Mots-clé : thriller

« Carnets noirs » de Stephen King

Quand j’avais découvert après ma très bonne lecture de M. Mercedes que ce roman faisait partie d’une saga, j’avais tout de suite mis Carnets noirs dans ma wish-list… et forcément dans ma liste pour le challenge ABC ! Il n’y a pas à dire, Stephen King est très bon dans le domaine fantastiques et horreur…. Mais il excelle aussi dans l’écriture de thrillers !

Dans les années 70, Morris Bellamy, fan inconditionnel de la trilogie de romans Le coureur assassine son auteur, John Rothstein. Il n’a pas digéré que l’écrivain transforme son héro Jimmy Gold en un américain moyen et rangé après des années d’aventure. Il lui vole au passage une belle somme d’argent, et surtout, tout un lot de carnets noirs, où John Rothstein continuait à écrire.
Mais Morris n’a pas le temps de regarder si Jimmy Gold reprend vie dans ces carnets : il doit les cacher en attendant que l’affaire du meurtre se tasse… Il les enterre donc avec l’argent dans une vieille malle, dans un terrain vague derrière chez lui. Mais le soir même Morris se fait arrêter pour viol avec violence et prend perpet’… Ses précieux carnets sont perdus à jamais. Ou pas !
Fin des années 2000, le tueur fou à la Mercedes a fait une hécatombe dans une file d’attente du marché de l’emploi dans le Midwest. Le père de la famille Saubers est gravement blessé en plus d’être au chômage. Les choses vont de mal en pis pour les Saubers : les problèmes d’argent et de santé du père enveniment la relation du couple, et leurs deux enfants Peter et Tina se retrouvent au milieu de leurs interminables disputes. Jusqu’au jour où Peter découvre derrière chez lui une étrange malle… et beaucoup d’argent dedans !
Mais en mettant la main sur les dollars et les carnets de Rothstein Peter va réveiller un monstre… Morris Bellamy.

En lisant cette longue introduction on se demande à quel moment notre flic à la retraite favori, Bill Hodges, va pointer le bout de son nez… Ne vous inquiétez pas, on le voit un peu avec Holly qui travaille maintenant avec lui, et Jerome Robinson revenu de la fac pour les aider.
Mais le gros du roman se passe entre le foyer des Saubers, et plus particulièrement avec Peter qui est le vrai héro de ce récit. Son antagoniste n’est pas laissé de côté non plus, car une bonne partir du récit se déroule avec Morris Bellamy. On est plus dans une sorte de spin off finalement que dans une suite.
Comme toujours avec Stephen King on est vite mis dans le bain et on s’accroche vite aux personnages, qu’ils soient gentils ou malfaisants. Morris Bellamy, aussi sombre qu’il puisse être, n’est finalement pas si détestable. Un mec qui aime autant les livres, comment le haïr totalement ? C’est une sorte de monstre cohérent, en somme…
De plus on a un petit côté Frodon et Gollum dans le couple Peter et Morris : Peter est fou de l’œuvre de Rothstein tout comme Morris…Qu’est ce qui les différencie ? Jusqu’où Peter aurait pu aller si le destin lui avait proposé d’autres routes ? Et si Morris n’avait pas été emprisonné, serait-il revenu sur le droit chemin ? On a de quoi réfléchir sur le libre arbitre, le sens moral et tout cela…
Chose intéressant ici, la mise en abyme du statut d’écrivain et sa relation à son œuvre (ici Rothstein et Le coureur) et la manière dont celle-ci vit dans le regard des lecteurs. Une fois un personnage comme Jimmy Gold approprié par ses fans, l’auteur en perd d’une certaine manière son droit de vie ou de mort dessus. D’où l’exécution de Rothstein par Bellamy. Je suppose que c’est un peu du vécu pour un auteur comme Stephen King…

Une suite de qualité égale à M. Mercedes pour moi. Gros avantage, c’est qu’il peut se lire indépendamment du premier, car on revient assez peu dessus… J’ai hâte de lire la suite, Fin de ronde, car la fin de Carnets noirs laisse présager un changement de cap et de genre. Est-ce que le paranormal commencerait à poindre ?

« L’usurpateur » de Jörn Lier Horst

Je persiste dans ma lecture de romans policiers et thriller ! Depuis quelques mois j’ai l’impression de ne plus lire que ça… et ça n’est pas pour me déplaire. Donc pour le partenariat Folio de janvier j’ai jeté mon dévolu sur ce thriller norvégien. C’est bien connu, les auteur de pays du Nord ont un talent sans pareil pour faire frémir !

En Norvège, juste avant Noël, l’inspecteur William Wisting et sa fille Line, journaliste à VG se retrouvent dans la maison familiale… Mais ce n’est pas forcément pour passer sereinement les fêtes. William se retrouve sur une affaire de mort suspecte : un cadavre datant de plusieurs mois est retrouvé sous un sapin dans une ferme. Line quant à elle prépare un article sur un voisin de son père, découvert mort chez lui depuis plusieurs mois.
Tous deux vont être plongés dans le passé des deux morts et essayer de démêler les véritables raisons de leur décès.  

Comme vous devez vous en douter, les deux affaires finissent par se rejoindre. C’est ce qu’on attend dès les premières pages de ce roman. Reste à savoir comment et pourquoi !
Niveau style, les chapitres sont courts et l’écriture très simple et directe. A tel point que je pensais les premières pages me trouver devant un banal roman de gare… de plus les personnages n’étaient pas là pour aider : le flic, la journaliste, le duo classique qu’on voit dans ce type de récit. Je me demandais même pourquoi ce livre avait été primé comme meilleur roman policier.
Mais plus j’avançais, plus j’étais prise par l’histoire ! Je ne pouvais plus m’arrêter ! Des indices laissés ici et là m’ont fait envisager plusieurs hypothèses… Mais en bon écrivain, l’auteur nous fait une dernière petite surprise et révèle la vérité que dans les dernières pages.
Contrairement à d’autres auteurs Scandinaves, comme Jo Nesbo ou Arnaldur Indridason, l’histoire se déroule dans une petite ville de Norvège. Rien à voir avec les capitales Oslo ou Reykjavik. De la neige, des petites fermes, la forêt… tout cela est bien reposant. Et surtout on ressent bien la solitude qui peut vite prendre possession de ses habitants.

Une bonne lecture donc pour la lettre H du Challenge ABC, qui me donne envie de découvrir ses précédents romans.

« La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Difficile de passer à côté de ce livre, j’ai eu l’impression de le voir partout ces dernières années… Mais je me méfie toujours des best-sellers, surtout quand ils finissent en série TV sur TF1, comme c’est le cas avec ce roman.
Mais bon, challenge ABC aidant et un crédit Audible en poche, je ne pouvais pas résister trop longtemps !

Marcus Goldman est un écrivain a succès : il a écrit un grand roman qui est vite devenu un best-seller. A lui le grand train de vie à New-York, les petites amies branchées, les fêtes où il ne connaît pas le quart des invités… Mais son livre est sorti depuis plusieurs mois et il n’a toujours pas écrit une ligne de son nouveau roman. Et pour cause, il n’arrive vraiment pas à s’y mettre… Marcus a la maladie des écrivains, l’angoisse de la page blanche.
Une seule solution pour s’en sortir : retourner dans le New Hampshire chez son ami et ancien professeur de lettre, Harry Quebert. Lui qui a écrit un des plus beau roman américain va certainement pouvoir l’aider…
Mais les choses ne vont pas se dérouler aussi simplement.
Lors de travaux dans le jardin de la maison d’Harry, le squelette d’une jeune femme est déterré… accompagnée du manuscrit du fameux roman de l’auteur ! Nola… Cette jeune femme dont Harry a été amoureux en 1975… et surtout une jeune femme de 15 ans ! Ce qui fait de lui un assassin doublé d’un pédophile ! L’Amérique toute entière à la nausée…
Marcus n’a plus qu’une idée en tête, aider son ami Harry à prouver son innocence… et pourquoi pas écrire un livre par la même occasion ?

Cette histoire à la base très classique, celle d’un écrivain jouant le rôle d’un enquêteur, fonctionne ici très bien. Les révélations sont incessantes et jusqu’à la fin on découvre de nouvelles pistes et de nouveaux rebondissements surgissent de partout. Ce patchwork va finir par nous faire entrevoir ce qu’il s’est passé réellement cet été de 1975, entre Harry, Nola et toute la petite ville d’Aurora. On ne s’ennuie pas une seconde !
La plume de l’auteur est accessible, directe, mais pourtant retranscrit bien l’ambiance de ce mignon petit village du New Hampshire.

Côté personnages nous avons toute une ribambelle de citoyens de la ville, assez caricaturaux parfois, mais finalement très efficaces, Marcus Goldman en tête ! Avec sa mère juive très envahissante et culpabilisante, on a touché le pompon !
La serveuse de café amoureuse de l’écrivain célèbre, qui ne voit pas que le jeune policier un peu gauche l’aime secrètement depuis le lycée ; le milliardaire mystérieux qui a à sa solde une gueule cassée qui effraye le canton ; le mari dominé par sa femme très autoritaire… On ne manque pas d’anecdotes et de petites histoires au milieu du récit principal.

Une très bonne lecture, je ne regrette pas de m’être laissée tentée par cette couverture si souvent aperçue aux détours des rayonnages des librairies ou des sites Web spécialisé !   

Et une lettre de plus pour le challenge ABC, pour la lettre D !

« Le livre des trépassés » de Douglas Preston et Lincoln Child

Nouvelle année de challenge ABC, nouveau rendez-vous avec l’inspecteur Pendergast ! J’en suis déjà au 7ème tome de cette saga qui fleure bon le thriller flirtant avec le fantastique. Allez ! Plus que 11 pour en voir le bout !

Lors du dernier épisode, Danse de mort, l’inspecteur Aloysius Pendergast a été accusé du meurtre de son frère Diogène et se retrouve donc dans une cellule dans une prison de haute sécurité.
Il ne va donc pas falloir compter sur lui pour résoudre le nouveau mystère du Musée d’Histoire Naturelle de New-York. Grâce au financement d’un généreux donateur et afin de redorer son image, le directeur a décidé de faire réouvrir la salle de la tombe égyptienne de Senef et d’organiser une prestigieuse exposition. De nombreuses histoires de malédictions circulent depuis des siècles autour de cette momie, qui a presque été oubliée au fin fond d’une zone scellée dans les sous sols du musée.
Deux des personnes travaillant sur le projet sombrent dans la folie… La malédiction des dieux antiques ? Ou encore un coup de Diogène ?
Seul Pendergast pourrait résoudre cette affaire… mais avant cela il faudra le sortir de prison !

Un épisode assez classique de la série, qui nous permet d’avoir un petit « Prison Break » assez sympathique. Mais le clou du spectacle vient de la réponse à une question qu’on se pose depuis deux romans : pourquoi Diogène hait tant Aloysius ? Et bien on a enfin la réponse !

Au final, pas une lecture transcendantale, mais les heures de lecture audio passent rapidement. Et puis Diogène est tellement machiavélique que c’est un plaisir de découvrir ses sales tours. Un vrai roman de gare de RER 😉

Rendez-vous l’année prochaine pour la suite… une petite surprise à la fin de cet épisode donne très envie de découvrir Croisière Maudite !

« Papillon de nuit » de R. J. Ellory

Ça faisait un petit moment que je me disais que je devrais me replonger dans un roman d’Ellory, que je n’avais pas relu depuis 2015. Il ne me fallait pas plus que le challenge ABC pour retenter l’aventure avec un livre audio… il fallait juste que je choisisse un titre. Et ça sera Papillon de nuit, dont le thème, celui de la peine de mort aux USA m’attirait, bizarrement.

Daniel Ford est dans le couloir de la mort dans une prison des Etats-Unis, au début des années 80. A quelques semaines de son exécution, un prêtre vient recueillir chaque semaine ses dernières paroles et pensées. En replongeant dans sa mémoire, Dany refait le point sur les événements qu’il l’ont conduit ici. Tout commence avec son amitié depuis l’enfance avec un jeune noir, Nathan, dans les années 60. À cette époque, le pays est en pleine mutation et surtout en pleine crise. La guerre du Viet-Nam, l’assassinat des Kennedy, celui de Luther King, les hippies, l’essor du KKK, la course aux étoiles… Pendant toute cette période, Nathan et Dany ont toujours été la l’un pour l’autre. Mais comment se fait-il que Daniel ait été condamné pour la mort de celui-ci ?

Quelle bonne idée que d’avoir choisi cet auteur pour la lettre E du challenge ABC ! Ce récit est complexe, plein de suspense, d’humanité… bref, une belle lecture !

L’introspection de Daniel nous délivre une histoire très intime… Et surtout le talent de l’auteur fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde malgré ce type de témoignage à la première personne. On apprend progressivement qui Daniel a tué et on se demande jusqu’au bout s’il l’a vraiment fait ou non… car si on apprécie notre héros, on sent le poids de la culpabilité sur ses épaules et on se demande s’il est vraiment tout blanc. Mais comme à chaque fois avec Ellory, le monde est plein de nuances ! Il en va de même pour les personnages qui gravitent autour de Daniel et Nathan : les petites amies de jeunesse de Dany, leurs parents, Eva leur ami et grand mère de cœur qui a un terrible secret… Le seul personnage sombre et maléfique est un des gardiens de prison, à qui on ne peut pas trouver d’excuse. Il en faut bien un…

Donc un très bonne lecture, qui se trouve être le premier roman publié de Ellory en 2003 ! Cette expérience me donne vraiment envie de lire plus de roman de cet auteur dans les années à venir… et vue la quantité de livres qu’il a sorti, j’ai du boulot 😉

« La soif » de Jo Nesbö

Double combo pour cette lecture : une nouvelles entrée pour le challenge ABC sur une lettre pas toujours évidente à trouver (bizarrement je galère souvent pour le N) et une nouvelles découverte dans le cadre du partenariat avec Folio.
Et oui, je ne connaissais pas cet auteur et sa saga à priori ultra connue des aventures de l’inspecteur Harry HoleLa soif est déjà le 11ème opus de la série !

À Oslo, une femme a été tuée chez elle, mordue à mort par son rendez-vous Tinder qui a pris la fuite… Ça pourrait presque être anecdotique si
quelques jours plus tard une seconde victime n’avait été retrouvée assassinée avec le même mode opératoire. La police d’Oslo piétine… Et s’ils faisaient appel à leur ancien inspecteur vedette, aujourd’hui « à la retraite », Harry Hole ?
Harry va donc créer une cellule d’enquête indépendante de celle de la Police, ayant plus de liberté pour explorer des pistes hors des sentiers battus… et en toute discrétion. Mais le temps presse, car une troisième victime entre la vie et la mort vient d’être découverte… Et le style de l’assassin a quelque chose qui rappelle de vieux et mauvais souvenirs a Harry.

Une lecture très intéressante, même si j’ai eu du mal au début a me plonger intégralement dedans, à coup de lecture de 15mn dans le métro. Le style nordique peut-être ? Quelques voyages en train de plusieurs heures m’ont permis de bien m’y mettre et à partir de là ça démarre. Je ne pouvais plus lâcher ce roman !
J’ai apprécié cette histoire glauque où la psychologie est reine, bien en raccord avec notre digital way of life. Les personnages sont intrigants, que ce soit du côté des gentils que de celui des méchants. Je regrette juste de ne pas les avoir suivi dans des épisodes précédents de la série ! Du coup je profites moins à mon avis…
L’enquête est bien menée et quelques rebondissements que je n’avais pas anticipés pimentent les chapitres du début à la fin.

Que demander de plus à un roman policier mâtiné de thriller sombre ? Bref, pour l’an prochain il faut absolument que je me note de lire les autres romans de cette saga… et peut-être commencer par le premier, L’homme Chauve-Souris.

« Les yeux » de Slimane-Baptiste Berhoun

Et je continue sur ma lancée de lectures audios pour avancer dans cet interminable Challenge ABC… Plus que 11 lecture en 2 mois et demi. On y croit !
Pour cette lecture je me suis laissée inspirée par les propositions d’Audible. Les yeux était pas trop mal noté, et surtout bien vu pour la qualité de la narration. Un livre lu par son auteur, ça ne se refuse pas !

Juste après la Seconde Guerre Mondiale, quelque part dans le Berry… Une voiture de police s’éloigne d’une scène sanglante, le suicide d’un aliéné à l’hôpital de l’Orme. Ca n’est pas le premier à mettre fin à ses jour, ni le dernier.
C’est dans cet asile que le professeur Lacan envoi son élève, Lucie, étudier un cas rare de prosopagnosie. Cette maladie empêche les personnes qui en souffrent de reconnaître les visages… et en résolvant le mystère de cette pathologie, Lucie espère pouvoir clore une affaire de meurtre.
Mais avant de pouvoir étudier ce malade, Lucie va devoir faire face aux patients de l’Orme et surtout à son équipe médicale… et plus particulièrement le chirurgien en chef Valmont, qui voir d’un mauvais œil l’arrivée de cette étudiante. Quel secret veut-il cacher ?
Heureusement Lucie va trouver de l’aide auprès du pharmacien Gauthier… ensemble ils vont pouvoir enquêter sur les morts mystérieuses qui entourent l’Orme.

Je ne connaissais pas l’auteur avant de rédiger cet article, mais je sentais bien le côté « scénario » de jeu de rôle ou de série TV derrière cette plume… Et en effet, pour ceux qui l’ignorent, Slimane-Baptiste Berhoun est surtout connu pour ses web-séries et ses qualités de réalisateur / scénariste.
Les scènes s’enchainent avec logique, l’univers angoissant est bien retranscrit et la palette de personnage est marquante.

Côté récit, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie. Pas de répit, on est embarqué dans un thriller haletant. On a peur pour Lucie, on a de l’empathie pour ce pauvre Gauthier, on déteste franchement Valmont,… Et surtout on se demande qui est le tueur fou qui terrorise les patient de cet hôpital !
La seconde partie est plus chaotique. On vire vraiment dans le fantastique et j’ai nettement moins accroché à cette histoire de monstre impalpable aux yeux qui tuent. Bon, ça reste quand même agréable car l’auteur arrive encore à nous embarquer… mais quand même, petite déception.
Certains rebondissements sont attendus et arrivent effectivement, certaines conjonctures qu’on peut imaginer sont fausses… mais en tout cas, je ne m’attendais pas à la chute !

Si je trouve la galerie des personnages de l’asile plutôt pas mal (La Mo qui est un pensionnaire qui se prend pour sa femme décédée, un dont j’ai oublié le nom qui se croit résident dans un grand hôtel…), j’ai été moins convaincue par la psychologie des personnages. Il manque quelque chose, mais ne saurais dire quoi… peut-être de la profondeur ?

En revanche il y a un détail qui m’a embêté au niveau technique : avoir une si bonne prestation de lecture par l’auteur pour avoir un montage qui n’est pas parfait… il y a à plusieurs reprises des répétitions de phrases, c’est vraiment perturbant quand on est à fond dans l’action !

Bref, une lecture pas désagréable pour cette lettre B du challenge ABC !

« Mr. Mercedes » de Stephen King

Ça faisait un petit moment que j’étais passée par là pour chronique une de mes lecture… entre la flemme de lire dans le RER en ce moment, les vacances, et quelques partenariats « bof bof » avec des des éditeurs, mon rythme de lecture a beaucoup baissé ces derniers mois.
Heureusement je peux compter sur Stephen King, cet amour littéraire depuis plus de 25 ans ! C’est pourquoi j’ai (encore) choisi un de ses roman au format audio pour avancer sur mon challenge ABC cette année. Mr. Mercedes avait de bonnes critiques sur les sites de partages littéraires ou mêmes sur Audible… ça se tente !

Dans une ville des États-Unis, Bill Hodges vient de prendre sa retraite après de bons et loyaux services dans la Police… Sa femme est partie il y a longtemps, sa fille lui donne peu de nouvelles, ses seuls amis sont des policiers encore en service. Bref, il s’ennuie, fait du gras et se questionne sur le sens de ce qu’il lui reste de vie.
Un beau jour, un grain de sable vient gripper les rouages de ses journées junk-food / TV : il reçoit une lettre, soi-disant envoyée par un des seuls criminel qu’il n’a pas arrêté : Mr. Mercedes ! Ce tordu qui quelques années auparavant a volé une Mercedes pour foncer dans une file d’attente de demandeurs d’emploi, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés.
Dans sa lettre Mr. Mercedes cherche à provoquer Bill et semble même bien le connaître. Il n’en faut pas plus pour donner à Bill l’envie de de reprendre du service « à son compte » et d’aller lui même arrêter cet assassin !

Une fois de plus je m’attaque à un roman de Stephen King qui est loin de l’horreur et du fantastique pour lequel on le connaît. Mais il n’y a pas à dire, quelque soit le genre, j’aime beaucoup sa plume et j’ai pris plaisir à suivre cette enquête policière qui a tout d’un bon thriller !
Le personnage de Mr. Mercedes est peut être une chouille caricatural, surtout dans ses relations avec sa mère, mais ça passe bien quand même… Et surtout quelles scènes gores de mort par moment ! Je n’en dirait pas plus, mais si vous lisez ce livre, je pense que vous serez aussi estomaqué que moi par la précision avec laquelle l’auteur décrit une scène d’empoisonnement. Promis, je n’utiliserai plus de mort au rat pour me débarrasser de rongeurs…

Bref une très bonne lecture ! Il ne me reste plus qu’à m’attaquer à la suite de cette saga Bill Hoges, Carnets noirs.

« Danse de mort » de Douglas Preston et Lincoln Child

Chaque année qui s’écoule me voit lire des livres pour des challenges littéraires… et chaque année est aussi l’occasion d’avancer dans la saga Pendergast, qui nous narre les enquête de ce fameux inspecteur du FBI à New-York.

Nous avions laissé Pendergast dans Le violon du Diable pour mort, en Italie…
Le lieutenant d’Agosta est revenu à New-York et il reçoit comme mission, via un courrier d’outre-tombe de son ami Aloysius Pendergast, d’enquêter sur son frère Diogène. Celui-ci aurait prévu de semer le chaos à une date bien précise… qui se trouve être dans une poignée de jours ! Diogène est aussi intelligent que son frère, sauf qu’il met au service du mal son talent. Comment d’Agosta va bien pouvoir s’en sortir tout seul ?
Surtout qu’au même moment, une série de meurtres atroces débute à New-York… Est-ce que Diogène est derrière tout cela ?

Sans vraiment spoiler… Pendergast revient très rapidement sur le devant de la scène dans ce thriller. Et oui, il n’est pas vraiment mort en Italie, mais faisait profil bas pour mieux étudier les agissement de son frère : on est rassurés !

Le personnage de Diogène, le « dark » Aloysius, apporte un petit plus à cette saga qui semble un peu s’essouffler. Pourquoi déteste-t-il à ce point son frère ? Quel est son plan machiavélique ? Et existe-t-il vraiment ou est-il une personnalité refoulée de notre inspecteur albinos favori ?
Il a tout du vrai méchant « à la Scoubidou » : il est très malin et cultivé, adore la couleur du sang, est affublé d’un physique particulier (des yeux vairons…), prend plaisir depuis l’enfance à torturer des êtres vivants, n’avait pas d’amis à l’école.
Bref, on ne fait pas dans la subtilité, mais ça reste amusant 🙂

Comme je le disait, l’histoire est un peu plate quand même… Une fois notre héros ressuscité et le méchant identifié, ça roule sans trop de surprises, si ce ne sont les péripéties du journaliste Smithback enfermé pour le protéger dans un asile, ou encore les petites surprises au musée d’Histoire Naturel (encore !).

Même si ça n’est pas un chef d’œuvre, je pense qu’on pourra se donner rendez-vous l’an prochain pour la lecture d’un nouvel opus, le septième : Le livre des trépassés (tout un programme !)

A noter que cette année ce livre permettra de remplir la lettre « Q » du challenge ABC… « Q » comme « Quatre mains » 😉

« Passager 23 » de Sebastian Fitzek

Ces deux derniers mois de lecture de l’année ont l’allure d’un sprint, pour finir le challenge ABC avant le 31 décembre. L’optimisation est de mise pour passer la ligne d’arrivée avec toutes les lettres validée : lecture audio, choix de livres courts, changement d’auteurs…

C’est comme cela que j’en suis arrivée à lire Passager 23 : un livre audio court, dont l’auteur correspond à une lettre manquante dans le challenge, et qui n’était pas trop mal noté. Banco !

L’enquêteur Martin Schwartz est un drôle de personnage. Sur la brèche, il n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour résoudre des enquêtes et infiltrer les milieux les plus sordides. Mais qu’on ne se trompe pas, ça n’est pas une marque de courage, mais de profonde dépression. Depuis que sa femme s’est suicidée en emportant son jeune fils en se jetant dans l’océan lors d’une croisière, Martin a perdu le goût de la vie.
Quand on l’invite sur le bateau où sa famille est morte pour lui délivrer des informations sur ce drame, il n’hésite pas un instant ! Les preuves retrouvées vont dans le sens de ce qu’il pensait : sa femme ne s’est pas suicidée, et elle n’aurait pas assassiné son fils ! Peut-être est il encore en vie ? Mais pour cela il devra faire entendre raison à l’équipage et au capitaine du bateau. 
Difficile, car cette fois la preuve est la personne d’une petite fille considérée disparue en mer, réapparue comme par enchantement

Ce livre audio a été très plaisant à écouter. Simple, dynamique, et sordide comme il faut… pour un thriller efficace. Un vrai page-turner ! Comme les commentaires le laisser présager, la fin et ses multiples rebondissements n’est pas à la hauteur des 95% du roman, c’est dommage mais pas réellement gênant.

Les thèmes apparaissant dans le l’œuvre sont originaux : c’est la première fois que je lis un thriller se déroulant sur un bateau de croisière, qui est pourtant un très bon lieu pour un huis clos de roman noir ! On y traite aussi de la pédophilie des mères sur leurs enfants. Je vous avais dit que c’était glauque !

Voilà donc on livre très sympa pour les transports en commun, bien lu en plus. A découvrir pour les amateurs du genre !