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« Raclée de Verts » de Caryl Férey

Raclée de vertsUn challenge qui se termine, le petit BAC 2014, et une dernière lecture choisie complètement au hasard… En effet, je ne suis vraiment pas dans les clous cette année en ce qui concerne les lecture de challenges… un peu à la bourre même.
Du coup, pour finir à l’heure, je me suis offert une virée chez Book Off afin de trouver un bouquin très court qui contiendrait dans son titre une couleur. Et peu importe le genre, l’auteur, les critiques… D’où Raclée de Verts !
Pour le coup, je crois que ça n’était pas une si bonne stratégie que ça :s

Michel est de l’espèce des supporters de foot… Mais pas de n’importe quelle équipe : de Saint-Etienne, sa ville, qui a fait vibrer des générations de fans de ballon rond ! Avec son chien Janvion, il suit les matchs à la télé. Et après le match, c’est l’heure de la troisième mi-temps ! Et là il s’adonne à son sport favori : le meurtre de femmes choisies dans la rue le matin même.
Mais les semaines et les crimes passants, Michel va perdre peu à peu les sens du goût, de l’odorat, du toucher… Où cela va-t-il le mener ?

Pas grand chose à dire sur ce livre décevant et chiant à lire. Je n’ai rien contre les histoires de serial-killer, mais là je n’ai pas aimé. L’histoire est sordide, pas réaliste du tout (que fait la police vu les traces que le tueur laisse ?).
Le pire je crois, c’est la métaphore filée autour du domaine du foot sur fond de lutte des classes et racisme ordinaire. Crasseux, comme le personnage… du coup on peut certainement dire que ce texte est une réussite. Mais ou est le plaisir, le suspense, l’humour… ? Zéro plaisir pour moi.

Aller, vite lu, vite fermé, vite chroniqué, vite oublié…
C’est dommage, car Caryl Férey a de l’avis général écrit quelques roman intéressants, comme Zulu, que je lirais bien à l’occasion.

Challenge petit bac 2014

« Blast, tome 4 : Pourvu que les bouddhistes se trompent » de Manu Larcenet

blast4Il n’y a pas à dire, Manu Larcenet est vraiment  un auteur phare de la BD française… peut-être mon préféré.
Le quatrième et dernier tome de sa série Blast clos parfaitement une histoire, qui n’a pas du être toujours simple à écrire et dessiner ! Mais pour la lectrice que je suis, ça a été un plaisir du début à la fin (voir mes avis sur les tomes précédents ici et ) !

Polza est toujours interrogé par les deux enquêteurs, suite à ce qu’il aurait fait à Carole.
Il leur raconte l’hiver qu’il a passé auprès de Carole et de son père Rolland, dans une ferme éloignée de tout.
Rolland est en conditionnelle et passe ses journées à faire des découpages et dessins pornographiques… il est donc tout à fait disposé à cacher son nouvel ami Polza, marginal tout juste évadé de l’hôpital ! Mais cette amitié va conduire ce gentil hurluberlu à arrêter son traitement… et devenir de plus en plus instable. Polza et Carole vont rapidement basculer dans la folie à vouloir protéger Rolland… et se protéger de ses crises !

L’avantage de ce dernier tome, c’est que Larcenet ne nous laisse pas en plan… Après la fin du récit de son voyage raconté par Polza, il arrive à amener intelligemment le point de vu des deux enquêteurs sur cette affaire, avec d’autres preuves à l’appui.
Comme il le dit si bien dans cette bande-dessinée, il faut se méfier des choses écrites, car elles ne donnent que le point de vu de celui qui tient le crayon. Un double avertissement pour nous, lecteur ? Si la vérité ne vient pas de Polza, ni des policiers… Elle doit peut être se trouver quelque part entre les deux ?

planche blast 4

Un dernier tome très réussi je trouve, tant au niveau scénario que dessins, et surtout toujours aussi puissant. J’adore le traitement expressionniste, de certaines cases, comme par exemple celle des collage de Rolland (voir ci-dessus), qui oscillent entre le trash et le ridicule. Inséré dans une planche en noir et blanc tout en ombres et lumières, c’est très surprenant !
L’histoire se clos comme il se doit, pas de déception comme c’est souvent le cas à la fin d’une saga… Mon objectif l’an prochain, relire les quatre à la suite pour voir ce que ça fait, si on voit plus de choses !

Au passage, je profite de cette lecture pour remplir l’objectif « verbe » pour le challenge Petit BAC 2014 !

Challenge petit bac 2014

« Prophecy, tome 1  » de Tetsuya Tsutsui

Prophecy tome 1Suite de mes lectures sponsorisées par La chèvre grise, avec un manga seinen que je voulais lire depuis très longtemps, Prophecy ! En 2012 on ne pouvait pas rater la sortie de ce titre à Paris : des affiches gigantesques dans les stations de métro, des extraits offerts dans les librairies… Mais bon, je n’avais pas pris le temps de l’acheter. Peur d’être déçue par cette sortie en fanfare, comme je l’ai été un peu par Doubt par exemple ?
Finalement j’ai découvert une histoire bien menée, à mi-chemin entre la SF et le thriller… De quoi m’inciter à courir dans la librairie la plus proche pour m’offrir les deux autres volumes de la série 😀

A Tokyo, pour lutter contre la cybercriminalité une section spéciale de la Police a été mise en place. Son rôle ? Traquer les criminels du Net, tels les super-téléchargeurs de logiciels et de vidéos… De vrais dangers pour les industries du loisir, mais représentant peu de risques pour la population…
Mais un jour sur un site de diffusion de vidéo, un homme au visage camouflé sous un masque en papier journal commence à faire de drôles de prédictions : il annonce les tabassages, viols, incendies… à l’encontre de citoyens qui ont fautés d’une manière ou une autre. Et le pire, c’est que le lendemain, ces prophéties se réalisent !
Qui est ce vengeur masqué à la morale plus ou moins douteuse ? Agit-il seul ? Pourquoi fait-il cela ? La section anti-cybercriminalité mettra-t-elle la main sur lui ?

Prophecy

On est plongé dans une enquête haletante, où on découvre tour à tour les avancées de la Police, puis la stratégie de Paperboy, l’homme masqué… Pour finalement découvrir les origines de son combat !
J’ai tout de suite accroché à cette histoire, qui commence par l’intervention musclée chez un geek qui télécharge illégalement des jeux vidéo. Moi qui suis farouchement contre la manière dont sont condamnés les pirates numériques de basse envergure, les lois à la Hadopi… Ça m’a tout de suite captée !
Les dessins sont vraiment pas mal et collent bien à l’histoire… Un très bon point donc.
Reste à voir comment cela va évoluer ensuite… et c’est souvent là que je commence à avoir peur :s
Mais comme je le disais plus haut, je n’ai qu’une hâte, me procurer les deux derniers tomes… Car bonne surprise, Prophecy est une série courte ! Trois épisodes, de quoi espérer que le scénario ne s’écroule pas sur lui-même en route !
Une bonne entrée pour le challenge Geek au passage, non ? 😉

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« Un Automne à River Falls » d’Alexis Aubenque

Un automne à River FallsPour commencer en beauté le challenge Petit BAC 2014, catégorie Moment / Temps, j’ai continué la série River Falls commencée il y a déjà 2 ans ! Un Automne à River Falls est le second roman de cette saga de romans policier /thriller, que je viens de terminer après le premier opus 7 jours à River Falls et le troisième Un Noël à River Falls.
Pour être tout à fait honnête je ne me souvenais pas de l’histoire des deux autres livres… Et même si j’ai passé un bon moment dans l’état de Washington avec le shérif Logan et la profileuse Hurley, je ne suis pas sûre que ce roman me laisse un souvenir impérissable !

A River Falls, en septembre, le corps d’un riche avocat est retrouvé sans vie dans sa baignoire, un sèche-cheveux à ses côtés. Un banal accident ou un suicide ? A moins qu’il s’agisse d’un meurtre comme le supposent très vite le shérif de la ville Logan, sa petite amie et profileuse du FBI Hurley et leurs équipes. Au même moment, un autres cadavre est retrouvé dans la rivière cette fois : un inconnu, roué de coup… Y aurait-il un rapport entre ces deux morts ?
Loin de tout cela, deux frères jumeaux débutent leurs études à l’université de River Falls, tout droit venus de Seattle : Kyle le beau gosse sportif, et Stuart le petit gros timide… Mais personne ne sait qu’ils sont de la même famille. Quel secret cachent-ils ?

Si le début du roman est assez classique avec son enchaînement de cadavre et une enquête semée de fausses pistes et d’embûches, le dernier quart est assez palpitant.
Le gros intérêt de ce roman est l’imbrication des deux histoires : l’enquête de Logan et de son équipe, et la vie de Kyle et de Stuart sur le campus. On se doute bien que les deux récits vont finir par se croiser, mais comment, voilà toute la question !
Les personnages principaux Logan et Hurley sont extrêmement stéréotypés, de vraies caricatures de série TV américaines ! Logan en bon shérif à la mode US est impulsif et colérique, mais est courageux et a un grand sens de la justice. Hurley est plus posée, plus maline, et voit toujours les choses sous un angle plus empathique que son conjoint… Leur histoire d’amour n’apporte pas grand chose à l’histoire de moins point de vu, si ce n’est rajouter un peu de tension dans leurs oppositions professionnelles.
Les personnages secondaires comme Kyle et Stuart m’ont bien plu… Un peu clichés aussi, mais plus sympathiques que les flics ! Stuart, le vilain petit canard est handicapé par son embonpoint et manque d’assurance. On va découvrir comment il va s’en sortir à la fac, en ralliant une fraternité, en faisant ami-ami avec la plus belle fille de l’université, en prenant ses premières cuites, … Assez mignon 😉

Un roman sympathique et pas désagréable, sans être le roman du siècle… J’ai passé un bon moment, c’est bien là le principal !

Challenge petit bac 2014

« American psycho » de Bret Easton Ellis

American PsychoJe me suis fait vraiment violence pour me replonger dans ce roman acheté à l’époque du franc (l’étiquette indiquant le prix dur la quatrième de couverture le prouve… 49,40F) et abandonné au bout de 30 pages… Presque 15 ans plus tard, après des années à me dire régulièrement qu’il faudrait bien que je lise ce monument de la littérature américaine, j’ai décidé de profiter du challenge ABC pour enfin le lire !

A 26 ans Patrick Bateman a tout du golden boy des années 80 : des costumes de grands couturiers, des cartes de visites très chics, une collections de produits de beauté anti-âges décadente, ses entrées dans tous les bars et restaurants hype de New-York, un métiers dans une entreprise cotée de Wall Street, une admiration sans borne pour Donald Trump… Sa vie n’est que luxe, luxure, entraînements au club de gym, coke, alcool, fête et un peu de travail pour la forme. Que ce soit lui ou ses amis, tout est dans l’apparence : on flambe, on ne discute surtout pas de sujets de fond… Comme pour exorciser cela, Patrick à une passion qui le dévore peu à peu : torturer et tuer.

Mon avis est assez mitigé je dois dire… Je comprend que lors de sa sortie en 1991 ce roman à fait scandale et est devenu de fait un best-seller. Mais aujourd’hui, je trouve qu’il a un peu vieillit malgré la plume élégante de son auteur.

En positif, forcément, l’écriturej’ai aimé le style de Bret Easton Ellis. Même si le concept du livre veut que ce soit répétitif, axé sur la description, parfois lourd… La plume de l’auteur rend tout ça compréhensible, et nous plonge dans la folie de son personnage de manière intelligente. Malheureusement avec la traduction on doit perdre énormément des jeux de mots et allitérations qu’on devine au détour des méandres des pensée de Patrick Bateman… De plus il est a noté de nombreuses coquilles dans cette édition du roman.
La plongé dans l’esprit pervers et complètement dérangé du héros est aussi intéressante, car sa monomanie est assez amusante à la longue. Le coup de la sueur froide devant les cartes de visites de diverses nuances de blanc est une référence en terme de blagues au boulot, une private joke entre « ceux qui connaissent » via le film ou le livre.
Le personnage en lui même, ainsi que son entourage, est encore plus écœurant que les crimes les plus outrageants de Bateman : s’amuser des larmes des clochards en leurs faisant miroiter des billet d’un dollar, traiter les femmes comme des jouets sans cervelles (et de fait, elle n’en on vraiment pas dans le livre), considérer la classe populaire comme de la merde… Une population nombriliste qu’on est bien content d’avoir disparaître ces dernières années (en tout cas on les montre moins comme des exemples de réussite).

Les petit moins… l’ennui et la monotonie, qui est je pense voulue par l’auteur. Des descriptions sans fin de ce que portent tels ou tels personnages, à coup de marques de luxe (que je ne connais pas), ou encore le portrait par le menu des fonctionnalité de la meilleure chaîne Hi-Fi… et pour tout c’est comme ça. Sur le même ton, le rapport détaillé de ses parties de jambes en l’air, suivies de séances de tortures et de meurtres. On comprend bien comme ça que Bateman est un sacré sociopathe, mais à la longue on s’emmerde un peu quand même :-/
Et puis le fait qu’il me semble très surestimé aussi ce roman. Mais cela peut venir à mon avis de plusieurs choses.
D’abord que j’ai vu le film à sa sortie au cinéma… du coup je me souvenais un peu de la fin, beaucoup plus claire que dans le livre, et du coup la chute de cette histoire tombe un peu à plat.
Et aussi parce que beaucoup de gens autour de moi font l’éloge de ce livre en mode intello fans de psycho, bardé de petit commentaires sur les scènes de cul ou les moment gores « trop dégueulasses » dont les images seraient indélébiles… Bof :s
Comme me le disait Petite Fleur, on est peut être plus insensibilisés à ce genre d’images que dans le début des années 90, après des décennies de thriller reprenant cette recette… Mais ces scènes sont assez aseptisées finalement et m’ont assez peu marquées.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai un petit arrière goût amer de déception tout de même… Je n’ai pas eu la « claque » que certains ont reçu en le lisant. Enfin au moins, cette fois, je l’ai ouvert et terminé !

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Série TV : « American Horror Story : Asylum »

american-horror-story-asylumAprès la superbe première saison d’American Horror Story je ne pouvais pas m’empêcher de remettre directement le couvert avec la seconde !
Surprise, l’univers n’est vraiment pas le même, mais on garde une grande partie des acteurs de la première saison, utilisés dans des rôles complétement différents ! Un concept vraiment pas mal, surtout que le casting est très convainquant 🙂

Dans un manoir abandonné, un couple se fait agresser par un tueur psychopathe au visage dissimulé par un masque de chair humaine… Ce fait va nous ramener aux origines de ce mal, dans les années 60….
A l’époque le bâtiment est un asile psychiatrique nommé Briarcliff, et est dirigé par des nonnes. Nous allons suivre les intrigues qui se déroulent dans ce milieu, entre les médecins, les bonnes-soeurs, les patients… et tous ceux qui gravitent autour.
En 1964 arrive à l’asile un jeune homme, Kit, qui serait un tueur spécialisé dans le dépeçage de ses victimes surnommé Bloody Face. Est-ce son âme qui hante encore aujourd’hui les lieux, ou un copycat ?

Outre son côté gothique et son atmosphère sombre, le manoir de Briarcliff recèle bien des mystères, entre ses fondations qui abrittent un souterrain vers une chaufferie qui a des air de gueule des enfers et ses bois où vivent des créatures humanoïdes mangeuses de chair humaine… Il y a de quoi avoir des sueurs froides ! Les décors ne sont vraiment pas là que pour faire joli, mais bien pour apporter des touches symboliques. C’est donc un vrai plaisir esthétique que de regarder cette série je trouve.

A cette ambiance malsaine s’ajoute des cas de kidnapping par les extra-terrestres et de possessions démoniaques, une mère supérieures sadique, des patients qui feraient rougir de jalousie la troupe de Freaks, un médecin nazi, des innocents enfermés à tort… Bref, on ne s’ennuie pas au niveau des personnages et des situations qui en découlent.

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J’ai adoré le côté horreur mélangé à celui d’un bon thriller… Dès le premier épisode on se demande qui est réellement Bloody Face, celui des années 60 et celui qui sévit de nos jour.
Ce voyage dans les années 60 est d’ailleurs très agréable, surtout vue le contexte choisi : celui des très puritains catholiques, qui s’avèrent forcément remplis de vices… Petit détail amusant, la chanson française Dominique de Soeur Sourire qui est un vrai fil rouge dans la série et qui passe rapidement du statut de comptine divertissante à celui d’un requiem glauque. D’ailleurs je ne le savait pas, mais cette chanson a réellement été numéro 1 aux USA pendant plusieurs semaine à cette époque et a même donné lieu à un film en 1966, The Singing Nun… Ben comme quoi, hein… 😉

Une excellent série, avec un univers atypique, très différente d’une saison à l’autre. J’aurai bien du mal à choisir entre Murder House et Asylum !
Je vous la conseille évidement fortement. Le gros avantage en plus c’est que vous pouvez commencer la série à partir de la seconde saison 🙂
Pour moi maintenant il faut attendre novembre prochain pour voir la troisième saison qui sera sous-titrée Coven (« réunion de sorcières »)… Tout un programme 😀

Sinon cette série me permet d’avancer dans ma carte Films et Séries du Challenge Geek ! Plus que deux badges à avoir ! 😀

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« L’Oeil de la Lune » d’Anonyme

L'oeil de la luneOpération lecture commune avec Petit Fleur, histoire de vider nos PAL en mode « équipée sauvage » ! Et avec L’Oeil de la Lune, il y a intérêt à savoir être sauvage 😀
Après Le livre sans nom, nous retrouvons dans ce second volet le Bourbon Kid et une bonne partie des habitants de Santa Mondega dans de nouvelles aventures (du moins ceux qui ne sont pas mort lors du précédent massacre du Kid).
De l’action, de l’humour et des hectolitres d’hémoglobine sont bien entendu au rendez-vous, dans ce très réjouissant roman toujours emprunt du style de Tarantino !

Santa Mondega, un an après la dernière boucherie du Bourbon Kid
Le gang de vampire « Les sales porcs », composé de 3 policiers corrompus, a en sa possession le fameux Saint-Graal, qui permettrait d’obtenir un pouvoir quasi divin : s’ils boivent dans ce calice le sang d’un humain, d’un vampire, et d’un descendant direct d’un immortel, ils obtiendront une puissance inégalable !
Mais cela ne sera pas si facile, car le dernier descendant connu des immortels n’est autre que le Bourbon Kid ! Et il n’est pas prêt de se laisser faire, entendu qu’il sème encore et toujours la mort et la désolation sur son passage…
Vampires et loups-garous sont au rendez-vous, ainsi que toute la faune habituelle de Santa Mondega : bikers, barbus, rockeurs, putes… Le barman Sanchez au mieux de sa forme, avec la reine des vampires Jessica qu’il a encore sauvé et caché. Peto le moine bouddhiste se balade avec l’Oeil de la Lune qui rend invincible, Dante est en mission d’infiltration dans un gang de vampires pour sauver sa copine Kacy… Et tout ce petit monde va finir par se recroiser !
En trame de fond, on en apprend aussi plus sur les origines du Bourbon Kid, son adolescence, son premier amour, et ce qui l’a fait devenir ce qu’il est : un assassin froid et sans pitié, à la recherche perpétuelle de vengeance !

Une lecture sympa, même si l’effet de surprise est réduit cette fois-ci… Il n’en reste pas moins que l’humour et la touche dark de l’auteur est toujours bien présente. De plus le suspense et la tension montent au fur et à mesure de la lecture ! Comment nos héros favoris vont s’en sortir ? Les ennemis du Bourbon Kid vont-ils mourir ou beaucoup souffrir et mourir ? Les nouveaux seigneurs des Enfers vont-ils réussir à obtenir l’Oeil de la Lune et le Graal ?
J’ai retrouvé les anciens personnages avec plaisir, et la plongée dans le passé du Bourbon Kid m’a beaucoup plu.
Pour tout cela, on peut mettre au même niveau le premier et le second volume de la saga du Bourbon Kid !

En parcourant ce roman, je m’aperçoit que l’univers décrit me parle assez : ça me rappelle en vrac des films que j’aime beaucoup comme Une nuit en Enfer,  Vampire Hunter D Bloodlust… Des créatures de la nuit, un background entre far-west et univers rock : c’est velu, et j’aime ça !
Bref, une lecture jubilatoire, parfaite à lire quand on a vraiment pas envie de se prendre la tête !

L’Oeil de la Lune en plus d’être un roman fort sympathique me permet de valider une entrée pour le challenge Petit BAC 2013, pour la catégorie « Partie du corps » ! C’est pas bien foutu ? 😀

Challenge Petit BAC 2013

Et si vous voulez savoir tout le bien que Petite Fleur pense de ce roman, son billet est en ligne par ici !

Série TV : « Black Mirror » Saison 1

Black Mirror saison 1Dans la suite de mon apprentissage de l’anglais par les séries, voici une série britannique courte (3 épisodes par saisons) dont je ne pouvais pas ne pas parler : Black Mirror !

Chaque épisode du triptyque de la saison peut être vu de manière indépendante : à chaque fois se sont des acteurs, lieux et univers différents.
Avec cette série qui n’est pas sans rappeler Twilight Zone, on se retrouve à mi-chemin entre dans le monde que nous connaissons et un autre beaucoup plus dérangeant… Un entre-deux monstrueux !

Le premier épisode de la saison 1 est un vrai coup de poing au politiquement correct ! Dans The National Anthem, la Princesse de la famille Royale d’Angleterre, est kidnappée, et les ravisseurs acceptent de la libérer seulement si le Premier Ministre fornique avec un cochon, filmé et diffusé sur les chaînes nationales… On va avoir comment le buzz va monter sur Internet où la vidéo de la Princesse est diffusée, comment les médias traditionnels vont se ruer sur l’info comme des mouches, comment les instituts de sondages vont avoir plus de poids sur la décision du Ministre que la morale ou les supplications de sa femme… Très dérangeant, vraiment… (et pourtant il m’en faut !)
Le second épisode 15 Million Merits présente un monde futuriste normatif, où les humains pédalent sur des vélos d’appartements devant des écrans pour gagner une monnaie virtuelle, les Merits, permettant d’acheter des items pour leurs avatars, des programmes TV pour s’occuper… ou un ticket pour un genre de X-Factor. La célébrité devient un moyen d’exister, de toucher au réel dans un monde dirigé par le virtuel… mais l’envers du décors n’est pas vraiment si rose !
Le troisième et dernier épisode s’intitule The Entire History of You. Dans un monde pas si éloigné dans le temps du notre, tous les humains se voient implanté dès leur naissance une « Graine », une sorte de puce qui leur permet d’enregistrer la totalité de leurs souvenirs, et surtout de les revoir à loisir sur leur rétine ou écrans TV grâce un un système de télécommande personnel. La tentation de vivre dans les souvenirs est grandes, ainsi que de focaliser sur des petits détails de la vie de tous les jours. On suit quelques heures de la vie d’un couple où se pose cette question : doit-on tout savoir de son conjoint ?

BlackMirrorep1

Des contes sans concessions sur notre société dirigée par les médias et les images, et où définitivement « what has been seen can’t be unseen » ! Une belle réflexion sur le droit à l’oublie et le pouvoir du virtuel, entre autres.
On en sort un peu bouleversé, parfois choqué… et on est souvent sous tension ! Le discours est plein de sens, et laisse vraiment à réfléchir !

Pour la forme, on est devant des épisodes d’une quarantaine de minutes très bien filmés, avec des castings convaincants… C’est un vrai plaisir à regarder !
Et pas besoin de les prendre dans l’ordre, il s’agit vraiment d’épisodes autonomes.
En revanche pour le niveau d’anglais c’est un peu plus difficile sans sous-titre qu’American Horror Story ! Vocabulaires spécifiques, phrasés beaucoup plus rapide… Sur le troisième j’ai mis des sous-titre histoire de ne pas être larguée :s

Une bonne série de SF qui flirte avec la dystopie … son seul défaut est peut être d’être trop courte ! Que demander de plus ?
Fans du genre, foncez ! De mon côté je vais me plonger dans la seconde saison (et dernière ?) dès que j’ai un petit moment 🙂

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Je vais profiter de ce post pour m’inscrire en plus au défi « Films et séries » du challenge Geek !
Il y a une carte à 6 slots créée par Hilde, et dispo par ici… et bien d’autres si ce challenge vous tente ! 🙂

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« Avenue des Géants » de Marc Dugain

avenue-des-geantsJe n’ai aucune idée de la manière dont j’ai bien pu entendre parler de ce livre… Tout ce que je sais, c’est que je me suis motivée à le lire pour le challenge ABC, et aussi et surtout que j’ai adoré cette lecture !
Moi qui suis passionnée d’histoire de serial-killer, et qui aime histoire qui se passent dans le Grand Ouest Américain, je suis bien servie avec Avenue des Géants ! Et pourtant, l’auteur à qui ont doit ce roman est Français ! Marc Dugain, que je découvre pour la première fois, est spécialisé dans les histoires reprenant des éléments de biographies de personnages célèbres, comme Staline ou Hoover… Dans ce roman paru en avril 2012, il s’inspire de la vie du tueur en série Edmund Kemper.

Entre une mère qui le maltraite et un père qui veut se débarrasser de lui pour refaire sa vie, Al Kenner, 15 ans, se retrouve à vivre chez ses grands-parents en Californie. Du haut de ses 2,20 mètres et de son QI supérieur à celui d’Einstein, il supporte mal l’oppression de sa famille… Malgré son aversion pour la violence, il va un jour prendre un fusil et abattre sa grand-mère qui l’étouffe, puis son grand-père pour lui éviter la peine d’un deuil. Ça n’est pas qu’il soit particulièrement empathique, mais Al à le sens pratique…
Enfermé en hôpital psychiatrique pour soigner sa supposée schizophrénie, il va collaborer avec les médecins, profiter de ce temps pour comprendre ses pulsions et rêves de décapitations, et étudier la psychologie. Au bout de 5 ans il ressort libre, en plein dans l’époque du Flower Power et de la guerre du Vietnam
Va-t’il oser revoir ses parents ? Pour lui une nouvelle vie est-elle possible ? Lui et la société peuvent-ils oublier et pardonner le fait qu’il a brisé le tabou du meurtre, à une époque où la mort est rationalisée par les guerres ?

Je me suis trouvée aspirée par ce roman qui est vraiment bien écrit, passionnant, et qui passe comme du velours malgré l’horreur de la vie d’Al Kenner.
La comparaison avec le serial-killer de La cache du Diable que j’ai fini il y a quelques jours est frappante, même si Vassago et Al ont la même pathologie : schizophrénie, sociopathie, manque d’empathie… Le portrait de Al en tant que tueur en série est crédible, réaliste… Vassago à côté en prend un coup avec son traitement symbolique. Al fait vraiment « humain« , avec un je ne sais quoi qui le met en décalage : son manque d’empathie empêche réellement tout attachement ou projection pour moi, sans pour autant l’avoir en aversion comme qu’est Vassago.
L’idée de l’héritage du mal est une des idées qui forme la trame de fond du roman, et construit le personnage d’Al. Ce qui fait qu’il est ce qu’il est vient de multiples facteurs : sa famille jusqu’à des générations avant lui, la nature humaine pervertie à la base,… La psychologie est un peu l’excuse qui le conforte à tuer, comme d’autres choisissent d’écouter la voix d’un démon dans leur tête…

La manière dont l’histoire s’articule ménage le suspense jusqu’au bout : on suit à la fois l’histoire « chronologique » des 15 ans d’Al jusqu’à ses 20 et quelques années… et en parallèle ses rencontres en prison au parloir avec Susan, alors qu’il a 50 ans. Celle-ci lui apporte des romans à lire et dicter pour les aveugles, pour des maisons d’édition.
Même si on se doute bien qu’il a fait quelque chose de terrible pour finir en prison et surtout y rester si longtemps, on espère pendant tout son récit qu’il ne passera pas à l’acte qui le démange… même si tous les indices qui jalonne son histoire nous font penser le contraire.

coup de coeurUne super découverte et un coup de cœur ! Je le conseille vivement, pour la bonne surprise que j’ai eu en le lisant… Un roman récent et français, rien ne me laisser envisager que j’allais autant aimer cette lecture 🙂

 

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« Le grenier des Enfers » de Douglas Preston & Lincoln Child

Le grenier des EnfersAprès Relic, nous retrouvons l’inspecteur Pendergast dans ce second tome de ses aventures, paru en 1997… Car on peut bien parler ici d’aventure et non uniquement d’enquête, qui mêlent action et fantastique !
Si ce roman m’a paru un peu moins bon que Relic ou les Croassements de la nuit, il est tout de même agréable de retrouver les personnages rencontrés précédemment : Margo Green la chercheuse en biologie, le Dr Frock son mentor, William Smithback le journaliste fouineur, Vincent D’Agosta le lieutenant de la police de New-York et bien sur le dandy warholien, l’agent du FBI Pendergast !
Et en plus il va me permettre de réaliser une étape dans le challenge Petit BAC 2013 : le lieu 🙂

Un an et demi après l’affaire de la Bête du Musée d’Histoire Naturelle de New-York, les protagonistes de l’affaire tentent encore d’oublier l’horreur de la confrontation avec le  Mbwun, créature mi-homme mi-lézard à la puissance et à l’appétit pour les cerveaux colossaux…
Mais les deux cadavres décapités repêché dans l’Hudson River vont raviver ces souvenirs à Vincent D’Agosta, chargé de l’affaire : ces corps aurait été dévorés, et les têtes découpées au couteau ! Et d’après l’agent Hayward, les crimes de ce type sur les SDF du coin deviennent un peu trop habituels ces derniers temps. Un serial killer ?
Aidé par Margo et le Dr Frock comme experts scientifiques, il va tenter de déterminer ce qui a bien pu se passer. Malheureusement, le pire semble bien poindre le bout de son nez…

On prend les même et on recommence… mais dans les égouts de New-York cette fois !
J’ai été un peu déçue de voir réapparaître le spectre du Mbwun… J’avais envie de nouveauté en terme de monstre ! Mais il faut dire que quelques questions restaient en suspend à la fin du premier volume, dont une de taille : Kawakita le collègue de Margo avait récupéré la plante qui permet de créer le Mbwun et commençait à la vendre comme une drogue… On imaginait bien les impacts que cela pourrait avoir !
Mais bon, les fin ouvertes comme cela ne me gênent pas, surtout dans les romans fantastiques ou SF. Ici l’auteur nous donne sa réponse, qui est finalement celle à laquelle on pouvait s’attendre : Kawakita a créé un gros bordel !

Un des intérêts de ce roman a été de me faire découvrir un univers que je ne soupçonnais pas : celui qui est sous nos pieds ! Entre les lignes de métro, les égouts, les canalisations, grottes… c’est des dizaines d’étages qui se trouvent dans les sous-sols de nos villes ! Ici le focus est donnés aux espaces abandonnés, oubliés… colonisés par différents groupes d’humains. Parias, drogués, clochards, SDF, criminels en cavale… Se sont des centaines de personnes qui vivent dans ces lieux dans le roman, organisés en micro-sociétés, amie ou ennemies  chacune ayant ses motivations propres. Pas besoin d’aller en Amazonie pour vivre une aventure dans des groupes tribaux ! Et ça Pendergast le teste en allant enquêter au sein de ces groupes ! Dégustation de rat rôti et de gros rouge en perspective !

Si le récit est bourré d’action, de surprises et tout, j’ai été aussi un peu frustrée de deviner assez tôt la fin du livre… enfin du moins le « coup de théâtre » du dernier chapitre. Trop habitué aux livres, séries TV ou film du genre ?
Mais bon, rien de bien méchant, j’ai quand même pris du plaisir à lire ce livre ! Et je vais continuer rapidement je pense avec le troisième livre de la série : La chambre des curiosités. Tout un programme !

Challenge Petit BAC 2013