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« Beta… Civilisations, volume I » de Jens Harder 

Beta... CivilisationsQuatre ans après ma découverte passionnée avec Alpha… Directions, Jens Harder publie enfin un second tome à sa trilogie sur l’Histoire du Monde ! Grâce à l’opération de Priceminister « La BD fait son festival » (une chronique et une notation contre une BD sélectionnée à Angoulême), j’ai pu lire et admirer le travail de cet auteur de BD allemand, dont le travail s’apparente autant à de l’art graphique qu’à un travail d’historien.

Nous commençons Beta… Civilisations à l’ère Tertiaire, à la fin du règne des dinosaures. Les mammifères vont vite occuper l’espace laissé libre… Et c’est ainsi que les premiers primates vont évoluer pour devenir des homo sapiens et fonder les civilisations ! Je fais court, car cette BD est un tel monument que chaque chapitre pourrait être détaillé comme un récit autonome.

Je crois que c’est le travail de recherche et de compilation qui m’impressionne le plus dans le travail de cet auteur. Jens Harder se base sur l’histoire de la Terre et de l’humanité, qu’il illustre d’images faisant parti de notre inconscient collectif : œuvres d’art, artisanats préhistoriques, cases d’autres bandes-dessinées, meme Internet, films cultes, photos célèbres… C’est assez amusant de jouer au jeu du « mais d’où provient cette illustration » ? Ce mélange des genres de la peinture institutionnelle aux icônes populaires, donne un ton bien particulier à ce roman graphique.
Peu de textes : on est dans l’évocation et l’imaginaire, autant que dans l’analyse scientifique. En effet, beaucoup de cartes et de graphiques sont là pour nous expliquer cette histoire du monde. Chaque chapitre est séparé d’une petite chronologie, ce qui permet de nous y retrouver plus facilement (et éventuellement de réviser ;)).

Graphiquement, toutes les reproductions sont dessinées par l’auteur, ce qui donne une cohérence à toutes ces sources, en ce lieu réunis. On a donc pas un effet d’accumulation trop prégnant.
Au niveau du jeu des couleur, un ton domine par chapitre. Cela permet de bien séparer les périodes historiques, et surtout de ne pas sur-saturer notre cerveau déjà en effervescence ! Chapeau d’ailleurs pour cette édition, les couleurs argentées ou dorées son magnifiques. Selon la lumière ou l’orientation du livre, elles ont des reflets différents !

beta-civilisations-planche

Une superbe suite à Alpha… Directions, même si j’ai tendance à préférer ce premier volume, plus abstrait peut être… et puis j’ai toujours préféré les dinosaures au mammouths 🙂
En tous cas, vivement la suite qui devrait s’intéresser à l’histoire moderne, à partir de l’année 0 de notre ère ! J’espère juste ne pas avoir à attendre cinq ans !

Merci Priceminister pour ce partenariat ! Et une fois de plus, car je dois bien donner une note : 18/20 !

BDFestival

« Azteca » de Gary Jennings

AztecaJ’ai peu écrit de revue de lecture sur ce blog ces dernières semaines et pour cause : j’étais plongée dans le pavé qu’est Azteca ! Plus de 1000 pages d’aventures et d’émotions, bref, du pur bonheur 🙂
Le challenge ABC m’a permis de me motiver à m’y attaquer… les livres longs me font parfois peur, dans le sens où il y a souvent un moment de mou dans la narration. Mais au vu des notes et commentaires élogieux sur ce roman sur toutes les sites de lecture, je me suis lancée, et je suis loin de regretter ce tête à tête qui a bien duré trois semaines 🙂

Nous sommes au 16ème siècle à Mexico, Nouvelle-Espagne, dans cette ville conquise par les Espagnol au profit de leur roi Carlos.
Mixtli, vieil homme Aztèque qui a survécu à l’invasion occidentale, raconte son histoire et à travers celle-ci l’histoire de son peuple et de son pays.
Il se souvient de sa jeunesse dans la province du Monde Unique, son ascension auprès des nobles de ce monde, ses victoires en tant que soldats, ses aventures en tant que commerçant itinérant, son émerveillement devant les beauté du monde, son bonheur auprès de sa famille… Derrière tous cela, on rencontre non seulement le peuple de Tenochtitlan, mais aussi tout ceux qui étaient leurs alliés ou ennemis, leurs us et coutumes, leur religion, leurs systèmes politique et militaire… et surtout on s’imprègne de ce qu’étaient les villes de cette époque, dont il ne reste presque plus rien ! Tenochtitlan semblait être une capitale qui n’avait rien a envier à Rome, avec son architecture monumentale, ses peintures et sculptures tout en couleur et finesse, le standing de ses habitants, les jardins suspendus, les canaux au milieu de la Cité posée sur une île… et aujourd’hui elle a disparu au profit de Mexico.

Difficile de rendre compte de la force de ce roman, tant il est bercé par la sensualité, l’humour, l’action, la réflexion, l’émotion…
Le truc intéressant qu’a trouvé l’auteur et qui donne une profondeur de lecture au roman, c’est le style épistolaire : Mixtli raconte son histoire à l’évêque de Mexico et à ses moines, pour le compte du roi d’Espagne qui en fait la demande expresse. On n’est pas loin de se sentir dans les botte du roi, recevant des missives du Nouveau Monde, et on ressent bien la surprise ou le dégout qu’on pu avoir des habitants de la vieille Europe face à la vie des Aztèques avant leur colonisation. De plus les « lettres » de l’Aztèque sont préfacées en guise d’avertissement par celle de l’évêque, qui joue très bien son rôle de moralisateur, ne comprenant rien aux coutumes étrangères.

Malgré le fait que je sache bien que l’invasion du Mexique par Cortés a été une boucherie, que des milliers d’indigènes ont vu leur traditions abolies par les mœurs des chrétiens, que leur religion et monuments ont été détruits, que leurs objets d’art en or ont fondus, que les Blancs leurs ont apporté des maladies inconnues qui ont décimé plus de la moitié de la population… Je n’ai étonnamment pas ressenti de manichéisme dans ces lignes… même si les Européens sont décrits comme sales, bêtes et vérolés.
Cela vient peut être du fait que les Aztèques étaient eux aussi un peuple de conquérants, et que leur religion basée sur des sacrifices humains massifs est loin d’être en phase avec notre moralité occidentale.
On découvre aussi très simplement que chez les Aztèque, comme dans tous les peuples de la Terre, il y avait des gens bien, intelligents, ouverts,… et d’autres agressifs, bêtes et méchants. On apprend d’ailleurs que c’est plus la bêtises des dirigeants Aztèques qui à conduit à leur perte, plutôt que la puissance de feu d’une poignée de soldats Espagnols.

Outre ces réflexions sur l’histoire de ce pays, on se retrouve dans un vrai roman d’aventure qui me fait penser par moment aux voyages de Gulliver ! Mixtli fait le tour de son pays, rencontre des tribus et des populations de toutes sortes avec des habitudes parfois très étranges, parlant parfois des langages exotiques, suivant des modes bizarres,… Partout où il va, il essaye de se faire accepter, d’apprendre les usages en vigueur, et reçoit en retour un nom différent… Ce qui est bien en adéquations avec sa bougeotte !

Voici donc une très bonne lecture qui m’a permis d’en apprendre plus sur les Aztèques, et surtout des commencer à comprendre cette civilisation, dont il ne reste plus grand chose.
L’histoire est vraiment captivante et pleine de poésie… mais aussi de drames ! Bref, on ne s’ennuie pas ! Je ne peut donc que vous le conseiller !

challenge ABC

« Le Juste Milieu » d’Annabel Lyon

Le juste milieuMon premier partenariat avec Folio m’a permis de faire une vraie découverte : je pense que je ne serais jamais allée spontanément vers Le Juste Milieu, de l’auteure canadienne Annabel Lyon paru en 2009, sans la proposition de l’éditeur.
Et pourtant, j’aime assez ce qui traite de la Grèce Antique, des grands philosophes, de la mythologie… J’ai donc été enchantée par cette lecture, qui retrace une période de la vie d’Aristote en Macédoine auprès de son illustre élève, Alexandre le Grand.

En route pour Athènes, Aristote et les siens passent par la capitale de Macédoine, Pella, afin de rencontrer son vieil ami, le roi Philippe. Une visite qui devait durer quelques jours va finalement durer plusieurs années : le roi désire qu’Aristote, élève de Platon, devienne le professeur de son fils Alexandre. Si son père lui apprend à devenir un roi, si les généraux le forment à devenir un guerrier… Aristote va se faire un devoir d’éduquer l’adolescent, de développer son intelligence et d’en faire un homme qui tend vers le bien.

Aristote raconte Alexandre le Grand, éblouissant et charismatique, depuis ses jeunes années jusqu’à ses grands succès militaires. On plonge dans l’intimité du Prince qui deviendra un des grands rois de l’Antiquité, tant ses conquêtes sont impressionnantes : il a vaincu non seulement grâce à ses compétences militaires, mais aussi et surtout par l’absorption des cultures Perses, Grecques… pour les fusionner à sa façon. Une leçon d’Aristote à en croire ce récit 😉
On en apprend beaucoup sur l’histoire de la Macédoine et de la Grèce, les secrets de la cours, les stratégies politiques et militaires… Mais aussi sur la vie d’Aristote, philosophe mais aussi médecin, artistes, professeur… prisonnier de la cage dorée qu’est le palais du roi de Macédoine, dans cette région rude qui est loin d’avoir les attraits d’Athènes.

Ce qui m’a surprise par moment, c’est le petit côté « la vie avant la psychanalyse » du roman. Je l’ai appris après, mais Aristote c’est posé beaucoup de question sur l’âme, les passions, l’intellect… dans ses écrits. Bref, ce qu’on pourrait appeler plus tard la psychologie.
Quoiqu’il en soit, on a souvent l’impression d’avoir un Aristote dépressif, quand ce n’est pas un Alexandre bipolaire,… Tous les personnages sont tourmentés par leurs passions : une vraie tragédie grecque !
Bref, Aristote souffre de maux qu’il ne peut nommer, les connaissances en médecine de l’époque se résumant à des jeux de fluides, d’équilibres d’humeurs… quand on ne met pas tout simplement cela sur le compte de la volonté des dieux.

L’écriture donne vraiment l’impression de voir les faits via le regard d’Aristote, de suivre le fil de ses pensées, dans un style sensible, intelligent, et passionnant !
D’un point de vue philosophique, on prend une belle leçon de mesure et d’ouverture (dans la limite du raisonnable de l’époque). J’aurais au moins appris des choses concernant l’équilibre entre les extrêmes, que ce soit au niveau des comportements, des personnes ou des choses !

Merci à Folio pour ce partenariat très enrichissant ! Je conseiller franchement ce livre : je pense que chacun peut y trouver des choses à apprendre, que ce soit en histoire, en philosophie .. ou alors prendre tout simplement plaisir à lire cette belle écriture !

« Le pays des cerisiers » de Fumiyo Kono

Une découverte manga pour compléter ma case « végétal » du challenge Petit BAC 2012, un livre prêté par Petite Fleur (qu’elle commente ici). Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, vu que je n’en avais pas du tout entendu parler. Il est pourtant sorti il y a quelque temps au Japon, 2003, et en 2006 en France. Une éternité en somme ! De plus il a reçu le Prix Osamu Tezuka de la meilleur nouveauté en 2005, ce qui laisser présager le meilleurs…

Vu l’histoire, on peut s’attendre à un vrai voyage au coeur de l’histoire japonaise : nous suivons au travers le destin d’une poignée de personnages les évènements d’Hiroshima et de son bombardement en 1945, en nous focalisant sur les survivants, ceux qui ne sont pas morts sous les bombes atomiques, mais des séquelles de celles-ci… On rencontre la première génération des irradiées qui meurent encore de la bombe des dizaines d’années plus tard, et leurs enfants qui souffrent de maux transmis par leurs parent et les sols contaminés. On découvre réellement que le Japon, et surtout ses habitants, ont souffert plus que nécessaire de la Seconde Guerre Mondiale. Des destins brisés, des familles séparées… mais au delà de tout cela l’espoir de se voir encore en vie.

Bref, plein de bons sentiments… Mais ça s’arrête là pour moi !
Si le dessins classiques et délicats passent vraiment bien, je suis moins fan du scénario. J’ai été rapidement perdue entre les aller et retour entre le passé et le présent, je me suis mélangées un peu entre les période, et j’ai eu un mal de chien à reconstituer les liens familiaux entre les différents protagonistes… Pas évident d’être réellement émue quand on essaye de coller les morceaux !

C’est dommage, car le tout premier chapitre se suffisait à lui même : on suit la vie d’une jeune femme, survivante de la bombe d’Hiroshima, qui vit sa vie de tout les jours en 1955, 10 ans après ces sinistres évènements. Elle voit des amis, fait de la couture, a un amoureux… mais est toujours hantée par ce qu’elle a vu lorsque la ville a été bombardée : les cadavres calcinés, les gens blessés… L‘histoire est belle et la fin est très touchante. Et après la force de celle-ci, les autres chapitres sont inutiles je pense !

Bref, un manga sympa à lire, mais que ne m’a pas non plus transcendée… Bien, mais pas top quoi :-/

« Le lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann

C’est assez rare que j’abandonne une lecture… En générale quand un livre m’ennuie je me force, je m’accroche en me disant que c’est un petit calvaire d’une journée ou deux pour le finir en diagonale ! En lecture comme en cuisine, j’aime goûter et tout et finir mon assiette 🙂

Mais pour cette autobiographie de 756 pages, il a fallu que je choisisse entre mon orgueil de lectrice « qui fini tout ses livres » et mon amour de la lecture en général… Un livre qui vous ennui à de quoi vous dégoûter d’ouvrir un livre pendant des mois. En butant sur la 536ème page début décembre, je l’ai refermé, et ouvert beaucoup d’autres romans depuis. Et je n’ai pas du tout eu envie de me remettre dessus, même si j’étais aux trois quart de la délivrance : je déclare donc Le lièvre de Patagonie comme lecture abandonnée !

Claude Lanzmann, né en 1925, nous livre ici son autobiographie. Les plus cultivé (dont je ne faisais pas parti) sauront qu’il est le réalisateur du célèbre film Shoah, sorti en 1985.
Il faut avouer que sa vie lui permet de remplir allègrement les pages de ces mémoires ! Entre la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa jeunesse auprès de grands auteurs comme Sartre, Michel Tournier, compagnon de longues années de Simone de Beauvoir, son métier de journaliste durant une période très sensible au niveau du climat international (guerre d’Algérie, Corée du Nord qui se referme…)…

Alors peut être ne-suis je pas vraiment férue d’histoire contemporaine… j’avoue que ça n’est pas vraiment ma période favorite. En même temps c’est très bien, j’ai appris pas mal de petites choses en lisant ces lignes.
La vie des grands auteurs en mode intime, c’est sympa aussi, ça humanise les personnages.
La question juives, que ce soit durant la période de déportation ou la création d’Israel est traité avec des pincettes, sans pathos particulier ou prise de position trop marquée (ça change).
En revanche je n’ai pas du tout adhéré au climat de justification du livre, qui apparaît par ici et par là. A priori quelques auteurs ou journalistes ont dénigré des comportements ou propos de Lanzmann, et il s’en explique ici. Bon, je n’ai rien contre les règlements de comptes, mais vu que je me tape un peu de cette affaire à la base… Au passage il tacle un ou deux gars qui n’ont pas eu un comportement très propres pendant la guerre ou après.
Et puis le côté forcément nombriliste de l’autobiographie (j’ai fais ci, j’ai fait ça, et en plus je suis très doué), ça m’a vite gonflé… je me demande si je suis vraiment faite pour ce genre littéraire.

Bon, pour résumer je me suis ennuyée, j’ai lâché le bouquin, et je l’ai bien vite oublié
Dommage c’était un cadeau, je me demande ce que je vais pouvoir raconté à la personne qui me l’a offert 😀

« Les Rois Maudits, tomes 1 à 3 » de Maurice Druon

Après mon coup de coeur pour Les piliers de la Terre de Ken Follett, j’ai fait découvrir l’ouvrage à mon copain qui a adoré, mais avait regretté le caractère de fiction de l’histoire… Sur les conseils de Petite Fleur, je lui ai offert ce premier gros volumes de la célèbre série de Maurice Druon, Les Rois Maudits, qui malgré le caractère romancé du récit nous en apprend beaucoup sur l‘Histoire de notre pays !
A noter que l’édition de Plon, ici présentée, contient les 3 premiers tomes de la série : Le Roi de Fer (1955), La Reine Etranglée (1955), Les poisons de la Couronne (1956).

Je me suis donc plongée dans l’aventure pour clore (en mode turbo pour le finir avant le 31 décembre) mon second contrat du Challenge Petit BAC 2011, catégorie métier…  Roi, c’est un métier comme un autre, non ? Et à lire cette série, il n’est pas forcément des plus reposants

Depuis le règne de Philippe le Bel jusqu’à Louis le Hutin, on suit une foule de personnages historiques : le roi Philippe le Bel lui même, les épouses des Princes, Guccio Baglioni le Lombard, Robert d’Artois, la future Reine Clémence de Hongrie… à travers leurs regards se dessine la trame de l’Histoire de France.
Tout commence avec le jugement et la condamnation à mort des Templiers, et plus particulièrement de leur maître Jacques de Molay, qui sur le bûcher promet la mort à ses bourreaux : le roi Philippe le Bel, son garde des Sceaux et le Pape, et les maudits sur 13 générations… Sur 3 tomes déjà, on peut bien croire que ces mots ont résonné  aux oreilles d’un dieu ou d’un diable, car la honte, la maladie, la mort, l’infamie, la trahison… n’auront de cesse de tourmenter la famille royale et ceux qui sont proches du pouvoir !

Rien que pour sa qualité historique, le livre vaut le détour, car on ne sort de la lecture que plus instruit. Et pour ne rien gâcher, le style est simple et agréable, malgré l’utilisation d’expression ou terme hérités du XIVème siècle ! Je me suis même surprise à m’exclamer des « Holàlà » ou à rire devant certains passage… L’Histoire décrite et romancé par Druon à de quoi réconcilier avec la matière 😉
Pour le coup je m’amuse à aller voir au fur et à mesure des chapitres les portraits d’époque des différents protagonistes sur Google Image, et je me renseigne un peu sur la Wikipédia et d’autres sites d’Histoire sur les faits de l’époque (en essayant de ne pas en apprendre trop pour ne pas dévoiler la suite de l’intrigue, que j’ignore, car pour mon plus grand bonheur aujourd’hui, je suis une buse en histoire médiévale ^^).

Bref, une belle lecture, que je vais continuer, car il y a encore 2 tomes dans cette collection… et j’aimerai bien savoir à quelle sauce seront mangés les descendants de Philippe le Bel :p

« Métronome » de Lorànt Deutsch

Dernier livre pour ma liste du challenge Petit Bac, dans la catégorie « Lieu » : Métronome : L’histoire de France au rythme du métro parisien. Il traine dans ma PAL depuis un moment, et ce challenge a été l’occasion de le placer finalement 🙂

Tout le monde a entendu parler de ce best-seller sorti en 2009 et de son auteur : Lorànt Deutsch partage avec nous sa passion de Paris et de son histoire, en prenant le parti pris de nous la faire faire vivre via quelques stations de métro mythiques. Ce choix pourrait paraître anecdotique, mais finalement, ça cadre complétement avec ma vision de Paris lorsqu’on on y vit et/ou travaille : on voit défiler la capitale au rythme des noms de stations, sans toujours savoir ce qui se trouve en surface, et même lorsqu’on le sait, l’origine du nom de la station.

J’ai eu l’impression d‘apprendre pas mal de choses sur l’histoire de Paris, même si je regrette parfois que certains passages soient trop rapides… mais en 380 pages, difficile de s’attendre sur tous les détails de l’histoire de France et d’Europe : on passe en revu plus de 2000 ans d’histoire de la ville, il y a forcément des périodes qui sont un peu occultées.
Contrairement a ce que certains journalistes ont pu dire en y voyant qu’une opération financière, je comprend parfaitement pourquoi Lorànt Deutsch a choisi de sortir une version illustrée de son livre : les passages décrivant les quartiers, bâtiments, détails architecturaux, … ne peuvent s’apprécier qu’en les voyant. Personnellement je n’ai pas fait l’exercice de sortir à chaque station de métro composant les chapitre du livre afin d’y découvrir les quartiers décrits : un recueil de photographie me semble être une très bonne idée, aussi bien pour les provinciaux ne connaissant pas Paris et désireux de mieux apprécier Métronome, ou tout parisien n’ayant pas envie de jouer systématiquement à un jeu de piste dans la ville 🙂

Un livre bien écrit, l’auteur arrive à nous intéresser à l’Histoire, ce qui est déjà un premier pas pour l’apprécier… Il parait qu’une adaptation TV devrait sortir en 2012 sur France 5, avec reconstitutions en images de synthèse et tout. Ça devrait pas trop mal marcher, vu son entrain pour partager sa passion (le peu de fois ou je l’ai vu en parler dans des émissions TV, j’ai bien accroché) et l’engouement des français pour cette thématique (si on en crois les 1,2 millions d’exemplaire du livre vendus).

Donc un ouvrage que j’ai du mal à critiquer… même si je n’ai pas été accrochée plus que cela. Mais il faut dire que je suis plus branchée fiction, même si l’Histoire peut être mise en récit. Bref, j’ai lu les derniers chapitres en diagonale, et à part quelques anecdote historiques j’ai oublié la moitié des informations je crois… (mais je pourrais tout de même me la péter en soirée en sortant quelques anecdotes sur les origines du Louvre ou des Invalides ^^). Finalement il faudrait l’utiliser un peu en mode « touriste » et lire un chapitre quand on se trouve dans tel ou tel quartier de Paris… là j’ai un peu fait une indigestion :s
Les amateurs d’Histoire parisienne en herbe y trouveront surement leur compte en revanche !