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« La soif » de Jo Nesbö

Double combo pour cette lecture : une nouvelles entrée pour le challenge ABC sur une lettre pas toujours évidente à trouver (bizarrement je galère souvent pour le N) et une nouvelles découverte dans le cadre du partenariat avec Folio.
Et oui, je ne connaissais pas cet auteur et sa saga à priori ultra connue des aventures de l’inspecteur Harry HoleLa soif est déjà le 11ème opus de la série !

À Oslo, une femme a été tuée chez elle, mordue à mort par son rendez-vous Tinder qui a pris la fuite… Ça pourrait presque être anecdotique si
quelques jours plus tard une seconde victime n’avait été retrouvée assassinée avec le même mode opératoire. La police d’Oslo piétine… Et s’ils faisaient appel à leur ancien inspecteur vedette, aujourd’hui « à la retraite », Harry Hole ?
Harry va donc créer une cellule d’enquête indépendante de celle de la Police, ayant plus de liberté pour explorer des pistes hors des sentiers battus… et en toute discrétion. Mais le temps presse, car une troisième victime entre la vie et la mort vient d’être découverte… Et le style de l’assassin a quelque chose qui rappelle de vieux et mauvais souvenirs a Harry.

Une lecture très intéressante, même si j’ai eu du mal au début a me plonger intégralement dedans, à coup de lecture de 15mn dans le métro. Le style nordique peut-être ? Quelques voyages en train de plusieurs heures m’ont permis de bien m’y mettre et à partir de là ça démarre. Je ne pouvais plus lâcher ce roman !
J’ai apprécié cette histoire glauque où la psychologie est reine, bien en raccord avec notre digital way of life. Les personnages sont intrigants, que ce soit du côté des gentils que de celui des méchants. Je regrette juste de ne pas les avoir suivi dans des épisodes précédents de la série ! Du coup je profites moins à mon avis…
L’enquête est bien menée et quelques rebondissements que je n’avais pas anticipés pimentent les chapitres du début à la fin.

Que demander de plus à un roman policier mâtiné de thriller sombre ? Bref, pour l’an prochain il faut absolument que je me note de lire les autres romans de cette saga… et peut-être commencer par le premier, L’homme Chauve-Souris.

« Les yeux » de Slimane-Baptiste Berhoun

Et je continue sur ma lancée de lectures audios pour avancer dans cet interminable Challenge ABC… Plus que 11 lecture en 2 mois et demi. On y croit !
Pour cette lecture je me suis laissée inspirée par les propositions d’Audible. Les yeux était pas trop mal noté, et surtout bien vu pour la qualité de la narration. Un livre lu par son auteur, ça ne se refuse pas !

Juste après la Seconde Guerre Mondiale, quelque part dans le Berry… Une voiture de police s’éloigne d’une scène sanglante, le suicide d’un aliéné à l’hôpital de l’Orme. Ca n’est pas le premier à mettre fin à ses jour, ni le dernier.
C’est dans cet asile que le professeur Lacan envoi son élève, Lucie, étudier un cas rare de prosopagnosie. Cette maladie empêche les personnes qui en souffrent de reconnaître les visages… et en résolvant le mystère de cette pathologie, Lucie espère pouvoir clore une affaire de meurtre.
Mais avant de pouvoir étudier ce malade, Lucie va devoir faire face aux patients de l’Orme et surtout à son équipe médicale… et plus particulièrement le chirurgien en chef Valmont, qui voir d’un mauvais œil l’arrivée de cette étudiante. Quel secret veut-il cacher ?
Heureusement Lucie va trouver de l’aide auprès du pharmacien Gauthier… ensemble ils vont pouvoir enquêter sur les morts mystérieuses qui entourent l’Orme.

Je ne connaissais pas l’auteur avant de rédiger cet article, mais je sentais bien le côté « scénario » de jeu de rôle ou de série TV derrière cette plume… Et en effet, pour ceux qui l’ignorent, Slimane-Baptiste Berhoun est surtout connu pour ses web-séries et ses qualités de réalisateur / scénariste.
Les scènes s’enchainent avec logique, l’univers angoissant est bien retranscrit et la palette de personnage est marquante.

Côté récit, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie. Pas de répit, on est embarqué dans un thriller haletant. On a peur pour Lucie, on a de l’empathie pour ce pauvre Gauthier, on déteste franchement Valmont,… Et surtout on se demande qui est le tueur fou qui terrorise les patient de cet hôpital !
La seconde partie est plus chaotique. On vire vraiment dans le fantastique et j’ai nettement moins accroché à cette histoire de monstre impalpable aux yeux qui tuent. Bon, ça reste quand même agréable car l’auteur arrive encore à nous embarquer… mais quand même, petite déception.
Certains rebondissements sont attendus et arrivent effectivement, certaines conjonctures qu’on peut imaginer sont fausses… mais en tout cas, je ne m’attendais pas à la chute !

Si je trouve la galerie des personnages de l’asile plutôt pas mal (La Mo qui est un pensionnaire qui se prend pour sa femme décédée, un dont j’ai oublié le nom qui se croit résident dans un grand hôtel…), j’ai été moins convaincue par la psychologie des personnages. Il manque quelque chose, mais ne saurais dire quoi… peut-être de la profondeur ?

En revanche il y a un détail qui m’a embêté au niveau technique : avoir une si bonne prestation de lecture par l’auteur pour avoir un montage qui n’est pas parfait… il y a à plusieurs reprises des répétitions de phrases, c’est vraiment perturbant quand on est à fond dans l’action !

Bref, une lecture pas désagréable pour cette lettre B du challenge ABC !

« Légende » de David Gemmell

Et une nouvelle découverte fantasy grâce au challenge ABC ! En regardant les auteurs disponibles avec une lettre G sur Audible j’ai remarqué la série dont est issue Légende, le Cycle Drenaï. De bons commentaires pour cette fantasy classique des années 1980. Il fallait que j’écoute ça pour parfaire ma culture !

Soldat ayant abandonné le combat, Rek fait tout pour ne pas se confronter à l’horreur de la guerre et ses inévitables morts. C’est alors qu’il rencontre une jeune femme incroyable, Virae. Il ne leur faut pas très longtemps pour tomber amoureux… et pour elle Rek est prêt à affronter ses peurs et à l’accompagner au fort de Dros Delnoch, plus grande place forte de ce monde et dernier bastion Drenaï devant l’imposante armée du Nord des Nadirs. Cette armée d’envahisseurs dirigée par Ulric est la plus grande jamais vue. Défendre Dros Delnoch semble être une cause perdue !
Mais c’est sans compter sur la légende Drenaï, le meilleurs des combattants, qui est réputé pour sa hache dans tous les peuples : Druss. Avec lui, Dros Delnoch a encore un espoir !

Un récit classique de fantasy certes, mais un récit efficace ! Pas simple en mode audio de se retrouver avec tous les noms de personnages ou de lieux aux consonance un peu exotiques, mais l’essentiel est vite compris. La guerre, la peur, la bravoure… ces sentiments et ces ambiances sont bien retranscrits.

Forcément j’ai adoré le personnage de Druss, la Légende. Guerrier soixantenaire ayant roulé sa bosse, il n’a qu’une crainte : mourir de vieillesse chez lui. Cette grande bataille qui se prépare est pour lui l’occasion de faire encore quelques coups d’éclats, et avec un peu de chance, connaître une mort honorable…
Je dois avouer que les autres personnages m’ont beaucoup moins plu… il faut dire qu’à côté de Druss, les autres protagonistes font fait pâle figure, même Rek le berserker qui endosse un peu la cape de héros.

Pour l’an prochain je me suis prévue une lecture audio d’un autre roman de cette saga (qui peuvent se lire dans le désordre)… Non pas le tome 2, mais le 6, celui qui est dédié à Druss 😉

« Le Bourbon Kid » d’Anonyme

Un an après Le Kid, le Pape et l’Iroquois je me lance dans un nouvel épisode de l’inénarrable saga du Bourbon Kid… sobrement intitulé Bourbon Kid, justement. Ça sent tout de suite le retour au source : de la baston, des ambiances sombres, du mysticisme arrosé d’une galerie de personnages tous plus hallucinants les uns que les autres.

Depuis l’assassinat du pape, les mercenaires des Dead Hunters ne chôment pas. L’Iroquois, Elvis, Rodeo Rex, Bébé, Jasmine… et le Bourbon Kid poursuivent cette fois l’esprit de Caïn, qui peut prendre possession des corps de personnes ayant perdu connaissance.
Premier tueur de l’histoire puni par Dieu, Caïn veut se venger ! Aidé par les quatre Cavaliers de l’Apocalypse et leur armée de goules, il tente d’accéder au Cimetières du Diable, le fameux bar de Scratch donnant accès aux enfers, pour aller ressusciter les morts et déclencher l’Apocalypse.
Autant le dire, des têtes vont voler, et pas forcément celles qu’on croit !

Comme toujours, c’est un plaisir de retrouver les personnages et l’univers du Bourbon Kid.
Finalement se sont les plus abrutis que je trouve les plus intéressants, car les plus drôles.
Jasmine par exemple, sous ses airs de bimbo écervelée est assez philosophe… Et ses grosses boulettes en série dynamisent bien les aventures des Dead Hunters ! Après avoir abattue le Pape par erreur, aujourd’hui elle tente le voyage dans le temps… tout un programme 😉
Je ne peux pas passer sous silence Sanchez, qui est l’icône des anti-héros ! Toujours aussi gras, dégueulasse et bête… mais il est maintenant en couple avec une jolie ex-flic, Flake. Ils tiennent ensemble le Tapioca Bar, toujours aussi glauque, mais toujours aussi central dans la saga !

Une très bonne lecture qui nous amène dans les lieux habituels de la série (Santa Mondega, Le cimetières du Diable…) mais aussi en territoire amish… sur une île ou une fois l’an, des enfants disparaissent dans les bois pour ne plus revenir. Tout un programme !

Vivement la suite, sortie en français il y a peu : Quel le Diable l’emporte.

« Braises de guerre » de Gareth L. Powell

Il y a peu de livre que j’ai mis autant de temps à lire… pas loin de 5 mois ! Et oui, ce roman était mon choix pour le partenariat d’avril de Denoël. Désolée du coup, Denoël…
Et pourtant ce récit de science-fiction n’est pas difficile d’accès en soi et m’a bien plu finalement ! Mais bon, parfois ça ne veut pas… Fatigue, transports en communs bondés, vacances qui s’intercalent. Braises de guerre n’a pas eu de chance avec moi, mais ça serait injuste de se dire qu’il est de piètre qualité à cause de conditions non bénéfiques à la lecture !

Dans l’espace intersidérale un équipage de récupération se fait un devoir de sauver tous les bâtiments naufragés afin de sauver un maximum de vies humaines ou extra-terrestres, quelque soient leurs factions. Cet équipage est commandé par la capitaine Sal Konstanz… mais le vrai catalyseur qui lie ces quelques membres est le vaisseau même, Le Chien à Problème. Ancien croiseur militaire doté d’une intelligence artificielle et d’un avatar féminin, Le Chien est écœuré par la violence de la guerre et cherche comme Sal Konstanz et le reste de l’équipe à racheter des fautes passées en sauvant des vies.
Leur prochaine mission consiste à porter secours a un vaisseau écrasé sur un objet spatial et à récupérer coûte que coûte Ona Sudak, une poétesse qui voyageait à son bord.
Bizarre, tous ces vaisseaux qui ont des avaries en ce moment… Et surtout, pourquoi le commandement veut spécialement récupérer une poétesse ?

Donc malgré des débuts laborieux, l’abandon de la lecture pendant plusieurs semaines, je me suis replongée dans cette histoire et je l’ai terminée avec plaisir. Le côté space opéra passe pas mal, la politique de l’univers est simple à comprendre – deux factions qui se sont affrontées et vivent maintenant une paix précaire – et les motivations des personnages sont simples mais efficaces.
Le personnage le plus sympa est bien entendu le vaisseau, Le Chien à Problème. Initialement elle faisait partie d’une « meute » de croiseurs de guerre, dont les intelligences artificielles ont été conçues à partir de racines canines et humaines. Contrairement aux autres vaisseaux de la meute, Le Chien a mal vécu un épisode sanglant de la guerre et souhaite avant tout se racheter. Si ce personnage est très sympa par son côté spontané et un peu bourrin, je trouve dommage qu’il ait fallut la doter d’un avatar humain pour communiquer avec les membres de l’équipage… même si je vois bien tous les avantages que cela procure pour scénariser le récit.

Une très bonne lecture donc, qui je viens de le constater, est la première partie d’une saga à venir. A voir ce que ça donnera sur la longueur, mais ce début est plutôt prometteur !

Bien entendu ce livre fait parti de ma liste pour le Challenge ABC !

Braises de guerre de Gareth L. Powell
Traduit de l’anglais par Mathieu Prioux
Editions Denoël – Collection Lune d’Encre – 400 pages
Paru le 1er mars 2019


« Homo deus : Une brève histoire du futur » de Yuval Noah Harari

Après l’anxiogène, mais jubilatoire, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, j’avais envie de voir ce que l’avenir réservait à l’humanité d’après Yuval Noah Harari… Je l’ai donc rajouté sans une seule hésitation dans ma liste de livres à lire cette année pour mon challenge ABC.

Tout comme dans l’ouvrage précédent, il est assez difficile de résumer cet essai, résolument tourné vers la prospective. Que sera le monde de demain, si on analyse l’histoire des Hommes sous le spectre de la sociologie, l’économie, la psychologie… et la science en général ? En prenant en compte l’accélération des découvertes scientifiques, la chute des religions, l’obsolescence de l’Humanisme… Harari nous dresse un tableau de l’avenir qui personnellement, m’a fait froid dans le dos ! Non pas que j’étais très positive sur notre trajectoire future, mais mettre des images dessus fait l’effet d’une petite claque.

Ce livre pourrait être un électrochoc pour ceux qui dirige nos Nations (s’il y a encore un corps dirigeant à proprement parler), et nous, habitants du Monde… Mais Harari nous apprend que l’humanité étant ce qu’elle est, elle continuera à se précipiter droit dans le mur, car telle est notre nature.

Cette lecture m’a aussi fait prendre conscience de la difficulté à vivre avec son temps. A bientôt 40 ans je suis en plein refus des paradigmes du futur présentés ici : la data avant tout, la dissolution du moi pour se fondre dans la masse, l’ère des machines à venir… On se croirait dans un récit de science-fiction !
Je commence donc à me poser de sacrés questions sur ma possibilité à m’adapter au monde du travail et plus globalement la société. Moi qui ne supporte pas l’addiction de mes contemporains aux réseaux sociaux et au culte de sa propre image, ça n’a pas l’air d’aller dans mon sens pour s’améliorer… Ou alors je deviens bêtement réac’, comme bien des quarantenaires avant moi 😉

Si l’ensemble du livre est très intéressant et nous pousse à nous interroger, j’en ressors encore plus déprimée qu’avec Sapiens. Harari souligne bien que ses idées ne sont pas des prédictions et qu’il nous importe de « choisir » notre futur mais tout de même… ça n’est pas hyper réjouissant. Bref, à lire si vous êtes un optimiste né ou si au contraire, vous n’avez plus rien a attendre du Monde. Pour ma part je vais retourner dans mes livres de fantasy…

« L’Empire des Anges » de Bernard Werber

8 ans après ma lecture des Thanatonautes je termine enfin le second volume du cycle des anges de Bernard Werber… Il faut croire que n’avais pas été très emballée par ce roman pour autant tarder à ouvrir L’Empire des Anges.
Mais finalement mes retrouvailles avec l’équipe des explorateurs de la mort s’est plutôt bien passée et mon expérience a été très bonne. Le signe de la maturité ou un roman de meilleure qualité ? 

Nous reprenons l’histoire de Michael Pinson là où nous l’avions laissé dans Les Thanatonautes : alors qu’il est dans son appartement, un avion de ligne fonce droit vers son immeuble… et c’est la fin. Les Archanges ont décidé qu’il avait été trop loin avec ses expériences de voyages post-mortem et n’ont pas apprécié qu’il publie un livre sur le sujet. Ils l’ont donc éliminé du monde des vivants
Mais heureusement l’au-delà existe et Michael va pouvoir se confronter au jugement des Archanges, voir son âme pesée et son cas défendu par un avocat de qualité, Emile Zola. Enfin ! Michael peut sortir du cycle des réincarnation terrestre et devenir un ange.
Son nouveau rôle ? Devenir l’ange gardien de trois âmes qu’il va suivre de leur conception jusqu’à leur mort et la pesée de leur âme. Et le job n’est pas si simple que cela, car pour permettre à ses « clients » d’éviter des gros coups durs et surtout de les élever spirituellement, il n’a pas beaucoup de leviers. Les rêves, les intuitions, les oracles et les chats…
Comment Michael va s’en sortir ? Et surtout comment les âmes dont il a la charge, rongés par les traumatismes de leurs vies antérieures, vont évoluer ? Entre un écrivain asocial flanqué d’un chat obèse et télévore, une mannequin de mode obsédée par son physique et sa réussite et un orphelin russe vouant une haine farouche à sa mère qui a voulu le tuer… il va avoir du boulot !

Comme je le disais plus haut j’ai bien plus apprécié cette histoire que Les Thanatonautes, et même que d’autres romans de Werber (Les fourmis notamment).
Cette fois j’ai choisi l’option audio et ce genre d’ouvrage assez dynamique, où on change souvent de personnage, de point de vue, parfois un peu verbeux… se prête bien à ce format je trouve.
Bien entendu il y a quelques longueurs, ou plutôt des passages moins intéressants. Par exemple les retrouvailles de Michael avec ses anciens comparses de l’aventure thanatonautique, donnant lieu à de nouvelles explorations et scènes de combats, accompagnés de Maryline Monroe (je n’aurais jamais misé une cacahuète sur l’éveil spirituel de ce personnage…).
Mais finalement le style est agréable, les personnages attachants (surtout les clients de Michael), les réflexions philosophiques nous questionnent sur des sujets variés (la place de l’humain dans l’univers, les religions, ce que signifie un éveil spirituel…) Bref j’ai beaucoup aimé !

Aller, cette fois je n’attendrai pas 8 ans pour lire la suite, Nous les Dieux… du moins je crois 😉

Et comme bien souvent cette lecture me permet d’avancer dans le challenge ABC, pour la lettre W !

« Mr. Mercedes » de Stephen King

Ça faisait un petit moment que j’étais passée par là pour chronique une de mes lecture… entre la flemme de lire dans le RER en ce moment, les vacances, et quelques partenariats « bof bof » avec des des éditeurs, mon rythme de lecture a beaucoup baissé ces derniers mois.
Heureusement je peux compter sur Stephen King, cet amour littéraire depuis plus de 25 ans ! C’est pourquoi j’ai (encore) choisi un de ses roman au format audio pour avancer sur mon challenge ABC cette année. Mr. Mercedes avait de bonnes critiques sur les sites de partages littéraires ou mêmes sur Audible… ça se tente !

Dans une ville des États-Unis, Bill Hodges vient de prendre sa retraite après de bons et loyaux services dans la Police… Sa femme est partie il y a longtemps, sa fille lui donne peu de nouvelles, ses seuls amis sont des policiers encore en service. Bref, il s’ennuie, fait du gras et se questionne sur le sens de ce qu’il lui reste de vie.
Un beau jour, un grain de sable vient gripper les rouages de ses journées junk-food / TV : il reçoit une lettre, soi-disant envoyée par un des seuls criminel qu’il n’a pas arrêté : Mr. Mercedes ! Ce tordu qui quelques années auparavant a volé une Mercedes pour foncer dans une file d’attente de demandeurs d’emploi, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés.
Dans sa lettre Mr. Mercedes cherche à provoquer Bill et semble même bien le connaître. Il n’en faut pas plus pour donner à Bill l’envie de de reprendre du service « à son compte » et d’aller lui même arrêter cet assassin !

Une fois de plus je m’attaque à un roman de Stephen King qui est loin de l’horreur et du fantastique pour lequel on le connaît. Mais il n’y a pas à dire, quelque soit le genre, j’aime beaucoup sa plume et j’ai pris plaisir à suivre cette enquête policière qui a tout d’un bon thriller !
Le personnage de Mr. Mercedes est peut être une chouille caricatural, surtout dans ses relations avec sa mère, mais ça passe bien quand même… Et surtout quelles scènes gores de mort par moment ! Je n’en dirait pas plus, mais si vous lisez ce livre, je pense que vous serez aussi estomaqué que moi par la précision avec laquelle l’auteur décrit une scène d’empoisonnement. Promis, je n’utiliserai plus de mort au rat pour me débarrasser de rongeurs…

Bref une très bonne lecture ! Il ne me reste plus qu’à m’attaquer à la suite de cette saga Bill Hoges, Carnets noirs.

« Marie-Antoinette » de Stephan Zweig

Suite à ma lecture de Magellan en fin d’année dernière, je n’avais qu’une envie, me replonger dans un ouvrage historique de Stephan Zweig !
Faut-il encore présenter Marie-Antoinette ? Depuis nos premiers cours d’histoire à l’école, nous avons entendu beaucoup parler de cette jeune princesse venue d’Autriche pour épouser le dauphin Louis XVI. Perçue comme le déclencheur de la Révolution Française de part ses dépenses fastueuses et son comportement léger, elle sera emprisonnée et décapitée sous la guillotine après une fuite ratée à Varenne.
Mais qui était vraiment Marie-Antoinette ? Était-elle vraiment cette jeune femme imbue d’elle même que l’histoire a gardé en mémoire ?
C’est ce que Stephan Zweig tente de découvrir dans l’analyse psychologique qu’il nous livre ici, réalisé à la lumière de source historique qui se veulent factuelles.

J’ai redécouvert Marie-Antoinette et toute son époque grâce à ce livre. Tout l’univers du 18ème siècle est très bien détaillé, et le portrait brossé de la Reine est criant de réalisme. Reste à savoir s’il est bien objectif… En effet, on sent que Zweig tente de racheter ce personnage malmené par l’histoire et tant détesté.

En tout cas j’ai appris beaucoup de choses, notamment sur l’affaire du collier, la fuite à Varenne, les relations entre Marie-Antoinette et Fersen… et j’en passe ! Ce qui est intéressant, c’est de voir l’évolution de la jeune adolescente devenue Reine de France rayonnante et indolente, jusqu’à la mère destituée, enfermée dans un donjon froid et lugubre à la veille de sa mort…

Bref, une belle lecture (enfin lecture audio), peut-être moins passionnante que Magellan qui était plus un récit d’aventure, mais tout de même captivante. A l’année prochaine Zweig, pour le prochain challenge ABC !

« Danse de mort » de Douglas Preston et Lincoln Child

Chaque année qui s’écoule me voit lire des livres pour des challenges littéraires… et chaque année est aussi l’occasion d’avancer dans la saga Pendergast, qui nous narre les enquête de ce fameux inspecteur du FBI à New-York.

Nous avions laissé Pendergast dans Le violon du Diable pour mort, en Italie…
Le lieutenant d’Agosta est revenu à New-York et il reçoit comme mission, via un courrier d’outre-tombe de son ami Aloysius Pendergast, d’enquêter sur son frère Diogène. Celui-ci aurait prévu de semer le chaos à une date bien précise… qui se trouve être dans une poignée de jours ! Diogène est aussi intelligent que son frère, sauf qu’il met au service du mal son talent. Comment d’Agosta va bien pouvoir s’en sortir tout seul ?
Surtout qu’au même moment, une série de meurtres atroces débute à New-York… Est-ce que Diogène est derrière tout cela ?

Sans vraiment spoiler… Pendergast revient très rapidement sur le devant de la scène dans ce thriller. Et oui, il n’est pas vraiment mort en Italie, mais faisait profil bas pour mieux étudier les agissement de son frère : on est rassurés !

Le personnage de Diogène, le « dark » Aloysius, apporte un petit plus à cette saga qui semble un peu s’essouffler. Pourquoi déteste-t-il à ce point son frère ? Quel est son plan machiavélique ? Et existe-t-il vraiment ou est-il une personnalité refoulée de notre inspecteur albinos favori ?
Il a tout du vrai méchant « à la Scoubidou » : il est très malin et cultivé, adore la couleur du sang, est affublé d’un physique particulier (des yeux vairons…), prend plaisir depuis l’enfance à torturer des êtres vivants, n’avait pas d’amis à l’école.
Bref, on ne fait pas dans la subtilité, mais ça reste amusant 🙂

Comme je le disait, l’histoire est un peu plate quand même… Une fois notre héros ressuscité et le méchant identifié, ça roule sans trop de surprises, si ce ne sont les péripéties du journaliste Smithback enfermé pour le protéger dans un asile, ou encore les petites surprises au musée d’Histoire Naturel (encore !).

Même si ça n’est pas un chef d’œuvre, je pense qu’on pourra se donner rendez-vous l’an prochain pour la lecture d’un nouvel opus, le septième : Le livre des trépassés (tout un programme !)

A noter que cette année ce livre permettra de remplir la lettre « Q » du challenge ABC… « Q » comme « Quatre mains » 😉