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« Harry Potter and the Order of the Phoenix » de J. K. Rowling

Nouvelle année, nouvelle aventure d’Harry Potter, et toujours en anglais. Je me suis achetée toute la collection dans cette langue, je suis donc partie pour la totale en VO !
J’avais beaucoup aimé le précédent épisode, Harry Potter and the Goblet of Fire… A quoi m’attendre donc avec ce nouvel épisode ?

Nous retrouvons une fois de plus Harry pendant les vacances d’été chez son oncle, sa tante et leur fils Dudley… Sauf que cette fois la magie noire va s’insinuer dans cette banlieue anglaise : des Dementors s’en prennent à Harry et son cousin un soir et Harry va devoir faire apparaître son Patronus pour les chasser. Une grave entorse aux lois du Ministère de la Magie : un sorcier encore étudiant ne dois pas s’exercer dans le monde des moldus. Harry doit être jugé pour déterminé s’il sera expulsé de d’Hogwarts !
Entre les batailles politiques et médiatiques entre Dumbledore et le ministère de la Magie, le travail de protection de l’Ordre du Phoenix contre Voldemor, la crise d’adolescence sévère d’Harry et l’arrivée d’un nouveau professeur de défense contre les forces du Mal, on ne s’ennuie pas.

Les Wesley prennent un peu plus de place dans cet opus, et c’est très bien !
Ron a plus de responsabilités et devient préfet des Gryffondor, tout comme Hermione, ce qui attise la jalousie de Harry au début de l’ouvrage… Il rejoint même l’équipe de Quidditch, pour son plus grand malheur et celui de ses coéquipier… Très peu sûr de lui, il laisse passer toutes les balles durant les matchs, ce qui en fait une cible toute rêvée pour Malfoy et sa bande.
Les jumeaux Georges et Fred ont reçu secrètement de la part d’Harry après la Triwizard Cup la totalité de son prix. Cela leur permet de se lancer dans la création de produits de farces et attrapes, dont les fameux bonbons pour sécher les cours ! Un bonbon permet de se faire vomir, saigner du nez etc. et le second de se soigner… Malin et très amusant !
Ginny est toujours présente, maline et empathique. En revanche Percy qui a fini ses études et rejoint le Ministère de la Magie est une vraie peste à la botte de son chef, qui se met sa famille à dos… Je me demande bien ce qu’il va devenir dans les prochains tomes !

Le personnage irritant cette année est le Professeur Umbridge, qui prend le poste de Défense contre les forces du Mal. A la solde du Ministère de la Magie, elle fera tout pour empêcher Dumbledore d’avoir trop de pouvoir. En effet, elle craint qu’il monte une armée avec ses étudiants pour renverser le pouvoir en place… Donc pas de travaux pratiques pour les étudiants, ils apprendront la magie dans les livres. Bien entendu cela ne convient à personne… ce qui va conduire Harry à monter un club secret de pratique de la magie. Cela va permettre à un personnage de se révéler : Neville Longbottom, le cancre un peu froussard, qui finalement s’avère courageux et motivé !

Bref, je vais m’arrêter là, car je pourrais en écrire des tartines sur ce livre de 800 pages… Ce qu’il faut retenir, c’est que l’univers devient encore plus sombre, les problématiques des personnages plus adultes. Et ça sent l’affrontement final entre le Bien et le Mal imminent !

Ce nouveau chapitre de la saga est de très bonne qualité, presque aussi bien que Harry Potter and the Goblet of Fire. J’ai apprécié que Harry soit enfin présenté avec plus de subtilité et de réalisme : il n’est pas qu’un super héro bon en sport et en combats magiques, courageux, gentil et assez intelligent. Il sait aussi être jaloux de la réussite de ses copains, être angoissé par la solitude et les non-dits, n’en faire sa tête de mule et n’écouter aucun conseil au risque de mettre la vie de ses camarades en danger, blesser sa petite copine par son manque de tact… Bref, un ado (à qui on a envie de mettre des tartes, forcement)

Vivement la suite 🙂

« Harry Potter and the Goblet of Fire » de J. K. Rowling

Comme chaque année, je retrouve Harry Potter dans ses aventures à Hogwarts, et dans la langue de Shakespeare s’il vous plait (c’est plus chic et ça me fait surtout bien travailler mon anglais). J’avais vraiment hâte de me replonger dans cet univers… et je n’ai pas été déçue par cet épisode, qui pour le moment, est pour moi le meilleur de la série !

Après son habituel congé estival chez les Dursley, Harry retrouve la famille de son ami Ron, les Weasley, et Hermione, pour finir les vacances en beauté : cette année la Coupe du Monde de Quidditch a lieu au Royaume-Unis ! Une bonne occasion pour toute la tribu d’assister au match de la finale et de faire un peu de camping. Un plan de rêve… qui vire au cauchemar. Les Death Eaters, les anciens disciples de Voldemort, sèment la confusion auprès des milliers de sorciers réunis pour fêter la victoire. Des moldus sont violentés, la marque sombre de leur maître est invoquée… Tout cela laisse présager le pire pour l’année scolaire à venir.
Et pourtant, une autre bonne nouvelle attend Harry et ses amis une fois arrivés à l’école : le Triwizard Tournament va avoir lieu à Hogwarts. Ce tournoi mettant en lice trois écoles de magie n’avait pas été organisé depuis de très nombreuses années, car jugé trop dangereux… Un seul élève pourra représenter son école et il devra être âgé de plus de 17 ans. Harry ne pourra donc pas mettre son nom dans la Coupe de Feu, un objet magique qui choisi les l’élu de chaque école… A moins que…

Il se passe énormément de choses dans ce volume, comme je le notais plus haut : l’avènement des Death Eater qui laisse présumer que Voldemort pourrait revenir, le Triwizard Tournament qui va rythmer toute l’année scolaire à Hogwarts… mais aussi une espèce d’échange scolaire avec la venue de petits groupes de représentants et d’élèves d’autres écoles de magie : Beauxbatons et Durmstrang, un bal de promo qui va introduire un peu d’histoires de cœur dans cet univers qui était jusque là assez chaste, des disputes dans les groupes d’amis assez sérieuses,… Bref, on est loin de s’ennuyer !

Ce que j’ai apprécié, c’est que les situations auxquelles sont confrontés les personnages sont de plus en plus dures. Et je ne parle pas que d’épreuves de magies… mais aussi de relations interpersonnelles. Les enfants grandissent et sont maintenant dans l’adolescence, et doivent aussi parfois prendre des décisions d’adultes.
Pour ne rien gâcher, l’intrigue est très bien travaillée. Je ne me suis pas doutée une seconde du retournement final !

Une très belle lecture, qui mérite un coup de cœur ! Vivement la suite !

« Harry Potter and the Prisoner of Azkaban » de J. K. Rowling

Harry Potter and the prisoner of Azkaban L’année commence bien avec ma lecture du 3ème opus de la saga des Harry Potter !

La troisième année d’Harry à Hogwarts commence fort ! Après avoir ensorcelé sa tante moldu sur un coup de sang, Harry fuit la maison des Dursley et embarque dans le Knight bus. Direction Diagon Alley, où il apprend qu’un dangereux assassin échappé d’Azkaban, Sirius Black, en voudrait à sa vie… malheureusement, les Dementors, les gardiens terrifiants de la prison qui pourraient le protéger, ont un effet néfaste sur le pauvre Harry…

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers que je connais bien maintenant, avec quelques nouveautés comme la ville de Hogsmeade, où les élèves d’Hogwarts font le plein de bonbons et de farces-et-attrapes magiques.
Pas mal de petits détails donnent l’impression d’un monde cohérent, où les tomes précédents nous préparaient à celui-ci… Par exemple le l’arbre frappeur vu dans le second tome prend tout son sens comme gardien d’un souterrain interdit. Depuis ces dernières aventures, je me demandais vraiment ce qu’il faisait là…
Les objets magiques sont sympa aussi, comme la carte du maraudeur qui permet de découvrir les passages secrets de l’école, mais aussi de localiser les professeurs en temps réel !
En revanche le quidditch et les prouesses d’Harry dans ce domaine me laissent un peu de marbre. Gagner la coupe, qui a le plus gros balais… Pffff, j’adhère pas… mais ça contribue à cette ambiance juvénile si sympathique.

On m’avait prévenu, l’univers devient un peu plus sombre et les situations auxquelles les adolescents sont confrontés plus violentes que dans les premier tomes… et c’est très bien !
Vivement le tome 4, que je compte bien dévorer dès que ma PAL me le permettra !

Au passage, une lecture pour le challenge ABC 2018… la première ! 🙂

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« Harry Potter and The Chamber of Secrets » de J. K. Rowling

Harry Potter and The Chamber of secretsQuel bonheur de retrouver l’univers d’Harry Potter lors de mes congés de septembre ! Je m’étais jurée de prioriser d’autres lectures, mais l’appel de l’école de magie et de sorcellerie a été plus fort que tout le reste.

Ce second opus commence dans la famille muggle d’Harry, les Dursleys, qui est toujours aussi peu tolérante quant aux dons de leur neveu. Heureusement, Harry va être délivré de la chambre du pavillon de banlieue qui est devenue sa prison, par son ami Ron et ses frères, grâce à leur voiture volante. Enfin Harry va pouvrir passer du bon temps en famille avant de reprendre l’école.
Mais une fois n’est pas coutume, de terribles dangers plannent sur l’école d’Hogwarts : les sorciers descendants de muggles sont devenus la cible de l’héritier de Slytherin, qui les pétrifient et promet même leur mort. Qui est cet héritier, et comment l’arrêter ?

Pour répondre aux commentaires de l’article précédent, j’étais passée complètement à côté du phénomène dans les années 2000. Trop d’autres choses à lire (SF, mangas…), d’autres choses à faire à la fac (j’étais plus dans les arts plastiques que dans les lettres), et quand les films sont sortis je n’ai pas accroché. De plus il faut du temps et du courage pour s’atteler à une saga aussi longue (plus de trois tomes, pour moi c’est long ;)).
En tous cas je en regrette pas de m’y être enfin mise, j’adore cet univers, les personnage me plaisent beaucoup plus que dans les films, et le récit a toutes les caractéristiques des histoires de fantasy classiques.  La lutte du bien contre le mal, du savoir et du pouvoir contre le courage et la loyauté… avec un côté fable psychologique sur l’adolescence et le fait de grandir. D’ailleurs les relations entre les élèves s´étoffent plus dans ce tome : concurrence, amourettes, ennemis jurés… on se croirait vraiment au collège (en mieux quand même ;))
Ce tome là a aussi des échos d’analyse sociales et politiques, mettant en garde contre le racisme et le fascisme : les sorciers de sang-pur valent-ils mieux que ceux issus de mariages mixtes, ou pire, de famille de non-magiciens ? Qu’est-ce que des hommes assoiffés de pouvoir sont prêt à faire pour manipuler les masses et arriver à leur fin ?

Je continue au passage mes lectures en anglais, aucun soucis pour dévorer ce livre dans sa langue originale ! Vivement le prochain… même si j’attendrai sûrement 2018, histoire de vider un peu ma PAL de challenge et de partenariats !

« Harry Potter and the Philosopher’s Stone » de J. K. Rowling

Harry Potter T1S’il y a bien un phénomène de société à côté duquel je suis passée, c’est bien celui des Harry Potter ! Un peu trop âgée pour être dans le lectorat cible, mais pas encore assez pour avoir envie de me plonger dans un univers pré-ado fantastique.
Les années ont passées (déjà 20 !), et je décide enfin de m’atteler à la lecture de cette série, en commençant fort justement par le premier opus, Harry Potter and the Philosopher’s Stone. Et oui, je m’ajoute une couche d’attrait et de difficulté peut être en lisant cet ouvrage dans sa langue originale, histoire de joindre l’utile à l’agréable et de parfaire un peu mes compétences en anglais.

Est-ce nécessaire de rappeler cette histoire que tout le monde connait soit grâce au livre, soit grâce au film (Harry Potter à l’école des sorciers chez nous). A noter que le film est une très bonne adaptation, bien que le livre apporte plus de détails je pense, et surtout d’ambiance.
Bref, pour ceux qui ont vécu ces 20 dernières années sur la Lune, Harry est un garçon de 11 ans, orphelin, qui est gardé par son oncle et sa tante qui le déteste. Le jour de son anniversaire il apprend qu’il est en fait le fils d’un couple de sorciers, et qu’il possède aussi des pouvoirs magiques… Il est alors invité à suivre ses études à la « Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry » (Poudlard en France), où il va découvrir ce qu’il est vraiment, se faire des amis… et quelques ennemis. Harry va surtout vivre des aventures palpitantes, malgré l’ombre qui plane sur la mort de ses parents et qui semble ressurgir du passé, celle de celui qu’on ne nomme jamais : Voldemort.

Super découverte, je regrette de ne pas m’être plongée plus tôt dans ce livre ! Je suis tellement emballée que j’ai directement acheté les deux tomes suivants… Le niveau d’anglais est très accessible, du coup aucun soucis pour plonger dans ce récit plein de fantaisie (et de fantasy !), d’humour, mais aussi d’horreur par moment… pas si rose l’univers de la littérature jeunesse 😉

Et au passage, une lecture pour le challenge ABC !

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« Little Brother » de Cory Doctorow

little_brotherDernière lecture pour mes cours Coursera sur la littérature Fantasy et SF, cours qui ont été une super expérience : j’ai découvert plein d ‘auteurs, pu échanger avec d’autres élèves, lu et écrit en anglais, et ai eu le droit à des analyses très intéressantes des œuvres… J’attends mes notes maintenant 😉 !

On termine avec un roman américain assez récent dont je n’avais jamais entendu parler : Little Brother de Cory Doctorow. Ce roman est notifié partout comme littérature jeunesse / ado, mais son propos est suffisamment riche pour être lu par des adultes (un peu comme Hunger Games)
Gros avantage pour sa diffusion, il est paru sous licence Creative Common et est disponible gratuitement au format eBook (en anglais du moins). Pour la version française , il faudra se rabattre sur la version papier, et donc payante…

L’histoire se déroule dans un futur très proche, à San Francisco. Marcus et ses amis sont des ados de 17 ans, un peu geeks, comme beaucoup d’autres : ils aiment se retrouver pour boire un café, jouer à des jeux vidéos, surfer sur le Net… Mais leur vie va changer le jour où des terroristes font sauter le Bay Bridge : immédiatement après l’explosion ils sont raflés avec des centaines d’autres jeunes gens, et amenés dans une prison proche de la ville. Et quelle n’est pas leur surprise de voir que les personnes qui les ont kidnappés ne sont pas des terroristes, mais des membres de la DHS (Department Homeland Security). Après plusieurs jours d’emprisonnement, de torture et d’interrogatoire, ils relâchent la petite troupe… tous sauf Darryl le meilleur ami de Marcus.
Peu à peu, San Francisco se retrouve sous la coupe d’un état policier, mis en place pour contrer les actes terroristes. Mais est-ce bien les terroristes qui font maintenant régner la terreur ?
Malgré la peur et la pression, Marcus va peu à peu mettre en place un réseau Web alternatif, le XNet, qui permettra à ses amis d’échanger en toute sécurité. Mais peu à peu, à vouloir conserver sa liberté, il devient un ennemi de la nation

C’est très sympa de retrouver les quartiers San Francisco et l’ambiance de la ville. La cité hippie et trendy devient peu à peu un vrai enfer de biens pensants : pourquoi avoir peur des contrôle des communications et des déplacements, si on a rien à se reprocher ? Ces questions peuvent paraître un peu faciles, mais on voit qu’un pays peut vite glisser du côté de la dictature si on y prend pas garde.
Le côté révolte numérique prend un sens prémonitoire, surtout après les révolutions arabes, qui ont eu lieu 2 ans après la sortie du roman.
Par son côté très didactique (parfois trop), Cory Doctorow décrypte toutes les tendances politico-digitales actuelles pour les rendre accessibles au moins geeks d’entre nous : le réseau TOR, l’utilisation des puces RFID, le Partie Pirate, la vie d’Alan Turing (mon idole !)… Une sorte de guide du hacker pour les nuls 🙂

Une lecture sympa dans la ligne de 1984 et autres (Big Brother vs. Little Brother !), qui va vous apprendre beaucoup de choses je pense… Et qui en plus est très accessible en anglais !
Et j’en profite pour remplir une case de ma carte du Challenge Geek… le badge « geek » justement 🙂

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« The Left Hand of Darkness » d’Ursula K. Le Guin

The left hand of darknessJe touche à la fin de mes cours Coursera sur la littérature SF et fantasy… Voici mon avant dernière lecture !
Une fois de plus, je découvre un auteur, Ursula K. Le Guin, qui est le premier auteur à se voir décerner pour un roman le prix Hugo (prix des fans de SF) et le prix Nebula (prix de professionnels de la littérature SF) en 1969. Bref, un grand classique que j’ignorais totalement. A noter que ce roman est le sixième du « Cycle de l’Ekumen« .

Genly Aï, habitant de la Terre est envoyé comme représentant de l’Ekumen sur la planète Gethen, glacée et quasi déserte. L’Ekumen est une sorte d’association culturelle et mystique de sociétés humanoïdes basées sur différentes planètes, et leur objectif est de s’associer à de plus en plus de mondes pour former une intelligence collective.
Les habitants de Gethen ont une particularité par rapports aux autres races d’humains : ils sont hermaphrodites… ou plutôt neutre sexuellement. Ils sont androgynes physiquement, mais une fois par mois pendant quelques jours deviennent indifféremment mâle ou femelle.
Genly va devoir se fondre dans cette société, parlementer pour faire accepter son statut d’alien et leur proposer une alliance avec l’Ekumen. Mais si les guerres ouvertes n’existent pas sur cette planète, les batailles politiques et les intérêts personnels risquent de faire des dégâts…

Les différentes idées de l’auteur font de ce roman une fiction très étonnante et qui à mon avis va me rester en mémoire. D’abord le statut asexué des Getheniens, qui peuvent devenir homme ou femme en fonction de leur excitation hormonale tous les 26 jours. Une personne peut porter un enfant un jour, mais être plus tard père d’autres… Pour eux Genly est un pervers, toujours mâle et donc toujours en rut, alors qu’eux n’ont possibilité et désir de rapports sexuel qu’une fois par mois. Qui est vraiment le monstre ?
Le monde glacé est aussi intéressant : on se croirait en Sibérie ! Peu d’agriculture, peu d’animaux sauvages, pas d’insectes ou d’oiseaux volant dans le ciel, des repas frugaux avec peu de viande… Les habitants sont emmitouflés dans des fourrures, ont appris rapidement à ne pas à être exclus du groupe sous peine de mort, sont assez renfermés… Et même leurs mythes sont emprunt de cette imagerie glacée : tout est en noir et blanc, vie et mort, lumière et ombre…

Je l’ai lu en anglais pour une raison que j’ignore encore (j’ai de ces idées des fois :)) : La main gauche de la nuit existe en version française pour ceux que ça peut intéresser. En anglais j’ai un peu galéré… les champs lexicaux utilisés et l’univers fantastique ont rendu cette lecture un peu plus ardue que des précédentes, comme Les Chroniques Martiennes que j’ai trouvé plutôt simples à lire (bon, en même temps je le connais déjà bien en français ce livre).
Du coup j’ai peut être raté des subtilité dans ce roman… Les histoires de querelles politique par exemple me sont un peu passé par dessus la tête par exemple (mais il faut dire que ces thèmes là ne sont pas ma tasse de thé). Mais il m’a tout de même bien plu, tant l’univers est original.

Je le conseille donc aux fans de SF et fantasy, autant de prix pour un roman n’est pas anodin 😉
Je pense que je continuerai par curiosité, à l’occasion et en français, cette série.

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« The Country of the Blind » et « The Star » de H.G. Wells

H. G. Wells
H. G. Wells

Suite et fin des lectures de Herbert George Wells pour les cours Coursera de littérature fantasy… Pfffffiou ! La semaine a été bien chargée et j’ai terminé sur le fil ces deux nouvelles en anglais : The Country of the Blind et The Star. Un peu « blonde » (et peut être blind *humour*), je n’avais pas vu que la version française existait au moins pour l’un de ces texte : Le pays des aveugles. Mais bon, qu’est ce que je ne ferai pas pour bosser mon anglais moi ! 😉

The Country of the Blind
Dans une région de la Cordillère des Andes, Nuñez est en pleine ascension d’un sommet… Mais il tombe  dans une crevasse, dévale des falaises et se retrouve au milieu d’un pays légendaire, perdu et protégé par les massifs depuis des générations : « Le pays des aveugles« . Depuis des siècles ses habitants vivent reclus et sont tous devenus aveugles depuis des siècle. Voir est tout bonnement pour eux un mythe ! Nuñez, qui connait parfaitement ses citations et poncifs, sait qu' »au pays des aveugles les borgnes sont rois« , et décide donc de conquérir à lui seul cette contrée. Mais les choses ne vont pas se passer comme il l’entend…

The Country of the Blind m’a vraiment beaucoup plu. Au début je me suis dit : « Tiens, la version inversée de L’homme invisible« . Mais en fait c’est plus fort que ça, et beaucoup plus intéressant en mon sens que les aventures de Griffin l’homme invisible.
Dans un pays où ne vivent que des aveugles, et cela depuis des générations, le fait de ne pas voir n’est pas un handicap. Ils vont d’ailleurs prendre Nuñez pour un fou quand il leur expliquera ce que c’est, de voir ! Les rôles s’inversent entre la normalité et le handicap, ou aucun des protagonistes ne peut se mettre à la place de l’autre de fait : ils sont tellement différents à cause de leur perception du monde, qu’ils ne peuvent pas se comprendre.
Une très belle histoire sur la discrimination et les préjudices que je vous conseille de lire dès que vous avez quelques heures devant vous !

The Star
A l’orée de la nouvelle année, une étoile apparait dans le ciel nocturne… jour après jour, heure après heure, elle grossit, grossit… Certain sur Terre sont heureux et voient cela comme un bon présage, d’autres en revanche son effrayés et se demande déjà si les Cavaliers de l’Apocalypse ne sont pas en route pour faucher l’humanité.
Mais qu’est ce que cette étoile qui approche, devient de plus en plus chaude, et risque de ravager la Terre ?

The Star ressemblerait presque une nouvelle écologique, presque prophétique quand on voit noter situation actuelle… Il nous montre comment un événement de portée mondiale est interprétée par les terriens et surtout les impacts que cela peut avoir sur la planète. Un petit changement vu de loin, mais une catastrophe majeure si on y regarde de plus près (fonte des neige, tsunamis…).
Une histoire amusante et intéressante qui vaut le coup d’œil, et qui n’est pas sans faire penser à La guerre des Mondes.

Voilà deux courts récits très sympa… et plus particulièrement The Country of the Blind qui m’a vraiment emballé ! Un bon point pour H. G. Wells, dont je lirai les autres nouvelles dès que j’aurai un peu de temps ! 😉

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« Adventures in Wonderland » and « Through the Looking-Glass » de Lewis Carroll

Alice in wonderlandOpération Alice au Pays des Merveilles pour mes cours Coursera… et je m’en serait bien passé hihi 😉
J’ai l’impression que l’univers d’Alice ne laisse personne indifférent : on aime ou on déteste… Serais-ce là le signe des grandes oeuvres ? A priori oui, puisque notre prof de littérature de fantasy et SF nous l’a donné à lire et à analyser…
De plus il faut avouer que mon niveau d’anglais est vraiment juste pour lire, comprendre et apprécier ces deux livres. Tout est construit autour des mots et du rapport des personnages à ceux ci…
Tout ça pour dire que je suis mal barrée pour mon essai hebdomadaire 😡

Dans ces deux livres pour enfants (ils sont considérés comme tel, même si les adultes peuvent le lire bien entendu ;)), nous suivons Alice dans un monde onirique.
Dans Adventures in Wonderland elle poursuit un lapin blanc pressé dans son terrier, tombe et se retrouve aux porte d’un univers enchanté et totalement loufoque. L’utilisation de potions ou de nourritures vont lui permettre de grandir ou rétrécir à volonté… ou presque !
Dans Through the Looking-Glass le principe est un peu le même, sauf qu’elle passe au travers le miroir de son salon pour visiter un monde surréaliste, ou tout est inversé. Va se jouer au fur et à mesure de son exploration une partie d’échec géante, où elle passera du statut de pion à celui de Reine.

On rencontre forcément une foule de personnages que l’on connait au travers les dessins animés de Disney ou d’autres films, comme celui de Tim Burton. Le lapin, la reine de coeur, le Chapelier fou, le chat du Cheshire, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee…
Mais n’étant pas une fan de cet univers, je n’ai pas vraiment pris de plaisir à les voir évoluer dans leur contexte initial…

Ce qui m’intéresse plus, c’est de savoir comment un homme comme Lewis Carroll en est arrivé à créer une histoire qui peut sembler sans queue ni tête (même si c’est faux), en pleine époque Victorienne, lui qui était professeur de sciences et avait fait le séminaire (bref, pas très fun)… et ses relations à la vraie Alice, 10 ans à l’époque, sont assez ambiguës, puisqu’elle est en quelque sorte la muse de l’auteur : il lui a raconté la première version de l’histoire Adventures in Wonderland lors d’une promenade en barque et lui a offert ensuite l’histoire écrite ; puis elle a été son jeune modèle pour ses photographies.

Bref, une lecture de classiques qu’il me fallait bien faire un jour ou l’autre… et bien c’est fait 🙂

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« Household Stories » des frères Grimm

grimmJe révise mes vieux classiques et mon anglais avec ce recueil de contes des frères Grimm, premier livre à lire pour mes cours en ligne sur Coursera : « Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern World« . Tout un programme n’est-ce pas ?
Ce cours pourrait être une balade de santé s’il ne fallait pas que je rédige chaque semaine un essai sur la lecture demandée… en anglais en plus ! Bref, je vais voir si je tiens le rythme 😉

En attendant j’ai relu avec amusement des versions des contes classiques de notre enfance : Cendrillon (Aschenputtel), La Belle au Bois Dormant (The Sleeping Beauty), Blanche-Neige (Snow-White)… Versions forcément moins édulcorées que celle de Disney, mais au dénouements parfois plus heureux que ceux de notre Charles Perrault national, qui lui par exemple laisse Le Petit Chaperon Rouge (Little Red-Cap) dans le ventre du Loup contrairement aux frères Grimm qui le fait ressortir de la bête par un coup de ciseaux du chasseur.

Ça a aussi été l’occasion pour moi de découvrir des contes que je connaissais pas du tout, mais qui semblent assez connus dans d’autres pays comme Rumpelstiltskin ou Rapunzel  (merci la série Once upon a time ;)).
J’ai aussi pu redécouvrir des histoires que j’avais entendu à l’école, comme le très théâtral The Fisherman and is Wife (j’avais joué le rôle de l’épouse lors d’un spectacle en CM2 :)).

Une lecture qui n’est pas désagréable, même si certains contes ne m’ont pas vraiment fait rêver… Les objets dotés de vie, les histoires d’animaux qui ressemblent à des fables m’ont moins intéressées que les grandes quêtes. Bref, je suis plutôt branchée légendes épiques qu’historiettes domestiques.
En revanche pour ce qui est des mythes des Princes et Princesses de contes de fées, je suis plutôt dubitative… j’ai l’impression que les couples princiers dépendent plus du destin ou de la magie que de « l’amour véritable ».
Par contre les valeurs familiales sont souvent mise en avant et encouragées : amour filial, celui de la fratrie… Mais comme dans les films de notre jeunesse, les belle-mère et demi-soeurs sont toujours de véritables plaies ! Bravo les familles recomposées !

Mais l’élément très libérateur dans ces contes par rapport aux versions en dessins animés : la punition des méchants ! Les contes regorgent d’inventivité, que ce soit les oiseaux qui picorent les yeux de la méchante belle-mère et des demi-soeurs de Cendrillon à son mariage, ou encore la belle-mère qui se retrouve nue dans un tonneaux rempli de clou, tiré par des chevaux jusqu’à ce que mort s’en suive (The Goose Girl, The three little men in the wood), la demi-soeur enduite de poix (Mother Hulda)…
Les animaux aussi sont martyrisés, principalement le Loup se fait une paire de fois découper le ventre et déposer une pierre dans l’estomac à la place de ses victimes (Little Red-Cap, The Wolf and the Seven Little Goats).

Un classique donc, que je n’aurai jamais lu intégralement sans Coursera… Pas la lecture de l’année, mais je suis tout de même contente de l’avoir faite.
Si cette lecture vous intéresse, le livre est disponible gratuitement et légalement sur le site du projet Gutemberg, ici. Cette édition anglaise est assez sympa, dans le sens où elle est illustrée par le mari de la traductrice… Joli travail d’équipe !

Cerise sur la gâteau, car il faut que j’avance un peu mes challenges : ce recueil de contes de fée me permet de remplir une case dans mon challenge Geek, catégorie magie, bien entendu !

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