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« Sept personnages » de Fred Duval et Florent Calvez

Sept personnagesJe lis assez peu de BD « belges », faute d’un format adapté à un de mes lieu de lecture de prédilection : le métro ! Mais comme j’ai commencé il y a quelques années la série des 7 (Sept clones, Sept survivants, …), je me fais un devoir de continuer tranquillement à les lire.
L’univers et les dessinateurs et scénaristes de chacune des BD de la série sont différents… et cette fois on plonge dans le Paris du 17ème siècle, auprès de compagnons de Molière.

En 1673, Molière meurt et est enterré en catimini… La thèse officielle veut qu’il soit mort des suite de la tuberculose, mais il aurait en réalité été empoisonné ! Un groupe se forme, composé de 7 personnages qui ont inspiré les pièces de Molière : Agnès, Alceste, Argan, Harpagon, Scapin, Tartuffe… et même Don Juan rappelé des enfers ! Leur mission il l’apprendront en mettant en commun ce qu’ils savent des derniers jours du comédien et écrivain : celui-ci aurait découvert un terrible secret où des puissants de ce monde seraient impliqués ! Tout serait expliqué dans son testament… mais encore faudrait-il le retrouver, en échappant aux hommes en noirs qui tentent de les en empêcher !

J’ai apprécié de retrouver ces personnages de la littérature classique, que j’avais laissé bien loin… La dernière fois que j’ai lu du Molière c’était au collège ou au lycée au mieux ! Et à l’époque, je n’était vraiment pas emballée par cet auteur ! Il faut dire qu’à 13 ans, quand un prof vous explique la portée humoristique de ses écrits, on a un peu de mal à le comprendre !
Bref, ces petites retrouvailles m’ont permis de réviser ces classiques, et surtout de les voir évoluer dans une enquête qui mêle histoire de France, ésotérisme, et théâtre.
Point positif, le respect du découpage classique en 3 actes, l’unité de temps… Et aussi les petits trucs qu’on retrouve dans le théâtre de Molière notamment, comme les apartés.

Sept personnages-planche

La chose qui m’a un peu gêné, se sont les dessins et couleurs… à force de lire des mangas la mise en couleur me pose problème peut-être ?
Les dessins ne sont pas mauvais, précis dans les décors et costumes… mais trop statiques je trouve, surtout dans les scènes de combats, où les plans ne mettent vraiment pas dans l’action.

Une petite lecture sympathique, mais sans plus
Cela ne va pas m’empêcher de continuer la série à l’occasion, même si j’ai pris pas mal de retard sur la sortie des 7 : Sept naufragés, Sept dragons, Sept détectives et Sept pistoleros… Et la saison 2 sera terminée ! 😀

« 7 jours à River Falls » d’Alexis Aubenque

7 jours à River Falls

Plus d’un an après ma première rencontre avec les habitants de River Falls avec ma lecture d’Un Noël à River Falls, me revoilà partie dans l’état de Washington pour découvrir enfin le premier volume de cette série du romancier français Alexis Aubenque, édité en 2008 !
Histoire de me motiver, ce thriller me permet de remplir un objectif dans le challenge Petit BAC 2013, catégorie Chiffre / Nombre !

River Falls est une petite ville dans les montagnes, à l’est de Seattle. La vie y est paisible… et c’est bien ce qui a attiré Mike Logan ici et lui a donné envie d’y devenir shérif, loin des tumultes et crimes de la capitale de l’état de Washington.
Mais les choses changent à River Falls ! A la tête de son équipe de policiers, il va devoir enquêter sur une affaire sordide : un jeune garçon est retrouvé mort au bord d’une route, son petit frère dans le coma dans le bois voisin… et deux jeunes femmes sont repêchées dans le lacs voisins. Rien n’a été épargné à ces derniers : viols, torture, et une mort violente !
Aidé par son ancienne petite amie profileuse au FBI, Jessica Hurley, Mike Logan va tenter de découvrir si un serial-killer a décidé de s’installer dans sa ville…

Comme vous l’aurez deviné, on est pas dans un histoire de Fantômette 😀
Scène gores et violentes parsème le livre, il y a pas mal d’action et assez peu de psychologie… et pourtant on se demande vraiment pendant toute une partie du livre qui est le tueur, et pourquoi il a fait ça !
J’ai assez accroché, même si j’ai parfois eu l’impression d’être devant une série télé tellement le récit est bourré de clichés : le shérif borné, le maire qui fait de la com’, le flic pourri et corrompu qui fout la merde, le flic gentil et timide qui est épris de justice, la profileuse géniale mais qui a des petit problèmes perso…, le méchant qui n’en est pas un finalement, le vrai méchant qui est un gros psychopathe depuis l’enfance, le curée pédophile, le juge cul-serré pas si clean, les journalistes sans scrupules, les étudiantespeu farouches… Et encore je parle des personnages uniquement, car les situations usent et abusent souvent des mêmes grosses ficelles

Mais ça fonctionne ! Comme avec une série policière américaine formatée, on ressent bien les motivations et sentiments des personnages, on en vient à détester ceux qui sont détestables, et apprécier les gentils… Enfin si de « vrais » gentils il y a ! Car aucun ne semble vraiment tout blanc ! Par exemple tous les flics du commissariat vont foncer comme un seul homme pour poursuivent la mauvaise proie jusqu’à l’assassiner… Ça fait un peu peur sur les capacités de la police, mais ça entretien la tension !

Chose amusante, les quelques critiques du système américain qui parsèment l’histoire : la peine de mort, la liberté toute puissante de la presse, le ridicule des thèses des Républicains… Bon, venant d’un auteur français ça fait sourire… Mais vu l’univers plein d’injustice et de violence qu’il dépeint, ça peut s’entendre 🙂

Bref, peut être pas le thriller du siècle (en tout cas il est en dessous d’Un Noël à River Falls pour moi !), mais ça se lit bien, c’est agréable, on rentre vite dedans… Que dire… J’ai bien aimé finalement 😀

 Challenge Petit BAC 2013

« La Cité des Jarres » d’Arnaldur Indridason

La Cité des JarresLe challenge ABC m’a une fois de plus permis d’écouler un peu ma PAL, et surtout un livre qu’on m’avait offert lors d’un SWAP très sympa : Voyage en Terre Inconnue, où Comicboy m’avait offert un super colis autour de l’Islande ! Ça date je l’avoue (avril 2012), mais parfois il faut savoir prendre son temps !
Je ne suis pas encore partie découvrir cette île qu’il a tant apprécié, mais j’ai enfin lu La Cité des Jarres d’Arnaldur Indridason, édité en 2000 en Islande, qu’il a lui même critiqué sur son blog 🙂
Il s’agit en fait du troisième opus de la saga du commissaire Erlendur Sveinsson, qui se déroule à Reykjavík et ses environs. Bizarrement  les deux premiers romans de la série ne sont pas sortis en France… en revanche on peut tous les trouver du troisième au neuvième.

Sale temps à Reykjavík, où un vieil homme est retrouvé mort, le crâne fracassé, dans son appartement. Le commissaire Erlendur est sur le coup, accompagné de Sigurdur Oli et Elinborg. Rien ne semble distinguer ce crime d’un meurtre islandais classique, basique et violent, si ce n’est un mot écrit sur un morceau de papier retrouvé sur le corps : « Je suis lui ».
Poussé par son instinct, Erlendur va mener une enquête minutieuse, et faire resurgir bien des secrets autour du personnage du mort, Holberg, qui était loin d’être un enfant de chœur

Ambiance sombre et glaciale dans ce roman policier… Entre l’Islande pluvieuse et la rudesse de l’histoire, il faut avoir le cœur bien accroché !
On voyage dans le temps jusqu’aux années 60, où on découvre des secrets de familles pas très heureux, où il est questions de maladie, de viol, de mort… Et quand on revient dans les années 2000 auprès d’Erlendur et de sa fille Eva Lind les choses ne sont pas plus roses : drogue, violence, règlements de compte, pédophilie, collectionneurs d’organes… L’Islande, c’est loin d’être uniquement un pays de bains chauds !

J’ai bien aimé le style sombre, lapidaire, brut, et très rythmé du roman…. on rentre vite dans l’histoire, les chapitres courts nous emmènent toujours plus en avant.
Le plus difficile pour moi aura été de me mettre à l’islandais ! Les prénoms exotiques, l’absence de noms de familles obligent à se concentrer un peu quand même 😉

Je n’ai maintenant qu’une envie, lire la suite (puisque je ne pourrai pas encore lire les premiers), et voir comment Erlendur va s’en sortir entre sa fille qui essaye de sortir de la drogue, et ses enquêtes dans les nuits glacées islandaises !
Je vous le conseille donc, ce roman… et je ne dois pas être la seule à l’apprécier puisqu’il a reçu de nombreuses récompenses !

 challenge ABC

« L’hôtel hanté » de William Wilkie Collins

L'hôtel hanté

Pour la lecture de ce roman dans le cadre du challenge ABC, j’ai surmonté ma première mauvaise impression avec W. Wilkie Collins, qui m’avait un peu déçue avec Profondeurs glacées il y a un an… Mais bon, j’entends tellement de bien de cet auteur de la période victorienne, que j’ai décidé de retenter le coup avec L’hôtel hanté paru en 1878… Ce livre étant tombé dans le domaine public, on peut se le procurer gratuitement légalement et facilement sur Internet ! Une bonne occasion de lire un auteur classique 🙂

Lord Montbarry étonne le tout Londres, et plus particulièrement sa famille, en choisissant d’épouser la comtesse Narona, rencontrée lors d’un voyage… Celle-ci jouit d’une réputation sulfureuse dans toute l’Europe. Pire encore, il a rompu ses fiançailles avec Agnès Lockwood,  jolie et vertueuse jeune femme, pour s’unir à la comtesse. Mais un pressentiment étreint cette dernière : elle sent qu’Agnès la conduira à sa perte, malgré sa bonté et gentillesse naturelle.
Quelques mois plus tard, la famille Montbarry apprend que le lord à trouvé la mort à Venise, dans le palais qu’il louait avec sa nouvelle épouse et son beau-frère le baron Rivar, bien connu dans le monde du jeu pour ses dettes… Si sa mort est due à une pneumonie, la disparition de son laquais et la prime touchée par l’assurance vie du lord par la comtesse laisse soupçonner que sa mort n’était peut-être pas si naturelle

On mélange ici un peu les genres : une histoire d’amours déçues, où une jeune femme se retrouve bafouée et aveuglée par le chagrin ; une enquête sur la mort du lord et toutes les bizarreries l’entourant de la part d’Henry, le frère du lord, éperdument amoureux d’Agnès ; et aussi une touche de fantastique lorsqu’on s’aperçoit que le palais où est mort le lord est en fait hanté par un esprit !
Un mélange qui passe plutôt pas mal : j’ai lu rapidement ce livre, tant je voulait savoir comment la comtesse avait fait passer de vie à trépas son époux ! Car là pas de surprise, même en essayant de prendre du recul, au vu de son caractère détestable et de la prime d’assurance vie qu’elle touche à la mort du lord : tout l’accuse ! Du coup on ne cherche pas à savoir ni pourquoi ni qui, mais plutôt comment ! Et là j’ai été bien surprise 🙂

Un roman court, agréable, qui me réconcilie avec Wilkie Collins… Que demander de plus ?

challenge ABC

« Meurtres en bleu marine » de C. J. Box (Etat de l’Idaho)

Pas évident de trouver un livre pour parler de l’Idaho pour le challenge « 50 états, 50 billets »… Mais heureusement, Meurtres en bleu marine de C. J. Box m’a permis de remplir cette avant-dernière étape dans mon voyage culturel et littéraire aux USA ! Ambiance rurale assurée dans ce livre, lauréat aux Edgars du meilleur roman en 2009 (prix du meilleur roman policier)  !

En partant à leur partie de pêche dans le nord de l’Idaho, Annie, 12 ans, et son petit frère William ne pensaient pas se trouver confronté au pire : ils sont témoin d’un meurtre, et doivent s’échapper pour ne pas se faire assassiner à leur tour. Ils se retrouvent alors cachés chez Jess Rawling, fermier de la région, qui va les aider.
Mais il se trouve que les tueurs sont des policiers corrompus retraités, et qu’ils n’ont pas l’intention de voir leurs vie bouleversée par les deux enfants : ils plus n’ont qu’une solution, retrouver les enfants avant la police locale… et pourquoi pas la manipuler ?

Il n’y a pas à dire, on est directement plongés dans l’action avec ce roman, ça démarre sur les chapeaux de roues ! On s’attache ou on déteste vite les personnages qu’il faut, on est vite mis dans l’ambiance du nord de l’Idaho, très sylvestre et rural. Tout le monde se connait dans la petite ville de Kootenai Bay où se déroule l’action… les spéculations vont bons trains, tous le monde est sur le pied de guerre pour retrouver les enfants disparus… Surtout tous ces anciens flics californiens venus ici passer leur retraite !
De manière très stratège et machiavélique, les « méchants » flics, Singer, Newkirk, Gonzales et Swan vont échafauder un plan pour diviser les forces de la police et de la population locale, tout en douceur : faire penser à un enlèvement des enfants par un prédateur sexuel ou par l’ancien copain de la mère, isoler celle-ci en la retenant chez elle près du téléphone à attendre un potentiel coup de fil des kidnappeurs, prendre en main les recherche du fait de leur expertise, cacher les cadavres en les faisant manger aux cochons d’un des éleveur… Bref, sous couvert d’aider la police locale, ils brouillent les pistes et peuvent encore mieux chasser leurs deux jeunes proies !

Le style est simple et direct, dynamique grâce au découpage par dates et heures… bref le livre se lit bien. En plus on gravite dans des paysages plus que sympathiques : le nord sauvage de l’Idaho, où les fermiers chassent les ours et montent à cheval comme des cow-boys !
La simplicité vient aussi des personnages typiques du genre : Jess Rawling dans le rôle du cow-boy du cru, rude mais au coeur d’or ; les méchants flics corrompus et pourris par leurs actes passés ; Villatoro le bon flic californien retraité qui vient résoudre une ancienne affaire au péril de sa vie… Un peu manichéen peut-être, mais ça fait du bien parfois 😉

Une découverte assez sympa en tout cas, je conseille ce livre si vous aimez les romans policiers où les gentils gagnent à la fin 🙂

Situé entre le Montana, l’Etat de Washington et de l’Oregon, et le Canada… L’Idaho à tout de terres sauvages !
En plein sur les Rocheuses, l’état est composé principalement de montagnes, forêts, canyons, prairies… parcourus par des rivières et parsemé de lacs et points d’eau.
Si le nord est plutôt montagneux, le sud est composé de large plaines, où on trouve sa capitale Boise.

Tips amusant, le mot « Idaho » ne veut rien dire, que ce soit en amérindien ou dans une autre langue ! C’est George M. Willing, membre du Congrés qui à proposé ce mot  pour nommer le territoire, en faisant croire qu’il s’agissait d’un terme shoshone signifiant « diamant des montagnes »… et une fois que la blague à été découverte, il était trop tard !

Pourtant des indiens shoshone (entre autres) ont bien vécu en Idaho avant l’arrivée de l’homme blanc. C’est d’ailleurs dans cette région que certaines des plus vieilles trace de présence indiennes ont été découvertes.
Cette région faisait partie initialement de l’Oregon Country (de 1818 à 1846), qui comprenait le Nord-Est des actuels Etats-Unis et la Colombie Britannique. Avant cette date, les britanniques et les canadiens-français y chassaient pour le commerce de fourrure.
Après plusieurs conflits avec les Espagnols au Sud, puis les Anglais au Nord, l’Oregon Country est morcelé mais les Etats-Unis récupère garde définitivement l’Idaho sous le statut de territoire organisé des USA (1863 à 1890). En 1890 l’Idaho devient officiellement un état des USA.

Quand je dis que la région est sauvage, c’est pas peu dire : plus de 40% de la surface de l’Idaho est composé de forêts ! Et in imagine aisément la faune qui l’habite… Ours, lynx, castor, coyote… sont un petit échantillon de ceux qu’on peut y rencontrer.
Et cerise sur le gâteau, l’un des plus fameux parc des USA se trouvent en parti en Idaho  : le parc de Yellowstone (une petite partie de l’Ouest du parc) ! Il y a aussi une autre curiosité géologique : Crater of the Moon National Monument, anciennes traces de coulées de lave du rift, qui donne une réelle impression de paysages lunaires !

De part sa physionomie, l’Idaho est assez peu peuplé : 1,5 millions d’habitants… mais 30% de ceux-ci sont ruraux ! La population est très majoritairement blanche, comme l’avait remarqué le personnage Villatoro dans le roman. C’est aussi par endroit un « Paradis bleu », c’est à dire un endroit où d’anciens flics viennent prendre leur retraite, et c’est particulièrement le cas dans le nord de l’état.
De part son aspect centré sur lui même (50% des habitants descendent d’habitant de l’état par exemple, le côté rural…) l’Idaho à une forte réputation d’état d’extrême droite : milices para-militaires néo-nazis, groupes de survivalistes… Mais bien entendu, cela ne représente qu’une infime proportion de ses habitants…

En tout cas c’est exactement le genre d’état qui m’attire de part son côté naturel, et ses dimensions gigantesque .. Peut-être lors de mon prochain voyages qui sait, en passant du côté de Yellowstone ? 🙂

« Berceuse » de Chuck Palahniuk (Etat du Nebraska)

Au départ, je m’étais intéressée à ce livre pour parler de l’Idaho pour le challenge « 50 états, 50 billets ». Un livre relativement court, un dimanche seule à la maison avec rien d’autres à faire… bref, le plan idéal pour une journée cocooning. Sauf que ce roman ne se passe pas du tout dans cet état ! Nouveau-Mexique, Washington, Oregon… au fur et à mesure de ma lecture, je déchante un peu. Mais heureusement pour mon avancée dans le challenge, les protagonistes de cette histoire font escale dans le Nebraska ! Donc, pas d’Idaho pour aujourd’hui, mais une balade dans le Middle-West 🙂

Carl Streator, la quarantaine, est journaliste dans une grande ville. Pour une série de reportages pour un magazine, il enquête sur les morts subites du nourrisson… en tentant de révéler une schéma commun à tout ces décès. La vérité va rapidement lui sauter au yeux : avant de mourir, tous les parents ou nounous ont lu aux enfants une berceuse, extraite du même recueil de comptines. Ce texte aurait-il le pouvoir d’ôter la vie ?
Afin de tester sa théorie, Carl va réciter cette berceuse à son rédacteur en chef avant que celui-ci rentre chez lui : sans grande surprise, Carl ne le revoit pas revenir le lendemain matin au bureau… Doté d’un pouvoir de vie et de mort sur autrui, Carl va bientôt perdre les pédales : même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de maîtriser ce don. Et surtout il s’interroge : combien de livres contenant cette berceuse sont en circulation, et combien de victimes vont-ils encore faire ?

Auteur de Fight Club oblige, on oscille à chaque page entre la paranoïa hyper-lucide et un monde excentrique et absurde : on plonge dans l’univers de la sorcellerie, où la berceuse est en fait un sort provenant d’un grand livre démoniaque. Rapidement, Carl va rencontrer Helen, riche agente immobilière initiée à la berceuse assassine, sa secrétaire Mona et son petit copain Oyster, bercés dans les cercles de la sorcellerie. Ensemble, ils vont littéralement sillonner les Etats-Unis à la recherche des derniers volume du livre de comptine, afin de cesser la propagation du chant d’élimination.
Entre ces quatre personnages principaux qui formeront la folle équipée, les luttes de pouvoir naissent et croissent pour obtenir le contrôle du monde au travers des sortilèges ! Rien que ça !

Le fond de l’histoire est assez original, et je pense que je vais y repenser assez souvent, à la même manière que The funniest joke in the world des Monty Python : la blague qui fait mourir littéralement de rire ceux qui l’entendent (dans un autre registre, certes… lien ici)  !
Donc, que ferait-on si quelques mots pouvaient tuer n’importe qui ? On peut aisément imaginer qu’on sortirait tous avec des bouchons d’oreilles pour ne pas être agressés par des sons non souhaités, qu’on empêcherait ses voisins de faire du bruit par peur d’entendre une chanson létale, que toute information sonore à la TV, à la radio, dans les salles de classe… seraient passées au crible des gouvernement pour les certifier sans danger. Bref, une dictature de la pensée en puissance verrait le jour, par crainte de mourir à cause de quelques mots ! Le silence serait la règle, on pourrait perdre l’usage de la parole, et on pourrait même imaginer des autodafé pour empêcher la propagation de textes potentiellement dangereux ! Plus aucune idée neuve ne verrai le jour, l’humanité stagnerait, le progrès ne serait plus qu’un lointain souvenir…
C’est donc pour empêcher ce cauchemar que le narrateur et héros de ce roman, Carl, va partir à la recherche des berceuses tueuses et de la source de ce texte.

Côté style, je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, qui est assez décousue sur ses premiers chapitres (fort heureusement courts). Si c’est écrit de manière rythmé et assez dynamique, je n’ai pas spécialement accroché… J’avais bien aimé Fight Club il y a 10 ans, et là j’ai eu l’impression de retrouver le même type de livre, mais pas d’un point vu si positif. Il faut dire que Berceuse est sorti en 2002, 6 ans après Fight Club, son premier roman primé par la critique.  En fait ce que j’aimais à l’époque, le côté anti-capitaliste américain, irrévérencieux, bizarre, névrosé, répétitif, bourré de leitmotiv… m’a un peu saoulé par moment. De même, le côté sorcière et compagnie m’a pas trop emballé… Bon, je l’excuse parce que l’histoire est quand même sympa 😉

Bref, pas la lecture du siècle, mais quand même un bon moment au final… et surtout pas mal d’axe de réflexion sur le sujet pour les semaines à venir 😉

Dans leur tour des USA pour enquêter sur des « miracles », Carl et le Sarge arrivent au Nebraska, dans la ville de Stone River (fictive), spécialisée dans l’abattage bovin… mais qui depuis le passage d’une vache qui parle est transformée en paradis pour les animaux.
Bizarrement, c’est un peu comme un réservoir bovin que j’imaginais le Nebraska : de grandes plaines, un climat qui permet de faire pousser de quoi les nourrir… Et finalement c’est bien ça ! Boeufs, porcs, volailles… Il y a de quoi faire dans cet état plutôt plat et pauvre en forêts où l’agriculture est la principale source de revenu.

Et du plat, il lui doit aussi son nom : Nebraska vient de l’amérindien « Ni Bthaska », pour la rivière Platte qui y coule. De nombreuses tribus indiennes vivaient dans le Nebraska : Sioux, Iowa, Omaha, Poncas… Ils devront attendre le milieu du 18ème siècle pour voir les premiers européens visiter leurs terres. Si le Nebraska fait parti alors de la Louisiane Française, elle est peu explorée et sert juste de point de passage pour Santa Fe. La région n’a été réellement colonisée qu’à partir de 1794. C’est cette année que le premier comptoir y est battit, pour le commerce des fourrures… et par conséquent ses premiers forts pour protéger les commerçant et habitant de la province.
En 1854, le Nebraska devient une région indépendante, mais sa forme sera définitive en 1867. Durant les années 1860, comme dans beaucoup d’autres états du Grand Ouest, la loi du « homestead act » permet au fermiers d’acquérir gratuitement des terres dans l’états, pour peu qu’il la travaille et y résident depuis 5 ans ! C’est la pleine période de la Conquête de l’Ouest ! Bien entendu, se sont les amérindiens qui vont pâtir de cette colonisation, leurs terres leur ayant été achetées une bouchée de pain, quand elles ne leurs ont pas été volées…
Après la guerre d’Indépendance, en 1867, le Nebraska devient un état à par entière, et prend Lincoln comme capitale.

Le moins qu’on puisse dire en voyant la physionomie de cet état, assez bas (le plus haut sommet culmine à 1600 m environ), c’est que ça n’est pas la destination touristique rêvée pour des randonnées ! Peu de parcs et monuments nationaux, peu de forêts, peu de montagnes, peu de cours d’eau, des dunes de sable… c’est le territoire des Grandes Plaines dédiées à l’agriculture et aux ranchs. Et Tornado Alley oblige, l’état est souvent victime de tornade très violente et d’orages !
Malgré tout cet espace, le Nebraska est assez peu peuplé : 1,8 millions d’habitants… et vu l’aridité de certaines zone, on comprendra que les zones les plus peuplées se trouve dans les grandes villes, situées au bord du fleuve Missouri ou de la rivière Platte.

Bref, un état typique pour moi de l‘immensité des Etats-Unis… mais qui malgré tout ne me tente pas plus que ça !

 

« La vie secrète de E. Robert Pendleton » de Michael Collins (Etat de l’Indiana)

Après une très courte pause, me revoilà à l’assaut des USA avec le challenge « 50 états, 50 billets«  ! Cette fois nous partons en Indiana, avec le roman policier de Michael Collins paru en  2006, La vie secrète de E. Robert Pendleton. Tout un programme 🙂

Au milieu des années 1980, E. Robert Pendleton est enseignant de lettres dans une université de l’Indiana. Il se considère comme un écrivain raté, contrairement à son ancien camarade de fac, devenu son rival, qui débarque pour une conférence dans l’université où il travaille afin de parler de son best-seller.
Ne supportant plus la comparaison avec lui, et pour en finir avec le harcèlement de ses pairs et sa solitude, il décide de se suicider. Mais c’était sans compter sur la jeune doctorante Adi qui le retrouve avant qu’il trépasse. Sérieusement handicapé, Robert est devenu une sorte de légume… C’est alors qu’Adi découvre dans sa cave un livre qu’il n’a jamais diffusé, Le Cri. Un vrai chef d’oeuvre littéraire quasi autobiographique… si ce n’est cette scène de meurtre d’une jeune fille de 13 ans, qui ressemble étrangement à une affaire non élucidé s’étant déroulé à la période où il l’a écrit…
Robert a t-il vraiment tué cette jeune fille, ou s’est-il inspiré de ce crime pour écrire son roman ? D’autres personnes se poseront-elles la même question à la lecture de ce livre ?

C’est une enquête assez intéressante devant laquelle on se retrouve, qui pose des questions sur l’art et l’écriture : où se situe la limite entre la fiction et la réalité. Au fur et à mesure des interprétations du roman de Pendleton, les experts littéraires y voient un récit génial, quasi-nietzschéen qui nie l’existence de Dieu… puis les policiers y trouvent les indices d’un meurtre, où la superbe fiction devient une autobiographie. Toute l’analyse artistique devient de plus en plus fumeuse, que ce soit du côté des universitaires, des critiques littéraire, ou du péquin moyen : l’auteur semble vouloir nous démontrer que ce domaine est une grande branlette intellectuelle ! Bref, j’ai eu l’impression d’être devant une critique du monde universitaire et littéraire, qui ont le « grand » pouvoir d’attribuer des prix, sortes de bons-points pour les grands…

Enfin si le concept est intéressant, je n’ai pas pris plus de plaisir que ça à le lire : le style est mou et rebutant ! Je ne sais pas de quoi ça vient, mais il y a un truc qui m’a gêné… Dans le rythme peut être, ou le découpage… De plus si je me suis questionnée au début du roman, j’ai rapidement découvert le coupable, vers le milieu du livre… Il suffit de faire attention aux recoupements et indices.
Pour ne rien arranger les personnages sont antipathiques… Enfin ça n’est peut être pas un mal 😀 Ils ont tous un truc à se reprocher, un trait de caractère ou des actions passées qui en font des personnages auxquels j’ai eu du mal à m’identifier.

Bref, ça n’est pas un grand roman policierPas désagréable à lire objectivement, mais vraiment pas un livre que je conseillerais spontanément !

Pas évident de trouve un roman se passant dans l‘Indiana… Et pourtant cet état du Midwest n’a rien qui pourrait faire peur à un écrivain je pense ! Preuve en est, un des musicien les plus connu de ces 50 dernières années est né là bas : Michael Jackson (et ses frères) 😉

Mais bien avant ces illustres habitants, cet état était peuplé d’Amérindiens (Potawatomis, Shawnees, Iroquois, Huran, Delaware, Mohican, …), comme son nom nous le rappelle : Indiana, terre des Indiens. C’est au 17ème siècle que les Français vont explorer la région, en passant par le Canada et le Saint-Laurent. Les Canadiens y fondent « Le pays de l’Ohio« , qui fait la jonction entre le Canada et la Louisiane Française. Les Britanniques en 1763, au terme de la Guerre de Sept ans, récupèrent ce territoire, mais le cède la même année aux États-Unis. L’Indiana et l’Ohio sont alors encore réunis, en il faudra attendre 1816 pour que l’Indiana devienne un état des USA à part entière.

Indianapolis est la capitale de l’état depuis 1825, choisie non pas pour son importance mais sa position centrale… Aujourd’hui c’est la première ville de l’Indiana, avec 1,7 millions d’habitants dans son agglomération, ce qui correspond à un joli pourcentage sur les 6,5 millions d’habitants de l’état.
Historiquement, l’état à été peuplé par des Anglais, des Allemand, des Irlandais… Ces habitants sont appelés les « Hoosiers » (1830), terme qui devient peu à peu péjoratif. Le Hoosier devient un synonyme de « bouseux », ou « redneck »… à moins qu’il puise finalement son origine dans cette dénomination ?
Quoiqu’il en soit, ce terme officiellement adopté par l’Indiana fait penser à un état agricole, ce qui est assez vrai : situé au sud des Grands Lacs, la terre est très riche en limon et un climat subtropical humide permet de faire pousser du soja, du maïs, du blé, mais aussi des fruits et légumes, et des fleurs…
Le gros de l’économie de l’état ne provient pourtant pas de l’agriculture, mais de l‘industrie : l’acier, les produits pharmaceutiques, automobiles… C’est un état industrialisé, assez urbain. Bref, peu de chemins de randonnées au milieu de la nature sauvage susceptibles de m’intéresser 😉

« La couronne dans les ténèbres » de Paul C.Doherty

Et revoilà Hugh Corbett, le clerc de Londres du 13ème siècle qui revient pour de nouvelles aventures ! Avec ce deuxième tome de la saga de Paul C. Doherty, La couronne dans les ténèbres, je rempli un objectif pour mon challenge Petit BAC 2012 : l’objet.

Hugh Corbett est envoyé avec Ranulf en Ecosse pour enquêter pour le compte du roi d’Angleterre,  sur la mort du roi d’Ecosse, Alexandre III. Celui-ci aurait chuté à cheval du haut d’une falaise, lors d’une cavalcade nocturne pour retrouver sa reine, Yolande… Est-ce réellement un accident ? C’est ce que Hugh Corbett va essayer de découvrir !

Lecture un brin ennuyante, même si j’ai apprécié de m’intéresser une fois de plus à cette période de l’histoire que je connaissais mal. L’enquête suit le même schéma que le même opus, on retrouve les mêmes thématiques… sauf que là on voyage un peu dans les paysages écossais…

Un gros bof, donc… Mais je vais tenir bon, et m’attaquer tout de même au 3ème volet de la saga un de ces jours, vu que je les ai sous la main 😉

« Satan à St Mary-le-Bow » de Paul C.Doherty

Ambiance roman policier historique avec cette lecture, qui m’a emmenée en Angleterre en plein Moyen-âge, période et lieux que je connais assez mal, si ce n’est grâce au roman de Ken Follet Les piliers de la Terre.
Je profite de ma découverte de cette série des « Hugh Corbett » pour remplir une ligne dans le challenge Petit Bac 2012, catégorie personnage connu… Satan fera bien l’affaire pour cela !

En 1284, Hugh Corbett, ancien combattant devenu clerc à Londres, à pour mission d’enquêter sur un suicide inquiétant sur ordres du roi Edouard Ier…
Duket, orfèvre sans histoire, se retrouve à tuer l’usurier Crepyn. Pour échapper à la justice, il demande asile dans l’église de St Mary-le-Bow, où il sera retrouvé pendu.
Pourquoi Duket a t-il tué Crepyn ? Pourquoi a t-il choisi de se suicider ? Etait-il vraiment seul dans l’église quand le drame est arrivé ? Et que penser des rumeurs à propos de l’attachement des deux protagonistes au parti rebelle « Populares » ? Est-ce que le satanisme aurait aussi quelque chose à voir la dedans ?
Toutes ces questions, et bien d’autres encore, l’enquêteur Hugh Corbett devra y répondre pour remplir sa mission envers le roi, et découvrir ce qui se trame dans le ventre de Londres !

Une plongée assez agréable et pas trop prise de tête dans l’univers médiéval londonien… Le personnage de Hugh est assez humain, avec ses qualités et défauts. Heureusement, il est rapidement accompagné de Ranulf, un adolescent manquant cruellement de bonnes manières, qu’il a extirpé d’une geôle pour devenir son guide dans les bas-fonds de la capitale anglaise. Si le couple est assez typique (l’homme de loi et le voleur qui à quand même bon coeur), ça fonctionne pas mal et on passe un bon moment.
Les conclusions de l’enquête sont relativement prévisibles, mais la lecture laisse quand même la place à quelques surprises.

Bref, un roman pas désagréable même si ça n’est pas le roman du siècle ! En même temps j’ai envie d’en découvrir d’autres  de temps en temps, sachant que je les ai tous récupéré pour le Kindle… Je verrai comment la sauce prend sur les différents volumes !

« La voie de l’ennemi » de Tony Hillerman (Etat de l’Arizona)

Histoire de reprendre à zéro la série des « Joe Leaphorn » (j’avais lu en premier le second tome, Là où dansent les morts), et donc d’avoir les bases pour continuer ma découverte des romans d’Hillerman, je le suis vite plongée dans le premier opus de la série, où on rencontre le policier Navajo pour la première fois : La voie de l’ennemi.
Bien entendu, je comptais sur cette lecture pour valider une entrée pour mon challenge « 50 états, 50 billets » !

Cette fois, l’histoire se déroule non pas au Nouveau-Mexique mais en Arizona dans les années 70. Suite à l’agression d’un Mexicain, le Navajo Horseman va s’enfuir dans les montagnes à l’Est de l’état… Joe Leaphorn, du Bureau des Affaire Indiennes, enquête pour le retrouver.
En parallèle, un clan Navajo se trouve être victimes d’un sorcier, le Loup, qui tue leurs bêtes et essaye de leur nuire à l’aide de différents sortilèges… L’occasion rêvée pour l’ami de Joe Leaphorn, Bergen McKee, un anthropologue étudiant les mythes et la sorcellerie améridienne, d’étayer ses thèses.
Lorsque Horseman est retrouvé mort, les deux affaires semblent se rejoindre, et la traque commence pour nos deux héros !

Dans ce premier roman de la série, Joe Leaphorn est un personnage secondaire : le focus est mis sur McKee, le professeur d’anthropologie, récemment plaqué par sa femme. Par la suite les éditeurs de Tony Hillerman lui ont demandé de ne pas utiliser McKee comme héro, mais Leaphorn, ce qui est une excellente idée selon moi ! Leaphorn à un charisme et une tranquillité qui en fait un personnage assez atypique, et par là très intéressant…  Son rapport à sa culture Navajo le rendentplus à l’écoute des autres et de la nature.
McKee est plus classique, il m’a moins touché que son ami Navajo.

Peut être à cause de cela, j’ai moins accroché à La voie de l’ennemi qu’à Là où dansent les morts… Leaphorn est moins présent, et vu que je suis fan… 😀
L’enquête m’a moins attirée aussi, même si on tourne toujours autour du domaine des Réserves indiennes, des sites archéologiques, des paysages grandioses du Grand Ouest américain…

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers de cette série, je pense que ce roman n’est pas nécessaire : autant attaquer avec Là où dansent les morts !
Enfin… Il fallait que je lise le premier volume, et c’est chose faite ! Il parait que les romans s’améliorent au fur et à mesure, j’ai donc hâte de m’attaquer au troisième : Femme qui écoute !

L’Arizona… Pour moi ce nom m’évoque les vacances au grand air depuis que j’y suis allée il y a deux ans lors de mon périple dans le Sud-Ouest des USA. Entre Phoenix, la capitale de l’Etat où nous somme arrivés de France ; le Grand Canyon qui nous a coupé le souffle ; Monument Valley et ses paysages de films (entre l’Utah et l’Arizona), à côté de Kayenta la ville Navajo où l’essence est ridiculement peu chère ; Page et son lac artificiel et sa lumière extraordinaire ; Antelope Canyon où notre guide Navajo nous a fait la visite au son d’une guitare sèche et des chansons des Red Hot ; le parc de Navajo National Monument si discret et paisible ; nos randos dans Vermillon Cliff dans des paysages arides et magnifiques, au bord du Colorado… Que de souvenirs !

Un petit aperçu de la région qui a été pour moi un vrai coup de foudre… Et à la lecture de ce roman, je m’aperçois que j’ai raté pas mal de site intéressants dans l’Est de l’Arizona, dont le Canyon de Chelly et la région des Four Corners. Pour un prochain voyage peut être ? (je l’espère ardemment !)

Ce qui m’a plu en Arizona, c’est bien entendu la profusion de grands parcs et de paysage sensationnels… mais aussi la météo garantie anti-moustiques grâce à son climat aride ! Mais attention, il y a bien des averses, voir même de la neige dans les région situées dans les montagnes !
Ce climat semble plaire à beaucoup de gens, puisque l’Arizona attire de plus en plus d’habitants. Le retraités sont en bonne position, puisque des villes sont même battis exprès pour eux !  On retrouve aussi beaucoup d’Amérindiens (5%), qui vivent sur les terres dans les Réserves indiennes qui sont assez nombreuses en Arizona. D’ailleurs se sont les Navajos qui exploitent des sites comme Monument Valley ou Antelope Canyon.
Avec cette augmentation de la démographie, un problème de taille survient : celui de l’eau ! Le Colorado coule dans l’état, mais il devient insuffisant pour les besoin de l’Arizona ! Si la population en consomme une partie pour ses besoins, un autre quantité non négligeable est utilisation des aires de loisirs : golfs (Phoenix est un des leader dans ce domaine) et nautisme, mais aussi l’énergie avec les nombreux barrages… Au final, seuls 4% du débit du fleuve arrivent à l’embouchure au Mexique, ce qui pose des problèmes écologiques et économiques aux populations qui y vivent.

Au niveau historique, après la préhistoire où plusieurs peuples vivent en nomades, puis de l’agriculture, les indiens Anasazis fondent leurs cités au Canyon de Chelly et l’occupe de 0 à 1300 ap. JC. Ce site sera ensuite occupé par les Navajos à partir de 1700.
Au milieu du 16ème siècle, de leur côté, les Espagnol découvrent et visitent ce qui sera l’Arizona… Comme au Nouveau-Mexique, il pense y découvrir les Cités d’Or, ce qui a pour effet d’attirer les colons sur ces terres. Comme dans l’état voisin, les rapports avec les Indiens seront plus ou moins positifs : échanges économiques, mais aussi de maladies qui décimeront plusieurs tribus, ainsi que les conversions forcées au Christianisme… Pendant les siècles suivants, les colons se feront plus nombreux, grâce à la création des premières villes espagnoles dans la région, la découverte de mines d’argent et d’or, et l’essor de l’agriculture. Tout au long de son histoire, la découverte de mines aura pour effet de créer de nouvelles villes, qui se videront aussi rapidement une fois le filon épuisé, donnant naissance à des villes-fantômes.
L’Arizona est alors encore rattachée au Mexique après son indépendance acquise en 1821, mais les moyens manquent pour entretenir ces territoires sauvages : sans missions et forts, les Apaches au nord mettent en place des raids meurtriers de plus en plus fréquents. Le Mexique se voit contraint de vendre petit à petits ses terres… D’un autre côté, la guerre americano-mexicaine fini d’achever le processus en cours : le Mexique cède une partie de l’Arizona aux Etats-Unis.
En 1900, l’Arizona fait parti de l’Union, et en 1912 il devient un état à part entière !

Aujourd’hui l’Arizona fait parti de la Sun Belt, mais profite d’autres entrée de revenu : l’agriculture, le tourisme, mais aussi de l’armée présente un peu partout : bases militaires, académies, laboratoires… dont il est un peu question dans le roman !

Bref, vous l’aurez deviné, l’Arizona, j’adore, et ça é été un plaisir de me rémémorer de bons souvenirs là bas 😀