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« La soif » de Jo Nesbö

Double combo pour cette lecture : une nouvelles entrée pour le challenge ABC sur une lettre pas toujours évidente à trouver (bizarrement je galère souvent pour le N) et une nouvelles découverte dans le cadre du partenariat avec Folio.
Et oui, je ne connaissais pas cet auteur et sa saga à priori ultra connue des aventures de l’inspecteur Harry HoleLa soif est déjà le 11ème opus de la série !

À Oslo, une femme a été tuée chez elle, mordue à mort par son rendez-vous Tinder qui a pris la fuite… Ça pourrait presque être anecdotique si
quelques jours plus tard une seconde victime n’avait été retrouvée assassinée avec le même mode opératoire. La police d’Oslo piétine… Et s’ils faisaient appel à leur ancien inspecteur vedette, aujourd’hui « à la retraite », Harry Hole ?
Harry va donc créer une cellule d’enquête indépendante de celle de la Police, ayant plus de liberté pour explorer des pistes hors des sentiers battus… et en toute discrétion. Mais le temps presse, car une troisième victime entre la vie et la mort vient d’être découverte… Et le style de l’assassin a quelque chose qui rappelle de vieux et mauvais souvenirs a Harry.

Une lecture très intéressante, même si j’ai eu du mal au début a me plonger intégralement dedans, à coup de lecture de 15mn dans le métro. Le style nordique peut-être ? Quelques voyages en train de plusieurs heures m’ont permis de bien m’y mettre et à partir de là ça démarre. Je ne pouvais plus lâcher ce roman !
J’ai apprécié cette histoire glauque où la psychologie est reine, bien en raccord avec notre digital way of life. Les personnages sont intrigants, que ce soit du côté des gentils que de celui des méchants. Je regrette juste de ne pas les avoir suivi dans des épisodes précédents de la série ! Du coup je profites moins à mon avis…
L’enquête est bien menée et quelques rebondissements que je n’avais pas anticipés pimentent les chapitres du début à la fin.

Que demander de plus à un roman policier mâtiné de thriller sombre ? Bref, pour l’an prochain il faut absolument que je me note de lire les autres romans de cette saga… et peut-être commencer par le premier, L’homme Chauve-Souris.

« Les yeux » de Slimane-Baptiste Berhoun

Et je continue sur ma lancée de lectures audios pour avancer dans cet interminable Challenge ABC… Plus que 11 lecture en 2 mois et demi. On y croit !
Pour cette lecture je me suis laissée inspirée par les propositions d’Audible. Les yeux était pas trop mal noté, et surtout bien vu pour la qualité de la narration. Un livre lu par son auteur, ça ne se refuse pas !

Juste après la Seconde Guerre Mondiale, quelque part dans le Berry… Une voiture de police s’éloigne d’une scène sanglante, le suicide d’un aliéné à l’hôpital de l’Orme. Ca n’est pas le premier à mettre fin à ses jour, ni le dernier.
C’est dans cet asile que le professeur Lacan envoi son élève, Lucie, étudier un cas rare de prosopagnosie. Cette maladie empêche les personnes qui en souffrent de reconnaître les visages… et en résolvant le mystère de cette pathologie, Lucie espère pouvoir clore une affaire de meurtre.
Mais avant de pouvoir étudier ce malade, Lucie va devoir faire face aux patients de l’Orme et surtout à son équipe médicale… et plus particulièrement le chirurgien en chef Valmont, qui voir d’un mauvais œil l’arrivée de cette étudiante. Quel secret veut-il cacher ?
Heureusement Lucie va trouver de l’aide auprès du pharmacien Gauthier… ensemble ils vont pouvoir enquêter sur les morts mystérieuses qui entourent l’Orme.

Je ne connaissais pas l’auteur avant de rédiger cet article, mais je sentais bien le côté « scénario » de jeu de rôle ou de série TV derrière cette plume… Et en effet, pour ceux qui l’ignorent, Slimane-Baptiste Berhoun est surtout connu pour ses web-séries et ses qualités de réalisateur / scénariste.
Les scènes s’enchainent avec logique, l’univers angoissant est bien retranscrit et la palette de personnage est marquante.

Côté récit, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie. Pas de répit, on est embarqué dans un thriller haletant. On a peur pour Lucie, on a de l’empathie pour ce pauvre Gauthier, on déteste franchement Valmont,… Et surtout on se demande qui est le tueur fou qui terrorise les patient de cet hôpital !
La seconde partie est plus chaotique. On vire vraiment dans le fantastique et j’ai nettement moins accroché à cette histoire de monstre impalpable aux yeux qui tuent. Bon, ça reste quand même agréable car l’auteur arrive encore à nous embarquer… mais quand même, petite déception.
Certains rebondissements sont attendus et arrivent effectivement, certaines conjonctures qu’on peut imaginer sont fausses… mais en tout cas, je ne m’attendais pas à la chute !

Si je trouve la galerie des personnages de l’asile plutôt pas mal (La Mo qui est un pensionnaire qui se prend pour sa femme décédée, un dont j’ai oublié le nom qui se croit résident dans un grand hôtel…), j’ai été moins convaincue par la psychologie des personnages. Il manque quelque chose, mais ne saurais dire quoi… peut-être de la profondeur ?

En revanche il y a un détail qui m’a embêté au niveau technique : avoir une si bonne prestation de lecture par l’auteur pour avoir un montage qui n’est pas parfait… il y a à plusieurs reprises des répétitions de phrases, c’est vraiment perturbant quand on est à fond dans l’action !

Bref, une lecture pas désagréable pour cette lettre B du challenge ABC !

« Mr. Mercedes » de Stephen King

Ça faisait un petit moment que j’étais passée par là pour chronique une de mes lecture… entre la flemme de lire dans le RER en ce moment, les vacances, et quelques partenariats « bof bof » avec des des éditeurs, mon rythme de lecture a beaucoup baissé ces derniers mois.
Heureusement je peux compter sur Stephen King, cet amour littéraire depuis plus de 25 ans ! C’est pourquoi j’ai (encore) choisi un de ses roman au format audio pour avancer sur mon challenge ABC cette année. Mr. Mercedes avait de bonnes critiques sur les sites de partages littéraires ou mêmes sur Audible… ça se tente !

Dans une ville des États-Unis, Bill Hodges vient de prendre sa retraite après de bons et loyaux services dans la Police… Sa femme est partie il y a longtemps, sa fille lui donne peu de nouvelles, ses seuls amis sont des policiers encore en service. Bref, il s’ennuie, fait du gras et se questionne sur le sens de ce qu’il lui reste de vie.
Un beau jour, un grain de sable vient gripper les rouages de ses journées junk-food / TV : il reçoit une lettre, soi-disant envoyée par un des seuls criminel qu’il n’a pas arrêté : Mr. Mercedes ! Ce tordu qui quelques années auparavant a volé une Mercedes pour foncer dans une file d’attente de demandeurs d’emploi, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés.
Dans sa lettre Mr. Mercedes cherche à provoquer Bill et semble même bien le connaître. Il n’en faut pas plus pour donner à Bill l’envie de de reprendre du service « à son compte » et d’aller lui même arrêter cet assassin !

Une fois de plus je m’attaque à un roman de Stephen King qui est loin de l’horreur et du fantastique pour lequel on le connaît. Mais il n’y a pas à dire, quelque soit le genre, j’aime beaucoup sa plume et j’ai pris plaisir à suivre cette enquête policière qui a tout d’un bon thriller !
Le personnage de Mr. Mercedes est peut être une chouille caricatural, surtout dans ses relations avec sa mère, mais ça passe bien quand même… Et surtout quelles scènes gores de mort par moment ! Je n’en dirait pas plus, mais si vous lisez ce livre, je pense que vous serez aussi estomaqué que moi par la précision avec laquelle l’auteur décrit une scène d’empoisonnement. Promis, je n’utiliserai plus de mort au rat pour me débarrasser de rongeurs…

Bref une très bonne lecture ! Il ne me reste plus qu’à m’attaquer à la suite de cette saga Bill Hoges, Carnets noirs.

« Danse de mort » de Douglas Preston et Lincoln Child

Chaque année qui s’écoule me voit lire des livres pour des challenges littéraires… et chaque année est aussi l’occasion d’avancer dans la saga Pendergast, qui nous narre les enquête de ce fameux inspecteur du FBI à New-York.

Nous avions laissé Pendergast dans Le violon du Diable pour mort, en Italie…
Le lieutenant d’Agosta est revenu à New-York et il reçoit comme mission, via un courrier d’outre-tombe de son ami Aloysius Pendergast, d’enquêter sur son frère Diogène. Celui-ci aurait prévu de semer le chaos à une date bien précise… qui se trouve être dans une poignée de jours ! Diogène est aussi intelligent que son frère, sauf qu’il met au service du mal son talent. Comment d’Agosta va bien pouvoir s’en sortir tout seul ?
Surtout qu’au même moment, une série de meurtres atroces débute à New-York… Est-ce que Diogène est derrière tout cela ?

Sans vraiment spoiler… Pendergast revient très rapidement sur le devant de la scène dans ce thriller. Et oui, il n’est pas vraiment mort en Italie, mais faisait profil bas pour mieux étudier les agissement de son frère : on est rassurés !

Le personnage de Diogène, le « dark » Aloysius, apporte un petit plus à cette saga qui semble un peu s’essouffler. Pourquoi déteste-t-il à ce point son frère ? Quel est son plan machiavélique ? Et existe-t-il vraiment ou est-il une personnalité refoulée de notre inspecteur albinos favori ?
Il a tout du vrai méchant « à la Scoubidou » : il est très malin et cultivé, adore la couleur du sang, est affublé d’un physique particulier (des yeux vairons…), prend plaisir depuis l’enfance à torturer des êtres vivants, n’avait pas d’amis à l’école.
Bref, on ne fait pas dans la subtilité, mais ça reste amusant 🙂

Comme je le disait, l’histoire est un peu plate quand même… Une fois notre héros ressuscité et le méchant identifié, ça roule sans trop de surprises, si ce ne sont les péripéties du journaliste Smithback enfermé pour le protéger dans un asile, ou encore les petites surprises au musée d’Histoire Naturel (encore !).

Même si ça n’est pas un chef d’œuvre, je pense qu’on pourra se donner rendez-vous l’an prochain pour la lecture d’un nouvel opus, le septième : Le livre des trépassés (tout un programme !)

A noter que cette année ce livre permettra de remplir la lettre « Q » du challenge ABC… « Q » comme « Quatre mains » 😉

« Passager 23 » de Sebastian Fitzek

Ces deux derniers mois de lecture de l’année ont l’allure d’un sprint, pour finir le challenge ABC avant le 31 décembre. L’optimisation est de mise pour passer la ligne d’arrivée avec toutes les lettres validée : lecture audio, choix de livres courts, changement d’auteurs…

C’est comme cela que j’en suis arrivée à lire Passager 23 : un livre audio court, dont l’auteur correspond à une lettre manquante dans le challenge, et qui n’était pas trop mal noté. Banco !

L’enquêteur Martin Schwartz est un drôle de personnage. Sur la brèche, il n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour résoudre des enquêtes et infiltrer les milieux les plus sordides. Mais qu’on ne se trompe pas, ça n’est pas une marque de courage, mais de profonde dépression. Depuis que sa femme s’est suicidée en emportant son jeune fils en se jetant dans l’océan lors d’une croisière, Martin a perdu le goût de la vie.
Quand on l’invite sur le bateau où sa famille est morte pour lui délivrer des informations sur ce drame, il n’hésite pas un instant ! Les preuves retrouvées vont dans le sens de ce qu’il pensait : sa femme ne s’est pas suicidée, et elle n’aurait pas assassiné son fils ! Peut-être est il encore en vie ? Mais pour cela il devra faire entendre raison à l’équipage et au capitaine du bateau. 
Difficile, car cette fois la preuve est la personne d’une petite fille considérée disparue en mer, réapparue comme par enchantement

Ce livre audio a été très plaisant à écouter. Simple, dynamique, et sordide comme il faut… pour un thriller efficace. Un vrai page-turner ! Comme les commentaires le laisser présager, la fin et ses multiples rebondissements n’est pas à la hauteur des 95% du roman, c’est dommage mais pas réellement gênant.

Les thèmes apparaissant dans le l’œuvre sont originaux : c’est la première fois que je lis un thriller se déroulant sur un bateau de croisière, qui est pourtant un très bon lieu pour un huis clos de roman noir ! On y traite aussi de la pédophilie des mères sur leurs enfants. Je vous avais dit que c’était glauque !

Voilà donc on livre très sympa pour les transports en commun, bien lu en plus. A découvrir pour les amateurs du genre !

« Le Pape, le Kid et l’Iroquois » d’Anonyme

Depuis le temps qu’on me vendait ce roman… Que ce soit mon conjoint, petit lecteur et fan des univers sanglants, ou encore La chèvre grise, lectrice aguerrie amatrice de récit déjantés (si si !)… il était temps que je prenne l’excuse du challenge ABC et sa fameuse lettre X pour me replonger dans la saga du Bourbon Kid.
Il faut dire que j’étais un peu frustrée ces derniers temps avec cette série de romans, car mon personnage favori, Elvis, avait disparu. Tristesse sans fin…
Psycho Killer, le spin-off de la saga,  était de très bonne facture avec son univers de série B hallucinant… Sans compter son le tueur dingue, l’Iroquois, qui sait faire pleuvoir l’hémoglobine aussi bien que le Kid. Mais voilà, on était ailleurs.
Il ne restait plus qu’à réunir ces deux univers pour obtenir un cocktail bien sanglant, rehaussé d’une grosse dose de « what the f*ck » !

Quelque part, quelques mois après les tueries de B Movie Hell, Bébé tente de commencer une vie normale auprès de son père Devon Pincent. Elle passe ses journées à penser à son grand amour, qui l’a sauvé du bordel où elle officiait… Joey Conrad, alias l’Iroquois, ce tueur psychopathe dissimulant son visage sous masque surmonté d’une crête. Elle refuse de croire ce qu’elle entend à son propos : il aurait tué de sang-froid une nonne dans un restaurant de la ville, et voudrait maintenant s’attaquer au pape !C’est cet assassinat que le gang des Dead Hunters souhaite éviter. Rodeo Rex, le Bourbon Kid, et Elvis (!!!) aidés par la magie de la Dame Mystique qui leur indique l’heure de la mort de l’Homme en Blanc, vont tout faire pour sauver le pape. Et justement, celui-ci doit venir tester un nouveau traitement contre le cancer de la peau… L’occasion idéale pour l’Iroquois de commettre son forfait.
Mais est-ce que notre tueur psychopathe favoris a bien programmé de tuer le pape ? Et si ce n’est pas lui, qui serait derrière tout cela ?

Comme toujours, l’univers du Bourbon Kid est un régal… Le mélange des deux séries marche très bien : le côté dark et très rock des Dead Hunter, associé au touches 80’s de Psycho Killer en fait un roman jubilatoire.
Et je l’ai souligné plus haut, je retrouve enfin Elvis, le tueur à gage le plus cool de la planète !

Ce que j’ai beaucoup aimé avec ce livre, c’est de voir à quel point il est scénarisé comme un film. L’enchaînement des scènes et des chapitres, la posture des personnages, les musiques qui apparaissent çà et là… D’ailleurs je me suis amusée à me faire une petite bande son année 80, à base de Prince ou Grease pour coller à certaines scènes 😉

Je ne peux que conseiller aux fans du Bourbon Kid et de l’Iroquois de lire ce cinquième tome de la saga. Reste maintenant à voir ce que donne le dernier en date, Bourbon Kid. Rendez-vous l’an prochain pour ma nouvelle lettre X du challenge ABC !

 

« Dust » de Sonja Delzongle

Été étouffant avec ce thriller d’une auteure française, Sonja Delzongle, découverte au détour de ce partenariat estival avec Folio.
Direction Nairobi au Kenya, pour découvrir la face la plus sombre de l’Afrique, sur les trace d’un serial killer.

Hannah Baxter, profileuse d’origine française vivant à New-York, est contactée par le CID de Nairobi afin de les aider sur une nouvelle affaire de meurtre.
Effectivement, ces assassinats n’ont rien de commun, puisqu’ils sont executés sans laisser trace de corps, si ce n’est des litres de sang formant une croix au sol. Des dizaines de croix sanglantes ont ainsi été répertoriées, sans possibilité de les associer à un criminel… ni à une victime.
Hannah se rend donc au Kenya en tant que consultante pour aider Collin, le responsable de l’équipe sur l’enquête. Les méthodes de la jeune femme sont peu conventionnelles, puisqu’elle utilise un pendule l’aider dans sa tâche. C’est grâce à cela qu’elle découvre que les corps des victimes sont bien là, au même endroit que les croix de sang… pulvérisés en poudre si fine qu’elle en est invisible.
Comment le tueur s’y prend-il pour réduire les corps en poussière ? Pourquoi assassine-t-il ses victime ? Qui est-il ? Et surtout, cette affaire a-t-elle un lien avec les mutilations et les meurtres des albinos de la région ?

Finalement en lisant ce livre, ce n’est pas le serial-killer « Dust » qui nous paraît inhumain, mais toute un réseau qui s’appuie sur l’ignorance d’un peuple : celui des tueurs d’albinos. La tradition veut que les albinos et les morceaux de leurs corps aient de grands pouvoirs magiques, utilisés par les sorciers locaux dans des potions pouvant apporter pouvoir et richesse… ainsi, les albinos africains sont des cibles ambulantes, attaqué et dépecés en pleine rue, pour récupérer leurs membres qui valent une fortune.
Ça m’a mis la puce à l’oreille, car l’auteure va loin… même très loin dans l’horreur à ce sujet, je me suis douté qu’il y a un fond de de vérité. Et malheureusement c’est le cas. Je vous laisse chercher sur Google, mais ça fait froid dans le dos

Revenons à notre récit… Beaucoup d’horreur, une enquête bien menée… quoique qu’un peu précipité sur la fin.
Les personnages m’ont moyennement plus, car assez caricaturaux selon moi. Mention spéciale pour le vrai méchant, qui ne pouvait être qu’un nazi… Bof…
Je retiendrai surtout un portrait sans aucune concession de l’Afrique, embourbée dans la violence et l’archaïsme. Je n’avais déjà pas très envie de le visiter (à cause des insectes qui volent et qui rampent !), mais la j’en suis épouvantée ! 

Bref, une lecture de RER idéale, qui se lit facilement et m’a ouvert les yeux sur la place des albinos en Afrique sub-saharienne… L’enquête ne m’a pas plus emballé que ça, mais la lecture reste rythmée et exotique.

« Jésus Vidéo » d’Andreas Eschbach

Voilà un livre qui était dans ma PAL depuis un sacré moment… Pensez ! Un récit qui traite de voyage dans le temps et décryptage de mystère autour de Jésus… Tout ce que j’aime !
J’ai donc assez peu hésité en voyant ce titre disponible en livre audio sur Audible.

Fin des années 90, sur un site de fouille dans le désert israélien… Une découverte sensationnelle est faite par un jeune homme, Stephen Foxx : près d’un squelette antique, il retrouve une pochette en plastique dans laquelle se trouve la notice d’un caméscope Sony qui n’est pas encore sorti sur le marché.
Bientôt le directeur des fouille et un magnat de l’information, aidés d’un écrivain en science-fiction, montent une hypothèse incroyable : les ossements retrouvés seraient ceux d’un voyageur temporel qui aurait remonté le temps jusqu’au 1er siècle pour filmer Jésus Christ !
Mais de son côté Stephen n’a pas dit son dernier mot et aidé de Judith et Joshua, deux jeunes archéologues, il va chercher lui aussi la caméra… si elle existe réellement !

Voilà début prometteur pour un roman de science-fiction teinté d’analyses historiques… Mais ici le voyage dans le temps est finalement un prétexte pour un roman d’aventure teinté de thriller. Mais tout de même, l’auteur ne reste pas sur une seule théorie expliquant cette bizarrerie dans l’espace temps, et on peut s’amuser avec les personnages à déterminer pourquoi et comment ce voyageur en est arrivé la….
Ce qui est assez dommage, c’est que les personnages sont assez peu attachants. Nous suivons la chasse au trésors de deux loups au dents longues : Stephen Foxx le jeune cabot américain qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Marc Zuckerberg (10 ans avant, bravo), et John Kaun, le même mais en beaucoup plus vieux et beaucoup plus riche, dont la ressemblance avec Trump est à peine déguisée à travers les lignes du roman.
Bref, un roman trop lié à son époque : des vrais winners à l’américaine, des technologies très présente mais désuètes aujourd’hui, des ficelles de théories du complots avec au centre le Vatican… ça a un côté grosses ficelles 20 ans après sa parution.

J’ai trouvé l’histoire assez moyenne malgré le concept de base… heureusement les multiples rebondissements à la fin du roman donneraient presque envie de lire la suite, L’affaire Jésus. Dommage, j’avais adoré Des milliards de tapis de cheveux du même auteur…

Bref, un roman pas désagréable à lire mais pas essentiel, qui me permet de cocher une case dans le Challenge ABC.

 

« Le violon du diable » de Douglas Preston et Lincoln Child

Ça faisait un bon moment que je n’avais pas lu un roman de la série des Pendergast… et je l’avais quasiment oublié pour tout dire. Alors que je cherche mon premier roman Audible dans la bibliothèque de l’appli, je tombe presque directement sur Le violon du Diable, le 5 tome de la saga ! C’est un signe : il sera mon premier livre audio !

Southampton, état de New-York, au début des années 2000. Le corps sans vie d’un critique d’art, Jeremy Grove, est retrouvé dans sa luxueuse maison. Tout cela pourrait paraître anodin, si le corps de l’homme n’avait pas été retrouvé brulé, alors que le reste de la pièce est intact et qu’elle est fermée de l’intérieur. Au sol, une empreinte de pied fourchu semble avoir marqué de parquet… et c’est sans compter l’odeur de souffre qui empeste la pièce.
Lorsqu’un second corps assassiné selon le même procédé est découvert à New-York, le doute commence à s’insinuer dans l’esprit de la population. Est-ce que le Diable est à l’œuvre dans cette histoire ?
Qui peut-être l’assassin, et surtout comment a-t-il procédé ? C’est ce que Pendergast et le sergent D’Agosta vont essayer de découvrir, dans un voyage qui les mènera de New-York jusqu’à la région de Florence en Italie, où les légendes et les superstitions prennent corps devant leurs yeux…

C’est le sergent D’Agosta de retour du Canada que nous retrouvons sur cette enquête, lui que nous avions déjà croisé sur les deux premières enquête new-yorkaise de Pendergast, Relic et Le grenier des enfers.
Pendergast est égal à lui-même : en tant qu’électron libre du FBI, il mène son enquête comme bon lui chante, enfreignant parfois les lois, mais toute en souplesse et avec le meilleur des goût.

Une suite de la saga agréable, même si ça n’est pas le meilleur opus selon moi. En revanche il donne une ouverture vers de nouvelles aventures que j’espère palpitantes, ce qui me donne très envie de lire la suite. Je pense pouvoir vous dire sans spoiler que Pendergast a un frère maléfique, qui va sûrement faire parler de lui bientôt. Chouette 🙂

Et cette première expérience de livre audio, me direz vous. C’est en échangeant avec Mickael sur le sujet que je me dit que je ratais peut-être quelque chose en n’ayant pas encore tenté d’écouter des livre, plutôt que de les lire. Les avantages sont multiples : possibilité de « lire » dans les transports en commun bondés, sur le chemin du boulot, ou encore pour s’endormir le soir, en mode « raconte moi une histoire »… Quelques inconvénient aussi forcément : il faut être concentré, ce qui n’est pas toujours facile dans la rue quand on essaye d’éviter les voitures. Du coup, la fonction de retour en arrière est bien pratique… mais impossible de scanner visuellement le livre pour retrouver le passage où on a lâché, ce qui rend la tâche parfois fastidieuse. Mais j’ai quand même bien accroché, et je vais continuer mon test avec mon nouvel abonnement Audible. Du coup j’ai le droit à un livre par mois… ce qui est suffisant avec les partenariats à côté !

A noter que cette lecture compte pour le challenge ABC, Nanet dans sa grande bonté autorise les livre audio 🙂

« Que le diable soit avec nous » d’Ania Ahlborn

Que le diable soit avec nousPetite virée en enfer, loin des chaudrons du Diable et des souterrains enflammés, mais dans un coin paumé des Etats-Unis au milieu de bois… Un décors parfait pour une histoire d’horreur, n’est-ce pas ? Voilà mon choix pour le partenariat Denoël du mois de février, un voyage dans le monde de la terreur, remplis de coins sombres et de monstres dans les placards.

Steve vit avec sa famille dans une petite ville d’Oregon, Deer Valley. Steve n’a pas la côte auprès des autres enfants d’une dizaine d’années : il bégaye, il a les idées confuses, et pour ne rien arranger il lui arrive d’avoir des hallucinations et a deux doigts en moins à une de ses main. Et côté familial ça n’est pas la joie : son père les a abandonnés, son beau-père, Le Tyran, lui mène la vie dure, son ado de frère l’évite comme la peste et sa mère fait ce qu’elle peut pour le considérer comme un enfant normal… Heureusement, il a un meilleur ami, qui se trouve être son cousin et voisin, Jude ! Ensemble ils passent des heures à construire une cabane dans les bois, pendant les vacances d’été.
Mais un jour, le malheur frappe tante Mandy et le reste de la famille : Jude a disparu ! Fan d’enquêtes policières et ne pouvant pas vivre sans son ami, Steve va tout faire pour le retrouver… mais les pistes qu’il découvre laissent présager le pire. Est-ce que Jude aurait été dans les bois travailler sur la cabane sans lui ? A moins qu’il ne se soit trop approché de cette maison abandonnée près de la route des bucherons ?
Mais le plus étrange, c’est lorsque quelques jours plus tard, Jude réapparait, l’air de rien… Mais Stevie n’est pas dupe, quelque chose en Jude a changé. Que lui est-il arrivé pendant son absence ?

Voilà un bon roman d’horreur classique, mais bien construit et efficace. Nous voyons l’histoire se dérouler via le regard de Steve, jeune garçon schizophrène… ce qui laisse parfois planer un doute sur la véracité de ce qu’il dit et ce qu’il voit. Est-ce que Jude a vraiment changé ? A-t-il vraiment vu un monstre près de la maison abandonnée, se déplacer dans l’ombre et le poursuivre jusqu’à la ville ?
La seconde partie du roman introduit Rosie, qui justement a vécu dans cette maison… Et l’imbrication des deux histoires laisse apparaitre ce qui est arrivé à Jude.
Le gros intérêt de cette histoire, c’est le flirte entre le thriller psychologique et le fantastique. La frontière entre la folie et le paranormal est ici suffisamment floue pour laisser libre cours à notre imagination et notre interprétation de l’histoire.

Je vois aussi dans ce roman une sorte d’hommage aux lectures d’horreur et fantastiques classiques… On n’est pas loin de Stephen King avec ses personnages assez archétypaux : le beau-père violent et odieux, les gamins à la sortie de l’enfance, le vieil homme sympa et mystérieux comme Ras, le propriétaire de la maison d’hôte où Rosie vient se ressourcer dans sa jeunesse, avant de s’apercevoir qu’elle est enceinte. D’ailleurs le personnage de Rosie me fait naturellement penser à un autre personnage féminin : Rosemary, du roman quasi-éponyme d’Ira Levin. Et quand on sait comment se termine sa maternité… Je ne dirais rien de plus !
Il pose aussi la question de la monstruosité et de la normalité… Jusqu’où une mère est prête à fermer les yeux par amour pour sa progéniture ?

Bref, un bon roman pour les amateurs du genre, qui me permet au passage de valider la lettre A du challenge ABC 2018 !

abc2018

Que le diable soit avec nous  d’Ania Ahlborn
Traduit de l’anglais par Samuel Sfez
Editions Denoël  Sueurs Froides – 352 pages
Paru le 8 février 2018