Mots-clé : livre audio

« Les yeux » de Slimane-Baptiste Berhoun

Et je continue sur ma lancée de lectures audios pour avancer dans cet interminable Challenge ABC… Plus que 11 lecture en 2 mois et demi. On y croit !
Pour cette lecture je me suis laissée inspirée par les propositions d’Audible. Les yeux était pas trop mal noté, et surtout bien vu pour la qualité de la narration. Un livre lu par son auteur, ça ne se refuse pas !

Juste après la Seconde Guerre Mondiale, quelque part dans le Berry… Une voiture de police s’éloigne d’une scène sanglante, le suicide d’un aliéné à l’hôpital de l’Orme. Ca n’est pas le premier à mettre fin à ses jour, ni le dernier.
C’est dans cet asile que le professeur Lacan envoi son élève, Lucie, étudier un cas rare de prosopagnosie. Cette maladie empêche les personnes qui en souffrent de reconnaître les visages… et en résolvant le mystère de cette pathologie, Lucie espère pouvoir clore une affaire de meurtre.
Mais avant de pouvoir étudier ce malade, Lucie va devoir faire face aux patients de l’Orme et surtout à son équipe médicale… et plus particulièrement le chirurgien en chef Valmont, qui voir d’un mauvais œil l’arrivée de cette étudiante. Quel secret veut-il cacher ?
Heureusement Lucie va trouver de l’aide auprès du pharmacien Gauthier… ensemble ils vont pouvoir enquêter sur les morts mystérieuses qui entourent l’Orme.

Je ne connaissais pas l’auteur avant de rédiger cet article, mais je sentais bien le côté « scénario » de jeu de rôle ou de série TV derrière cette plume… Et en effet, pour ceux qui l’ignorent, Slimane-Baptiste Berhoun est surtout connu pour ses web-séries et ses qualités de réalisateur / scénariste.
Les scènes s’enchainent avec logique, l’univers angoissant est bien retranscrit et la palette de personnage est marquante.

Côté récit, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie. Pas de répit, on est embarqué dans un thriller haletant. On a peur pour Lucie, on a de l’empathie pour ce pauvre Gauthier, on déteste franchement Valmont,… Et surtout on se demande qui est le tueur fou qui terrorise les patient de cet hôpital !
La seconde partie est plus chaotique. On vire vraiment dans le fantastique et j’ai nettement moins accroché à cette histoire de monstre impalpable aux yeux qui tuent. Bon, ça reste quand même agréable car l’auteur arrive encore à nous embarquer… mais quand même, petite déception.
Certains rebondissements sont attendus et arrivent effectivement, certaines conjonctures qu’on peut imaginer sont fausses… mais en tout cas, je ne m’attendais pas à la chute !

Si je trouve la galerie des personnages de l’asile plutôt pas mal (La Mo qui est un pensionnaire qui se prend pour sa femme décédée, un dont j’ai oublié le nom qui se croit résident dans un grand hôtel…), j’ai été moins convaincue par la psychologie des personnages. Il manque quelque chose, mais ne saurais dire quoi… peut-être de la profondeur ?

En revanche il y a un détail qui m’a embêté au niveau technique : avoir une si bonne prestation de lecture par l’auteur pour avoir un montage qui n’est pas parfait… il y a à plusieurs reprises des répétitions de phrases, c’est vraiment perturbant quand on est à fond dans l’action !

Bref, une lecture pas désagréable pour cette lettre B du challenge ABC !

« Légende » de David Gemmell

Et une nouvelle découverte fantasy grâce au challenge ABC ! En regardant les auteurs disponibles avec une lettre G sur Audible j’ai remarqué la série dont est issue Légende, le Cycle Drenaï. De bons commentaires pour cette fantasy classique des années 1980. Il fallait que j’écoute ça pour parfaire ma culture !

Soldat ayant abandonné le combat, Rek fait tout pour ne pas se confronter à l’horreur de la guerre et ses inévitables morts. C’est alors qu’il rencontre une jeune femme incroyable, Virae. Il ne leur faut pas très longtemps pour tomber amoureux… et pour elle Rek est prêt à affronter ses peurs et à l’accompagner au fort de Dros Delnoch, plus grande place forte de ce monde et dernier bastion Drenaï devant l’imposante armée du Nord des Nadirs. Cette armée d’envahisseurs dirigée par Ulric est la plus grande jamais vue. Défendre Dros Delnoch semble être une cause perdue !
Mais c’est sans compter sur la légende Drenaï, le meilleurs des combattants, qui est réputé pour sa hache dans tous les peuples : Druss. Avec lui, Dros Delnoch a encore un espoir !

Un récit classique de fantasy certes, mais un récit efficace ! Pas simple en mode audio de se retrouver avec tous les noms de personnages ou de lieux aux consonance un peu exotiques, mais l’essentiel est vite compris. La guerre, la peur, la bravoure… ces sentiments et ces ambiances sont bien retranscrits.

Forcément j’ai adoré le personnage de Druss, la Légende. Guerrier soixantenaire ayant roulé sa bosse, il n’a qu’une crainte : mourir de vieillesse chez lui. Cette grande bataille qui se prépare est pour lui l’occasion de faire encore quelques coups d’éclats, et avec un peu de chance, connaître une mort honorable…
Je dois avouer que les autres personnages m’ont beaucoup moins plu… il faut dire qu’à côté de Druss, les autres protagonistes font fait pâle figure, même Rek le berserker qui endosse un peu la cape de héros.

Pour l’an prochain je me suis prévue une lecture audio d’un autre roman de cette saga (qui peuvent se lire dans le désordre)… Non pas le tome 2, mais le 6, celui qui est dédié à Druss 😉

« L’Empire des Anges » de Bernard Werber

8 ans après ma lecture des Thanatonautes je termine enfin le second volume du cycle des anges de Bernard Werber… Il faut croire que n’avais pas été très emballée par ce roman pour autant tarder à ouvrir L’Empire des Anges.
Mais finalement mes retrouvailles avec l’équipe des explorateurs de la mort s’est plutôt bien passée et mon expérience a été très bonne. Le signe de la maturité ou un roman de meilleure qualité ? 

Nous reprenons l’histoire de Michael Pinson là où nous l’avions laissé dans Les Thanatonautes : alors qu’il est dans son appartement, un avion de ligne fonce droit vers son immeuble… et c’est la fin. Les Archanges ont décidé qu’il avait été trop loin avec ses expériences de voyages post-mortem et n’ont pas apprécié qu’il publie un livre sur le sujet. Ils l’ont donc éliminé du monde des vivants
Mais heureusement l’au-delà existe et Michael va pouvoir se confronter au jugement des Archanges, voir son âme pesée et son cas défendu par un avocat de qualité, Emile Zola. Enfin ! Michael peut sortir du cycle des réincarnation terrestre et devenir un ange.
Son nouveau rôle ? Devenir l’ange gardien de trois âmes qu’il va suivre de leur conception jusqu’à leur mort et la pesée de leur âme. Et le job n’est pas si simple que cela, car pour permettre à ses « clients » d’éviter des gros coups durs et surtout de les élever spirituellement, il n’a pas beaucoup de leviers. Les rêves, les intuitions, les oracles et les chats…
Comment Michael va s’en sortir ? Et surtout comment les âmes dont il a la charge, rongés par les traumatismes de leurs vies antérieures, vont évoluer ? Entre un écrivain asocial flanqué d’un chat obèse et télévore, une mannequin de mode obsédée par son physique et sa réussite et un orphelin russe vouant une haine farouche à sa mère qui a voulu le tuer… il va avoir du boulot !

Comme je le disais plus haut j’ai bien plus apprécié cette histoire que Les Thanatonautes, et même que d’autres romans de Werber (Les fourmis notamment).
Cette fois j’ai choisi l’option audio et ce genre d’ouvrage assez dynamique, où on change souvent de personnage, de point de vue, parfois un peu verbeux… se prête bien à ce format je trouve.
Bien entendu il y a quelques longueurs, ou plutôt des passages moins intéressants. Par exemple les retrouvailles de Michael avec ses anciens comparses de l’aventure thanatonautique, donnant lieu à de nouvelles explorations et scènes de combats, accompagnés de Maryline Monroe (je n’aurais jamais misé une cacahuète sur l’éveil spirituel de ce personnage…).
Mais finalement le style est agréable, les personnages attachants (surtout les clients de Michael), les réflexions philosophiques nous questionnent sur des sujets variés (la place de l’humain dans l’univers, les religions, ce que signifie un éveil spirituel…) Bref j’ai beaucoup aimé !

Aller, cette fois je n’attendrai pas 8 ans pour lire la suite, Nous les Dieux… du moins je crois 😉

Et comme bien souvent cette lecture me permet d’avancer dans le challenge ABC, pour la lettre W !

« Marie-Antoinette » de Stephan Zweig

Suite à ma lecture de Magellan en fin d’année dernière, je n’avais qu’une envie, me replonger dans un ouvrage historique de Stephan Zweig !
Faut-il encore présenter Marie-Antoinette ? Depuis nos premiers cours d’histoire à l’école, nous avons entendu beaucoup parler de cette jeune princesse venue d’Autriche pour épouser le dauphin Louis XVI. Perçue comme le déclencheur de la Révolution Française de part ses dépenses fastueuses et son comportement léger, elle sera emprisonnée et décapitée sous la guillotine après une fuite ratée à Varenne.
Mais qui était vraiment Marie-Antoinette ? Était-elle vraiment cette jeune femme imbue d’elle même que l’histoire a gardé en mémoire ?
C’est ce que Stephan Zweig tente de découvrir dans l’analyse psychologique qu’il nous livre ici, réalisé à la lumière de source historique qui se veulent factuelles.

J’ai redécouvert Marie-Antoinette et toute son époque grâce à ce livre. Tout l’univers du 18ème siècle est très bien détaillé, et le portrait brossé de la Reine est criant de réalisme. Reste à savoir s’il est bien objectif… En effet, on sent que Zweig tente de racheter ce personnage malmené par l’histoire et tant détesté.

En tout cas j’ai appris beaucoup de choses, notamment sur l’affaire du collier, la fuite à Varenne, les relations entre Marie-Antoinette et Fersen… et j’en passe ! Ce qui est intéressant, c’est de voir l’évolution de la jeune adolescente devenue Reine de France rayonnante et indolente, jusqu’à la mère destituée, enfermée dans un donjon froid et lugubre à la veille de sa mort…

Bref, une belle lecture (enfin lecture audio), peut-être moins passionnante que Magellan qui était plus un récit d’aventure, mais tout de même captivante. A l’année prochaine Zweig, pour le prochain challenge ABC !

« Danse de mort » de Douglas Preston et Lincoln Child

Chaque année qui s’écoule me voit lire des livres pour des challenges littéraires… et chaque année est aussi l’occasion d’avancer dans la saga Pendergast, qui nous narre les enquête de ce fameux inspecteur du FBI à New-York.

Nous avions laissé Pendergast dans Le violon du Diable pour mort, en Italie…
Le lieutenant d’Agosta est revenu à New-York et il reçoit comme mission, via un courrier d’outre-tombe de son ami Aloysius Pendergast, d’enquêter sur son frère Diogène. Celui-ci aurait prévu de semer le chaos à une date bien précise… qui se trouve être dans une poignée de jours ! Diogène est aussi intelligent que son frère, sauf qu’il met au service du mal son talent. Comment d’Agosta va bien pouvoir s’en sortir tout seul ?
Surtout qu’au même moment, une série de meurtres atroces débute à New-York… Est-ce que Diogène est derrière tout cela ?

Sans vraiment spoiler… Pendergast revient très rapidement sur le devant de la scène dans ce thriller. Et oui, il n’est pas vraiment mort en Italie, mais faisait profil bas pour mieux étudier les agissement de son frère : on est rassurés !

Le personnage de Diogène, le « dark » Aloysius, apporte un petit plus à cette saga qui semble un peu s’essouffler. Pourquoi déteste-t-il à ce point son frère ? Quel est son plan machiavélique ? Et existe-t-il vraiment ou est-il une personnalité refoulée de notre inspecteur albinos favori ?
Il a tout du vrai méchant « à la Scoubidou » : il est très malin et cultivé, adore la couleur du sang, est affublé d’un physique particulier (des yeux vairons…), prend plaisir depuis l’enfance à torturer des êtres vivants, n’avait pas d’amis à l’école.
Bref, on ne fait pas dans la subtilité, mais ça reste amusant 🙂

Comme je le disait, l’histoire est un peu plate quand même… Une fois notre héros ressuscité et le méchant identifié, ça roule sans trop de surprises, si ce ne sont les péripéties du journaliste Smithback enfermé pour le protéger dans un asile, ou encore les petites surprises au musée d’Histoire Naturel (encore !).

Même si ça n’est pas un chef d’œuvre, je pense qu’on pourra se donner rendez-vous l’an prochain pour la lecture d’un nouvel opus, le septième : Le livre des trépassés (tout un programme !)

A noter que cette année ce livre permettra de remplir la lettre « Q » du challenge ABC… « Q » comme « Quatre mains » 😉

« Rois du monde, tome 2 : Chasse royale, partie 1 : De meute à mort » de Jean-Philippe Jaworski

Après m’être prise de passion pour le premier opus de cette saga des Rois du Monde, avec le premier livre Même pas mort, je me suis ruée sur sa suite Chasse Royale partie 1 eu livre audio. Un bon plan pour remplir une lettre pas évidente du challenge ABC !
Si on retrouve bien la plume de Jaworski ici, avec son talent pour créer et donner vie à des univers, nous sommes plus dans un roman historique que de la fantasy dans ce tome…

Nous avions laissé Bellovèse, fils du roi Sacrovèse, il y a 9 ans de cela. Depuis sa vie a changé. Il est à la cours de l’ennemie et assassin de son père, son oncle Ambigat, et il a pris une femme, à des filles et des terres…
Alors qu’il doivent rendre visite à une tribu vassale lors des fête du passage de l’été, il saute aux yeux qu’Ambigat perd de son pouvoir : les récoltes sont mauvaises depuis de nombreuses années, les bêtes meurent, et les hommes ont faim.
Est-ce à ce moment propice que la révolte va enflammer le pays ? Quel parti Bellovèse va choisir ? Celui de son oncle, ou celui de ses opposants ?

C’est avec regret que je doit reconnaître que je n’ai pas du tout adhéré à ce roman… si j’avais aimé le premier tome c’était pour son univers à cheval entre réalité et mythe, dans un monde vu par les yeux d’un enfant.
Aujourd’hui Bellovèse est adulte et forcément le monde est moins drôle. Des combats, de la politique… et le temps qui semble bien long à l’écoute, surtout avec la nuée de noms de tribus ou de personnages en celte. Pas facile de suivre quand on a une mémoire plutôt visuelle comme moi ! Pourtant la dernière heure de lecture change du tout au tout : des vrais actions héroïques, et le retour de l’univers onirique de Même pas mort ! Pour le coup ça donnerait presque envie de retenter l’aventure avec le 3ème livres….
Enfin pas avant l’année prochaine, pour un nouveau challenge 😉


« Dans l’ombre » d’Arnaldur Indridason

Nouvelle lecture en livre audio pour mon avant-dernière lecture du Challenge ABC. J’ai choisi un petit Indridason paru il n’y a pas si longtemps et qui fait partie d’une trilogie dite « des ombres ».
Voici mon avis sur ce nouvel opus islandais

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, en 1941, l’Islande a un statut particulier. Véritable base pour les Alliés, elle grouille de soldats britanniques et américains… et autour d’eux se pressent les habitants de l’île, souvent réduit à la pauvreté.
C’est dans cette ambiance qu’un représentant de commerce est retrouvé mort dans un petit appartement de Reykjavik… Tué par balle dans le dos, son assassin a marqué son front du signe « SS » en lettre de sang. Et c’est sans compter sur la pilule au cyanure retrouvée dans sa valise. Qui est cet homme, et pourquoi cette mise en scène ? Y-a-t-il un réseau de nazi en Islande ?
C’est ce que l’enquêteur islandais Flovent, accompagné de l’enquêteur militaire canadien Thorson vont essayer de découvrir.

Autant le dire tout de suite, ce roman ne m’a pas emballé… pourtant il y avait quelques ingrédients qui auraient pu le rendre passionnant : l’Islande des années de guerre, les va-et-vient entre différents couches sociale de l’île, la place des femmes dans une société en déliquescence, le retour de Thorson sur la terre de ses ancêtres, les nazis qui tendent toujours vers les pires monstruosités, et surtout les multiples rebondissements
Mais non, ce récit m’a semblé très plat. Les deux enquêteurs manquent de charisme, et il faut attendre la toute fin du roman pour légèrement se sentir en empathie avec la situation de l’homme qui a été tué (ou même celle du tueur).
Je trouve qu’on passe trop d’un interrogatoire à un autre, et que le roman est une succession de dialogue entre un enquêteur et un témoin à interroger. Ok, les romans policiers sont souvent construits comme cela, mais j’ai trouvé ça trop visible ici.

Bref, pas une réussite pour moi, je passe mon tour pour la suite de la trilogie !

« Passager 23 » de Sebastian Fitzek

Ces deux derniers mois de lecture de l’année ont l’allure d’un sprint, pour finir le challenge ABC avant le 31 décembre. L’optimisation est de mise pour passer la ligne d’arrivée avec toutes les lettres validée : lecture audio, choix de livres courts, changement d’auteurs…

C’est comme cela que j’en suis arrivée à lire Passager 23 : un livre audio court, dont l’auteur correspond à une lettre manquante dans le challenge, et qui n’était pas trop mal noté. Banco !

L’enquêteur Martin Schwartz est un drôle de personnage. Sur la brèche, il n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour résoudre des enquêtes et infiltrer les milieux les plus sordides. Mais qu’on ne se trompe pas, ça n’est pas une marque de courage, mais de profonde dépression. Depuis que sa femme s’est suicidée en emportant son jeune fils en se jetant dans l’océan lors d’une croisière, Martin a perdu le goût de la vie.
Quand on l’invite sur le bateau où sa famille est morte pour lui délivrer des informations sur ce drame, il n’hésite pas un instant ! Les preuves retrouvées vont dans le sens de ce qu’il pensait : sa femme ne s’est pas suicidée, et elle n’aurait pas assassiné son fils ! Peut-être est il encore en vie ? Mais pour cela il devra faire entendre raison à l’équipage et au capitaine du bateau. 
Difficile, car cette fois la preuve est la personne d’une petite fille considérée disparue en mer, réapparue comme par enchantement

Ce livre audio a été très plaisant à écouter. Simple, dynamique, et sordide comme il faut… pour un thriller efficace. Un vrai page-turner ! Comme les commentaires le laisser présager, la fin et ses multiples rebondissements n’est pas à la hauteur des 95% du roman, c’est dommage mais pas réellement gênant.

Les thèmes apparaissant dans le l’œuvre sont originaux : c’est la première fois que je lis un thriller se déroulant sur un bateau de croisière, qui est pourtant un très bon lieu pour un huis clos de roman noir ! On y traite aussi de la pédophilie des mères sur leurs enfants. Je vous avais dit que c’était glauque !

Voilà donc on livre très sympa pour les transports en commun, bien lu en plus. A découvrir pour les amateurs du genre !

« Hôtel Olympia » d’Elisabeth Vonarburg

Quelle ne fut pas ma joie en voyant dans la bibliothèque Audible un ouvrage d’Elisabeth Vonarburg, une des références de la SF au féminin !
Moi qui avais adoré Chronique du Pays des Mères, je me suis empressée de le mettre dans ma liste d’envie… avec tout de même une petite crainte en lisant les commentaires pas très engageants. Bon après tout, chacun ses goût !

Olympia a disparu et personne ne peut dire où elle est… Danika sa fille va devoir reprendre la charge de directrice de son hôtel, l’Hôtel Olympia, alors qu’elle l’a quitté en même temps que sa mère il y a plus de trente ans.
Elle a presque tout oublié de ses souvenirs d’enfances, qui vont émerger très rapidement en revoyant les occupants de l’hôtel, pour la plupart des oncles, tantes, grands-parents… toute sa famille en somme ! Mais ces gens sont bizarres et ne semblent pas avoir vieillit, et ils lui parlent comme s’ils cachaient un secret.
Savent-ils où est Olympia finalement ? Il vaudrait mieux, car Danika n’a pas envie de faire de vieux os ici. Si elle se remémore de bons moments avec ses amis, elle sait qu’elle n’a pas toujours été heureuse ici… et elle se souvient aussi que parfois, l’hôtel rêve

L’intérêt de ce livre est assez simple : l’Hôtel Olympia, comme son nom l’indique, est la demeure de dieux grecs, qu’on peut d’ailleurs s’amuser à identifier : Hermès, Cassandre, Héra, Zeus…
Moi qui adore la mythologie, je me suis dit « Chouette ! ». Mais autant le dire tout de suite, j’ai été assez déçue par ce livre… Je n’ai rien compris au récit qui part dans tous les sens, et même avec du recul je n’ai pas réussi à m’embarquer dans cette histoire surréaliste. D’ailleurs de nombreuses références aux arts et à Magritte me suggèrent une apparenté entre ce courant artistique et la construction de ce livre, qui a tout d’un cadavre exquis. Mais je n’ai pas été touchée par cette poésie et le découpage en tableaux successifs.

Le côté audio n’a pas aidé… Grosse surprise lors des premières secondes : le livre est dicté en français québécois ! Normal quand on y réflechit, puisque l’auteure est québecoise. Ça donne une touche exotique et fun, qui ne m’a perturbé que les premières heures… ça et les expressions de nos cousins outre-Atlantique dans certains dialogues. Bref, c’est un détail peu bloquant…
Le souci majeur est celui que je reproche à pas mal de voix d’actrices : elle est tellement neutre et monocorde qu’elle semble presque artificielle.

Donc pas de coup de cœur pour ce livre très axé sur la nostalgie et les tribus familiales… les 17h de lecture m’ont parues bien longues, malgré les qualités d’écriture et d’imagination de l’auteure.

« Magellan » de Stefan Zweig

Si je participe à des challenges de lecture, comme le Challenge ABC, c’est pour découvrir des auteurs et des bijoux comme ce Magellan ! La lecture sous contrainte a cet avantage, nous diriger vers des terres inconnues… Maintenant que j’ai goûté au charme de Stefan Zweig, je n’ai plus qu’un objectif, en faire un lieu de villégiature !

Nous avons tous entendu parler à l’école, de Magellan. On y apprend qu’il a fait le tour du monde… bien bien bien… Mais sait-on réellement quels étaient les enjeux d’un tel périple au 16ème siècle ?
Sous la plume de Stefan Zweig se dresse le portrait de Magellan tout en subtilité : un expert de la navigation portuguais, taciturne mais persévérant, de sang noble mais qui a servi comme combattant en Inde… Nous découvrons comment a émergé l’idée d’un voyage vers l’Ouest pour rejoindre l’Inde, les difficultés pour mettre en place un tel projet, les dangers qui jalonnent une telle odyssée…
Une biographie magnifique où un tableau de l’Europe de la fin du Moyen-Age côtoie l’odeur des épices de l’Inde, un récit de voyage où les passions des hommes se brise sur la rudesse de nature… et de leur propre orgueil.
Si à la sortie de ma lecture de Sapiens je maudissais le moment où les Hommes ont pris le chemin de mers pour asservir un peu plus la planète, l’aventure de ce Magellan contée par Zweig, m’a reconcilié avec l’humanité et ses oeuvres, et pourtant, l’auteur est loin de nous présenter dans cette expédition un idéal d’humanisme et de moralité.
En écoutant ce livre j’ai pensé aux paroles de Hegel, « Rien de grand ne s’est fait sans passion », ce qui est on ne peut plus vrai ici !

J’ai écouté ce livre sous format audio, et j’ajouterai que la voix du narrateur est très bien adaptée au texte, ce qui permet de se sentir transporté véritablement dans cet univers.

Un gros coup de coeur… et c’est sans hésitation que je vais me diriger vers d’autres ouvrages historiques de Zweig dans les mois à venir. Et oui, il faut bien que je prépare ma liste pour le challenge ABC 2019 😉