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« Raclée de Verts » de Caryl Férey

Raclée de vertsUn challenge qui se termine, le petit BAC 2014, et une dernière lecture choisie complètement au hasard… En effet, je ne suis vraiment pas dans les clous cette année en ce qui concerne les lecture de challenges… un peu à la bourre même.
Du coup, pour finir à l’heure, je me suis offert une virée chez Book Off afin de trouver un bouquin très court qui contiendrait dans son titre une couleur. Et peu importe le genre, l’auteur, les critiques… D’où Raclée de Verts !
Pour le coup, je crois que ça n’était pas une si bonne stratégie que ça :s

Michel est de l’espèce des supporters de foot… Mais pas de n’importe quelle équipe : de Saint-Etienne, sa ville, qui a fait vibrer des générations de fans de ballon rond ! Avec son chien Janvion, il suit les matchs à la télé. Et après le match, c’est l’heure de la troisième mi-temps ! Et là il s’adonne à son sport favori : le meurtre de femmes choisies dans la rue le matin même.
Mais les semaines et les crimes passants, Michel va perdre peu à peu les sens du goût, de l’odorat, du toucher… Où cela va-t-il le mener ?

Pas grand chose à dire sur ce livre décevant et chiant à lire. Je n’ai rien contre les histoires de serial-killer, mais là je n’ai pas aimé. L’histoire est sordide, pas réaliste du tout (que fait la police vu les traces que le tueur laisse ?).
Le pire je crois, c’est la métaphore filée autour du domaine du foot sur fond de lutte des classes et racisme ordinaire. Crasseux, comme le personnage… du coup on peut certainement dire que ce texte est une réussite. Mais ou est le plaisir, le suspense, l’humour… ? Zéro plaisir pour moi.

Aller, vite lu, vite fermé, vite chroniqué, vite oublié…
C’est dommage, car Caryl Férey a de l’avis général écrit quelques roman intéressants, comme Zulu, que je lirais bien à l’occasion.

Challenge petit bac 2014

« La princesse de Clèves » de Madame de La Fayette

La princesse de ClèvesLa règle du challenge ABC, c’est la di-ver-si-té ! Je me suis dit qu’au milieu des thriller, romans de SF ou de fantasy, un petit classique français ne ferait pas mauvais genre… Et puis un roman pas trop long, tant qu’à faire aussi ! Voilà pourquoi je me suis intéressée à ce roman qui m’était méconnu, La princesse de Clèves de Madame de Lafayette
Et bien… Je ne suis pas prête de m’y faire reprendre !

Mademoiselle de Chartres, accompagnée de sa belle-mère Madame de Chartres, arrive à la cour du roi Henri II au Louvre. C’est la plus belle jeune femme que personne n’ai jamais eu le privilège d’admirer… Et pour ne rien lui retirer, c’est aussi la plus aimable et la plus vertueuse ! Elle a quelques prétendants, mais va finir par épouser le prince de Clèves, pour qui elle a de l’estime mais aucune passion, ce qui le trouble un peu. Lui pour sa part est follement épris de sa nouvelle épouse.
Lors d’un bal, elle va rencontrer le duc de Nemours, et tomber amoureuse de lui… et lui aussi n’aura plus d’yeux que pour elle. Il rompt avec ses maitresse, lui fait sa cour, la poursuit autant qu’il le peut… La vertueuse princesse va-t-elle succomber à son charme ? Est-ce que le prince de Clèves va se rendre compte de l’inclination de son épouse pour ce rival ?

Autour de cette trame principale, les petites histoires de coucheries, de stratégies politiques… qui se déroulaient au 16ème siècle dans la cour du roi. Car si le roman a été écrit en 1678, il revisite l’Histoire de France et des faits qui se seraient en parti produits en 1558. En parti, car il s’agit ici d’une analyse et d’une réécriture de l’histoire à l’aide personnages en partis fictifs.

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai absolument pas accroché ! Le style, auquel je ne suis pas habituée y est pour beaucoup je pense… J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre certains paragraphes.
Mais l’histoire… Pfffff, quelle déception. La princesse de Clèves est un modèle de vertu, elle suit ce que lui dit sa maman, elle respect son mari. Chiante, chiante, chiante !
Si cette morale pouvait peut-être coller à son époque, aujourd’hui je ne retient que ceci : toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, car l’excès de vertu tue proprement et simplement dans ce roman !

Ce qui me fait un peu peur, c’est de me dire que nous avons ici une lecture obligatoire au lycée ! De quoi écœurer définitivement des élèves de la littérature française !

challenge ABC

« Fifty Shades of Grey » de E. L. James

J’aurais pu passer à côté de ce best-seller de l’été, qui fait un carton dans les pays anglophone, mais intriguée par les reportage TV et mes copines de lecture (hein Petite Fleur :p), j’ai décidé de tenter l’aventure, dans l’espoir de découvrir en quoi Fifty shade of Grey peu bien défrayer la chronique !

Difficile de résumer objectivement ce livre… Autant vous le dire tout de suite, c’est presque ce qu’on peut faire de pire en littérature pour moi.
En gros c’est l’histoire d’Ana, timide étudiante de 21 ans, qui rencontre Christian, très riche PDG, jeune et beau comme un dieu. Elle n’a jamais eu de petit copain et tombe amoureuse de lui… Lui de son côté la trouve attirante aussi, et va lui proposer un truc pas commun. Plutôt qu’une bête romance, il lui propose de signer un contrat SM, car monsieur en tant que dominant rêve de la baiser et de lui donner quelques fessées.

Bref, je ne peux le résumer que comme cela : une pauvre fille qui se fait mettre la main dans le cerveau et dans la culotte par un manipulateur doublé d’un psychopathe.

Côté fond je crois qu’on renouvelle ici le roman féministe… !
Je plaisante bien entendu. Sous couvert de découverte des sens, elle est traitée soit comme une gamine de 5 ans, soit comme un chien, et en redemande. J’ai décroché à la moitié du bouquin et fini en diagonale tellement je trouve ça pathétique et révoltant… Pire, on fini par comprendre pourquoi il a envie de la taper, tellement Ana est neuneu et à le don d’énerver !

Pour le style, malgré le fait que je l’ai lu en anglais, je l’ai trouvé très pauvre : peu de vocabulaire, très répétitif dans la structure et les idées (les quoi ?!). Pas de quoi rendre l’histoire très excitante… Si, peut être deux ou trois scènes érotiques (et non porno comme on nous le fait croire parfois). Les personnage ont une psychologie extrêmement superficielle, limite blindés de tocs… Enfin cela donne parfois lieu à de franches rigolades, tellement c’est cliché et ridicule.
Quelques perles, triés sur le volet :

« Well, if you were mine, you wouldn’t be able to sit down for a week after the stunt you pulled yesterday. […] »

« Firstly, I don’t make love. I fuck… hard. « 

Malheureusement ces petits moments de poésie ne suffisent pas à rendre ce livre attrayant jusqu’au bout…

On sent très bien les influence « romance » type bit-lit de l’auteur, qui ne s’en cache pas : c’est un Twilight-like, une petite nana qui rencontre un mec qui a une belle gueule (et une grosse b***), côté dark, qui cache un mystère à découvrir… et elle va s’y cramer les ailes, forcément, mais lui aussi un peu quand même.
On retrouve dans la même mouvance le gros fantasme du fait de faire changer son « amoureux », pour un mec correspondant à ses besoins. Bien entendu il est dominant à cause d’un sombre secret, ce qui laisse présager la possibilité d’un changement. Ca ne serait pas drôle sinon, et ça ne permettrait pas de broder sur 3 tomes 🙂

Côté psychologie (de bas étage), on a des fond de vérité que E. L. James devrait garder en mémoire : les hommes ne réfléchissent pas trop, et les femmes réfléchissent beaucoup trop… et de manière très tordues parfois, ce qui donne naissance à des livres franchement pas géniaux.

Bref, je n’ai pas aimé, je trouve ça mal écrit et la morale plutôt bancale me gène… Sachant que les 2 autres tomes sont bien pires, je ne risque pas de remettre le nez dedans !

« Et ça vous fait rire ? » de Hugleikur Dagsson

J’ai profité de ce week-end pascal pour feuilleter un des livres reçu pour mon dernier SWAP qui m’avait emmené en Islande. J’ai commencé ma découverte avec un livre d’illustrations de Hugleikur Dagsson, dessinateur satirique de magazines et romans graphiques islandais. Et ça vous fait rire ? a été publié initialement en 2007, et édité en France en 2009.

Les dessins sont simples, les scénettes se compose d’une unique image et d’une peu de dialogues, mettant en scène des personnage plus déjantés les uns que les autres… Clair et concis, très efficace donc.
Je pensais être cynique et avoir un humour glauque, et bien je crois que Dagsson a un niveau bien trop élevé dans ce domaine pour moi !
Difficile de dire que j’ai aimé… j’ai trouvé ça pas très drôle dans l’ensemble, seules quelques illustration m’ont décroché un sourire… Si certaines scènes sont intelligentes dans leur côté décalé et critique, ou amusantes par le côté bête et méchant, j’ai pas trop accroché aux blagues scatos ou trop barrées cul… Pourtant tout le monde en prend pour son grade : la religion, les médias, les intellos, les famille (et surtout leurs enfants), … personne n’est épargné par sa plume, et c’est très bien !

Enfin, c’est tout de même intéressant de voir ce qui se fait de l’autre côté de la mer du Nord ! Mais pour répondre à la question par le titre du livre Et ça vous fait rire ?, bah, pas particulièrement, et en tous cas, pas toujours … :s

« Le lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann

C’est assez rare que j’abandonne une lecture… En générale quand un livre m’ennuie je me force, je m’accroche en me disant que c’est un petit calvaire d’une journée ou deux pour le finir en diagonale ! En lecture comme en cuisine, j’aime goûter et tout et finir mon assiette 🙂

Mais pour cette autobiographie de 756 pages, il a fallu que je choisisse entre mon orgueil de lectrice « qui fini tout ses livres » et mon amour de la lecture en général… Un livre qui vous ennui à de quoi vous dégoûter d’ouvrir un livre pendant des mois. En butant sur la 536ème page début décembre, je l’ai refermé, et ouvert beaucoup d’autres romans depuis. Et je n’ai pas du tout eu envie de me remettre dessus, même si j’étais aux trois quart de la délivrance : je déclare donc Le lièvre de Patagonie comme lecture abandonnée !

Claude Lanzmann, né en 1925, nous livre ici son autobiographie. Les plus cultivé (dont je ne faisais pas parti) sauront qu’il est le réalisateur du célèbre film Shoah, sorti en 1985.
Il faut avouer que sa vie lui permet de remplir allègrement les pages de ces mémoires ! Entre la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa jeunesse auprès de grands auteurs comme Sartre, Michel Tournier, compagnon de longues années de Simone de Beauvoir, son métier de journaliste durant une période très sensible au niveau du climat international (guerre d’Algérie, Corée du Nord qui se referme…)…

Alors peut être ne-suis je pas vraiment férue d’histoire contemporaine… j’avoue que ça n’est pas vraiment ma période favorite. En même temps c’est très bien, j’ai appris pas mal de petites choses en lisant ces lignes.
La vie des grands auteurs en mode intime, c’est sympa aussi, ça humanise les personnages.
La question juives, que ce soit durant la période de déportation ou la création d’Israel est traité avec des pincettes, sans pathos particulier ou prise de position trop marquée (ça change).
En revanche je n’ai pas du tout adhéré au climat de justification du livre, qui apparaît par ici et par là. A priori quelques auteurs ou journalistes ont dénigré des comportements ou propos de Lanzmann, et il s’en explique ici. Bon, je n’ai rien contre les règlements de comptes, mais vu que je me tape un peu de cette affaire à la base… Au passage il tacle un ou deux gars qui n’ont pas eu un comportement très propres pendant la guerre ou après.
Et puis le côté forcément nombriliste de l’autobiographie (j’ai fais ci, j’ai fait ça, et en plus je suis très doué), ça m’a vite gonflé… je me demande si je suis vraiment faite pour ce genre littéraire.

Bon, pour résumer je me suis ennuyée, j’ai lâché le bouquin, et je l’ai bien vite oublié
Dommage c’était un cadeau, je me demande ce que je vais pouvoir raconté à la personne qui me l’a offert 😀

« A Dangerous Method » de David Cronenberg

Je vais rarement au ciné, mais la tentation d’une sortie entre filles hier soir m’a fait sortir de mon habituelle torpeur DVD / TV…
Je ne sais plus trop comment l’idée d’aller voir le dernier CronenbergA dangerous method est arrivée, mais j’ai tout de suite adhérée au pitch : « Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d’hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud… » (source Allocine).

Un film sur les pionniers de la psychanalyse ! Je ne suis pas férue de psychologie, mais j’ai vaguement étudié Freud au lycée et à la fac, et il m’arrive de lire des articles sur le sujet, surtout avec les relations aux intelligences artificielles, sciences cognitives… Je me suis aussi particulièrement intéressée par la critique de la psychanalyse freudienne, c’est donc avec plaisir que je me suis rendue à la séance.

Et bien je n’ai pas du tout adhérée au film car je me suis ennuyée comme rarement ! Le film ne fait dure qu’ 1 h 40, mais j’ai eu l’impression de rester 2h30 dans mon siège… il ne se passe rien, pas de rythme… quel ennui ! Même les fessées que le Dr Jung donne à Sabina Spielrein ne m’ont pas émues ou réveillées plus que ça… Et pourtant je pense être plutôt bon public côté ciné, que ce soit des films intellos ou mainstream… Mais là non ! C’est pour moi un vrai non-film !
J’ai eu le sentiment d’être devant un documentaire. Pourtant j’aime ça les docs’, mais là, pas de construction d’un récit qui donne un tant soit peu une impression d’intrigue !

Bah après tout n’est pas à jeter : A dangerous method est plutôt pas mal filmé, les images et les lumières sont jolies…
La performance de Keira Knightley plutôt réussie : la pauvre a du se luxer la mâchoire à jouer l’hystérique. Et pourtant je ne suis pas fan de cette actrice, mais faut reconnaître qu’elle se débrouille pas mal là.

Ensuite le cœur du film, je l’ai lu comme une réflexion sur la relation patient / médecin, ou élève / professeur, ou rien ne peut être totalement neutre. Il y a un lien de domination qui se crée forcément entre les deux protagonistes, qu’il soit d’ordre sexuel ou paternel (un freudien dirait que c’est pareil :p).
Ou alors c’est une bête histoire d’amour, mal réalisée… (ce qui expliquerai pourquoi je n’adhère pas, c’est bien un style qui me fait fuir).
En tous cas ça m’a permis d’en savoir un peu plus sur le conflit qu’il y a pu avoir entre Freud et Jung, et pourquoi on parle de deux écoles opposées.

Bon, 2012 commence assez mal avec ce film… il va falloir que je me rattrape très vite, sinon ma motivation pour payer une place de ciné ca décroitre très rapidement (et après les gens de l’Hadopi diront que c’est à cause du téléchargement que l’industrie du cinéma se porte si mal… « LOL »)

« La septième vague » de Daniel Glattauer

Une petite lecture de vacances, avant de se plonger dans la folie du 31 décembre… Et une lecture sur mon nouveau jouet, mon Kindle de Noël 🙂

J’avais bien aimé le premier opus de cette saga Emmi & Léo Quand souffle le vent du Nord. Mais prenant garde aux mauvais effets des suites (le second volet est rarement aussi bon que le premier), ça n’est pas sans appréhensions que je me suis lancée dans la lecture de La septième vague (décidément, l’auteur aime à parler des éléments pour évoquer les amours de ces deux protagonistes).

A la fin de Quand souffle le vent du Nord, Léo partait pour Boston, tirant un trait sur leur relation épistolaire, et laissant Emmi seule face à son ordinateur…
On la retrouve écrivant à Léo, sans autres réponses qu’un message d’erreur, celui ci ayant désactivé son adresse mail. Mais miracle, Léo revient au bout de 6 mois en Europe, reprend contact avec Emmi, et les deux « amis » peuvent reprendre peu à peu leurs échanges de mails !
Et cette fois il y a un petit plus : très rapidement, ils décident de se rencontrer « en vrai »
Mais les choses ne seront pas si simples, la confrontation à la réalité ne les pousse pas à abandonner la messagerie électronique… La vie d’Emmi avec son mari Bernhard et sa petite famille a été éraflée par ces longs mois de silence sur Internet, et Léo revient de Boston avec une petite amie qui devra bientôt vivre avec lui.
Mais comment cette situation va évoluer ?

Comme dans le premier volet, on oscille entre passion et amitié, humour et ressentiments, l’hésitation sur les sentiments et de mises, ainsi que les grandes théories sur l’amour.
Mais passée la surprise du premier volume et son style épistolaire ! Je me suis ennuyée ferme, j’ai détesté les personnages… j’aurais préféré rester sur l’impression du premier qui m’avait amusé et rappelé de bons souvenirs !

Emmi m’a paru être une garce névrosée et égocentrique, de mauvaise fois, qui pousse au vice et à la destruction, aigrie, parce que profondément triste… J’ai du mal à voir l’amoureuse tendre et blessée derrière son portrait, j’ai plutôt eu l’impression de me trouver devant une Penzerdivision ! Pis qu’est ce qu’elle est lourde à parler tout le temps de sa thérapeute qui lui à dit de faire ceci ou de dire cela… Pffff, on a compris qu’elle était anéantie par 2 ans et demi de relation par mail avec Léo…

Léo ressort comme un mec paumé, archétype du gars qui ne sait pas ce qu’il veut… Ou si, il le sait, mais à décidé de se compliquer un peu la vie (parce que sinon on boucle l’histoire au bout du premier chapitre). Bref, il est en mode un pas en avant, deux pas en arrière, ménage la chèvre et le chou entre sa copine officielle et Emmi, parce que le pauvre manque de confiance en lui

Bref, une histoire qui se veut comme toutes les histoire d’amour en fiction (et parfois dans la réalité), d’une simplicité absolue, mais rendue d’un compliqué… J’ai presque eu l’impression de lire un Harlequin -_-

Je suis sûre que les vrais fan de Quand souffle le vent du Nord adoreront La septième vague… j’avais aimé, mais plus pour le concept que pour les personnage (j’avais déjà du mal avec Emmi). Ceux qui ne sont pas fan à la base des romans d’amours, passez votre chemin !
Bien que je n’ai pas aimé cette lecture, bizarrement je n’arrive pas à être déçue, je n’ai pas passé des heure sur ce livre (il se lit vite), je voulais savoir comme l’auteur aller clore l’histoire, et j’ai vu. En espérant qu’on ai pas un troisième tome du genre « Le soleil de la passion » ou « Sur la terre de l’amour »…
Passons à autre chose maintenant !

« Mangez-le si vous voulez » Jean Teulé

Voilà un livre que j’avais mis dans ma wishlist Amazon pour je ne sais plus quelle raison… sûrement une navigation hasardeuse qui m’avait mené à cette affaire véridique et horrible qui c’est déroulé à la fin du XIXème siècle sous le règne de l’Empereur Napoléon III,  en Dordogne, à Hautefaye.
Sous le coup d’un quiproquo, un homme innocent, Alain Monéys, c’est retrouvé battu, torturé, brûlé vif… par une foule en colère. Une rumeur de cannibalisme se superpose en plus à cette histoire.

Il s’agit la d’un roman de Jean Teulé, auteur que je découvre, qui reprend cette histoire pour donner une forme plus réaliste au massacre, n’hésitant pas à mélanger pathos et gore pour nous brosser un tableau à la hauteur du drame.
Alain Monéys, jeune homme bien sous tout rapport venu a Hautefaye pour la foire, et accusé par une série de quiproquos par quelques habitants du village d’avoir déclaré « Vive la Prusse ». Alors que l’Empereur Français se bat contre la Prusse, que les enfants des habitant partent à la guerre et y restent bien souvent… le climat se tend brutalement.
Bien que contestant cette déclaration, Alain est battu, et au fur et a mesure que la foule apprend ses parole, de plus en plus de personne viennent pour le frapper… l’horreur montant crescendo. Supplicié et torturé (ils le ferrent comme un cheval, lui pulvérisé les articulation lors d’un écartement, lui crève un oeil à la fourchette…), traîné dans toute la ville pendant 2 heures, il fini brûlé sur un bûcher.
Ni ses quelques amis essayant de le défendre, ni le curé tentant de capter l’attention de la foule en leur proposant du vin et des alcools, ni le maire préférant ne pas s’attirer les foudres de ses concitoyens enragés… n’auront raison de la vindicte populaire : ils ne lui sauveront pas la vie.
Le lendemain du drame, les gendarmes et la justice commencent à se rendre compte des fait… et cherchent les plus coupables parmi les 600 présents lors de cet halali, pour en sélectionner au final 21 (faute de place dans la prison de Périgueux). C’est comme un lendemain de cuite pour les habitants, qui ne se rendaient pas compte des atrocités réalisées la veille, conduit par le mouvement de foule.
Peu seront relaxé, la plupart subiront des années de bagnes, et quelques uns seront guillotinés.

Dans ce récit, on y perçoit un mélange de l’amour des habitants pour l’empereur Napoléon III et la France pour laquelle leurs enfant sont tombé, et pour qui ils vivent une année de disette et de taxes. Ils font leur catharsis avec l’utilisation d’un bouc émissaire vu soit comme un Prussien, soit comme une bête démoniaque mythique de la région… mais au delà de cela,  on trouve une totale référence au Christ pendant tout le roman.

Alain est d’abord présenté comme un véritable innocent et un homme vertueux, un homme qui se sacrifie pour la France et ses concitoyens : jeune, adjoint de son village il projette un assainissement des marais pour le bien commun, il accepte d’aller à la guerre malgré un physique souffreteux (les riches pouvaient alors payer pour envoyer un paysan à leur place à la guerre). Il a offert aux citoyens divers biens et services (pierre tombale pour la fille d’un de ses tortionnaire etc), donné au tavernier un emprunt sans intérêt.
Bref, il est aimé et respecté de gens. Le mec vraiment bien. Le tout présenté sur un chapitre, ce n’est pas son profil psy qui nous intéresse.

Toute la partie concernant l’affaire en elle-même est construite autour d’un métaphore filé sur la Passion du Christ : trahison de ses proches et amis, plus personne ne le reconnais, malgré un groupe d’ami qui lui restent fidèles. On a même le droit à la phrase « Ils ne savent pas ce qu’ils font » (dernière phrase du Christ sur la croix) lors de la séance de torture chez le forgeron, plein de références religieuses type procession, torture (clou, écartèlement, brûlé vif… classique des saints). Le summum, c’est le coup de la croix avec le Christ planté dessus, dans l’auberge devant lequel Alain ensanglanté essaye de se reposer 5 minutes, avec lourde insistance « un collègue d’Alain »… c’est bon, on avait compris la métaphore. On a aussi le droit à une Marie-Madeleine, la pute miséricordieuse sous les traits de son amoureuse Anna qui offre ses fesses à un agresseur pour l’éloigner… (oui, on a aussi quelques paragraphe très cul pour faire monter la tension).
Vous l’aurez compris en lisant les titre de chapitre, on aussi une structure du livre en étapes, comme un chemin de croix (ouf, il n’y en a pas 13).
On pense aussi à la Cène : entre le curée qui offre son vin de messe pour éloigner la foule de tortionnaire dans l’espoir de les faire penser à autre chose, et la scène de cannibalisme en mode banquet, qui débute par une tartine de pain et de gras humain qui coule sur le bûcher.

Perso, ce n’est pas le côté trash qui me gène, mais le côté « trop gros » par moment : Alain qui se lève et pars en courant alors qu’il a les articulation broyées suite à un écartèlement, la poésie forcée pour décrire les souffrance ou l’esthétisme des scène… (envolée de sang dans la lumière et compagnie).

L’histoire en elle même est intéressante car elle pose des questions : qu’est ce que emmène une foule de 600 personnes à torturer, tuer et manger un être humain, en France, il y a 150 ans ? Et surtout, comment traiter cette affaire en justice, surtout si seuls 21 accusés passent devant un tribunal ? Qu’en est il de la honte sur ce village aujourd’hui encore ?

Côté style, je n’ai pas trouvé ca super génial. C’est un livre court et accessible, on ne rentre pas dans les détails sociaux de l’époque, ou les profils psychologiques... un roman fait-divers. Des raccourcis sont pris pour mieux parler au lecteur que nous somme : le quiproquo joue sur « Vive la Prusse » au lieu de « Vive la République » (d’après la Wikipédia), même si la finalité est la même.
L’auteur retrace les faits avec le materiel qu’il a trouvé, mais la brutalité et l’ambiance du récit n’est rien d’autre pour moi qu’un roman gorePas d’analyse, juste une version romancé, dont le voyeurisme est digne des émission TV sur les faits divers de la TNT : barbarisme, alcool et sexe… de quoi avoir la nausée, mais c’est tout.

Ce n’est donc pas un livre historique, mais une interprétation où l’auteur bouche les trous avec sa vision des faits. De même il prend le parti d’une version avec cannibalisme, qui ne pourrait n’être qu’une rumeur dans l’affaire (le malheureux mot du maire de Hautefaye pour évacuer le corps du village « Mangez-le si vous voulez« ).

Quand on connaît l’histoire de Hautefaye, je trouve que la lecture de ce récit n’est pas nécessaire… Je n’ai pas aimé le style, ni les partis pris de choquer gratuitement (je me ramolli avec l’âge).
A trop vouloir appuyer ses propos, on a l’impression qu’il prend le lecteur pour un con (brosser un tableau idyllique du martyr sur quelques lignes, enfoncer le clou sur la métaphore religieuse, les villageois et le maire modelés de bêtise crasse…). Et la fin… au secours -_-‘
D’après ce que m’a dit Petite Fleur, c’est le style Jean Teulé… je ne suis pas fan pour le coup, j’ai même trouvé ça pénible !  Un des rares livre que je ne conseillerai pas donc.

« Icare » de Moebius et Taniguchi

En voyant un mange de Jiro Taniguchi que je ne connaissais pas à la Médiathèque, j’ai tout de suite sauté dessus, sans chercher plus loin. Comme je le disais déjà pour L’orme du Caucase, j’aime beaucoup ce mangaka…

Côté scénario, imaginez un enfant qui dès sa naissance à la capacité de flotter dans les air… Les scientifique et le gouvernement mettent la main sur lui, l’enferment pour l’étudier, sous le nom d’Icare.
Pendant 20 ans, il est leur cobaye volontaire (n’ayant jamais connu le monde extérieur). Mais un jour, il tombe amoureux d’une jeune scientifique du laboratoire, et décide de s’échapper pour voir le monde extérieur…

J’ai été très déçue par Icare… Il s’agit en fait d’un scénario rédigé par Moebius, sur des milliers de pages, et très raccourci pour les besoin de l’édition (un seul volume, et non une série de manga). Le tout est dessiné par Taniguchi.

Je dois avouer que cela se ressent, ce background de la réalisation du livre : je ne suis pas vraiment fan de Moebius et la c’est trop moebiusesque pour moi 😉 (vraiment trop 70’s et trip « gros nichons »… même si j’aime son univers SF assez onirique).
Côté dessins de Taniguchi, un univers sympa, mais pas à son top (parfois les dessins un peu lourds… pas son meilleur trait là).

On sent que le scénario a été simplifié, voire mutilée :
– personnages creux, le « méchant » neurochirurgien est d’un ridicule… dans le pur genre « mouhahaha que je suis méchant », ou encore le couple lesbien du secrétariat d’état qui n’a d’intérêt que la mini scène de cul au début du livre…
– des débuts de pistes qui finissent en impasses, par exemple celle des attaques terroristes d’homme bombes qui ne débouche sur rien
– scénario qui pourrait être étoffé, comme la manière dont Icare à été volé à sa mère etc…

Bref, j’ai vraiment eu du mal a prendre du plaisir à lire cette BD.

Je ne vois pas trop l’intérêt d’éditer un livre de si mauvaise qualité, à part décevoir, surtout à la vue des noms des deux auteurs… Je suis peut être un peu dure, mais j’ai été si peu emballée…
Ce manga plaira peut être aux grands fan de Moebius et de Taniguchi. Et encore, un art book aurait surement été mieux !

« Black Butler » de Yana Tobosco

Je viens de finir Black Butler tome 4, que m’a prêté Petite Fleur (c’est vraiment ma fournisseuse officielle de bouquin en ce moment !). Et bien je suis assez contente de ne pas avoir moi même investit dans cette série de manga 🙂

Le cas Black Butler…En fait ce manga m’attirait assez par son ambiance : l’Angleterre victorienne, un personnage principal (le majordome) sombre et mystérieux.
Mais j’avais oublié une chose… ou du moins je ne m’était pas renseigné avant d’entamer la lecture de la série : il s’agit d’un shonen (manga pour garçon)… et je crois que je ne supporte définitivement pas ce genre -_-‘

Le comte de Phantomhive (personnages cucus à qui on a juste envie de foutre des gros coups de pied au c**) et son majordome Sebastian, doivent enquêter sur des meurtres sanglants (où l’intrigue est digne du meilleur Martine).

Alors le truc vraiment relou dans cette série, c’est la pointe d’humour que l’auteur tente désespérément d’y mettre : serviteurs neuneu et tronches kawaii,  etc…  D’habitude j’ai rien contre, mais là je trouve ça juste pas drôle >_<

Et puis il y a une chose, c’est la focalisation totale du mangaka sur la bouffe ! Mais nourrissez le par pitié !
On a l’impression qu’un quart du livre présente les plats que le majordome prépare pour son maître, avec recette à l’appui. J’ai rien contre ça en soi (j’adore la cuisine), mais là ça donne des longueurs dans l’histoire et la rend totalement indigeste.

Alors sur les deux premier volume ça va encore… les 90% du bouquin sont pas super, mais au moins la fin donne envie d’en savoir plus.
Mais sur le tome 3, et surtout ce tome 4, c’est plus possible. Juste chiant.

Ouf, ça fait du bien un peu de tailler 😮

Bref, Petite Fleur, je crois que je ne vais plus accepter les prochains tomes de la série que tu voudras me prêter… désolée hein :-/