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« Les Rois Maudits, tomes 1 à 3 » de Maurice Druon

Après mon coup de coeur pour Les piliers de la Terre de Ken Follett, j’ai fait découvrir l’ouvrage à mon copain qui a adoré, mais avait regretté le caractère de fiction de l’histoire… Sur les conseils de Petite Fleur, je lui ai offert ce premier gros volumes de la célèbre série de Maurice Druon, Les Rois Maudits, qui malgré le caractère romancé du récit nous en apprend beaucoup sur l‘Histoire de notre pays !
A noter que l’édition de Plon, ici présentée, contient les 3 premiers tomes de la série : Le Roi de Fer (1955), La Reine Etranglée (1955), Les poisons de la Couronne (1956).

Je me suis donc plongée dans l’aventure pour clore (en mode turbo pour le finir avant le 31 décembre) mon second contrat du Challenge Petit BAC 2011, catégorie métier…  Roi, c’est un métier comme un autre, non ? Et à lire cette série, il n’est pas forcément des plus reposants

Depuis le règne de Philippe le Bel jusqu’à Louis le Hutin, on suit une foule de personnages historiques : le roi Philippe le Bel lui même, les épouses des Princes, Guccio Baglioni le Lombard, Robert d’Artois, la future Reine Clémence de Hongrie… à travers leurs regards se dessine la trame de l’Histoire de France.
Tout commence avec le jugement et la condamnation à mort des Templiers, et plus particulièrement de leur maître Jacques de Molay, qui sur le bûcher promet la mort à ses bourreaux : le roi Philippe le Bel, son garde des Sceaux et le Pape, et les maudits sur 13 générations… Sur 3 tomes déjà, on peut bien croire que ces mots ont résonné  aux oreilles d’un dieu ou d’un diable, car la honte, la maladie, la mort, l’infamie, la trahison… n’auront de cesse de tourmenter la famille royale et ceux qui sont proches du pouvoir !

Rien que pour sa qualité historique, le livre vaut le détour, car on ne sort de la lecture que plus instruit. Et pour ne rien gâcher, le style est simple et agréable, malgré l’utilisation d’expression ou terme hérités du XIVème siècle ! Je me suis même surprise à m’exclamer des « Holàlà » ou à rire devant certains passage… L’Histoire décrite et romancé par Druon à de quoi réconcilier avec la matière 😉
Pour le coup je m’amuse à aller voir au fur et à mesure des chapitres les portraits d’époque des différents protagonistes sur Google Image, et je me renseigne un peu sur la Wikipédia et d’autres sites d’Histoire sur les faits de l’époque (en essayant de ne pas en apprendre trop pour ne pas dévoiler la suite de l’intrigue, que j’ignore, car pour mon plus grand bonheur aujourd’hui, je suis une buse en histoire médiévale ^^).

Bref, une belle lecture, que je vais continuer, car il y a encore 2 tomes dans cette collection… et j’aimerai bien savoir à quelle sauce seront mangés les descendants de Philippe le Bel :p

« Les piliers de la Terre » de Ken Follett

Ahhh… Terminé cette participation  pour le Défi 1000, même si ça ne m’aurait pas gênée de rester plus longtemps en compagnie des personnage du roman de Ken Follet, Les piliers de la Terre. Bien que long et un peu effrayant au début vu la taille des pavés  (chez Stock, 1074 pages sur 2 tomes), j’ai l’impression de les avoir dévoré, sans avoir ressenti d’effets de longueurs… une expérience bien agréable 🙂

Dans Les piliers de la Terre, nous sommes embarqué dans l’Angleterre du début du XIIème siècle, à la grande époque des constructeurs de cathédrale.
On suit dès le début de l’histoire des groupes de personnages dont les destins vont se croiser, et cela sur un bon demi siècle : Tom le bâtisseur et sa famille qui chemine de ville en ville dans l’espoir de trouver une cathédrale à construire, Philip le moine, Aliena et son frère les deux enfant d’un comte, Ellen et son fils Jack qui vivent dans la forêt… Mais ces personnages plutôt pacifiques sont confrontés à l’hypocrisie et à la perversité du monde, et ont de nombreux ennemis reconnus ou non. Tous leurs chemins finissent par se réunir au prieuré de Kingsbridge, qui sera le coeurs de ce récit.

Toutes les émotions se mêlent dans ce roman : l’attendrissement, la peine, la rage, l’amour et la haine, l’incompréhension, la contemplation, le beau et le laid… Dans une période bien obscure pour nous, le Moyen-âge, qui finalement ne semble pas si éloignée de notre époque ! Les jeux de pouvoir et d’argent, sur fond de mysticisme, manipulation politique, économie et fructification des biens…
On se prend à encourager les héros à ne pas renoncer dans les heures sombres, à maudire les méchants ! Bref, je suis tombée sous le charme de la narration.
Le style est très fluide, bien traduit, et on a l’impression d’apprendre énormément de chose sur l’architecture, la religion, l’histoire de l’Angleterre : les personnages illustres cité dans le roman sont véridiques, que ce soit le roi Stephen, Robert de Gloucester, le roi Henri II, Thomas de Canterbury… De plus l’auteur nous emmène sur les route de l’Europe, nous invitant encore un peu plus à l’évasion : Saint-Jacques de Compostelle, Saint-Denis, Cherbourg…

Je comprend pourquoi ce livre à été un best-seller (90 millions de lecteurs dans le monde) : il évoque des fait que tout le monde peut comprendre et apprécier, sans être un amateur d’histoire ou de religion chrétienne… une sorte de récit « universel » qui parle de la vie de simple personnes pris dans le flot de la Grande Histoire.
Un gros coup de coeur donc, je conseille vivement ce roman, et je vais même rajouter très vite dans ma LAL sa suite, Un monde sans fin !