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« Sous Béton » de Karoline Georges

Pour le partenariat Folio d’avril je me suis laissée tentée par un court roman de SF, en mode contre-utopie post-apocalyptique, et surprise, se déroulant dans un bâtiment-ville à la même manière que Silo que je viens juste de terminer ! Décidément, le genre est à la mode dans les récits d’anticipation !

Depuis sa naissance l’enfant vit dans la même cellule, entouré de ses deux parents, au 5969eme étage de l’Edifice en Béton Total.
Privé d’individualité, l’enfant n’a pas de nom. Il évolue dans la crainte des coups du père qui d’abruti aux anesthésiants et devant une mère craignant l’expulsion du bâtiment. Car ils le voient tous sur l’écran de la cellule : dehors c’est l’anarchie et la mort. Vivre sous le béton vaut mieux que de devoir sortir…
Suite à une prise de conscience cartésienne, l’enfant voudrait voir plus loin… mais cela est dangereux dans ce monde.

Je me demande encore ce que j’ai lu, en parcourant les pages de ce huis clos plus poétique que narratif. On flirte aussi parfois avec la philosophie, un peu avec la SF, et même parfois avec le paranormal, voir l’ésotérisme. Par moment je me suis demandée si on était pas devant la description d’une pathologie psychiatrique, du genre d’une des personnalités d’un malade de trouble dissociatif enfermée dans son cerveau, qui chercherait à savoir ce qui se passe quand on prend le contrôle.
Bref, une lecture OVNI, qui m’a marqué par son rythme et son style, mais pas plus plu que cela… je ne sais vraiment pas comment l’interpréter et ça me gêne.

Mais c’est amusant de voir comment un thème, celui de la ville / monde tenant dans un bâtiment et la simplification d’une structure sociale, est traité par différents auteurs.
Par exemple, contrairement à Silo qui tente de créer une structure où la survie de l’humain est au centre (du moins en théorie), dans Sous Béton, c’est la structure même, l’Edifice qui importe. J’ai pensé à des univers comme celui de Soleil Vert, en plus radical, en lisant ces pages. Là où les humains ont des rôles opérationnels dans Silo, ici, les rôles de chacun sont flous, mal définis…
Là où ils se rejoignent, c’est sur le danger de devoir aller dehors, la grande peur inculquée dès le plus jeune âge à grand coup d’écrans et de propagande.

Une découverte qui n’est pas inintéressante, mais pas un coup de foudre… J’aime qu’on me raconte des histoires, ou encore les romans qui me donnent à réfléchir. J’ai l’impression d’avoir eu ni l’un ni l’autre ici. Mais bon, cela me permet de parfaire ma connaissance du genre des paradis inhabitables !
Merci Folio pour ce partenariat, qui une fois n’est pas coutume me permet d’alimenter mon Challenge ABC !

 

Nouvelles choisies de Nathaniel Hawthorne et d’Edgar Allan Poe

Hawthorne en haut et Poe en bas
Hawthorne (en haut) et Poe (en bas)

Suite de mes cours de littérature Fantasy et SF avec Coursera… Cette semaine il a fallut nous attaquer à quelques nouvelles et poèmes de ces deux écrivains américains du milieu du 19ème siècle : Nathaniel Hawthorne et d’Edgar Allan Poe.
Hawthorne est très connu pour un roman en particulier : La lettre écarlate. Poe, il n’y a plus besoin de le présenter, tant il a accédé à la notoriété grâce aux traductions de ses œuvres par notre très estimé Charles Baudelaire. D’ailleurs en relisant ces nouvelles (que j’avais dévoré il y a une quinzaine d’année) je dois avouer que l’univers de Baudelaire et de Poe m’ont semblé vraiment proches…

Les nouvelles d’Hawthorne que j’ai lu tournent beaucoup autour de l’idée de la science utilisée à mauvais escient, et de l’obsession des hommes pour leurs passion. Les effets se retournent souvent contre leurs créateurs ou leurs proches… Dans The Birthmark un scientifique veut absolument retirer un névus sur la joue de sa jolie femme, ce qui va bien entendu avoir des conséquences désastreuses… La jeune femme de Rappaccini’s Daughter vit au milieu des plantes toxiques de la serre paternelle depuis sa naissance et est devenu elle même une créature mortelle pour qui l’approche. Peut être moins dramatiques, Dr. Heiddegger’s Experiment raconte ce qui se passerait si un groupe de vieillards usaient et abusaient d’eau tirée de la Fontaine de Jouvence, et The Artist of the Beautiful étudie les déboire d’un créateur. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que j’ai décidé de rédiger mon essai… Wait and see pour les résultats 😉

Pour Poe, j’ai redécouvert mes classiques : La chute de la maison Usher, Le coeur révélateur, Le chat noir, Le portrait ovale, La vérité sur le cas de M. Valdemar, Le corbeau… Atmosphère sombre, tension palpable… c’est toujours un plaisir de lire du Poe ! Mais ce qui m’a surtout plu, c’est de découvrir deux de ces poèmes dans leur version originale : The Bell et Annabel Lee. Je ne suis vraiment pas une fervente lectrice de poésie, mais j’ai vraiment apprécié la lecture de ces deux là… Les sonorité de la langue anglaise me rappellent peut être des chansons pop 😉

De bonnes lecture de grands classique une fois de plus… même si je dois avouer que je ne connaissais pas Hawthorne avant cette session (même si je connaissais La lettre écarlate). Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour se cultiver 😉

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