Mots-clé : lecture en anglais

« Linchpin: Are You Indispensable? … » de Seth Godin

Un titre assez racoleur, un peu « à l’américaine » quand on le prend en entier : Linchpin: Are You Indispensable? How to Drive Your Career and Create a Remarkable Future. En gros, comment être  l’élément pivot dans son domaine de travail !

Je suis partie sur cette lecture suite au prêt du livre, en anglais s’il vous plait, de mon ami Mickael qui a commencé à se brancher sur le développement personnel l’an dernier (son article sur le livre est sur son blog). Seth Godin est un des gourou du genre aux Etats-Unis, qui a écrit quelques livres déjà sur le sujet, et entretien aussi un blog. Bref, une référence !
A voir le titre donc, je me suis dit que j’allais avoir à faire à un manuel du winner en entreprise, orienté team leader etc etc… Et bien non, pas du tout !

Ici il est question de trouver le génie en soi pour devenir une référence dans son domaine d’activité. Un peu ambitieux peut être ? Et bien oui et non : Seth Godin nous convainc qu’on a tous un petit génie caché au fond de soi, parfois étouffé par son job et ses tâches quotidiennes, et qu’il suffit de s’arrêter et de réfléchir deux minutes pour prendre confiance en soi et le laisser sortir.
Il commence par expliquer en quoi le monde du travail a changé ces dernières années, en transformant le modèle classique dirigeant / exécutant. Le manager dit quoi faire, l’exécutant réalise les choses qu’il a à faire, ni plus, ni moins,… Mais maintenant certain collaborateur peuvent être des moteurs actifs de la création en entreprise, et c’est eux qui font qu’une boite marche mieux que ses concurrents (il suffit de voir des exemples type Apple et son marketing du design pour s’en persuader).  Ces personnes sont des « artistes« , qui comprennent comment fonctionne leur domaine, connectent les idées, proposent de nouvelles choses… et surtout n’ont pas peur de les mettre en oeuvre !
Ce qui nous empêche de devenir ces pivots, les Linchpins, c’est la peur d’après Seth Godin : cette angoisse issue de la petite école, où ses camarades ou le prof c’est moqué de nous parce qu’on disait une bêtise en classe, qu’on ne se comportait pas comme ses petits camarades, qu’on avait mal suivi une consigne… à partir de là, on comprend bien que l’école, le collège, la fac… sont des machines à formater pour un futur job d’employé, ou de manager… qui fini de nous laver le cerveau et ne nous offre plus que 5 semaines de congé payé et la retraite comme échappatoire.
Donc cette peur de se mettre en avant (a cause du cerveau reptilien qui régit l’instinct de conservation) nous empêche de nous réaliser… sachant cela, on peut travailler sur cette résistance au changement, autant chez nous que chez les autres !
Il explique aussi comment les société tribales du don (Marcel Mauss et compagnie) ont permis de créer  des liens fort entre les individus, où le cadeau est gratuit et spontané… contrairement au notre plus mercantiliste, ou un don sous entend un rendu. Il faut donc aussi apprendre à sortir de ce système action / récompense pour devenir une référence dans son domaine :  faire les choses avec passion sans attendre de primes du patron, être disponible pour les autres, offrir ses créations et idées… et les congratulation finiront par aller de soi ! Bref, un changement dans la logique « je fais mes 8h par jour et basta » !
Au final, pas sur que ça fonctionne dans votre emploi, mais au moins, ça donne envie de changer des choses !

J’ai bien aimé cette lecture, et je me suis souvent sentie concernée au fil des chapitres. J’ai la chance d’avoir fait des études en arts où sortir du cadre était une obligation (quoique… je me dis parfois que c’était pour se mettre dans un autre cadre), de travailler dans un métier de passion, le Web, où être créatif fait parti de mes attributions  (à un petit niveau bien entendu… mais l’essentiel c’est de s’éclater ;)), d’être intégrée à une équipe en conduite du changement, où j’ai un bon labo concernant les freins devant la nouveauté…
La réflexion sur mon métier, ça fait parti de mon lot quotidien (je me pose beaucoup de question, trop peut être)… j’ai donc soufflé et vu une lueur d’espoir en lisant ce livre, où le profil d’influenceur me fait rêver ! Voilà un nouvel objectif pour ma carrière. C’est la RH qui va faire une tête bizarre quand je vais lui annoncer « Je veux être une Linchpin ! »

Bref, je le conseille, même si je ne suis pas sûre de devenir indispensable du jour au lendemain, cette lecture m’a permis d’avoir un nouvel éclaircissement sur mon métier, et d’envisager autrement mon travail en équipe. Pourvu que ça dure ! 😀

« Death on the Nile » d’Agatha Christie

Nouvelle lecture, pour le challenge Agatha Christie, et en anglais s’il vous plait !

Petite Fleur m’avait promis de me prêter un second livre de la romancière, et j’ai été bien surprise de la voir revenir avec un roman en anglais… Il faut dire que malgré le fait que je lise quelques blogs en anglais, plutôt orientés nouvelles technos, je n’ai jamais lu auparavant un livre intégralement écrit dans la langue de Shakespeare ! Et je ne me serais jamais attaquée de mon plein gré à un pavé de 400 pages comme celui-ci ! Mais voilà, une fois que je l’ai eu, il a bien fallu que je le lise 😉
Mais je me suis surprise moi même : les mots et les tournures de phrases choisies par Agatha Christie sont assez simple, dans un anglais soutenu. Pas de patois ou de mots typiquement américains que j’ai toujours du mal à comprendre… La lecture se fait assez facilement : après une vingtaines de pages, j’ai arrêté d’essayer de traduire intérieurement mot à mot, et j’ai fait en sorte de plutôt de comprendre globalement le sens des phrases, sans m’attarder sur le vocabulaire que je ne connaissais pas.

Mais revenons en au roman, publié en 1937.
Je ne connaissais pas cette histoire bien entendu, et j’ai retrouvé la l’ambiance de ma précédente lecture de l’auteur Le meurtre de Roger Ackroyd : la petite bourgeoisie anglaise du début du XXème siècle, avec des personnages hauts en couleurs, dont bien entendu Hercule Poirot le fameux détective belge (le voir parler en français dans le texte est encore plus sympathique en VO ;))
Le roman est divisé en deux grandes parties. La première assez courte nous présente les personnages, qui ne se connaissent pas tous encore à ce moment de l’histoire. Les personnages principaux sont Linnet Ridgeway, très riche héritière anglaise, sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort et le fiancé de celle-ci, Simon Doyle. Histoire classique et tragique du triangle amoureux : lorsque Jacky (Jacqueline) présente à son amie son fiancé, c’est le coup de foudre entre eux deux…
La seconde partie se déroule quelques mois plus tard : Linnet et Simon se sont mariés, laissant Jacky extrêmement énervée et frustrée… Pour se venger de cet abandon, elle n’a de cesse de poursuivre le couple partout lors de leur long voyage de noce au travers les pays de la côte méditerranéenne, afin de leur mettre sous le nez jour après jour leur trahison.
C’est en Egypte que tous les personnages présentés dans la première partie vont tous se retrouver, sur un bateau de croisière sur le Nil, le Karnak. Linnet et Simon vont participer à cette croisière, toujours poursuivi par Jacqueline… mais on retrouvera aussi Hercule Poirot en vacances au soleil, et un de ses collègue, ainsi qu’une bonne douzaine de personnages britanniques, américains, français…
Bien entendu la croisière ne vas pas être de tous repos : au cours du voyage, un des personnage principaux est retrouvé mort dans sa cabine… et Hercule Poirot va mener son enquête.

Rebondissements, fausse pistes, cheminement intellectuel du détective, mise en avant des séquelles du meurtres au travers d’autres crimes organisé autour des personnages principaux… tout est là pour nous tenir en haleine !
Pendant toute la première moitié du livre, on se demande lequel des 3 personnages va se faire tuer, entre Linnet, Simon ou Jacqueline  ! Ensuite Poirot va devoir enquêter auprès de chaque voyageur, découvrir leurs petits secrets, afin de dévoiler à tous la vérité !
Petit bémol, j’avais deviné qui était le meurtrier (sans découvrir le mode opératoire) avant la fin… Je suis donc beaucoup moins surprise du dénouement que lors de ma lecture du roman Le meurtre de Roger Ackroyd

Mais il n’empêche, j’ai maintenant envie de voir le film tiré de ce livre, mais aussi de lire d’autres roman d’Agatha Christie 🙂

Pour revenir à l’expérience sur le livre en anglais, je me sens capable maintenant de m’attaquer à d’autres ouvrage dans cette langue… et pour le coup, le Kindle qui me rebutait à cause de sa bibliothèque majoritairement anglophone, me tente un peu plus (et au moins j’aurais un dico intégré au terminal..) 🙂