Mots-clé : Islande

« La femme en vert » d’Arnaldur Indridason

La femme en vertAprès avoir lu et beaucoup apprécié l’ambiance glaciale du roman islandais La cité des jarres d’Arnaldur Indridason, j’ai eu envie de suivre une nouvelle fois une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson.
C’était une bonne idée, tant ce roman m’a plu ! J’ai frémis et j’ai été happée par le récit… Si La cité des jarres était un roman policier très sympa, La femme en vert est un vrai petit bijou pour moi !

Le commissaire Erlendur et son équipe sont appelé sur le chantier d’une maison en banlieue de Reykjavik : un squelette humain est retrouvé, et il semblerait qu’il appartienne à une personne disparue une cinquantaine d’année auparavant.
Il va donc enquêter dans le voisinage avec ses acolytes Elinborg et Sigurdur Oli, pour essayer de découvrir à qui pourraient appartenir ces ossements… une vraie plongée dans l’histoire de la région et dans les secrets de familles les plus sombres.
On va suivre en parallèle de cette investigation l’histoire d’une famille dont le père Grimur terrorisait les siens en battant et maltraitant sa femme, justement à la période où ce corps aurait été enterré…
A qui appartient ce squelette ? Pourquoi cette personne a été tuée et ensevelie dans ce qui était alors un champ ?

Toujours dans l’esprit « cold-case », Erlendur enquête sur des disparitions très ancienne. On va d’ailleurs découvrir dans ce volume de la saga pourquoi il s’intéresse autant aux disparitions !
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la manière dont l’auteur nous fais découvrir l’histoire du pays et des anecdotes de la « petite histoire » : la peur de la fin du monde lorsque la comète de Halley a survolé la Terre en 1910, les camps militaires d’anglais et d’américain en Islande lors de la Seconde Guerre, les campagnes qui se vident au profit de la capitale…  Et le tout dans les paysages d’Islande, qui même en ville semblent sauvages et inhospitalier ! C’est définitivement un pays rude !

Le tour de force d’Arnaldur Indridason, c’est de nous interroger durant toute notre lecture sur l’identité du cadavre retrouvé sur le chantier, et à partir de là sur le pourquoi de cette inhumation à l’écart de toute terre consacrée… qu’on suppose être un meurtre !
Autre élément qui m’a beaucoup touché, c’est la tension des scènes dans la famille de Grimur, où ce véritable monstre fait régner la peur en torturant physiquement et psychologiquement la mère, et par conséquent ses enfants… Je bouillonnait de rage en lisant ces séquences terribles, et frémissait d’appréhension en me disant que le corps pourrait appartenir à une de ces victimes de la terreur domestique : la mère battue à mort, ou encore à un de ses fils qui aurait voulu la protéger, ou encore à sa fille handicapée…

coup de coeur

Je ne vous en dis pas plus ! L’évolution du récit et sa conclusion son géniaux ! Une histoire émouvante et une enquête palpitante !
Il en faut pas plus pour un coup de coeur non ?
Et cerise sur le gâteau, cette lecture me permet de remplir une mission dans le challenge Petit BAC 2013, catégorie couleur !

Challenge Petit BAC 2013

 

« La Cité des Jarres » d’Arnaldur Indridason

La Cité des JarresLe challenge ABC m’a une fois de plus permis d’écouler un peu ma PAL, et surtout un livre qu’on m’avait offert lors d’un SWAP très sympa : Voyage en Terre Inconnue, où Comicboy m’avait offert un super colis autour de l’Islande ! Ça date je l’avoue (avril 2012), mais parfois il faut savoir prendre son temps !
Je ne suis pas encore partie découvrir cette île qu’il a tant apprécié, mais j’ai enfin lu La Cité des Jarres d’Arnaldur Indridason, édité en 2000 en Islande, qu’il a lui même critiqué sur son blog 🙂
Il s’agit en fait du troisième opus de la saga du commissaire Erlendur Sveinsson, qui se déroule à Reykjavík et ses environs. Bizarrement  les deux premiers romans de la série ne sont pas sortis en France… en revanche on peut tous les trouver du troisième au neuvième.

Sale temps à Reykjavík, où un vieil homme est retrouvé mort, le crâne fracassé, dans son appartement. Le commissaire Erlendur est sur le coup, accompagné de Sigurdur Oli et Elinborg. Rien ne semble distinguer ce crime d’un meurtre islandais classique, basique et violent, si ce n’est un mot écrit sur un morceau de papier retrouvé sur le corps : « Je suis lui ».
Poussé par son instinct, Erlendur va mener une enquête minutieuse, et faire resurgir bien des secrets autour du personnage du mort, Holberg, qui était loin d’être un enfant de chœur

Ambiance sombre et glaciale dans ce roman policier… Entre l’Islande pluvieuse et la rudesse de l’histoire, il faut avoir le cœur bien accroché !
On voyage dans le temps jusqu’aux années 60, où on découvre des secrets de familles pas très heureux, où il est questions de maladie, de viol, de mort… Et quand on revient dans les années 2000 auprès d’Erlendur et de sa fille Eva Lind les choses ne sont pas plus roses : drogue, violence, règlements de compte, pédophilie, collectionneurs d’organes… L’Islande, c’est loin d’être uniquement un pays de bains chauds !

J’ai bien aimé le style sombre, lapidaire, brut, et très rythmé du roman…. on rentre vite dans l’histoire, les chapitres courts nous emmènent toujours plus en avant.
Le plus difficile pour moi aura été de me mettre à l’islandais ! Les prénoms exotiques, l’absence de noms de familles obligent à se concentrer un peu quand même 😉

Je n’ai maintenant qu’une envie, lire la suite (puisque je ne pourrai pas encore lire les premiers), et voir comment Erlendur va s’en sortir entre sa fille qui essaye de sortir de la drogue, et ses enquêtes dans les nuits glacées islandaises !
Je vous le conseille donc, ce roman… et je ne dois pas être la seule à l’apprécier puisqu’il a reçu de nombreuses récompenses !

 challenge ABC