette saga Bill Hoges, Carnets noirs.

« Danse de mort » de Douglas Preston et Lincoln Child

Chaque année qui s’écoule me voit lire des livres pour des challenges littéraires… et chaque année est aussi l’occasion d’avancer dans la saga Pendergast, qui nous narre les enquête de ce fameux inspecteur du FBI à New-York.

Nous avions laissé Pendergast dans Le violon du Diable pour mort, en Italie…
Le lieutenant d’Agosta est revenu à New-York et il reçoit comme mission, via un courrier d’outre-tombe de son ami Aloysius Pendergast, d’enquêter sur son frère Diogène. Celui-ci aurait prévu de semer le chaos à une date bien précise… qui se trouve être dans une poignée de jours ! Diogène est aussi intelligent que son frère, sauf qu’il met au service du mal son talent. Comment d’Agosta va bien pouvoir s’en sortir tout seul ?
Surtout qu’au même moment, une série de meurtres atroces débute à New-York… Est-ce que Diogène est derrière tout cela ?

Sans vraiment spoiler… Pendergast revient très rapidement sur le devant de la scène dans ce thriller. Et oui, il n’est pas vraiment mort en Italie, mais faisait profil bas pour mieux étudier les agissement de son frère : on est rassurés !

Le personnage de Diogène, le « dark » Aloysius, apporte un petit plus à cette saga qui semble un peu s’essouffler. Pourquoi déteste-t-il à ce point son frère ? Quel est son plan machiavélique ? Et existe-t-il vraiment ou est-il une personnalité refoulée de notre inspecteur albinos favori ?
Il a tout du vrai méchant « à la Scoubidou » : il est très malin et cultivé, adore la couleur du sang, est affublé d’un physique particulier (des yeux vairons…), prend plaisir depuis l’enfance à torturer des êtres vivants, n’avait pas d’amis à l’école.
Bref, on ne fait pas dans la subtilité, mais ça reste amusant 🙂

Comme je le disait, l’histoire est un peu plate quand même… Une fois notre héros ressuscité et le méchant identifié, ça roule sans trop de surprises, si ce ne sont les péripéties du journaliste Smithback enfermé pour le protéger dans un asile, ou encore les petites surprises au musée d’Histoire Naturel (encore !).

Même si ça n’est pas un chef d’œuvre, je pense qu’on pourra se donner rendez-vous l’an prochain pour la lecture d’un nouvel opus, le septième : Le livre des trépassés (tout un programme !)

A noter que cette année ce livre permettra de remplir la lettre « Q » du challenge ABC… « Q » comme « Quatre mains » 😉