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« L’éclat d’une passion » de Nora Roberts

Et même pas peur de lire des romans Harlequin dans le métro !

Toute cette obscure histoire a commencé cet été, je ne sais plus trop de quelle manière… Désireuse de donner un coup de volant dans ma vie, et d’embrasser une réelle carrière artistique, j’ai voulu me lancer dans l’écriture de roman Harlequin. Pas juste pour la beauté de l’art hein, mais bien pour le pognon. Et attention, pas des romans Harlequin en mode « Passion » ou « Blanches » (les blouses… la série favorite de ma belle-mère), mais s’appuyant sur une série pleine d’avenir et de parts de marché.

La bit-lit fonctionne à fond, il y a encore des place à prendre : je me voyais bien écrire des romans à l’eau de rose pour zombies. Ouais, des zombies. Il n’y a pas de raison qu’il n’y ai que les vampires qui brillent au soleil et les loup-garou musclés qui aient du succès… les zombies aussi, c’est cool, et potentiellement sexy.

J’imaginais déjà des scène torride entre zombie, en mode « Vous prendrez bien un petit ver », finissant invariablement en décrochement littéral de mâchoires, et en « -C’est mon bras ça ? – Non c’est le miens…. – Ahhhhh ! ».
J’étais très fatiguée, cet été.

Je n’ai malheureusement pas mené à bien ce projet… d’abord parce qu’il faut envoyer les épreuves en anglais à Harlequin, et que j’ai un peu de mal à rédiger dans cette langue, et que j’ai eu un peu la flemme aussi de m’y mettre réellement. En plus, il paraît que tâcheron – rédacteur pour Harlequin, ça ne paye pas autant que ça :-/

Mais c’est quand même comme ça que je me suis retrouvée en août dernier à lire un roman Harlequin, prêté par Petite Fleur. Je ne me souviens plus du titre, mais je sais juste que j’ai arrêté au premier quart du livre. J’ai été totalement outrée par ce bouquin, prônant le machisme à dix balles et la soumission féminine à peine camouflée par une apparence de femme active et moderne. Beurk en somme !

Et là en janvier, Petit Fleur réitère…. j’ai l’impression qu’elle veut m’entraîner dans sa chute ! Cette fois c’est carrément un Nora Roberts qu’elle m’a prêté (livre remporté sur Babelio, wouah).
Un Nora Roberts ! L’écrivain qui a carrément sa propre collection Harlequin… ça laisse présager du super lourd !!!
J’ai donc mis mon cerveau sur off ces deux derniers jours, et je me suis lancée dans cette lecture. Et comme j’assume mes conneries, j’ai même lu ce livre dans le métro ! (et ouais !)

L’histoire se passe dans le monde fascinant du cirque, où la jeune est fougueuse Jo est dresseuse de lions. Le propriétaire de ce cirque a passé l’arme à gauche, et son fils que personne ne connaît, Keane, avocat, pointe le bout de son nez. Jo l’a toujours détesté parce qu’il ne venait jamais voir son père… Mais Keane est un malin, et ne se présente pas en arrivant et lui roule direct un patin, comme ça, paf ! Mais dès qu’elle apprend qui il est vraiment, elle ne contient plus sa haine qui bouillonne en elle, tel une soupe de rage dans laquelle grumelle une passion torride. Et oui, Jo commence à prendre une voix rauque qui signifie qu’elle éprouve quelques sentiments à son égard. Et Keane qui à une grande expérience des femmes lui annonce direct qu’il sent bien qu’elle voudrait lui sauter dessus, mais qu’il n’est pas un garçon facile.
Là on en est a peu près au quart du livre, et à partir de là j’en ai eu un peu marre des description du métier de dresseur, des lion qui mesure 90cm au garrot et de la présentation des personnages secondaire qui ne sert pas la pseudo-intrigue… et je vous passe les métaphore sur le lion de bout en bout du livre, toujours très subtile, pour indiquer que Keane est une vraie bête, mais classe, que Jo le dompte et tout… Je suis donc passée en méthode lecture rapide.
En gros le lion favoris de Jo va mourir (scène où elle est fragilisée / calin et larmes), puis Jo va avoir un accident avec ses lions (blessure / réconfort / c’est qui le bonhomme ?), elle va apprendre pourquoi Keane ne voyais plus son père, et la situation va se détendre… Mais comme elle s’y prend comme un manche pour lui avouer ses sentiments, lui va repartir à Chicago, c’est donc elle qui va le retrouver… etc etc….

Côté trame, vous vous doutez qu’on est dans la recette classique Harlequin : they meet, they fight, they love.  Et côté style sur du style direct, simple, un peu en mode feuilleton de Derrick ou Télétubbies, ou on répète à chaque fois les même scènes et dialogues 3 fois, la première pour l’effet de surprise, la seconde pour comprendre, et la troisième pour vraiment apprécier.
Grosse déception, aucune scène graveleuse dans ce roman… juste deux ou trois baisers… Pfff…
Désillusions totales sur Nora Roberts… si c’est elle la reine des Harlequin, moi je suis l’impératrice de la danse sur glace.
Et puis le titre, je ne vois toujours pas le rapport avec le contenu… et encore moins pour la couverture (c’est quoi cette rose indécente ?)

Pour conclure, une lecture que je ne conseille à personne, il y a des Harlequin plus fun je pense, que l’on peut vraiment prendre au second degré.
Fallait bien que la lecture d’un roman Harlequin en entier fasse partie de la liste eschatologique (La liste des trucs à faire avant l’Apocalypse de 2012) pour que j’accepte de me soumettre à cette torture -_-*