Mots-clé : masse critique Babelio

« Le nouvel Angyo Onshi » de In-Wan Youn & Kyung-il Yang

Le nouvel Angyo OnshiJ’ai profité de la dernière Masse Critique de Babelio pour me faire un petit plaisir et relire un manga que j’ai découvert et dévoré il y a 2 ou 3 ans : Le nouvel Angyo Onshi du duo sud-coréen In-Wan Youn et Kyung-il Yang. Et bien qu’il soit créé par des coréens, il ne s’agit pas d’un manhwa, mais bien d’un manga seinen : cette série de BD à été d’abord publiée au Japon dans un magazine spécialisé, Sunday GX.
Un ami me les avaient prêté dans leur édition française originale… épuisée depuis un petit moment. Heureusement Pika Edition les réédite en version « 2 tomes en 1 ». L’idéal pour commencer cette collection perso, moi qui ai toujours hésité à me les acheter d’un bloc sur le marché d’occasion.

Le nouvel Angyo Onshi nous emmène dans un monde en proie au chaos : l’empire Jushin a sombré avec la mort de son Empereur. Mun-Su, un homme seul et déterminé à faire respecter la justice parcourt ces contrées à la recherche de gouverneur corrompus.
Grâce à ses pouvoirs d’Angyo Onshi et son mahai à trois chevaux (une sorte de médaille enchantée), il peut invoquer une armée composée des soldats morts de Jushin, qui l’aident à combattre ses ennemis.
Au cour d’une de ses aventures, il rencontre son Sando (son garde du corps) en la personne de la jeune, jolie et très dangereuse Chun-Hyang… Qui va apprendre en même temps que nous à connaître et faire confiance à Mun-Su.

Le pouvoir du mahai

Les thèmes de ce manga oscillent entre légendes coréenne dont les auteurs se sont inspirés pour leurs personnages et situations, les mondes fantastiques orientaux et occidentaux, teinté d’un brin de steam-punk… Le tout dans un univers assez sombre et oppressant, où vivent esprits, démons, maîtres de illusions… mais aussi des chauves-souris velues kawaii comme celle qui s’entiche du héros 😉
Ce mélange donne un cocktail assez original finalement, et on se plonge très rapidement dans l’histoire… Et le dessin sert parfaitement le récit par son dynamisme et sa finesse !
Dans ce premier volume Mun-Su vit différentes aventures, qui vont poser les bases du récit : comment il récupère son fameux serre-tête et du même coup les services de Chun-Hyang ; la présentation de son gros point faible : ses problèmes respiratoires qui le rendent peu endurant ; mais aussi celle de son super pouvoir donnés par son mahai ! En le brandissant et en criant « Voici venir l’Angyo Onshi », c’est une véritable armé des morts qui vient le servir !

Chun-HyangIl faudra attendre le prochain volume pour découvrir mon personnage préféré dans l’histoire, L’Écuyer  qui par son humour dédramatisera un peu les situations, qui dans ce premier volumes peuvent paraître assez dramatiques.
Il faut avouer que Mun-Su à un sacré caractère… On se demande souvent de quel côté il est : celui du Bien ou du Mal ? Dans tous les cas, il est du côté de la justice… ou du moins la sienne ! Il n’hésite pas à menacer de mort les paysans qu’il vient « sauver », les exhortant à se défendre seul contre les persécuteurs, et de ne rien attendre de personne. Bref, un personnage de héros assez atypique, nuancé et assez qui promet des moments intéressants.
Ce caractère d’anti-héros crée quelques hésitations du côté de Chun-Hyang qui elle semble plus manichéenne dans sa perception du bien et du mal… Je ne dirai pas qu’elle parait niaise par moment, mais presque 🙂 (il faut dire que dans le délire « je me bat au trois quart à poil » n’est pas là pour aider à la rendre plus profonde…).

Une série à découvrir d’urgence si vous ne l’avez pas encore lue !
De mon côté je vais continuer tranquillement cette nouvelle collection… c’est du bon du début à la fin ! Et finalement, j’avais oublié pas mal de détails de l’histoire, c’est donc un plaisir de le relire !
Et merci à Babelio et à Pika Edition pour cette lecture !

Babelio Masse Critique

 

« Rituels tribaux du samedi soir » de Nik Cohn

Grâce à Babelio, une fois de plus, j’ai pu recevoir un livre à lire et critiquer via sa Masse Critique ! Cette fois-ci, nous allons aux Etats-Unis pour découvrir le recueil de nouvelles Rituels tribaux du samedi soir et autres histoires américaines de Nik Cohn.

Le titre et la dénomination de « tribu » est assez justifiée : on est presque devant une analyse sociologique de communautés, que l’auteur décortique, un peu comme un chasseur d’image ou un journaliste d’investigation… mais avec dans le style du langage parlé.
On découvre les habitudes des ces quelques échantillons de la population de grandes ville américaines, la Nouvelle-Orléans et New-York, leurs double vie lorsque la nuit arrive, et que le masque de la journée tombe.

La première nouvelle, La Nouvelle-Orléans : la ville frappée par la Maladie se passe donc à la Nouvelle-Orléans, atteinte par « la Maladie », une sorte de malédiction. Laissée pour compte du progrès, la ville est empêtrée : les sportifs de tout type ne gagnent jamais rien dans cette ville, que ce soit au football américain ou en boxe, ou bien d’autres sports. Portraits de supporters, parieurs, fans, qui même s’ils se voient perdre continue à soutenir leurs joueurs, imperturbables… On voit une mise en opposition des richesses véhiculées par les paris autour du sport et la pauvreté de la ville, incarnée par Tombstone Louis qui vit dans un cimetière.
Note 5/10, pas super convaincue.

Seconde nouvelle, 24 heures sur la 42e est beaucoup mieux selon moi. Elle me fait penser à Las Vegas Parano (paru en 1972), mais dans le quartier glauque de NY, la 42e, spécialisée dans les 70’s dans les cinémas pornos et sex-shop. Sexe, drogue, bar louches, snacks à hot-dogs… une vision réaliste et un brin déjanté de l’Amérique et de son fameux rêve, où tout se consomme, où tout se regarde avec distance, comme dans un peep-show… Le narrateur a fait le pari de pouvoir « survivre » 24h dans ce lieu de perdition, et fera tout pour y arriver ! Ce qui lui permettra de rencontrer la faune de jour et celle de la nuit, paumé comme il est au milieu de cet univers.
Note 8/10.

La troisième nouvelle, La dernière course,  nous emmène dans le monde des courses de dragster dans les rues de NY, où on suit Oeil de Faucon, petit génie de l’automobile, passionné de voitures et de vitesse, osciller pendant quelques années entre le firmament et l’ennui… sans jamais baisser les bras. Une image des  années 70 assombries par les crises pétrolières, la récession… après les folles années 60 où la voiture était reine.
Note 7/10.

La dernière nouvelle est celle qui fait l’intérêt du recueil, du moins celle qui est mise en avant par l’éditeur  : La fièvre du samedi soir, dont les grandes lignes serviront au film éponyme. Vincent a 18 ans et passe ses semaines à travailler comme vendeur de peinture dans une boutique New-Yorkaise. Quand vient le samedi, il change de visage, et va danser avec sa bande, les « Faces » dans les discothèques branchées de la ville. Entre violence, sexe, mode, danse… On voit apparaître la superficialité d’une génération d’ados, teint par l’amour du beau et du bon au travers la danse.
Note : 7/10.

Quatre histoires, et quatre manière de revisiter le rêve américain : le sport, le sexe, les voitures et la danse en somme… Mais ce n’est pas si simple que cela, chaque facette est diluée par différents sentiments : la passion, la haine, la peur, l’indifférence, le plaisir… Le tout incarné par de petites communautés, qui finalement comme un puzzle construisent notre vision de l’Amérique.

Les textes sont écrits avec paragraphes courts, directs, énoncé comme des faits… Ce style vient peut-être du fait que ces nouvelles étaient publiées dans le NY Magazine, au milieu des 70’s ? En tous cas c’est dans ce journal qu’il rédigera l’article (le voir ici en anglais) qui donnera naissance un peu plus tard au scénario de La fièvre du samedi soir… film référence d’une génération !
Pour la petite histoire, Nik Cohn est à l’origine un critique rock… et il paraitrait même que la chanson Pinball Wizzard des Who lui est dédiée, sur l’album Tommy ! Voilà de quoi en faire une référence de la pop-culture 😀

Pour conclure : un recueil très court qui permet de voyager dans cette époque, est que j’ai trouvé agréable à lire (même si je n’ai pas accroché à la première nouvelle ;)).

Merci à Folio et Babelio pour cette découverte !

« L’amour au temps des libertins » de Patrick Wald Lasowski

Lors de la dernière édition de la Masse Critique, j’ai tenté ma chance et choisi un livre dont le titre m’avait l’air sympathique, sans savoir trop de quoi il retournait : L’amour au temps des libertins. Moi qui aime assez le 18ème siècle et les jolis costumes, ça m’a parlé.
Première « surprise », il s’agit d’un essai historique, et non d’un roman comme je le croyais avant de le recevoir, écrit par un spécialiste de l’époque, Patrick Wald Lasowski, professeur de littérature française à l’université de Paris VIII.

Passé le premier chapitre qui m’a paru assez ardu (je ne suis pas habitué à ce type d’ouvrage), plein de dates, références historiques, noms… j’ai assez bien accroché ! Il faut dire que l’époque est passionnante : entre la Régence et la fin du règne de Louis XIV, en passante par Louis XV, il y a des foules de choses à apprendre sur la société française, et plus particulièrement à Paris et dans son aristocratie.
Derrière la grande histoire, celle des amours durant ce siècle des Lumière. On y apprend comment le libertinage à vu le jour, l’impact sur la vie des femmes (et des hommes), aussi bien épouses qu’amantes, des femmes du peuple comme la Pompadour qui à force de services et de jeu de séduction sont arrivé dans les plus hautes sphère, jusque dans le coeur et la couche du roi Louis XV ! On découvre aussi la vie des prostituées dans les bordel aux abord du Palais Royal ; celle des actrices de l’Opéra, jeunes femmes se soustrayant à l’aval d’une famille en signant des contrats pour devenir comédienne… Mais on apprend aussi le rôle de la police pour canaliser ce flux de débauche, comment la justice voyait les actes de ces dépravés et « roués »…
Une plongée dans le Paris du 18ème, dans un quartier que je connais bien en plus, celui de l’Opéra !

Pour une première approche de livre d’histoire j’ai été assez enchanté… je ne pourrai pas dire le contraire, car j’ai même raté ma station de métro un matin tant j’étais prise dans un chapitre sur les images de Vénus dans les arts de l’époque.

Un livre bien écrit pour la néophyte que je suis, assez didactique (je n’ai pas été trop perdue), autour d’un thème qui n’est pas sans nous rappeler la société actuelle par certains aspect, les changements de mœurs qui oscillent au fil du temps comme le mouvement d’un pendule. Entre le « tout est permis » des libertin issus de la noblesse qui a conduit par exemple à un début d’émancipation des femmes et d’acceptation de l’homosexualité, jusqu’au retour de la morale prônée par les Révolutionnaire, qui prône l’image de la famille où le mari est tout puissant… Pourtant on nous présente dans les livres d’histoire à l’école la Révolution Française comme une vague de liberté qui a changé le monde… finalement elle en était l’apogée !

Un grand merci à Babelio et aux éditions First pour cette découverte !

« Hallucinations » de Junji Ito

Voici la seconde BD que j’ai choisi et reçu lors de la dernière Masse Critique de Babelio… Choix assez peu difficile dans la liste, car je suis fan de Junji Ito, et je n’avais pas encore acheté le dernier volume édité par Tonkam, Hallucinations.

Après La ville sans rue ou La maison de poupées, on retrouve ici plusieurs récits qui finissent par former une mini série de 6 chapitres. En effet, contrairement à ses manga cité ci-dessus, Hallucinations met en scène un personnage central récurrent, Oshikiri.
Ce lycéen vit seul dans une grande demeure au Japon, ses parents étant parti à l’étranger pour le travail. Il est assez solitaire, sans être associable, à quelques camarades… Mais il souffre d’un gros complexe : il est assez petit pour son âge, ce qui ne facilite pas ses rapports avec la gente féminine, ou lui attire des railleries de certains garçons de sa classe. Bref, le portrait classique de l’ado des histoires d’horreur !
Pour ne rien arranger, il se sent de plus en plus mal dans sa maison : il est en proie à ce qu’il pense être des hallucinations : des cadavres cachés dans le jardin, ses proches qui se transforment en monstres, des bruits étranges dans la maison,… Les gens à qui il en parle pensent que le fait de vivre seul lui monte à la tête et que son cerveau lui joue de tours… mais il semble bien que quelque chose de surnaturel gravite autour de sa maison

En regardant un peu où ont été publiées les histoires de Junji Ito, le Gekkan Halloween, magazine spécialisé dans l’horreur destiné aux filles, je comprends mieux la manière dont l’auteur tourne ses histoires et la manière dont il dessine.
Les traits des personnages sont fins, aussi bien les hommes que les femmes… Beaucoup de détails dans les décors, dans le côté sombre, comme toujours avec lui. Bref, j’aime toujours son dessin, assez classique dans le traitement des personnages, ce qui renforce les effets paranormaux du récit.
Le lecteur peut assez facilement s’identifier aux situations, car ils prennent racine dans le quotidien : l’école, le foyer… Le profil d’Oshikiri se brosse au fur et à mesure des chapitres, on s’attache en quelque sorte à lui et à ses problèmes. Comme ceux qui l’entourent, on se demande s’il n’est pas psychotique, avant de se dire qu’il se passe effectivement des choses étranges autour de lui.

Un manga sympa à lire si on aime le genre (et c’est mon cas :)), même si ça n’est pas le meilleur Junji Ito pour moi, qui reste encore et toujours Spirale (toujours pas mis la main sur Tomie…).
Je me demande s’il y aura une suite permettant de conclure l’histoire d’Oshikiri, maintenant j’ai envie d’en savoir plus 🙂 (mais je crains que ça fasse comme Gyo qui se termine un peu de manière abrupte…)

Encore merci à Babelio et aux éditions Tonkam !

« Wanted ! » de Eiichirô Oda

Bonne surprise avec ce manga reçu lors de la Masse Critique spéciale BD de Babelio !
A la base j’avais choisi ce livre pour mon copain qui est fan de l’anime One Piece, tirée du célèbre manga de Eiichirô Oda. Connaissant aussi un peu la série, et l’appréciant à petite doses (503 épisodes, ça commence à faire) , j’avais un peu peur avant de lire…
Mes craintes venaient du genre shõnen dans lequel s’inscrit One Piece, dont je ne suis pas particulièrement fan : c’est plutôt un genre pour garçons, rempli de baston et de compétitions de toutes sortes. C »est donc avec ces à priori que je me suis lancée dans la lecture de Wanted !.

Et bien en fait c’était super sympa ! Dans ce recueil d’histoires courtes, on retrouve les premières planches et histoires écrites et dessinées par Eiichirô Oda, quand il était collégien, étudiant, ou assistant de mangaka… entre 1993 et 1996. Et même si je ne suis pas une spécialiste, j’ai le sentiment qu’il est un petit génie du genre : toutes ses histoires tiennent bien la route et pourraient souvent donner lieu à une série, on a envie de tourner les pages pour connaître la fin, on est bien dedans. La mise en case est dynamique, ce qui est important pour les nombreuses scènes d’action… Et surtout son style de dessin est vraiment intéressant, épuré, simple, mais très expressif. Ce qui est amusant de voir au court des ces récits réalisées à des périodes différentes de sa vie, c’est l’évolution du trait et du dessin. Si il reste toujours plus ou moins attiré par les même personnages ou thèmes, sa technique évoque bien son évolution en tant que dessinateur.
Petites cerise sur le gâteau, Eiichirô Oda clôt chaque histoire par une petite explication sur la manière dont il a été amené à réaliser ces planche… instructif et sympathique !

La narration tourne tout à tour autour des cow-boys, de Dieu, d’un bonze et d’un démon, d’un escrimeur, et pour finir, de pirates. A chaque fois on sent une petite touche d’originalité et de délire, qui fera le succès de One Piece… et pour les fans de la série, on peut s’amuser à discerner les ancêtres de tel ou tel personnage (genre Zoro / l’escrimeur).
La dernière histoire est une sorte  de prototype de One Piece, avec Luffy et Nami dans les rôles principaux… mais la trame n’a presque rien à voir avec celle du premier épisode de One Piece. Mais rassurez-vous, il est quand même question de Fruits du Démon 😉

A lire pour les fans ou ceux qui veulent découvrir le manga One Piece… surtout qu’une édition Wanted ! + 1er volume de la série est commercialisée en ce moment 😉
Un bon moment pour moi en tous cas !

Merci à Babelio et aux éditions Glénat 🙂

« Quand souffle le vent du nord » de Daniel Glattauer

Ce livre à été lu dans le cadre de la dernière Masses Critique du site Babelio, et était mon choix n°1 parmi les 3 ou 4 livres que j’avais sélectionné. J’ai donc été positivement surprise en le recevant la semaine dernière !

En fait j’en avais entendu parler par Petite Fleur (encore elle !) qui l’avais lu il y a quelques mois au cours d’une session de livre-voyageur. Elle m’avait rapidement fait le topo, et j’ai tout de suite été intéressée par le sujet.

Leur histoire commence par une erreur d’adresse email. Emmi veut résilier un abonnement à un magazine, et envoi ce mail à Léo plutôt qu’aux éditeurs du journal. De fil en aiguille, ils s’écrivent de plus en plus souvent, passionnément et fébrilement. Coups de coeur et coups de gueule, leur relation prend pied directement dans la sphère de l’intime, médium Web oblige.
Rendus accrocs l’un à l’autre, quel impact cette relation a sur leur vie privée ? Peuvent-ils si facilement faire la part des choses entre cette relation épistolaire et leur vie « dans le vrai monde » ? Est-il possible pour eux de vivre normalement quand une passion imaginaire, et par conséquent idéale, occupe toutes leurs pensées ? Vont-ils franchir le cap et se rencontrer physiquement ?

Côté style, je comprend pourquoi ce roman a reçu le Prix des Lecteurs en 2011 : basé intégralement sur le style épistolaire (donc hautement subjectif),  il est très facile et rapide à lire, plein d’humour, romantique… On a toujours envie de lire un mail supplémentaire, pour savoir s’ils vont aller plus loin, comment ils vont se rabibocher après une dispute…
Et oui, ça n’est pas parce que la relation est numérique qu’ils n’éprouvent pas des sentiments, rendu d’autant plus violents qu’ils ne se sont jamais rencontrés et passent leur temps à s’imaginer l’un l’autre. Le dialogue amoureux oscille entre la retenue et l’épanchement total : Emmi est mariée, Léo sort d’une relation compliquée… Ils hésitent entre se jeter dans une relation virtuelle sans conséquences sur la fidélité d’Emmi, ou prendre du recul pour ne pas se sentir frustrés.
Ce jeu de cache-cache et ces hésitations sont ce qui donnent corps à l’histoire (avec d’autres rebondissements, je vous rassure), mais j’avoue que le personnage d’Emmi est horripilante à souhait… je lisais le roman en mode « j’espère que tu va morfler, cliché féminin hystérique ». Pas très sympathique, mais ça n’empêche pas de tourner les pages pour savoir ce qui se passe à la fin 😉

Un très bon compte-rendu des relations qui naissent sur le Web… Et j’en sais quelque chose, puisque je suis passée par là avec mon copain 😉 (sauf qu’on a été beaucoup plus pragmatiques et dégourdis que les protagonistes de cette histoire).

Bref, un livre que j’ai lu avec plaisir, et que je conseillerai autour de moi. Surtout dans un premier temps à mon copain, pour qu’il me donne son avis sur les personnages : si toutes les filles de la blogosphère ne peuvent pas supporter Emmi et adorent Léo, qu’en pensent les hommes ?

Et pour le coup, en tant que roman épistolaire, je peux aussi inscrire ce livre dans le challenge épistolaire. C’est pas cool ça ? 😀

Et encore merci à Babelio et aux editions Livre de Poche pour ce bon moment de lecture ! 🙂