Mots-clé : horreur

« Magical girl of the end, tome 1  » de Kentarô Satô

Magical girl of the end tome 1Pour mon anniversaire plus un mois (je déteste les fêtes à date fixe), La chèvre grise – qui me connait bien – m’a dégotée une histoire de zombies un peu décalée au format manga ! Un shonen plein d’action et trash comme tout, qui m’a fait passer un bon moment dans le métro !

Au lycée, Kii Kogami à l’impression que toutes ses journées se ressemblent. Toujours les mêmes blagues entre amis, toujours les mêmes cours, … Cette monotonie l’ennui. Mais pour son plus grand malheur, sa routine quotidienne va être perturbée par une étrange petite fille en cosplay kawaii, qui répète sans cesse « Magicaaal… ». Grâce à son arme qui ressemble à une masse futuriste, elle tue, pulvérise, atomise toute sa classe, ses amis, ses profs, bref, presque tous les élèves de son lycée ! Et pour ne rien arranger, toutes les personnes mortes par la main de la Magicaal-girl deviennent des mort-vivant en jupette, aussi dangereux et assoiffés de sang que  leur créatrice !
Une poignée de survivants arrivent à se calfeutrer dans une pièce et montent un plan pour sortir … mais est-ce qu’à l’extérieur, ils trouveront de l’aide ?

Bon, concrètement on n’est pas dans du Walking Dead… Ce n’est pas l’histoire de survie du siècle, mais le bouquin est efficace : ça bouge tout le temps, des têtes qui sautent, des giclées de sang, des scènes bien gores par moment… quelques petites culottes et décolletés plongeants pour les fans aussi…  Bref, classique, mais avec une touche d’originalité.
Les dessins sont pas mal, on a un vrai mélange de genre entre les personnages shonen ordinaires, les magical-girl kawaii, et les scènes gores lacérées sur le papier… Ça fonctionne bien !

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Ce que je me demande toujours avec ce genre d’histoire, c’est si l’auteur à une volonté de dénoncer quelque chose ou pas… Une gamine kawaii en cosplay qui butte tout ce qui passe autour d’elle : doit-on y voir une critique de la société de consommation de pop-culture au Japon où le petit et mignon est omniprésent, au risque de décérébrer sa jeunesse ?
Ou alors on ne doit rien y voir de plus qu’une histoire de zombies ! 😀

Maintenant, je n’ai plus qu’à aller m’acheter le second volume, histoire de voir ce qui vaarriver au petit groupe de survivants 😉

« Armageddon Rag » de George R.R. Martin

Armageddon RagFan de la série TV Game of Thrones, je suis affligée de ce sombre secret : je n’ai jamais lu un seul livre de George R.R. Martin, surnommé le Tolkien américain… Quelle honte !
Mais grâce à Folio et son partenariat je peux maintenant avancer fièrement dans la vie ! Oui, j’ai lu un des premier roman de Martin ! Oui, j’ai aimé me plonger dans cet univers rock ! Oui, j’aime les histoires fantastiques ! Oui, j’ai adoré Armageddon Rag !

Écrivain new-yorkais tentant d’écrire son troisième roman, Sandy Blair a tout de l’ancien hippie reconverti dans les années 80 : un super apart, une petite amie jolie et intelligente, un métier qu’il aime, une collection de disque hallucinante…
Mais le passé le rattrappe ! Le rédacteur en chef du « Hedgehog », son ancien journal, lui demande d’enquêter et d’écrire un article sur l’assassinat du célèbre impresario Jamie Lynch… Qui était le manager du plus grand groupe de rock de la fin des années 60, les Nazgûls ! Une aubaine pour Sandy qui va pouvoir sillonner les Etats-Unis à la recherche des membres encore vivants du groupe… l’occasion de rencontrer au passage d’anciens amis révolutionnaires et se remémorer cette époque du flower-power.
Mais la mort de Jamie Lynch est loin d’être un simple meurtre : il a été retrouvé le coeur arraché de sa poitrine ! Et est-ce un hasard si son enquête sur la mort de celui-ci et ses conversation avec ses anciens camarades le ramènent toujours vers ce nom : Edan Morse ? Y-a t’il un rapport entre lui, la mort de Lynch, et celle du chanteur des Nazgûls, abattu sur scène à West Mesa ?

Le voyage d’Est en Ouest de Sandy rappelle les grandes épopées américaines ou plus récemment la migration de la jeunesse américaine vers la Californie… Sauf que là, on est dans les années 80 : le cynisme et la noirceur sont de mise. Ses rencontres chapitre après chapitre avec les protagonistes de sa jeunesse – rockeurs, ennemis ou amis – on souvent un goût de nostalgie et d’amertume. Mais on n’est pas juste devant un roman biographique, mais bien dans un univers où des forces ténébreuses s’affrontent : le fantastiques imprègnent chacun de ces chapitre, et on se demande jusqu’à la fin ce qui va se passer, afin d’enfin lever le voile sur qui est l’assassin du chanteur des Nazgûls, de Jamie Lynch… et de bien d’autres !
J’ai eu l’impression de vivre un vrai voyage au travers les États-Unis et son histoire avec ces personnages : l’été de l’Amour, les révolutions inéluctables suite à l’immobilisme de l’Etat face à la guerre du Viêt-Nam, les manifestations et les heurts parfois sanglants… Et surtout beaucoup, beaucoup de musique ! L’ambiance des concerts est superbement retranscrite… Je n’avais qu’une envie à la lecture de ces lignes : que les Nazgûls existent pour écouter leur disques !

Ce roman n’est pas nouveau nouveau : il a été édité aux USA en 1983, 13 ans avant le premier opus du Trône de fer ! Un roman de jeunesse, en somme ? :p
Je me suis donc amusée à chercher des parallèle avec l’univers fantasy du Trône de fer, mais à part des prénom je n’en vois pas… Il y a forcément pas mal de liens avec l’univers de Tolkien avec le nom du groupe « Les Nazgûls », celui du chanteur Hobbins le Hobbit, et de leur impresario Jamie « Sauron » Lynch… mais ça s’arrête là.
C’est peut être plus dans la Bible et dans le livre de l’Apocalypse qu’il faut chercher des références… Mais à la lecture du titre vous aviez du vous en douter 😉

coup de coeurMaintenant je comprend mieux le culte que certains vouent à George R.R. Martin : ce livre est vraiment bien écrit ! On est tout de suite plongé dans l’histoire, l’univers est très prenant, on apprend des choses sur l’histoire des contres-cultures des années 60-70 et à partir de là sur notre histoire contemporaine… J’ai vraiment adoré !
Que pourrais-je dire de plus ? C’est un vrai coup de cœur ! Lisez le de toute urgence si vous avez envie de sentir vos cheveux pousser et vos oreilles saigner ! 😀

Merci à Folio une fois de plus pour ce partenariat !

Et pour finir, je note ce roman dans le challenge ABC – Littératures de l’imaginaire.

challenge de l'imaginaire ABC 2014

 

« New National Kid » de Suehiro Maruo

New national kidNew National Kid paru cette année est un recueil de courts mangas édités dans les années 80 dans diverses revues et magazines japonais (certains pornographiques, d’autres pas…). Mais comme toujours, Maruo n’est pas qu’un auteur d’ero-guro, mais aussi un maître du gore, du bizarre et de l’irrévérence, avec un style plus que jamais expressionniste !

On ressent bien la mixité des magazines dans lesquels ces mangas ont été publié à leurs lectures : des formats de une à trente pages, et des thématiques variées tournant autour des univers du cauchemar et de la folie, de la Seconde Guerre Mondiale et du nationalisme, de la grossesse et de la monstruosité
Ce recueil fait plus que jamais penser à un défouloir où se mêlent humour noir et angoisses surréalistes. Comme nous somme face à des formats courts, on s’éloigne la plupart du temps de narrations compliquées pour se concentrer sur des impressions, comme la manière dont un personnage se rend compte qu’il est mort… Ou bien encore on est dans le quasi comic-strip sur une ou deux pages, où un Michael Jackson explose en plein « Bad » ! Le niveau est assez inégal je dois l’avouer… Je me demande parfois où l’auteur a voulu aller. Je met ça sur le compte du fossé culturel entre l’Orient et l’Occident !

Si ces formats courts m’ont un peu moins plu que d’autre mangas de Suehiro Maruo au niveau récit, côté graphismes c’est assez puissant ! On retrouve des travaux de dessin et de typo qui rappellent vraiment l’expressionnisme, que ce soit en art plastiques ou au cinéma. On pourrait citer des dizaines d’artistes auxquels Maruo fait référence (Bacon, Van Gogh, Otto Dix, Ensor, Ernst, Fritz lang…) et on en oublierait les trois quarts !
Ce qui me plait particulièrement dans New National Kid vient peut être du mélange de styles que Maruo met en place : dessins académiques pour certains personnages, qui empruntent au manga classique, au théâtre Nô, aux images populaires guerrières… Mêlés à l’énergie de certains traits et cadrages, à des scènes crues où on se surprend à tourner les yeux, à des déformations qui font plus penser à un travail de peinture qu’à du dessin…

New National Kid

Un bon manga à lire pour les fans de Suehiro Maruo… Pour ceux qui ne le connaissent pas, je ne pense pas que ce soit par contre la meilleurs porte pour accéder à l’œuvre de cet auteur que j’adore ! Un peu trop fractionné je pense pour un début… et ses histoires ne sont pas les meilleures. Tournez-vous plutôt vers L’enfer en bouteille ou Vampyre pour le découvrir !

« L’enfer en bouteille » de Suehiro Maruo

l-enfer_en_bouteilleJe suis plus que jamais fan de Suehiro Maruo et de son style érotico-grotesque (« ero guro » pour les intimes) qui est toujours sur la brèche de l’horreur pure, sans tomber dans le gore.
Dans ce manga, quatre nouvelles dessinées qui nous présentent des pans différents de son art.

L’enfer en bouteille est mon histoire favorite du recueil : érotisme et tension, dans un récit tiré d’une nouvelle de Kyusaku Yumeno.
Trois pages manuscrites sont retrouvées dans des bouteilles de bières jetées à la mer. On suit à la lecture de ces lignes les aventures d’enfants – un frère et une sœur – échoués sur une île déserte… Enfants qui deviendront bientôt des adolescents en pleine pubertés, tiraillés entre le désir et le tabou de l’inceste, qui se transforment alors en pulsion de mort. Le vert Eden de l’île se transforme bientôt en enfer pour ce couple…

Dans ce manga, on retrouve l’attrait de Maruo pour les récits traditionnels japonais, comme dans Les dix gâteaux de la fortune, qui reprend une histoire classique du théâtre japonais : un masseur aveugle a amassé une fortune qu’il cache et que tout le monde lui envie… son voisin va tenter de découvrir où, a ses risques et périls.
L’auteur s’intéresse aussi aux contes occidentaux, comme sa version de La tentation de Saint Antoine le prouve ! Les pérégrinations délirantes du moine sont pour lui l’occasion de revisiter ce mythe, dans un style que Dali ou Bruegel n’auraient pas renié !

L'enfer en bouteille

Surréalisme et art déco sont au rendez-vous, avec une touche de noirceur extrêmement esthétique dans ces quatre récits… Et son attrait pour le sordide, les monstres et les personnages en marge de la société se retrouve dans la dernière nouvelle illustrée : Pauvre grande sœur. Ici une jeune fille tente de survivre en se prostituant, accompagnée de son petit frère attardé… Elle fuit un père violent qui voulait la vendre et qui souhaitait couper les membres de son frère pour en faire un monstre de foire… Tout un programme !

Voici donc une très belle édition parue cette année, et préfacée d’un texte de Moebius datant des années 90, époque ou Maruo n’avait pas encore connu le succès en France. Cet incipit du pape de la BD française m’a ouvert les yeux sur ma passion pour cet auteur de manga ! Maruo tel un enfant en pleine crise de rage n’a pas peur de se faire mal, et par conséquent de faire mal au autres… et c’est cette authenticité, cette plaie qu’il nous force à regarder qui est si fascinante. Un petit texte court et très intéressants pour mieux comprendre l’œuvre transgressive de Maruo !

Comme d’habitude, je vous invite à découvrir Maruo, au delà des clichés ero-guro… Pour ma part il me reste encore quelques uns de ses mangas à étrenner… Youpi ! 😀

« Le mort amoureux » de Junji Ito

Le mort amoureuxMon année de challenge commence enfin ! Doucement certes, avec un manga d’un auteur que j’aime beaucoup, Junji Ito, le maître de l’horreur japonais ! J’ai lu quelques mangas de cet auteur ces dernières années, et je n’ai pas le souvenir d’avoir été déçu. Avec Le mort amoureux, on retrouve l’intensité dramatique de Tomié, un de ses chef d’œuvre. Du très bon donc, avec cette histoire parue au Japon en 1996 !

Ryûsuke, un adolescent japonais, revient vivre dans sa ville natale avec ses parents. Ça fait plusieurs années qu’il n’a pas remis les pieds dans cette ville, mais il arrive tout de même à retrouver des amis d’enfance, dont la jolie Midori. Il oscille entre la joie de retrouver ce premier amour d’enfance et le poids de la culpabilité : Ryûsuke pense être à l’origine de la mort de la tante de Midori, alors qu’ils avaient 6 ans.
Il faut dire que la ville a une coutume étrange due au brouillard quasi permanent qui envahit les rues. Pour connaître son avenir il suffit d’attendre à un carrefour et de demander au premier inconnu qui s’approche se que le futur nous réservera. Beaucoup de jeunes femmes utilisent ce moyen comme météo de leur vie amoureuse et comme aide à la prise de décision…
C’est ce qui est arrivé à Ryûsuke alors qu’il était enfant : il a refusé une réponse compatissante à une jeune femme qui lui posait une question sur sa vie amoureuse… Et croyant son avenir sentimental détruit elle a décidé de se suicider dans la rue… Cette femme c’est avérée être la tante de Midori, et cette dernière ignore que son ami d’enfance est mêlé à cette mort.
Mais ces derniers temps dans la ville les choses ne s’arrangent pas : un jeune homme grand, beau et vêtu de noir pousse les femmes aux suicide en leur brisant le cœur, en répondant à leurs questions de manière brutale… Qui cet homme ? Est-il lié à Ryûsuke ? Pourquoi s’amuse-t-il a manipuler ces jeunes femmes ?

Comme dans les précédents mangas de l’auteur, on plonge dans un monde qui part à la dérive… Une ville un peu étrange se transforme vite en piège mortel, les adolescentes transies d’amours finissent égorgée et leurs fantômes reviennent hanter les vivants, et tout cela ne va pas en s’arrangeant au cours des 4 chapitres ! Par dessus cela, le drame psychologique de la relation entre les deux jeunes amoureux : Ryûsuke qui aime éperdument Midori mais ne peux pas lui avouer son crime, et elle qui ne comprend pas pourquoi il est distant avec elle…

Le Mort amoureux

J’ai passé un très bon moment en lisant cette histoire, les dessins sont comme d’habitude assez réalistes, un peu glauque voir carrément trash quand il le faut. Junji Ito arrive parfaitement à rendre l’horreur ou la résignation dans un visage… Un grand maître ! Le côté film d’horreur classique n’est pas pour me déplaire non plus : des histoires d’esprits, de folies meurtrières, de superstitions et de légendes urbaines… un régal.

Comme l’histoire est courte, un livre de 200 pages, je le conseille à tout ceux qui voudraient découvrir cet auteur !

Une très bonne lecture pour débuter le challenge ABC Littératures de l’Imaginaire 🙂

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Conjuring : Les Dossiers Warren » de James Wan

ConjuringTout laissait présager le meilleurs pour Conjuring. D’abord James Wan, le réalisateur de Saw était au commandes. Ensuite en voyant la bande-annonce du film en juillet au ciné, on avait aimé le trailer et même sursauté. En plus l’affiche est sympa. Et puis les critiques étaient hyper élogieuses, autant du côté des journaux que des spectateurs… dont mon beauf’ fan du genre. C’est qu’il y a quelque chose ! Et pour finir, j’adore les histoire de maisons hantés, de fantômes, d’exorcisme… surtout quand il s’agit d’histoires « vraies » du genre AmityvilleThe Haunting in Connecticut ou Paranormal Activity. C’est ça une jeunesse perdue a regarder l’émission Mystère ;).
Bref, je suis allée au ciné persuadée de passer un bon moment…

Dans les années 70 la famille Perron, Roger, Carolyn et leurs 5 filles, deviennent propriétaires d’une grande maison de famille à la campagne, dans l’état du Rhodes Island.
Rapidement des phénomènes étranges apparaissent : leur chien meurt, une cave dissimulée sous du lambris est découverte, des oiseaux se suicident en fonçant dans les carreaux, une des filles est prise de crises de somnambulismes, une autre se fait « toucher » la jambe dans son sommeil… Jusqu’à ce que ces phénomènes s’amplifient et finissent par pourrir la vie de toute la famille : objets déplacés et brisés, portes qui claquent toutes seules, apparitions de fantômes…
C’est a ce moment que les Perron prennent contact avec les Warren, Ed et Lorraine, célèbres démonologues habitués aux maisons hantés et exorcismes. Lorraine, avec ses dons de medium, découvre rapidement que la présence qui hante ces lieu est un puissant démon…

The Conjuring

Histoire classique s’il en est, pour les habitués des films de maisons hantées, que ce soit dans le scénario ou dans les effets (apparitions brusques, musiques amplifiées, jeux d’ombres et de lumières…) ! Bon, jusque là ça va.
Mais là où je suis très déçue, car je l’ai été, c’est qu’à aucun moment je n’ai eu la pression. Donc difficile de dire qu’on a peur devant ce film… Dommage pour un film d’horreur ! :s

A quand un nouveau REC où j’aurais peur de regarder l’écran, angoissée sur mon siège ? Ou un Martyrs à la fois saisissant et effrayant, qui fait se poser des milliers de questions ? Ou même un Esther avec un petit retournement de situation amusant à la fin ? Voir juste un concept intéressant, comme dans American Nightmare (qui est pourtant décevant lui aussi) ?
Avec Conjuring, pas de surprise ni d’effroiPas un mauvais film, car il est très bien filmé, bien narré, les acteurs sont bons… mais il lui manque un je ne sais quoi qui me le fait aimer. Déçue quoi 🙁

Série TV : « American Horror Story : Asylum »

american-horror-story-asylumAprès la superbe première saison d’American Horror Story je ne pouvais pas m’empêcher de remettre directement le couvert avec la seconde !
Surprise, l’univers n’est vraiment pas le même, mais on garde une grande partie des acteurs de la première saison, utilisés dans des rôles complétement différents ! Un concept vraiment pas mal, surtout que le casting est très convainquant 🙂

Dans un manoir abandonné, un couple se fait agresser par un tueur psychopathe au visage dissimulé par un masque de chair humaine… Ce fait va nous ramener aux origines de ce mal, dans les années 60….
A l’époque le bâtiment est un asile psychiatrique nommé Briarcliff, et est dirigé par des nonnes. Nous allons suivre les intrigues qui se déroulent dans ce milieu, entre les médecins, les bonnes-soeurs, les patients… et tous ceux qui gravitent autour.
En 1964 arrive à l’asile un jeune homme, Kit, qui serait un tueur spécialisé dans le dépeçage de ses victimes surnommé Bloody Face. Est-ce son âme qui hante encore aujourd’hui les lieux, ou un copycat ?

Outre son côté gothique et son atmosphère sombre, le manoir de Briarcliff recèle bien des mystères, entre ses fondations qui abrittent un souterrain vers une chaufferie qui a des air de gueule des enfers et ses bois où vivent des créatures humanoïdes mangeuses de chair humaine… Il y a de quoi avoir des sueurs froides ! Les décors ne sont vraiment pas là que pour faire joli, mais bien pour apporter des touches symboliques. C’est donc un vrai plaisir esthétique que de regarder cette série je trouve.

A cette ambiance malsaine s’ajoute des cas de kidnapping par les extra-terrestres et de possessions démoniaques, une mère supérieures sadique, des patients qui feraient rougir de jalousie la troupe de Freaks, un médecin nazi, des innocents enfermés à tort… Bref, on ne s’ennuie pas au niveau des personnages et des situations qui en découlent.

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J’ai adoré le côté horreur mélangé à celui d’un bon thriller… Dès le premier épisode on se demande qui est réellement Bloody Face, celui des années 60 et celui qui sévit de nos jour.
Ce voyage dans les années 60 est d’ailleurs très agréable, surtout vue le contexte choisi : celui des très puritains catholiques, qui s’avèrent forcément remplis de vices… Petit détail amusant, la chanson française Dominique de Soeur Sourire qui est un vrai fil rouge dans la série et qui passe rapidement du statut de comptine divertissante à celui d’un requiem glauque. D’ailleurs je ne le savait pas, mais cette chanson a réellement été numéro 1 aux USA pendant plusieurs semaine à cette époque et a même donné lieu à un film en 1966, The Singing Nun… Ben comme quoi, hein… 😉

Une excellent série, avec un univers atypique, très différente d’une saison à l’autre. J’aurai bien du mal à choisir entre Murder House et Asylum !
Je vous la conseille évidement fortement. Le gros avantage en plus c’est que vous pouvez commencer la série à partir de la seconde saison 🙂
Pour moi maintenant il faut attendre novembre prochain pour voir la troisième saison qui sera sous-titrée Coven (« réunion de sorcières »)… Tout un programme 😀

Sinon cette série me permet d’avancer dans ma carte Films et Séries du Challenge Geek ! Plus que deux badges à avoir ! 😀

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« Fog » de James Herbert

FogPour faire suite au pavé qu’était Azteca j’avais envie d’un petit roman d’horreur, fantastique ou SF, pas prise de tête… Mais après le monument qu’est Azteca, dur d’apprécier un autre roman il faut croire !
Fog de James Herbert, édité en 1975 avait tout pour me plaire sur le papier : une sorte de roman apocalyptique, avec des genres de zombies, une brume tueuse, une théorie du complot… Bref, tout ce que j’aime habituellement ! En bien pour tout dire j’ai été assez déçue 🙁
Heureusement je n’ai pas tout perdu, Fog me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013, catégorie « phénomène météorologique ».

Tout commence par un tremblement de terre en Angleterre… Étrange, n’est-ce pas ? Et cela le devient encore plus quand une sorte de brume sort de la faille crée par cette secousse sismique. Mais ce brouillard n’est pas très naturel : très dense, gris jaunâtre, aux déplacements aléatoires,… on s’aperçoit assez rapidement que ceux qui entrent en son contact se retrouvent atteint de folie destructrice ! Ils cherchent à tuer ou à se suicider !
Holman, agent du Gouvernement enquêtant dans la région est un des premier atteint par la brume, mais aussi un des premier soigné un peu par hasard… Maintenant immunisé contre les effets du fog des profondeurs, ils va tenter de convaincre les autorités du danger que représente cette brume.
D’où vient ce fog ? Va t’il se répandre dans toute la Grande-Bretagne ? Comment l’arrêter ?

Si le sujet est intriguant et plein de promesses, la zombification d’un pays civilisé, le traitement m’a vraiment laissé sur ma faim.
J’ai beaucoup aimé les détails sordides, les scènes de suicides massifs, ou d’orgies sexuelles dues au fog… ou encore les focus sur la petites histoires de personnages, et la manières dont la brume va les transformer en tueurs sanguinaire.
En revanche j’ai moins aimé le personnage d’Holman, dénué de charisme, et de sa petite amie Casey qui ne sert absolument à rien ! Le couple Holman et Casey est cucul au possible !
L’explication de l’origine du fog est sans surprise… en même temps on est en 1975, il ne faut peut-être pas trop en demander…
La structure du roman est aussi d’un classique soporifique : montée en puissance du pouvoir destructeur du fog, avec un héros qui tente d’alerter les autorité, des tentatives successives de destruction de la brume tueuse soldées d’échec, jusqu’à une fin spectaculaire… Grosso modo c’est ça, plus tout les poncifs que vous pourriez imaginer pour ce genre d’histoire.

Je suis donc déçue et un peu dubitative sur le talent de l’auteur (ou de son traducteur !)… On m’a dit tellement de bien de James Herbert, auteur de la trilogie des Rats que je voulais tellement lire ! Maintenant j’hésite à me lancer dans cette saga 😡

Challenge Petit BAC 2013

Série TV : « American Horror Story : Murder House »

American Horror Story saison 1En ce moment je suis motivée comme jamais pour apprendre l’anglais ! Je ne suis vraiment pas une pro des langues, mais cette année j’ai décidé de m’y mettre sérieusement : entre les cours d’anglais que ma boîte me propose et mes quelques lectures en anglais comme Animal Farm, je me suis sentie prête à tenter de regarder une série en anglais, sans sous-titres ! C’est selon  ma copine et collègue de bureau Nao la meilleur méthode pour apprendre l’anglais… Il ne restait plus qu’à trouver une bonne série pour me motiver !
Et en découvrant American Horror Story je me suis mise sur la bonne voie ! Même si je ne comprend pas toujours tous les petits détails, cette série a été suffisamment captivante pour m’accrocher et me donner envie d’avaler les épisodes les uns après les autres !

Sortie en 2011 sur FX, on est à la seconde saison aux Etats-Unis… Mais pour le moment je n’ai regardé que la première saison de 12 épisodesAmerican Horror Story : Murder House.
Ce premier chapitre reprend tous les codes des maisons hantées : un bâtiment à l’architecture victorienne qui séduit autant qu’elle effraie, des apparitions de fantômes irrémédiablement attachés à la maison, une histoire chargée de violence et de meurtres… Et forcément un couple qui ne connait pas la réputation de la maison, et qui s’endette pour acheter et vivre dans ces lieux… le rêve américain quoi 😉
Autant vous le dire, leurs ennuis commencent dès l’épisode pilote !

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Pour le pitch, je vais essayer de faire court : la famille Harmon emménage a Los Angeles pour recommencer une nouvelle vie dans la grande maison qu’ils viennent d’acheter. Ben, le père est psychiatre. Il tente de se rapprocher de sa femme Vivien, qui vient juste de vivre une fausse couche et en veut toujours à son mari pour l’avoir trompé avec une de ses étudiante à Boston. Entre eux deux, Violet, leur fille qui est déjà adolescente, amatrice d’auto-mutilations… Bref, il y a quelque chose de brisé dans cette famille, et ils pensent vraiment recoller les morceaux dans ce nouveau foyer.
Il vont bientôt rencontrer leur voisinage : Constance et sa fille trisomique Addie qui s’invite dans la maison régulièrement ; Larry l’homme au visage brûlé et ancien habitant de la maison ; Tate, un jeune patient de Ben qui se lie d’amitié avec Violet ; Moira l’aide-ménagère qui apparaît comme une soubrette sexy à Ben, mais comme une matrone entre deux âges au reste de la famille ; un personnage énigmatique en combinaison intégrale SM en latex qui sème la terreur auprès de certains habitants de la maison, mais qui semble bien apprécier Vivien…
La maison est aussi un personnage en tant que tel : rapidement on sent que quelque chose de mauvais l’habite, vu le nombre de morts et de meurtres qu’elle a vue passer. Ses caves regorgent de créatures maléfiques, que Tate semble pouvoir maîtriser… d’où viennent-elles ?

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Tous les personnages qui gravitent autour de cette maisons sont intrigants, on ne sait jamais trop s’ils sont des fantômes ou des vivants, et quels sont leurs relations les uns avec les autres : bourreaux ou victimes… Au fur et a mesure des épisode leurs histoires vont nous paraître plus claires.

Ce qui est pas mal aussi, c’est qu’au travers des différents épisodes on retrouve des affaires de meurtres célèbres, à mi-chemin entre légendes urbaines et faits divers. Ainsi on peut voir au travers des épisodes le crime du Dalhia noir, celui des élèves-infirmières de Chicago, une version de la fusillade de Columbine, … et j’en oublie certainement beaucoup !

Voilà donc une série très sympa, qui fait frémir par son ambiance et son scénario classique mais efficace !
Si comme je le disais le récit est bourré de références, on est plus dans l’hommage que le cliché, et les créateurs de la série ont su créer une tension tout au long de la série.
Je la conseille à tous les amateurs de frissons… son ambiance est vraiment spéciale, il vous suffira de regarder le générique pour vous en convaincre 😉
Maintenant je vais pouvoir me jeter sur la seconde saison : American Horror Story : Asylum.

Et je vais profiter de cet article pour valider ma case « Fantastique » du Défi Challenge Geek !

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« La cache du diable » de Dean Koontz

La cache  du diableCe roman écrit en 1992, et l’œuvre d’un auteur américain extrêmement prolifique, Dean Koontz, à qui nous devons des dizaines et des dizaines de romans dans des genres variés : SF, suspense, horreur, … Pour se permettre ce florilège de styles, il les a écrits sous une dizaine de pseudos ! Une partie de ces histoires ont été adaptées en film ou téléfilm, dont le roman dont il est question ici, sorti sous son titre original, Hideaway.
C’était donc une honte pour moi de ne pas avoir encore lu un seul roman de Dean Koontz !
C’est donc chose faite aujourd’hui, grâce au petit surplus de motivation offert par le challenge ABC !

Par cette soirée d’hiver en Californie, Hatch et Lindsey Harrisson reviennent d’un week-end lorsqu’ils sont victimes d’un tragique accident : leurs voiture quitte la route et tombe dans un ravin, pour finir dans une rivière glacéeLindsey arrive à sortir de la voiture et à extirper Hatch, inconscient, avant de se noyer ou de mourir gelée ! Malheureusement, lorsque les secours arrivent, il est trop tard : Hatch est mort !
Mais un miracle de la médecine va avoir lieu : un chirurgien talentueux, Jonas Nyebern, va réussir à le réanimer, et le faire revenir d’entre les morts ! Lindsey et Hatch prennent totalement conscience de ce cadeau du destin, et décident de croquer la vie à pleine dents…
C’est sans compter avec un nouveau coup du sort : depuis qu’il a bravé la mort, Hatch fait d’horribles cauchemars… même éveillé. C’est comme s’il était connecté à une autre personne, un être sombre et terrifiant, qui s’avère rapidement être un assassin.
Jusqu’où vont aller ces visions ? Qui est ce tueurs psychopathe qui se nomme lui même comme un prince des Enfers :Vassago ?

Autant l’avouer, le début du livre m’a un peu fait peur, car je trouvais le récit un peu mou, entre Les Thanatonautes et une histoire d’épouvante écrite par Levy, avec des personnages trop lisses et gentils, et un tueurs d’opérette trop dark pour être crédible.
Mais fort heureusement, cette impression s’est vite estompée !

La seconde partie, le cœur du roman, est beaucoup plus intéressante et vraiment intense : Vassago n’est pas un serial-killer comme les autres : il a vraiment quelque chose de maléfique, de mauvais en lui. Sa psychose fait qu’il n’éprouve aucun sentiment pour qui que ce soit, n’a peur de rien, n’a aucune limite… En tant que bon sataniste, il pense que le monde et la société dans laquelle nous vivons est une vaste supercherie, où chacun joue un rôle et fait semblant d’aimer son prochain… Par conséquent, seul le plaisir égoïste est la vérité.
Au travers son expérience ou les yeux de Hatch, on se focalise sur lui, ses sensations, ses souvenirs, ce qui l’a construit, ses premiers meurtres et ce qui le pousse à collectionner des cadavres et à les disposer dans des poses artistiques… Car Vassago n’est pas qu’un serial-killer, c’est aussi un esthète !
Le récit est rempli de rebondissements et de situations qui font froid dans le dos… Mais aussi d’humour avec le personnage de Regina, la petit fille que les Harrisson adoptent et qui n’a pas sa langue dans sa poche…
La plume de Dean Koontz passent très bien toutes ces émotions, et rend l’intrigue palpitante : même si on espère que le méchant se fera prendre, on se demande jusqu’où il va pouvoir aller dans sa folie meurtrière !

Ce qui est flagrant du début à la fin du roman, c’est le découpage du type « gentil dans la lumière » et « méchant dans l’ombre » peut paraître très manichéen… D’ailleurs ce n’est qu’un impression : il l’est clairement avec les très nombreuses références religieuses, l’opposition Ange / Démon dans tous les schémas de relations entre Vassago, Hatch et le reste du monde. Loin de rendre le roman trop lourd ou mystique, cette trame passe très bien si on joue le jeu du symbolisme.

Un bon roman donc, pour frémir et cogiter un peu, qui me donne envie de découvrir le reste de l’œuvre de cet auteur !

challenge ABC