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« Le pays des cerisiers » de Fumiyo Kono

Une découverte manga pour compléter ma case « végétal » du challenge Petit BAC 2012, un livre prêté par Petite Fleur (qu’elle commente ici). Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, vu que je n’en avais pas du tout entendu parler. Il est pourtant sorti il y a quelque temps au Japon, 2003, et en 2006 en France. Une éternité en somme ! De plus il a reçu le Prix Osamu Tezuka de la meilleur nouveauté en 2005, ce qui laisser présager le meilleurs…

Vu l’histoire, on peut s’attendre à un vrai voyage au coeur de l’histoire japonaise : nous suivons au travers le destin d’une poignée de personnages les évènements d’Hiroshima et de son bombardement en 1945, en nous focalisant sur les survivants, ceux qui ne sont pas morts sous les bombes atomiques, mais des séquelles de celles-ci… On rencontre la première génération des irradiées qui meurent encore de la bombe des dizaines d’années plus tard, et leurs enfants qui souffrent de maux transmis par leurs parent et les sols contaminés. On découvre réellement que le Japon, et surtout ses habitants, ont souffert plus que nécessaire de la Seconde Guerre Mondiale. Des destins brisés, des familles séparées… mais au delà de tout cela l’espoir de se voir encore en vie.

Bref, plein de bons sentiments… Mais ça s’arrête là pour moi !
Si le dessins classiques et délicats passent vraiment bien, je suis moins fan du scénario. J’ai été rapidement perdue entre les aller et retour entre le passé et le présent, je me suis mélangées un peu entre les période, et j’ai eu un mal de chien à reconstituer les liens familiaux entre les différents protagonistes… Pas évident d’être réellement émue quand on essaye de coller les morceaux !

C’est dommage, car le tout premier chapitre se suffisait à lui même : on suit la vie d’une jeune femme, survivante de la bombe d’Hiroshima, qui vit sa vie de tout les jours en 1955, 10 ans après ces sinistres évènements. Elle voit des amis, fait de la couture, a un amoureux… mais est toujours hantée par ce qu’elle a vu lorsque la ville a été bombardée : les cadavres calcinés, les gens blessés… L‘histoire est belle et la fin est très touchante. Et après la force de celle-ci, les autres chapitres sont inutiles je pense !

Bref, un manga sympa à lire, mais que ne m’a pas non plus transcendée… Bien, mais pas top quoi :-/

« Le lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann

C’est assez rare que j’abandonne une lecture… En générale quand un livre m’ennuie je me force, je m’accroche en me disant que c’est un petit calvaire d’une journée ou deux pour le finir en diagonale ! En lecture comme en cuisine, j’aime goûter et tout et finir mon assiette 🙂

Mais pour cette autobiographie de 756 pages, il a fallu que je choisisse entre mon orgueil de lectrice « qui fini tout ses livres » et mon amour de la lecture en général… Un livre qui vous ennui à de quoi vous dégoûter d’ouvrir un livre pendant des mois. En butant sur la 536ème page début décembre, je l’ai refermé, et ouvert beaucoup d’autres romans depuis. Et je n’ai pas du tout eu envie de me remettre dessus, même si j’étais aux trois quart de la délivrance : je déclare donc Le lièvre de Patagonie comme lecture abandonnée !

Claude Lanzmann, né en 1925, nous livre ici son autobiographie. Les plus cultivé (dont je ne faisais pas parti) sauront qu’il est le réalisateur du célèbre film Shoah, sorti en 1985.
Il faut avouer que sa vie lui permet de remplir allègrement les pages de ces mémoires ! Entre la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa jeunesse auprès de grands auteurs comme Sartre, Michel Tournier, compagnon de longues années de Simone de Beauvoir, son métier de journaliste durant une période très sensible au niveau du climat international (guerre d’Algérie, Corée du Nord qui se referme…)…

Alors peut être ne-suis je pas vraiment férue d’histoire contemporaine… j’avoue que ça n’est pas vraiment ma période favorite. En même temps c’est très bien, j’ai appris pas mal de petites choses en lisant ces lignes.
La vie des grands auteurs en mode intime, c’est sympa aussi, ça humanise les personnages.
La question juives, que ce soit durant la période de déportation ou la création d’Israel est traité avec des pincettes, sans pathos particulier ou prise de position trop marquée (ça change).
En revanche je n’ai pas du tout adhéré au climat de justification du livre, qui apparaît par ici et par là. A priori quelques auteurs ou journalistes ont dénigré des comportements ou propos de Lanzmann, et il s’en explique ici. Bon, je n’ai rien contre les règlements de comptes, mais vu que je me tape un peu de cette affaire à la base… Au passage il tacle un ou deux gars qui n’ont pas eu un comportement très propres pendant la guerre ou après.
Et puis le côté forcément nombriliste de l’autobiographie (j’ai fais ci, j’ai fait ça, et en plus je suis très doué), ça m’a vite gonflé… je me demande si je suis vraiment faite pour ce genre littéraire.

Bon, pour résumer je me suis ennuyée, j’ai lâché le bouquin, et je l’ai bien vite oublié
Dommage c’était un cadeau, je me demande ce que je vais pouvoir raconté à la personne qui me l’a offert 😀

« Les Rois Maudits, tomes 1 à 3 » de Maurice Druon

Après mon coup de coeur pour Les piliers de la Terre de Ken Follett, j’ai fait découvrir l’ouvrage à mon copain qui a adoré, mais avait regretté le caractère de fiction de l’histoire… Sur les conseils de Petite Fleur, je lui ai offert ce premier gros volumes de la célèbre série de Maurice Druon, Les Rois Maudits, qui malgré le caractère romancé du récit nous en apprend beaucoup sur l‘Histoire de notre pays !
A noter que l’édition de Plon, ici présentée, contient les 3 premiers tomes de la série : Le Roi de Fer (1955), La Reine Etranglée (1955), Les poisons de la Couronne (1956).

Je me suis donc plongée dans l’aventure pour clore (en mode turbo pour le finir avant le 31 décembre) mon second contrat du Challenge Petit BAC 2011, catégorie métier…  Roi, c’est un métier comme un autre, non ? Et à lire cette série, il n’est pas forcément des plus reposants

Depuis le règne de Philippe le Bel jusqu’à Louis le Hutin, on suit une foule de personnages historiques : le roi Philippe le Bel lui même, les épouses des Princes, Guccio Baglioni le Lombard, Robert d’Artois, la future Reine Clémence de Hongrie… à travers leurs regards se dessine la trame de l’Histoire de France.
Tout commence avec le jugement et la condamnation à mort des Templiers, et plus particulièrement de leur maître Jacques de Molay, qui sur le bûcher promet la mort à ses bourreaux : le roi Philippe le Bel, son garde des Sceaux et le Pape, et les maudits sur 13 générations… Sur 3 tomes déjà, on peut bien croire que ces mots ont résonné  aux oreilles d’un dieu ou d’un diable, car la honte, la maladie, la mort, l’infamie, la trahison… n’auront de cesse de tourmenter la famille royale et ceux qui sont proches du pouvoir !

Rien que pour sa qualité historique, le livre vaut le détour, car on ne sort de la lecture que plus instruit. Et pour ne rien gâcher, le style est simple et agréable, malgré l’utilisation d’expression ou terme hérités du XIVème siècle ! Je me suis même surprise à m’exclamer des « Holàlà » ou à rire devant certains passage… L’Histoire décrite et romancé par Druon à de quoi réconcilier avec la matière 😉
Pour le coup je m’amuse à aller voir au fur et à mesure des chapitres les portraits d’époque des différents protagonistes sur Google Image, et je me renseigne un peu sur la Wikipédia et d’autres sites d’Histoire sur les faits de l’époque (en essayant de ne pas en apprendre trop pour ne pas dévoiler la suite de l’intrigue, que j’ignore, car pour mon plus grand bonheur aujourd’hui, je suis une buse en histoire médiévale ^^).

Bref, une belle lecture, que je vais continuer, car il y a encore 2 tomes dans cette collection… et j’aimerai bien savoir à quelle sauce seront mangés les descendants de Philippe le Bel :p

« Métronome » de Lorànt Deutsch

Dernier livre pour ma liste du challenge Petit Bac, dans la catégorie « Lieu » : Métronome : L’histoire de France au rythme du métro parisien. Il traine dans ma PAL depuis un moment, et ce challenge a été l’occasion de le placer finalement 🙂

Tout le monde a entendu parler de ce best-seller sorti en 2009 et de son auteur : Lorànt Deutsch partage avec nous sa passion de Paris et de son histoire, en prenant le parti pris de nous la faire faire vivre via quelques stations de métro mythiques. Ce choix pourrait paraître anecdotique, mais finalement, ça cadre complétement avec ma vision de Paris lorsqu’on on y vit et/ou travaille : on voit défiler la capitale au rythme des noms de stations, sans toujours savoir ce qui se trouve en surface, et même lorsqu’on le sait, l’origine du nom de la station.

J’ai eu l’impression d‘apprendre pas mal de choses sur l’histoire de Paris, même si je regrette parfois que certains passages soient trop rapides… mais en 380 pages, difficile de s’attendre sur tous les détails de l’histoire de France et d’Europe : on passe en revu plus de 2000 ans d’histoire de la ville, il y a forcément des périodes qui sont un peu occultées.
Contrairement a ce que certains journalistes ont pu dire en y voyant qu’une opération financière, je comprend parfaitement pourquoi Lorànt Deutsch a choisi de sortir une version illustrée de son livre : les passages décrivant les quartiers, bâtiments, détails architecturaux, … ne peuvent s’apprécier qu’en les voyant. Personnellement je n’ai pas fait l’exercice de sortir à chaque station de métro composant les chapitre du livre afin d’y découvrir les quartiers décrits : un recueil de photographie me semble être une très bonne idée, aussi bien pour les provinciaux ne connaissant pas Paris et désireux de mieux apprécier Métronome, ou tout parisien n’ayant pas envie de jouer systématiquement à un jeu de piste dans la ville 🙂

Un livre bien écrit, l’auteur arrive à nous intéresser à l’Histoire, ce qui est déjà un premier pas pour l’apprécier… Il parait qu’une adaptation TV devrait sortir en 2012 sur France 5, avec reconstitutions en images de synthèse et tout. Ça devrait pas trop mal marcher, vu son entrain pour partager sa passion (le peu de fois ou je l’ai vu en parler dans des émissions TV, j’ai bien accroché) et l’engouement des français pour cette thématique (si on en crois les 1,2 millions d’exemplaire du livre vendus).

Donc un ouvrage que j’ai du mal à critiquer… même si je n’ai pas été accrochée plus que cela. Mais il faut dire que je suis plus branchée fiction, même si l’Histoire peut être mise en récit. Bref, j’ai lu les derniers chapitres en diagonale, et à part quelques anecdote historiques j’ai oublié la moitié des informations je crois… (mais je pourrais tout de même me la péter en soirée en sortant quelques anecdotes sur les origines du Louvre ou des Invalides ^^). Finalement il faudrait l’utiliser un peu en mode « touriste » et lire un chapitre quand on se trouve dans tel ou tel quartier de Paris… là j’ai un peu fait une indigestion :s
Les amateurs d’Histoire parisienne en herbe y trouveront surement leur compte en revanche !