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« Harry Potter and The Chamber of Secrets » de J. K. Rowling

Harry Potter and The Chamber of secretsQuel bonheur de retrouver l’univers d’Harry Potter lors de mes congés de septembre ! Je m’étais jurée de prioriser d’autres lectures, mais l’appel de l’école de magie et de sorcellerie a été plus fort que tout le reste.

Ce second opus commence dans la famille muggle d’Harry, les Dursleys, qui est toujours aussi peu tolérante quant aux dons de leur neveu. Heureusement, Harry va être délivré de la chambre du pavillon de banlieue qui est devenue sa prison, par son ami Ron et ses frères, grâce à leur voiture volante. Enfin Harry va pouvrir passer du bon temps en famille avant de reprendre l’école.
Mais une fois n’est pas coutume, de terribles dangers plannent sur l’école d’Hogwarts : les sorciers descendants de muggles sont devenus la cible de l’héritier de Slytherin, qui les pétrifient et promet même leur mort. Qui est cet héritier, et comment l’arrêter ?

Pour répondre aux commentaires de l’article précédent, j’étais passée complètement à côté du phénomène dans les années 2000. Trop d’autres choses à lire (SF, mangas…), d’autres choses à faire à la fac (j’étais plus dans les arts plastiques que dans les lettres), et quand les films sont sortis je n’ai pas accroché. De plus il faut du temps et du courage pour s’atteler à une saga aussi longue (plus de trois tomes, pour moi c’est long ;)).
En tous cas je en regrette pas de m’y être enfin mise, j’adore cet univers, les personnage me plaisent beaucoup plus que dans les films, et le récit a toutes les caractéristiques des histoires de fantasy classiques.  La lutte du bien contre le mal, du savoir et du pouvoir contre le courage et la loyauté… avec un côté fable psychologique sur l’adolescence et le fait de grandir. D’ailleurs les relations entre les élèves s´étoffent plus dans ce tome : concurrence, amourettes, ennemis jurés… on se croirait vraiment au collège (en mieux quand même ;))
Ce tome là a aussi des échos d’analyse sociales et politiques, mettant en garde contre le racisme et le fascisme : les sorciers de sang-pur valent-ils mieux que ceux issus de mariages mixtes, ou pire, de famille de non-magiciens ? Qu’est-ce que des hommes assoiffés de pouvoir sont prêt à faire pour manipuler les masses et arriver à leur fin ?

Je continue au passage mes lectures en anglais, aucun soucis pour dévorer ce livre dans sa langue originale ! Vivement le prochain… même si j’attendrai sûrement 2018, histoire de vider un peu ma PAL de challenge et de partenariats !

« Harry Potter and the Philosopher’s Stone » de J. K. Rowling

Harry Potter T1S’il y a bien un phénomène de société à côté duquel je suis passée, c’est bien celui des Harry Potter ! Un peu trop âgée pour être dans le lectorat cible, mais pas encore assez pour avoir envie de me plonger dans un univers pré-ado fantastique.
Les années ont passées (déjà 20 !), et je décide enfin de m’atteler à la lecture de cette série, en commençant fort justement par le premier opus, Harry Potter and the Philosopher’s Stone. Et oui, je m’ajoute une couche d’attrait et de difficulté peut être en lisant cet ouvrage dans sa langue originale, histoire de joindre l’utile à l’agréable et de parfaire un peu mes compétences en anglais.

Est-ce nécessaire de rappeler cette histoire que tout le monde connait soit grâce au livre, soit grâce au film (Harry Potter à l’école des sorciers chez nous). A noter que le film est une très bonne adaptation, bien que le livre apporte plus de détails je pense, et surtout d’ambiance.
Bref, pour ceux qui ont vécu ces 20 dernières années sur la Lune, Harry est un garçon de 11 ans, orphelin, qui est gardé par son oncle et sa tante qui le déteste. Le jour de son anniversaire il apprend qu’il est en fait le fils d’un couple de sorciers, et qu’il possède aussi des pouvoirs magiques… Il est alors invité à suivre ses études à la « Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry » (Poudlard en France), où il va découvrir ce qu’il est vraiment, se faire des amis… et quelques ennemis. Harry va surtout vivre des aventures palpitantes, malgré l’ombre qui plane sur la mort de ses parents et qui semble ressurgir du passé, celle de celui qu’on ne nomme jamais : Voldemort.

Super découverte, je regrette de ne pas m’être plongée plus tôt dans ce livre ! Je suis tellement emballée que j’ai directement acheté les deux tomes suivants… Le niveau d’anglais est très accessible, du coup aucun soucis pour plonger dans ce récit plein de fantaisie (et de fantasy !), d’humour, mais aussi d’horreur par moment… pas si rose l’univers de la littérature jeunesse 😉

Et au passage, une lecture pour le challenge ABC !

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« Le Chaos en marche tome 1 : La voix du couteau » de Patrick Ness

La voix du couteauCette fin d’automne aura été riche en bonne lecture grâce aux partenariats ! Aujourd’hui, c’est à Folio et au premier opus de la trilogie Le Chaos en marche, La voix du couteau, de Patrick Ness, que je dédie un coup de cœur ! Littérature jeunesse certes, mais pas que ! Et pour mon plus grand plaisir, un univers de science-fiction dystopique de qualité 😀

Sur une planète lointaine, dans la petite colonie de Prentissville, le jeune Todd attend de fêter ses 14 ans pour enfin devenir un homme, un vrai ! Il est le dernier garçon de la ville, et pour cause : avant sa naissance, une maladie a anéantie toutes les femmes… Une arme bactériologique lancée par les Spackle les premiers habitants de la planète Effet secondaire de la maladie : les hommes ont commencé à générer du Bruit. Leurs pensées sont audibles a tout un chacun ! Le silence n’existe plus sur cette planète, car même les animaux parlent maintenant… de quoi devenir fou !
Un mois avant son anniversaire, Todd va faire une découverte en se promenant dans les marais avec son chien Manchee… Une bulle de silence, comme un grand vide. Est-ce un Spackle, l’ennemi numéro un des humain ? Non ! Plus improbable encore… une fille ! D’où sort-elle, et que veut-elle, elle dont on ne peut pas lire les pensées et qui en plus ne parle pas ?

Cette histoire va amener Todd, son chien et sa nouvelle amie, Viola, dans un voyage forcément initiatique… et surtout pleine d’aventures, de doutes, de découverte sur la réalité de Prentissville et de cette planète. Elle a été colonisée vingt ans auparavant par des groupes religieux à la recherche d’un Eden où la vie serait plus simple et saine que sur Terre. Mais comme souvent, les utopies tournent mal quand la soif du pouvoir et la peur pointent le bout de leurs nez… et on se doute bien que l’Histoire de la guerre contre les Spackle cache une réalité beaucoup plus sombre !
Pour de la littérature jeunesse, j’ai trouvé l’écriture assez recherchée. D’abord la syntaxe et l’orthographe de Todd l’analphabète (pas facile de le comprendre parfois), qui est le narrateur de ce récit. Les jeux de typos aussi sont assez bien fichus, les usages de nuages de mots pour symboliser le Bruit, ou les changements de polices de caractères pour représenter le langage parlé et celui des pensées, les apartés humanisant les situations… Une belle édition je trouve !

Je me suis au fur et à mesure attachée aux personnages… Celui de Todd est assez réaliste. Au début il a un côté très pré-ados qui horripile, mais avec un bon fond tout de même. Mauvaise foi, orgueilleux, flemmard, un brin violent par moment. Mais son voyage forcé loin de Prentissville va lui apprendre à devenir meilleur… à devenir un homme ! (c’est beau, hein :)) Du coup on évolue avec lui, et on apprend la vraie Histoire des colonies de la planète au même rythme que lui et Viola.
Ce que j’apprécie aussi dans ce roman, c’est que l’auteur ne nous présente pas son héros comme un meurtrier. Malgré les difficultés, et même devant un ennemi, Todd se pose toujours la question de tuer ou pas… Pour un livre où le couteau est si omniprésent que ce soit dans le titre ou au travers les pages, c’est une rupture intéressante qui vire quasi à l’obsession, et donne du sens à l’histoire !

coup de coeurUn coup de cœur donc, j’espère que les tomes suivants seront à la hauteur ! En attendant de le découvrir, je rajoute le tome 2, Le Cercle et la Flèche, dans ma wish-list (hey, les gens, c’est bientôt Noël :D) !
Merci à Folio pour cette super lecture 🙂

Au passage, cette lecture me permet de remplir la case « objet » du challenge Petit BAC 2014, youpi ! J’avance un peu ! 😀

Challenge petit bac 2014

« Little Brother » de Cory Doctorow

little_brotherDernière lecture pour mes cours Coursera sur la littérature Fantasy et SF, cours qui ont été une super expérience : j’ai découvert plein d ‘auteurs, pu échanger avec d’autres élèves, lu et écrit en anglais, et ai eu le droit à des analyses très intéressantes des œuvres… J’attends mes notes maintenant 😉 !

On termine avec un roman américain assez récent dont je n’avais jamais entendu parler : Little Brother de Cory Doctorow. Ce roman est notifié partout comme littérature jeunesse / ado, mais son propos est suffisamment riche pour être lu par des adultes (un peu comme Hunger Games)
Gros avantage pour sa diffusion, il est paru sous licence Creative Common et est disponible gratuitement au format eBook (en anglais du moins). Pour la version française , il faudra se rabattre sur la version papier, et donc payante…

L’histoire se déroule dans un futur très proche, à San Francisco. Marcus et ses amis sont des ados de 17 ans, un peu geeks, comme beaucoup d’autres : ils aiment se retrouver pour boire un café, jouer à des jeux vidéos, surfer sur le Net… Mais leur vie va changer le jour où des terroristes font sauter le Bay Bridge : immédiatement après l’explosion ils sont raflés avec des centaines d’autres jeunes gens, et amenés dans une prison proche de la ville. Et quelle n’est pas leur surprise de voir que les personnes qui les ont kidnappés ne sont pas des terroristes, mais des membres de la DHS (Department Homeland Security). Après plusieurs jours d’emprisonnement, de torture et d’interrogatoire, ils relâchent la petite troupe… tous sauf Darryl le meilleur ami de Marcus.
Peu à peu, San Francisco se retrouve sous la coupe d’un état policier, mis en place pour contrer les actes terroristes. Mais est-ce bien les terroristes qui font maintenant régner la terreur ?
Malgré la peur et la pression, Marcus va peu à peu mettre en place un réseau Web alternatif, le XNet, qui permettra à ses amis d’échanger en toute sécurité. Mais peu à peu, à vouloir conserver sa liberté, il devient un ennemi de la nation

C’est très sympa de retrouver les quartiers San Francisco et l’ambiance de la ville. La cité hippie et trendy devient peu à peu un vrai enfer de biens pensants : pourquoi avoir peur des contrôle des communications et des déplacements, si on a rien à se reprocher ? Ces questions peuvent paraître un peu faciles, mais on voit qu’un pays peut vite glisser du côté de la dictature si on y prend pas garde.
Le côté révolte numérique prend un sens prémonitoire, surtout après les révolutions arabes, qui ont eu lieu 2 ans après la sortie du roman.
Par son côté très didactique (parfois trop), Cory Doctorow décrypte toutes les tendances politico-digitales actuelles pour les rendre accessibles au moins geeks d’entre nous : le réseau TOR, l’utilisation des puces RFID, le Partie Pirate, la vie d’Alan Turing (mon idole !)… Une sorte de guide du hacker pour les nuls 🙂

Une lecture sympa dans la ligne de 1984 et autres (Big Brother vs. Little Brother !), qui va vous apprendre beaucoup de choses je pense… Et qui en plus est très accessible en anglais !
Et j’en profite pour remplir une case de ma carte du Challenge Geek… le badge « geek » justement 🙂

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« Le Peuple du tapis » de Terry Pratchett

Le peuple du tapisPour qui s’intéresse un peu à l’univers de la fantasy, Terry Pratchett est un classique ! Les annales du Disque-Monde, série d’une trentaine de romans ont fait la gloire de cet auteur qui mêle allègrement humour anglais et univers fantasy !
Avec Le Peuple du tapis, on découvre son tout premier roman. Bien qu’édité en 1971 pour la première fois, il commence à écrire Le Peuple du tapis à 17 ans… Oeuvre qui sera rééditée et remaniée par Pratchett lui même 20 ans plus tard !
Comme l’auteur l’explique en préface, le livre a donc été co-écrit ! Terry Pratchett à 17 ans et Terry Pratchett à 37 ans ! Et le plus vieux a pris soin de ne pas dénaturer les écrits du plus jeune… mais tout de même de l’adapter à ses goûts 😉

L’histoire se passe dans le monde du Tapis… Imaginons tout un univers qui tiendrais dans une carpette de notre salon, où même un grain de sable ferait office de montagne ! Un peuple, ou plutôt des peuples vivent entre les poils du Tapis, se font la guerre, construisent des cités,…
Nous suivons le peuple Munrungues dont sont issus Glurk, chef de la tribu, et Snibril son frère.
Après la destruction et l’attaque de leur village par une armée monstrueuse de moizes, le peuple Munrungues quitte ses terres pour fuir… Mais rapidement ils vont s’apercevoir que tous l’Empire est au proie du pouvoir de destruction du Découdre et des moizes !

Autant l’avouer, je ne suis pas une inconditionnelle du Disque-Monde… mais je m’étais dit qu’un petit roman de Pratchett devrait me plaire… Après tout j’ai beaucoup aimé De bons présages co-écrit avec Neil Gaiman !
Et bien ça a raté ! Je me suis ennuyée ferme en lisant Le Peuple du tapis ! Même si je trouve des qualité indéniable avec ses touches d’humour, son discours positif sur l’humanité et la paix… je n’ai pas vraiment accroché !
En m’y penchant de plus près, ce roman est initialement destiné à la jeunesse. Peut-être ne suis-je pas dans la cible visée ?

Enfin quoi qu’il en soit, cette lecture me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013 ! Catégorie « objet » bien entendu 🙂

Challenge Petit BAC 2013

« Les aventures de Huckleberry Finn » de Mark Twain (Etat de l’Arkansas)

Opération fond de tiroir des PDF libres de droits pour trouver de quoi remplir l’objectif Arkansas pour le challenge « 50 états, 50 billets » : le classique de la littérature d’aventure américaine, plutôt orienté jeunesseLes aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain, écrit en 1884. Ce roman est la suite du premier opus Les aventures de Tom Sawyer, écrit en 1876, dont j’ai fait l’impasse.

L’histoire commence dans le village fictif de Saint-Peterbourg dans le Missouri, au bord du fleuve Mississippi. Depuis ses dernières aventures avec Tom Sawyer,  Huckleberry Finn, jeune adolescent qui vivaient seul dans la forêt, a été adopté par Miss Watson qui a décidé de s’occuper de lui, de le civiliser. Dans leurs précédentes aventures, les deux amis avaient découvert un trésors, et avaient ainsi chacun obtenu 6000 dollars !
Mais le père de Huck apprend cela et décide de récupérer son fils… et l’argent ! Violent, alcoolique, menteur… il fini par le kidnapper et l’enfermer dans une cabane dans les bois. Mais Huck arrive à s’échapper, et utilise un canots pour descendre le Mississippi pour aller se cacher dans une petite île déserte.
Là, il découvrira que Jim, l’esclave noir de Miss Watson, s’est aussi échappé : il pense que sa maitresse veut le vendre à une plantation, et effrayé, il cherche à rejoindre l’état de l’Ohio, anti-esclavagiste, où il pourra vivre libre… Tous les deux en fuite, ils vont ensemble descendre le Mississippi et vivre des aventures !

Pour le coup on voit du pays dans ce roman : entre le Missouri, l’Illinois, et finalement l’Arkansas, on a un joli florilège des états bordant le Mississippi ! A chaque étape ils rencontreront des personnes parfois bonnes, parfois mauvaises… Mais à chaque fois tout fini bien ! Huck est un personnage sympa : de bonne composition, il ne se prend pas la tête, aime vivre seul dans la nature sans contraintes, a le sens pratique, sait chasser, pêcher, naviguer sur un radeau, en somme il vit au jour le jour… L’idéal de la liberté !
Si la première partie du roman m’a pas déplu : la descente du fleuve sur un radeau des deux fugitifs, la seconde partie m’a beaucoup moins branchée… Huck retrouve par hasard Tom Sawyer chez sa tante Sally dans l’Arkansas, et je me suis souvenue que ce personnage m’insupporte au plus haut point (même au temps de la série TV !). L’image même de la tête à claque, qui vit dans ses rêve et ses roman d’aventure (il bovaryse à fond), complètement égocentrique, et attire une foule de faux problèmes à Huck et Jim. Bref, un emmerdeur. Donc cette seconde partie m’a semblé plus brouillonne, j’ai pas du tout accroché.

Même si ce roman m’a pas emballé des masses, il est très intéressant par son point de vue sur l’esclavagisme aux USA au milieu du 19ème siècle (l’histoire est censée se passer dans les années 1860 je crois). La manière dont sont décrits les « nègres » par l’auteur est aussi surprenante : bête, paresseux, peureux, superstitieux… Les américains ont donc aussi leur équivalent de Tintin au Congo alors : il y a eu beaucoup de controverses quant à la lecture de ce roman dans les écoles et lycées ces dernières années, jugé raciste. Enfin, en recontextualisant, ça donne un éclairage sur l’époque !
Il est amusant de voir les problèmes idéologiques de Huck Finn, rapport à sa fuite avec Jim : à la fois il apprécie Jim, cherche à l’aider, s’excuse même quand il le vexe, et fini par le considérer comme un ami (bien que cela lui fasse honte)… mais il ne veut pas être considéré comme un abolitionniste, ou comme quelqu’un qui aide un esclave à s’enfuir (un esclave en fuite, c’est du vol envers son propriétaire). Pour un habitant du Missouri, être abolitionniste semble être la pire des insultes ! Ce grand écart entre le caractère de Huck le garçon libre, et Huck le garçon qui considère l’esclavage comme un fait normal, sans le remettre en cause est assez perturbant pour un lecteur de notre époque… Une autre mise en perspective pas dénuée d’intérêt dans ce roman de Mark Twain !

Un classique à connaître je pense, même si ça n’a pas été vraiment ma tasse thé… En revanche je pense que je garderai un souvenir de ces aventures, surtout la partie sur un radeau du Mississippi, qui finalement fait voyager et donne des envies d’évasion 😉

L’Arkansas est un état du Dixie, du sud des Etats-Unis, et fait aussi partie de la Bible Belt. Avec le Mississippi qui le borde à l’est et forme sa frontière avec le Tenessee, l’Arkansas doit son nom au mot amérindien signifiant « lieu en aval » : akakaze, réinterprété par les français qui détenaient cette région. Si vous voulez briller en société, notez que le « s » à la fin d’Arkansas ne se prononce pas en anglais !

L’Arkansas faisait donc parti de la Louisiane Française, bien que les espagnols au 16ème siècle y aient cherché les cités d’or… Il a donc été vendu par Napoléon Bonaparte aux USA en 1803. Le jeune territoire devient un état à part entière en 1836 en rejoignant l’Union, mais reste un état esclavagiste : les bords du Mississippi et le climat sub-tropical humide est idéal pour l’essor et la prospérité des grandes plantations de coton, et cela demande beaucoup d’esclaves ! Et de ce fait, quand la Guerre de Sécession commence, les esclaves noirs représentent 25% de la population ! L’Arkansas rejoint donc les états Confédérés en 1861, puis l’Union après la guerre en 1868… Mais les temps ne seront pas cléments pour tout le monde lors de cette période de reconstruction, entre les milices Républicaines et le Ku Klux Klan.
Après la reconstruction, l’immigration bat son plein et attire des familles venants de toutes contrées : chinois, italiens, syriens, slovaques, irlandais, allemands… Pour travailler dans les fermes ou dans les villes, en plein essor grâce au chemin de fer.
En 1957 l’Arkansas est au centre des attentions, avec l’affaire de Little Rock, la capitale de l’état : un groupe de 9 étudiants Noirs qu’un groupe de ségrégationnistes a empêché d’aller étudier dans le lycée, alors que la ségrégation est abolie depuis l’année précédente. C’est un des évènements marquants du mouvement afro-américain pour les Droits Civiques, ou le Président Eisenhower lui même à du intervenir pour appliquer la loi. Au final, les étudiants finissent escortés par des militaires, pour éviter leur lynchage. Les écoles de Little Rock entameront une bataille politique et judiciaire pour empêcher cette mixité, lutte qu’ils perdront en 1958… Pas évident de faire changer les mentalités !

L’Arkansas a gardé sa culture agricole, et aujourd’hui ce secteur fait marcher l’économie de la région et lui permet d’être dans la moyenne du pays : volaille, riz, coton, soja, aquaculture… Mais on trouve aussi des industries du type construction automobile, fabriques de papier…

Le tourisme a une part non négligeable dans l’économie de l’Arkansas, lui-même s’autoproclamant « Arkansas is A natural« . On peut notamment y pêcher : truites, bars, poissons-chats, écrevisses… Tout ce qu’il faut pour élaborer les recettes de cuisine familiales du Sud des USA !

 

 

« Hunger Games, tome 3 : La révolte » de Suzanne Collins

Suite et fin de la superbe série des Hunger Games ! Après avoir été voir le film retraçant le premier épisodes il y a quelques semaines, j’ai été prise d’un appétit de connaître la fin de l’histoire ! Et quelle fin !
C’est assez rare les séries qui se bonifient avec le temps, et Suzanne Collins a réussi ce tour de maître. J’étais assez dubitative quand je voyais sur les forums et blogs les gens dire que le troisème opus était le meilleurs, et finalement je dois bien avouer qu’il est très très bon… et peut être bien le plus intéressant de la série.

Katniss est sauvée par le District Treize après la fin quelque peu explosive des derniers Hunger Games… et les choses sont loin d’être roses : elle est blessée et hospitalisée, Peeta n’a pas pu être sauvée et est pris comme otage par le Président Snow… Heureusement, Gale est a ses côté, ainsi que sa mère et sa soeur Prim, et d’autres alliés de l’arène comme Finnick. Mais le District Treize est loin d’être un l’espace de liberté qu’on pouvait imaginer, tout le monde se prépare depuis de nombreuses années à la guerre contre le Capitole : restrictions, régime quasi-militaire, et surtout une vie souterraine rythmée au gré des obligations au profit de cette société Rebelle dirigée par Coin. Celle dernière fait tout pour protéger sa population, mais aussi pousser les autres Districts à la révolte.
Là, Katniss va pouvoir une fois de plus devenir un symbole de la révolution, « le geai moqueur« , que les Rebelles espèrent bien utiliser pour leur guerre, aussi bien sur les ondes que sur le terrain.

Voici un bref résumé du début du livre, et c’est difficile d’en dire plus sans révéler des clés de l’intrigue qui rendent ce récit passionnant et surprenant !
Comme dans les autres romans de la série, le style est direct, dynamique… on ne s’ennuie pas une seconde. Mais il est beaucoup plus sombre que les précédent. Beaucoup d’action, mais aussi énormément de réflexion : plus politisé, et pas mal d’idée autour de  la notion de régimes oppresseurs… Pendant toute la lecture du roman, on se demande où sont vraiment les gentils et où sont les vrais méchants… Donc pas aussi manichéen que les deux premiers volumes en fait.
Et cette finaucune déception sur la manière dont est conclue l’histoire, même si elle laisse pas mal de pistes pour la réflexion personnelle 🙂

Bref, je suis enchantée par cette série, et plus particulièrement ce dernier volume… Franchement je le conseille à tous ceux qui ne sont pas rebutés par la littérature jeunesse, et ont envie de découvrir un best-seller du style SF dystopique ! Pour le coup, un coup de coeur pour l’ensemble de la série ! 😀

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » de Beth Fantaskey (Etat de Pennsylvanie)

Interlude bit-lit pour passer mon dimanche… Je n’avais jamais flirté avec ce genre, n’ayant jamais ouvert la série Twilight, et n’en éprouvant pas particulièrement l’envie. Mais je ne sais pas trop pourquoi, le titre de ce roman, Comment se débarrasser d’un vampire amoureux m’avait paru amusant quand je l’avais vu à la FNAC et j’ai eu envie de le lire. Il n’en fallait pas plus pour que Petite Fleur me le prête !
Et bonne surprise pour mon challenge « 50 états, 50 billet », l’histoire se passe en Pennsylvanie !

Jessica, 17 ans, vit dans une petite ville de Pennsylvanie. Elle rentre en Terminale, c’est sa dernière année de lycée, la grande année des changements, où tout est possible ! C’était sans compter l’arrivée dans sa classe d’un nouvel élève très spécial, Lucius Vladescu, venu tout droit de Roumanie ! Il a non seulement un look étrange à base de cheveux long et cape flottant dans le vent, mais il a aussi un comportement bizarre : hautain, imbu de lui même, il se prend pour un prince des Carpates… Et surtout, il est redoutablement collant envers Jessica ! Loin d’être impressionnée par ce beau brun ténébreux, elle n’a qu’une envie : s’en débarrasser !
Mais les choses ne vont pas être si simple : Jessica apprend alors par ses parents adoptif qu’il est un vampire, et qu’elle est fiancée avec lui depuis leur naissance ! Lucius a traversé l’océan pour venir chercher sa promise, et compte bien la ramener en Roumanie pour faire d’elle une princesse vampire !
Mais Lucius a de l’éducation, il ne veut pas l’enlever ou la prendre de force : il va rester auprès de sa belle pour la séduire, et la mener à l’épouser… Mais est-ce bien lui qui va mener la danse ?

Avant de lire ce livre, je pensais avoir à faire à une parodie de bit-lit, vu le titre…  Après lecture, je crois que je me suis un peu trompée, ou quel titre n’est pas approprié (une fois de plus, le titre américain nous dit tout le contraire : Jessica’s guide to dating on the dark side…) et que j’ai vraiment lu mon premier roman de bit-lit finalement 😀
Bon, il faut avouer, il y a des moments bien amusants, particulièrement lorsqu’on lit la correspondance de Lucius à son oncle resté en Roumanie : on le voit se moquer de la culture américaines, de la famille bobo-bio de Jessica, des lycéens,… D’un point de vu européen, c’est assez drôle. Mais bien entendu, Lucius va rapidement succomber aux sirènes de la vie américaine, et particulièrement la liberté ! Ca et le basket-ball 😉
Bon, je suis un peu déçue quand même que ce côté cynique et la touche humoristique assez présente au début du roman s’estompe rapidement, pour laisser place à la romance… mais bon, un peu de tendresse ne peut pas faire de mal ! L’histoire d’amour est assez classique, en mode « tu me suis, je te fuis » et vice versa…

Bref, pour le reste on est dans de la littérature jeunesse, et plus particulièrement destinée aux jeunes filles : l’action démarre dès la première page, narration de Jessica à la première personne, portrait de cette adolescente entre deux mondes et deux ages, mais qui se considère « normale »Pas de la grande littérature, mais un livre parfait pour passer un bon dimanche après-midi 🙂
En gros, j’ai bien aimé, mais la bit-lit, à petite dose pour moi ! 😀

La Pennsylvanie décrite dans ce roman est celle des espaces ruraux, et en effet, l’agriculture tiens une part importante dans cette province. Mais en tant qu’état limitrophe de celui de New-York, des régions des Grands Lacs et des région du sud-est des USA… c’est aussi un état très industrialisé. Si l’état n’a pas d’accès à l’Océan Atlantique, il bénéficie néanmoins du fleuve Delaware.

On y trouve des grandes villes très dynamiques, comme Philadelphie ou Pittsburgh… ou encore sa capitale moins connue, Harrisburg. Mais dans le même temps c’est un des états comptant le plus de membres de la communautés Amish et Mennonites. Comme on l’imagine assez bien grâce aux images véhiculées par les films et séries TV, leur mode de vie est assez simple, proche de celle de nos ancêtres de la période pré-industrialisation : ils travaillent la terre, n’utilisent pas de voitures mais des attelages, ni les moyens modernes de communication… et vivent dans des communautés fermée au monde moderne.

C’est d’ailleurs en Pennsylvanie que les Amish débuteront leur vie en Amériques à partir de 1681, accueillis par William Penn, à qui appartenait alors cette région et celle du Delaware.
A noter que le nom de l’état vient de la contraction du nom de son ancien propriétaire, et du mot forêt en allemand : SylvaniaPenn-Sylvania : Pennsylvanie !
La colonisation de la région débute dès le début du 17ème siècle, et entre les anglais protestants, luthériens des Pays-Bas ou de Suède, immigrés Amish allemands, alsaciens et suisses… on se rend compte que la Pennsylvanie est un condensé d’Europe du Nord. L’allemand est encore parlé par une petite partie de la population, ou du moins un dialecte germanique.

La cuisine locale  a hérité aussi de cette inspiration allemande : Dutch Sticky Roll (roulés à la cannelle et aux noix), Shoofly Pie (tarte à la mélasse), poulets farcis, soupes aux salsifis, Boova Shenkel (beignets de pommes de terre)…

Bref, un état dynamique, et une fois n’est pas coutume aux USA, aux forts contrastes de populations et de paysages !

« Hunger Games, tome 2 : L’Embrasement » de Suzanne Collins

Je retrouve avec beaucoup de plaisir l’univers dHunger Games avec ce second opus, qui est bien à la hauteur de mes espérances !
Je me demandais comment Suzanne Collins allait bien pouvoir nous écrire un tome 2, sachant que Katniss et Peeta rentraient sains et saufs dans le District 12 à la fin du premier tome… Fini les jeux pour eux normalement ! D’où mes interrogations, quant à la possibilité d’écrire une suite à cette histoire aussi palpitante ! En résumé, j’avais peur d’être déçue

Dans ce tome, on retrouve nos héros là où nous les avions laissés : Katniss et Peeta sont rentrés vainqueurs des Hunger Games et vivent dans un quartier privilégié du District 12. En tant que personnages publics adulés des habitants du Capitole et des autres District, il doivent entamer une tournée de la victoire dans chacune des villes du pays… On les imagine déjà en train de devoir coacher la future équipe de tribut du District, ce qui n’enchante gère notre héroïne.
Mais la provocation de Katniss durant les derniers Hunger Games (le coup des baies empoisonnées et du suicide collectif, qui lui a valu la victoire et de sauver Peeta) n’a pas laissé le Président Snow siégeant au Capitole indifférent : entre manipulation de l’image du couple de gagnants, censure lors de leur tournées, répression musclée dans les Districts… Il se déchaîne pour les mettre hors circuit et conserver le pouvoir. En effet, la révolte contre le Capitole se fomente dans les Districts, et Katniss est devenu un symbole de cette révolution en marche.
Et pour éliminer ces fauteurs de troubles malgré eux, le Capitole ne manque pas d’imagination…

Bon, une fois encore, difficile de parler de l’histoire sans révéler l’intrigue !
Au départ j’ai eu très peur, je voyais venir un livre avec des histoires d’amour contrariées… Peeta amoureux de Katniss, qui elle aime Gale sans se l’avouer, un mariage forcé pour les caméras, un bonheur inaccessible… Ça fleurait le roman à l’eau de rose… et effectivement, on n’aurait pas fait un livre entier sur ce sujet.
Katniss et Peeta se retrouvent rapidement dans un  contexte où ils sont les plus convainquant : devant l’adversité et surtout dans un milieu extrêmement hostile ! Bref, on les retrouve avec plaisir, même sur leurs amourettes prêtent parfois à sourire 🙂

Les personnages secondaires, qu’on les connaissent déjà ou non, sont pas mal aussi : Cinna, le styliste, est un peu plus présent et étoffé, Haymitch le coach de l’équipe du District 12 est plus décadent que jamais. Gale est assez peu présent : dommage, mais je comprend qu’il doive manquer au scénario dans ce tome… Mon chouchou sur les nouveaux entrants, Finnick, ancien gagnant des Hunger Games, au look de rétiaire avec son trident et son filet fétiche d’habitant du District spécialisé dans la pêche.

Le style est toujours aussi dynamique, simple, percutant… Une bonne littérature jeunesse, et un bon roman de SF / fantastique tout simplement ! On n’a qu’une envie, tourner les pages et savoir la suite !

Je vais attendre un peu avant d’entamer le troisième tome, histoire de garder le plaisir intact… Mais j’ai vraiment hâte de connaître le dénouement de cette histoire !
Bref, si vous ne l’aviez pas deviné, j’aime beaucoup cette série 😀

« Hunger Games, tome 1  » de Suzanne Collins

J’ai tellement entendu parler de Hunger Games sorti en 2008, surtout avec l’imminence de la sortie de la version ciné de l’histoire, que je me suis dit qu’il fallait quand même que je découvre ce monument de la lecture SF / jeunessePetite Fleur a entendu mon appel et m’a prêté ce premier tome.
Je ne suis pas une grande fan de la lecture pour ados, mais de temps en temps j’avoue que ça n’est pas désagréable, surtout quand l’histoire est bonne comme ici 🙂

Dans une Amérique futuriste, les USA sont divisés en douze Disctricts séparés les uns des autres. Chacun d’eux est spécialisé dans un domaine : métaux précieux, agriculture, charbon … au profit du Capitole qui dirige et domine tous les Districts et leurs habitants. Inutile de préciser que la faim et la pauvreté sont le lot quotidien de cette population esclavagisée.
Afin de mieux asservir la population et démontrer son pouvoir, le Capitole organise tous les ans les Hunger Games (Jeux de la Faim). Deux tributs, un garçon et une fille de chaque Disctrict sont tirés au sort parmi les adolescents entre 12 et 18 ans, et devront affronter et tuer les tributs autres dans une arène géantes, pour devenir le grand gagnant des jeux. A eux la richesse et la gloire… et en plus, leur District reçoit des surplus en denrées alimentaires l’année de leur victoire. Une seul règle : il ne peut en rester qu’un !
Bien entendu tout cela est retransmis sur les écrans de TV de tous le pays : plus qu’un divertissement, les Hunger Games sont un symbole de la politique menée par le Capitole, hors de question pour un citoyen de ne pas regarder une émission , sous peine d’être considéré comme un traître !
Nous suivons Katniss, jeune fille de 16 ans, le tirage au sort des tributs du Disctrict 12, et ses exploits au sein de l’arène…

L’univers m’a beaucoup plu et me rappelle quelques contre-utopie du genre Running Man de Stephen King, ou Les condamnés (film de Scott Wipper) pour le côté jeu avec la mort… La TV réalité, mais en un peu plus trash…  Le petit côté de « punition » envers une classe d’âge précise m’a rappelé quant à lui le manga Ikigami de Motoro Mase : comment contrôler une population entière en pendant une épée de Damoclès au dessus de sa progéniture ?
On est aussi en plein trip survivaliste : dans l’arène, chaque participant devra se débrouiller pour boire et se nourrir. Chasse, vol, conquête de sacs de vivres lâchés dans l’enclos, cadeaux offert par les sponsors,… toutes les méthodes sont bonne pour survivre une journée de plus ! Et je ne parle même pas de tous ce qui concerne la protection contre les animaux sauvage, les soins après une blessure, les pièges, le combat… un vrai petit traité de Castor Junior 🙂

Avec un background pareil, il fallait des personnages à la hauteur : pas de soucis la dessus, Katniss à tous pour plaire ! Archétype de l’adolescente pleine de caractère, aux sentiments encore incertains, elle en a bavé dans la vie… Heureusement, car les compétences de chasse et de survie qu’elle a du apprendre dans son enfance pour échapper à la famine lui seront très utiles dans l’arène…
Peeta, tribut masculin du District 12, a moins un profil de combattant, mais son humour et son petit côté romantique en fait un personnage tout autant charismatique.

Dans ce premier tome, pas trop de réflexion contre le pouvoir finalement, même si Katniss esquisse quelques pensées revendicatives… On est vraiment dans l’action, assez peu dans le jugement de la politique du Capitole et du public qui se repaît d’image si violente que la mort de ses enfants. Je pense que les tomes 2 et 3 iront plus à fond dans cette direction… Je verrai bien…

Une lecture agréable, j’ai tournés les page les unes après les autres sans pouvoir m’arrêter !
Néanmoins je comprend que les personnes qui ont lues Battle Royale du japonais Koshun Takami y voit une réplique, voir un plagiat… Effectivement à lire le pitch, Hunger Games lui ressemble beaucoup… Faut dire que les américains sont les spécialiste du remake à la sauce US… Enfin ne connaissant pas Battle Royale, j’ai beaucoup aimé cette lecture, dynamique, pas prise de tête, où on rentre directement dans l’action ! Je l’ai dévoré et j’en veut encore !