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« Ippo : La rage de vaincre, tome 1  » de George Morikawa

IppoÇa faisait un petit moment qu’on cherchait avec mon copain une série de manga classique, alliant humour, action et émotion… Je crois qu’on vient de mettre la main dessus avec Ippo, un shonen débuté en 1989 au Japon, et qui est encore en cours aujourd’hui. On va avoir de quoi faire, une centaine de tomes sont déjà sortis !

Ippo Makunouchi, 16 ans, est un jeune homme qui profite peu de sa vie de lycéen. Il aide sa mère avec son bateau de pêche, ce qui lui attire les brimades et moqueries des voyous de l’école… Un jour où il se fait tabasser par trois racailles, Mamoru Takamura, un boxeur, l’aide à les faire fuir et le soigne. Il s’aperçoit un peu par hasard que malgré sa timidité et son manque d’assurance, Ippo pourrait devenir un bon boxeur : sa frappe est puissante, et il sait encaisser les coups ! Mais avant d’avoir le droit de s’entraîner, il va devoir prouver à Mamoru et son grand-père qu’il est vraiment motivé à mont et sur le ring !

Je ne suis pas spécialement fan de mangas de sport ou d’action, mais j’ai adoré celui-ci ! Le dessin classique est vraiment bien, et m’a fait penser à des séries comme Dr. Slump. On trouve beaucoup d’humour dans ces pages : Ippo débute dans la boxe et a vraiment un style très particulier… ridicule même ! Mais c’est ça qui est bon ! J’ai sourit et rit plusieurs fois, ce qui est assez rare.

Ippo planche

On se doute bien que malgré ses débuts difficiles Ippo va devenir un champion, mais le déroulement de l’histoire rend complètement accroc : d’un chapitre à l’autre, on brûle de savoir la suite ! Autant vous dire que j’ai lu ce manga d’un traite !

On m’a prêté ce premier tome, mais on est tellement fans qu’on va s’acheter la suite. Un manga classique à mettre entre toutes les mains, ça se garde comme le bon vin 🙂

Au passage, voici une lecture pour le petit BAC 2015, catégories Prénom.

petit-bac-2015

« Bakuman, tome 20  » de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata

bakuman20Petit focus sur le dernier volume d’un des manga phare de ces dernières année en France ! Le shonen Bakuman nous dévoile les dessous de la création des manga depuis 2009… J’en avais parlé il y a quelques années, et j’ai suivi assidument depuis la sortie des BD !
Gros point fort de ce manga : il était annoncé depuis le début que la série serait bouclée en 20 tomes. Voilà quelque chose de positif par rapport à des séries fleuve comme One Piece ou Berserk !

Moritaka Mashiro et Akito Takagi, alias Muto Ashirogi, est un duo de jeunes mangakas édités dans le Shonen Jump… Après plusieurs séries à succès, il sont désormais en confrontation directe avec leur rival, le petit génie Eiji Niizuma. Vont-il devenir les numéros un du magazine ?
Dans ce dernier épisode, nos héros peuvent enfin réaliser le rêve du dessinateur, Mashiro : avoir un dessin-animé basé sur leur dernière série ! Mais sa petite amie Miho Azuki sera-t-elle la doubleuse vedette de l’anime ? Si c’est le cas, est-ce qu’ils se marieront, comme ils se l’étaient promis en quittant l’école ?

Plus que dans d’autres tomes, j’ai été surprise par les biais du milieu de l’édition : c’est avant tout un métier qui génère du business, et pas juste une activité de loisir ou artistique. La pression des fans est aussi particulièrement mise en avant, avec son lot de harcèlement via les médias traditionnels, les trolls sur Internet…
Voilà une bonne occasion pour nos héros de se surpasser et de se battre contre l’adversité ! Mais bon, ne vous méprenez pas, si les propos sont un petit peu critiques sur l’envers du décors, il ne dénonce pas réellement le système. Dommage ?
On retrouve aussi des motifs typiques du manga jeunesse, emprunts de culture japonaise : mise au pinacle des valeurs d’efforts, de chance et de vanité ; le travail au delà des limite physique ; le combat de la sincérité contre l’injustice ; le respect de la hiérarchie ; et surtout l’abnégation qui flirte avec le masochisme… Au milieu de cet univers réaliste, tout cela est assez intéressant d’un point de vu sociologique, quand on prend un peu de recul !
Quand on suit les aventures et déboires (jamais trop longs !) du couple de mangakas, on ne peut pas s’empêcher de penser aux autres œuvres d’Ohba et Obata, à qui on doit Death Note ! Par exemple, la question de faire durer ou pas une série de manga à succès en créant un second arc narratif (gros point faible de Death Note pour moi)…

Un dernier tome qui sonne comme un happy end, forcément ! Il n’y a pas trop de surprises, mais ce livre conclu parfaitement et efficacement une série que j’ai suivi avec plaisir !

Bakuman-Tome-20-planche

« Death Note » d’Oba et Obata

Ouf, j’ai enfin terminée le dernier volume de Death Note, cette série de manga entamée il y a bien un an et demi dans la version « Black Edition » !
La première édition (2007) en France est composée de 13 volumes, et cette réédition en 6 tomes permet aux gens qui comme moi arrivent sur le tard de les collectionner dans un format très dark et très chic ! C’est toujours agréable d’avoir de beaux bouquins dans sa bibliothèque. Petit bémol sur la qualité des couvertures, jolies, mais très fragiles…. dans un sac à main ou dans le métro, vous devriez prévoir de quoi les protéger :s

Mais revenons au contenu du manga… comme je l’expliquais déjà à la lecture du volume 3, nous suivons Light Yagami au cours de ses 6 années en tant que possesseur d’un Death Note, période durant laquelle il endosse l’identité secrète d’un justicier et se fait surnommer « Kira« . Il ne joue pas les super-héros, mais plutôt le rôle de juge suprême, ayant grâce au carnet du dieu de la Mort (qui le suit partout) le pouvoir de tuer n’importe qui en inscrivant son nom dans celui-ci. Light voit donc une superbe occasion de se servir de ce carnet non pas pour servir ses propres intérêts, mais pour le rendre le monde plus juste.
Il est bien entendu poursuivi par toutes les polices du  monde, ainsi que par une unité d’agents très spéciaux dirigés par l’énigmatique et étrange L.

Bon, je vais m’arrêter là pour le scénario… Le côté thriller est souvent bien mené, pas mal de rebondissements, de personnages qui disparaissent ou de nouveaux qui apparaissent… L’histoire n’est plutôt pas trop mal ficelée au début.
Par contre à partir de la seconde moitié de la série, j’ai pris un peu moins de plaisir dans ma lecture. Les éléments qui mettaient un peu de piquant dans l’histoire (va t’il se faire attraper ou non ?), ou un peu rigolo (le dieu de la Mort et son addiction aux pommes, L. et ses manies), sont moins présents.
A la place, la narration se concentre un peu plus sur l’action, ou sur les combats psychologiques qui deviennent vite très long et ennuyeux (10 pages de face à face entre deux personnages qui élaborent leurs stratégie intérieurement pour piéger l’autre, ça devient vite rasoir). L’arrivée de nouveaux personnages permet de redonner un peu d’attrait, mais je ne les trouve pas toujours convainquant (le duo Mello / Near par exemple).
Il était temps que la série se termine, et je pense que les auteurs ont tiré au maximum sur le concept de la peine de mort, de la Justice, de la morale…
Arrivée au tome 6, j’étais pressée de voir clore tout cela… et heureusement, la fin de cet opus est un véritable feu d’artifice, un point final agréable et libérateur de cette histoire !

Malgré ma critique peut être un peu sévère, Death Note est une bonne série tout de même, assez shõnen finalement (combat psychologique et stratégique entre deux entités, Kira et L.). D’ores et déjà un classique à lire pour les fans de BD en tous genre !

« Wanted ! » de Eiichirô Oda

Bonne surprise avec ce manga reçu lors de la Masse Critique spéciale BD de Babelio !
A la base j’avais choisi ce livre pour mon copain qui est fan de l’anime One Piece, tirée du célèbre manga de Eiichirô Oda. Connaissant aussi un peu la série, et l’appréciant à petite doses (503 épisodes, ça commence à faire) , j’avais un peu peur avant de lire…
Mes craintes venaient du genre shõnen dans lequel s’inscrit One Piece, dont je ne suis pas particulièrement fan : c’est plutôt un genre pour garçons, rempli de baston et de compétitions de toutes sortes. C »est donc avec ces à priori que je me suis lancée dans la lecture de Wanted !.

Et bien en fait c’était super sympa ! Dans ce recueil d’histoires courtes, on retrouve les premières planches et histoires écrites et dessinées par Eiichirô Oda, quand il était collégien, étudiant, ou assistant de mangaka… entre 1993 et 1996. Et même si je ne suis pas une spécialiste, j’ai le sentiment qu’il est un petit génie du genre : toutes ses histoires tiennent bien la route et pourraient souvent donner lieu à une série, on a envie de tourner les pages pour connaître la fin, on est bien dedans. La mise en case est dynamique, ce qui est important pour les nombreuses scènes d’action… Et surtout son style de dessin est vraiment intéressant, épuré, simple, mais très expressif. Ce qui est amusant de voir au court des ces récits réalisées à des périodes différentes de sa vie, c’est l’évolution du trait et du dessin. Si il reste toujours plus ou moins attiré par les même personnages ou thèmes, sa technique évoque bien son évolution en tant que dessinateur.
Petites cerise sur le gâteau, Eiichirô Oda clôt chaque histoire par une petite explication sur la manière dont il a été amené à réaliser ces planche… instructif et sympathique !

La narration tourne tout à tour autour des cow-boys, de Dieu, d’un bonze et d’un démon, d’un escrimeur, et pour finir, de pirates. A chaque fois on sent une petite touche d’originalité et de délire, qui fera le succès de One Piece… et pour les fans de la série, on peut s’amuser à discerner les ancêtres de tel ou tel personnage (genre Zoro / l’escrimeur).
La dernière histoire est une sorte  de prototype de One Piece, avec Luffy et Nami dans les rôles principaux… mais la trame n’a presque rien à voir avec celle du premier épisode de One Piece. Mais rassurez-vous, il est quand même question de Fruits du Démon 😉

A lire pour les fans ou ceux qui veulent découvrir le manga One Piece… surtout qu’une édition Wanted ! + 1er volume de la série est commercialisée en ce moment 😉
Un bon moment pour moi en tous cas !

Merci à Babelio et aux éditions Glénat 🙂

« Bakuman » de Ōba et Obata

Un petit post pour vous parler d’un manga dont la série est encore en cours en France (tome 6 sorti le 1er avril) et au Japon (12 volumes sortis), scénarisé et dessiné par Oba et Obata, les créateur du célèbre Death Note !

Bakuman nous plonge dans la vie de deux adolescents qui rêvent de devenir mangaka professionnels. Mashiro est plutôt très doué pour le dessins, et Takagi écrit des histoires très convaincante… il s’allient rapidement pour créer les premiers « nemus » (draft du manga) et planches pour les présenter aux concours du célèbre magazine  Jump.
Outre cette aventure auprès de l’éditeur, on suit la vie de lycéens des deux amis : premiers amours, comment concilier les cours et leur passion, petites histoires familiales… Enfin tout cela est assez anecdotique face au monde du manga !

On découvre, accompagné des deux personnages principaux et secondaires, le monde de l’édition de manga vu par des mangaka, les contraintes et joies de cette vie entre art et orientations commerciales, les termes techniques, le marketing… On a l’impression d’apprendre plein de choses au fil de chaque tome !
On suit aussi par la suite la vie dans la maison d’édition Jump, les réunions éditoriales, la manière dont fonctionnent les équipes d’éditeurs, comment sont choisis les mangas publiés etc… Le tout faisant largement référence à des mangas existant réellement ! Bref, on s’y retrouve très vite !

Les personnages sont attachants, pas trop ados « neuneu »,  même s’il y a bien des petites histoires sur le lycée, l’amours, les filles, etc…. mais je ne trouve pas ça trop présent finalement.
J’adore les persos secondaires, comme Eiji Nizuma, le petit prodige du manga qui est en fait complètement barré, ou encore Kazuya Hiramaru artiste malgré lui, aux tendances un peu maniaco-depressives… Bref, des situations et personnages bien vus, qui me font bien marrer lors de mes lectures 🙂
Même si on est dans un style shonen (adolescents en compétitions pour être publiés, la valeur du travail et de l’amitié, la réalisation de ses rêves etc etc), ça passe plutôt pas mal, les auteurs arrivent à éviter les ficelles trop grossières qui généralement m’exaspèrent dans ce genre 🙂

Côté dessins, j’avais déjà beaucoup aimé Death Note… là on est dans la même veine : réaliste, avec des tronches kawaii ou bizarre quand il faut,  des planches bien construites, un trait dynamique… Ce qui me plait aussi, c’est la manière dont ils intègrent dans ce manga de « faux manga » dessinés par leurs héros ou d’autres personnages mangaka, le tout avec des styles graphiques bien distinct. Ca donne un effet très riche à la BD !
Truc en plus qui me convainc : chaque volume est assez dense, il y a du texte, pas mal de chose à lire ou regarder… ça n’est pas un manga qu’on termine en 30 minutes de métro 😉 (il me faut 2 aller-retour pour lire un volume… prix bien amorti :D)

Bref, une belle plongé dans l’univers du manga ! C’est une série que je conseille à tous le monde, surtout pour les fans du genre qui apprendront plein de choses en lisants ce manga… Le 1er juillet, le tome 7 sort, ça laisse pas mal de temps pour avaler les 6 premiers 😉
Et je vous assure qu’à la fin de chaque volume, on a envie d’ouvrir le suivant pour connaître la suite 😉