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« Le livre de la mort » d’Anonyme

Le livre de la mortOpération lecture commune avec La chèvre grise, histoire de finir la quadrilogie du Bourbon Kid, avant que le cinquième volume de ses aventures sorte à l’automne prochain !

Suite à la tuerie d’Halloween qui a eu lieu dans L’œil de la lune, les vampires ont été annihilés par le Bourbon Kid. Tous ? Non ! Le roi des vampire Ramsès Gaïus, sa fille Jessica et bien d’autres ont survécu, et projettent de prendre le contrôle de Santa Mondega, puis du monde entier ! Est-ce que le Bourbon Kid va revenir pour les détruire définitivement ? Rien n’est mois sûr… JD, le côté humain du Kid a repris le contrôle du personnage… Sera-t-il assez puissant pour mener à bien sa mission, et sauver du même coup sa petite amie Beth ?

Pas d’inquiétudes, on retrouve avec plaisir l’univers et les personnages habituels de la série. Sanchez est égal à lui même… c’est tout ce qui compte ! Et dans ce tome il devient même flic ! Tout un programme… Le côté décalé du récit, voir surréaliste, est aussi au rendez vous. Mention spéciale pour le Père Noël maléfique et le gang de petites scouts voulant étriper Sanchez.

On est donc content au début du livre, et pas mécontents à la fin… Mais il faut avouer que la série s’essouffle un peu avec ce quatrième tome. L’effet de surprise n’est plus vraiment présent, ce qui rend ce roman moins jubilatoire que d’habitude. Et pourtant il y a tous les ingrédients qui me plaisent : du sang, des vampires, de la baston, des zombies, de l’humour… Mais les schémas vu et revus dans les trois premiers tomes sont un peu plus visible et donc attendus ici. Et puis le fait que le Bourbon Kid ait dorénavant un nom et un visage retire aussi un peu du mystère de l’histoire, forcément… surtout maintenant qu’il a une petite copine.

Bref, une lecture à faire pour les fans du Bourbon Kid et pas désagréable, mais n’empêche… je m’inquiète un peu pour le cinquième volume… Ca va être très difficile de se renouveler !

Pour avoir l’avis de La chèvre grise sur ce livre, rendez-vous ici !

Ce livre me permet en outre de remplir mon objectif pour le X du challenge ABC !

ABC-2015

« Le cauchemar d’Innsmouth » de H.P. Lovecraft

Le cauchemard d'InnsmouthIl fallait bien que je lise un jour une des pierre angulaire du mythe de Cthulhu, écrite par Lovecraft ! Après le recueil de nouvelle Le mythe de Cthulhu, c’est donc à ce mini roman que je me suis attaquée pour le challenge ABC (décidément, que ferais-je sans lui ? :)).

Au début du 20ème siècles, Robert Olmstead, étudiant, décide de profiter de ses vacances pour visiter la région de ses ancêtres dans le Massachussets. Après quelques pérégrinations en Nouvelle-Angleterre, il entend parler d’un ville qui inspire le dégoût à tous ceux qui l’évoque : Innsmouth ! Ses habitants ont la réputation d’avoir une maladie qui leur donne un air étrange et statique, le « masque d’Innsmouth ». Ils posséderaient aussi des bijoux aux motifs repoussants, qui semblent créés par des créatures infernales… 
Notre héros décide d’aller voir ça par lui-même… A ses risques et périls ! Ce qu’il verra dans cette ville damnée va changer à tout jamais son existence !

Écrit à la première personne par Robert Olmstead, ce témoignage à tous les ingrédients d’un histoire fantastique et d’horreur de qualité ! Malgré qu’il ait été écrit en 1931, le récit est très moderne. J’ai entre aperçu les visions de cauchemar du narrateur en lisant ces lignes, qui mélangenot art et architecture baroque et neo-gothique, dans une ambiance sombre et glauque à souhait ! Et je ne parle même pas des légendes et créatures qui hantes ces pages… Même l’odeur de poisson pourri et de marée et bien retranscrite, et met à la limite de la nausée (ceux qui ont vécu pres d’un port me comprendront !).

Bref, une découverte qui m’a emballée, un récit bien ficellé… Que du bon pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’icône qu’est Cthulhu et son univers !  

ABC-2015

« Lignes de vie » de Graham Joyce

Lignes de viePour le partenariat Folio de janvier, je n’ai pas fait de folies : un roman de la collection Folio SF, histoire de me plonger dans un monde un peu plus fantaisiste que celui dans lequel nous nous ébattons chaque jour.

Conventry, en Angleterre, juste après la Seconde Guerre Mondiale. Cassie, jeune mère célibataire d’un tout petit bébé doit le faire adopter par une parfaite inconnue… Mais elle ne veut pas l’abandonner ! C’est donc elle, et sa famille composée de sa mère Martha et de ses six sœurs, qui élèveront le jeune Frank ! En effet, Cassie a des absences, ce qui la rend très imprévisible. Durant ces périodes de folies, elle voit entre autres les esprits des morts
Élevé tour à tour par ses différentes tantes et leurs maris, Frank va grandir dans une ferme, au milieu d’un cercle spirite, dans une maison communautaire, chez un embaumeur…
Mais la question que Martha se pose, c’est de savoir si Frank a hérité du don de Cassie… qu’elle a elle-même ! Les fantômes lui feront ils du mal ? Ou lui révèleront-ils l’avenir à l’aide de signes sibyllins, comme ils le font avec elle ?

Je m’attendais un peu au pire à voir les commentaires de certains sur les forums et blogs, mais finalement, ce livre n’est pas si désagréable. La vie de Frank est surréaliste, surtout à la vue de sa famille très hétéroclite ! A la limite un peu trop « Garpesque »… Après j’avoue, il y a pas mal de longueurs, et assez peu de rebondissement ou de suspense. Et le personnage de Cassie la mère nymphomane complètement hallucinée  m’a un peu laissée dubitative… Bref, une histoire de famille un peu pimenté par la présence de fantôme et d’épisodes maniaques.
Enfin l’avantage de ce roman, c’est aussi pour moi de me plonger dans un lieu et une période de l’histoire que je connaissais mal : la Guerre 39-45 en Angleterre, où les villes ont été bombardées sans relâche par les Allemands… J’avais plutôt une vision Franco-Française du drame, venant moi-même de Normandie, et de m’apercevoir des dommages sur cette île donne une autre ampleur à ce conflit…

Bon, c’est sûr, ce n’est pas le genre de lecture que je conseillerais à des fans du genre, mais franchement, ce livre m’a parfois fais passer de bons moments dans le métro !
Merci à Folio tout de même 🙂

 

« La chambre des curiosités » de Douglas Preston & Lincoln Child

La chambre des curiositesC’est avec bonheur que j’ai enfin pu retrouver l’inspecteur Pendergast dans le troisième tome de sa saga, La chambre des curiosités, édité en 2002. Je lis ces roman à dose homéopathique, challenges aidant (le challenge ABC en l’occurrence ici), mais toujours avec plaisir ! Entre thriller, enquête policière et univers fantastiques qui frise toujours avec l’horreur, je me régale ! En plus ce tome tourne autour d’un concept que j’aime beaucoup, les cabinets de curiosités… tout pour me plaire !

Alors qu’une équipe d’ouvriers sur un chantier  détruit un vieux bâtiment à New-York, une cave secrète est mise à nue… Et dans ce souterrain l’horreur surgit : emmurés et mutilés au niveau du bas du dos, des dizaines de cadavres d’enfants et d’adolescents ont reposé là plus d’un siècle. Mais quel serial-killer de l’ère victorienne a bien pu commettre ces abominables crimes ? On ne le saura peut-être jamais : d’aussi anciens meurtres ne nécessitent pas d’enquêtes… pas plus que de fouilles archéologiques. Et un building flambant neuf recouvrira bientôt toutes les preuves.
Mais c’est sans compter avec l’inspecteur du FBI Pendergast, en mission personnelle spéciale ! Accompagné de sa nouvelle recrue débauchée au Museum d’Histoire Naturelle de New-York, l’archéologue Nora Kelly, il va mener sa propre enquête.
Mais bientôt le mystère va commencer à se dévoiler : un certain professeur Leng aurait commis ces crimes au 19ème siècle… Mais le plus étrange, c’est que de nos jours les mêmes crimes recommencent ! Serait-ce un copycat, un assassin qui copierait Leng ? Ou alors le professeur aurait survécu toutes ces années ?

Une fois de plus, notre héros enquête sur une série de meurtres en lien direct avec le Museum d’Histoire Naturelle de New-York (décidément !), et se remet en relation avec des membres de la profession des sciences et de l’histoire ! C’est ce mélange des genres qui me plait bien justement. On retrouve aussi le journaliste Smithback, toujours prêt à tout pour un scoop ! Le côté police et politique est peut-être moins présent que dans les tomes précédents, mais on les retrouve tout de même, toujours aussi mauvais… Bref, un schéma relativement classique, mais efficace !

Après un génial Relic et Le grenier des Enfers qui était un peu moins bon, je retrouve un roman comme j’aime, sympa à lire, un brin glauque, avec des surprises au fur et à mesure de l’enquête. Pas le roman du siècle en terme de suspense (peut-être dû à sa longueur, 700 pages), mais agréable.
Et là je remets les wagons dans l’ordre puisque j’avais déjà lu le quatrième volume, Les croassements de la nuit.
Donc je n’ai plus qu’une hâte, lire le cinquième tome, Le violon du Diable !

ABC-2015

« Batman : Killing Joke » d’Alan Moore et Brian Bolland

Killing jokePour retrouver un comics en France en magasin, avec le jeu des éditions françaises ayant une traduction un peu aléatoire ou des rééditions par deux voir trois éditeurs, c’est parfois la galère… Rien que cette BD a connu en France cinq éditions (avec comme titre Souriez, Rire et mourir, The killing joke, et finalement Killing Joke…).
Enfin, on fini quand même par mettre la main dessus (merci Internet !). Cette dernière édition d’Urban Comics (filiale de Dargaud qui édite DC comics en France) a presque le même titre que l’originale de 1988 (The killing joke) et bénéficie de la re-colorisation de l’édition américaine de 2007.

Le Joker s’est encore enfui de l’asile d’Arkham, et Batman va devoir remettre la main sur ce dangereux psychopathe.
Pendant que l’homme chauve-souris se pose des questions sur le combat qui les oppose depuis des dizaines d’années, le Joker prépare sa petite fête… Une vengeance contre la normalité, qui aura lieu dans un parc d’attraction désaffecté !

Cet épisode en one-shot de Batman nous présente sur une quarantaine de pages la dichotomie entre Batman et le Joker, mais aussi ce qui les rapprochent. Le récit est entre-coupé de flashback sur les origines du Joker : pourquoi il a basculé dans le crime, comment il est devenu Red Hood le voleur masqué, puis le Joker.
Donc il n’y a pas à se tromper, il s’agit bien d’une BD où le personnage central est le Joker, et Batman un personnage secondaire… Ce qui n’est pas pour me déplaire !
C’est d’ailleurs pour moi le principal intérêt du livre avec le dessin de Bolland et ses nouvelles couleurs ! Son Joker est ultra expressif, on en vient à l’apprécier par moment… avant de le revoir plonger dans son habituelle folie !
Dans cet épisode, se sont James et Barbara Gordon (l’ancien inspecteur et Batgirl) qui vont faire les frais de la vengeance du Joker, dans une scène digne d’un freak-show sous acides !

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A noter en bonus une autre histoire autour de l’univers de Batman par Brian Bolland au scénario et au dessin : Un homme parfait, qui questionne sur la possibilité de faire le bien si on a jamais tenté de faire le mal…

Une album sympa et rapide à lire… Alan Moore, le génial scénariste de The Watchmen, From Hell, Swamp Thing pour ne citer que ceux-là, l’a souvent renié. Mais franchement je ne le trouve pas si mal !
A découvrir pour les fans de super-vilains et de Batman !

Je vais profiter de cette lecture pour remplir ma première case du challenge Petit BAC 2015, catégorie « mort » !

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« Contes à l’encre de la nuit » de Thomas Owen

Contes à l'encre de la nuitContes à l’encre de la nuit de Thomas Owen… ce livre doit être dans ma liste à lire depuis bien 3 ans. Des écrivains dans le domaine du fantastique, dont le nom commence par la lettre O, ça ne courent pas tant les rues que cela !
Enfin, voilà c’est fait ! J’ai acheté, lu et refermé ce recueil de nouvelles parues entre 1945 et 1966, qui oscillent entre fantastique et épouvante. Et je crois qu’il ne va pas me laisser un souvenir impérissable…

Pour faire simple, la majorité de ces courtes nouvelles tournent autour d’histoires de fantômes, du point de vue de témoins de ces phénomènes paranormaux. Dans leur quotidien, que ce soit lors de promenade ou dans une maison, ils vont faire une rencontre ou découvrir un fait perturbant… qui va s’avérer après enquête être un esprit en errance (surprise !).

Après avoir lu des monuments du fantastique et de l’horreur (Lovecraft, Edgar Alan Poe, Hawthorne, H. G. Wells…), où la tension monte crescendo dans une ambiance toujours plus sombre, et où les idées mêmes d’apparitions spectrales glacent le dos… Ben ici je suis restée sur ma faim ! C’est bien écrit, on sent une pointe d’humour et tout… mais franchement, quel ennui !

J’aurai du me fier à l’édition : Zone J de Mijade est la collection pour jeunes ados de 9 à 15 ans. Ben, voilà, tout s’explique ! Je suis tombée sur de la littérature pour enfants… Enfin je ne voudrais pas dire, mais à cet âge j’avais lu Le Horla et Les contes de la Bécasse de Maupassant, quand même plus flippants… de mémoire 😉

Bref, vite lu, vite oublié ! Pas franchement mauvais, mais vraiment pas essentiel pour moi !
Heureusement, il me permet de remplir mon objectif pour le Challenge ABC des Littératures de l’Imaginaire.

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Les neuf princes d’Ambre » de Roger Zelazny

Les neuf princes d'AmbreLes neuf princes d’Ambre, premier volume du cycle du même nom, fais figure de grand classique de la fantasy. La série a débuté en 1970, et a encore cours aujourd’hui malgré la mort de Zelazny (oui, c’est bizarre).
Pour le challenge ABC des littératures de l’imaginaire, c’était parfait pour ma lettre Z, comme vous vous en doutez 😉

Un homme se réveille à l’hôpital, plâtré… Que lui est-il arrivé ? Il ne se souvient de rien, même pas de son nom… Un accident de la route et puis plus rien. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’est pas vraiment blessé… Il s’échappe donc de sa chambre et en profite pour rechercher qui l’a fait interner. Une certaine Flora, qui semble être sa sœur, paye pour son séjour. Il décide donc de la retrouver chez elle dans le but d’en apprendre plus sur son identité réelle, mais sans lui montrer qu’il est devenu amnésique.
Il ne va pas être déçu du voyage : il apprend son vrai nom, Corwin, et découvre qu’il est un des neuf princes du royaume d’Ambre, issue d’une fratrie qui se déchire pour conquérir le trône. Mais qu’est ce qu’Ambre ? Sa rencontre avec son frère Random va vite lui permettre de le savoir, et de traverser au passage les mondes d’Ombre.

Assez bizarrement, je n’ai pas du tout été emballée par cette lecture, alors que je pense aimer la fantasy.
Je l’ai trouvé à la fois long, malgré ses 250 pages, et trop laconique sur certains passages… Ça donne un effet brouillon par moment assez désagréable. Le récit à la première personne et la vue subjective des situations justifient pourtant cela… mais non ! Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’univers, à me projeter dans ce monde onirique. Ça vient peut être aussi du mélange monde magique, médiéval et contemporain, qui m’a rendu ardue la représentation des scènes.
Côté des personnages, je n’ai pas accroché du tout sur Corwin, ni aucun autre protagoniste. Je n’ai rien contre les personnages arrogants comme lui, mais celui-ci manque totalement de charisme je trouve.

Bref, je suis assez déçue, car j’avais envie de découvrir cette saga… Un gros bof !
Le seul truc qui sauve ce roman, c’est qu’à la fin, j’avais envie de savoir si ce pauvre Corwin allait réussir à regagner son trône. Mais de là a me dire que je lirai le deuxième tome… 😡

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« Chien du heaume » de Justine Niogret

Chien du heaumeIls sont assez rares, les romans où on trouve une héroïne et non un héros… Et ils sont encore plus rares ceux où j’apprécie vraiment ces protagonistes féminins. Bonheur, Chien du heaume est de ces livres ! Et en plus, il est écrit par une auteur française (cocorico !)… Une belle surprise inspirée, ou plutôt dirigée par mes challenge de l’année : le challenge ABC des littératures de l’imaginaire et le challenge Petit BAC 2014 (pour la ligne « animal »).

Chien du heaume est une mercenaire qui sillonne le pays et prête son bras armé pour survivre. Cette vie elle ne l’a pas vraiment choisie, mais si elle continue à voyager sans attaches, c’est pour réaliser sa quête personnelle : découvrir quel est son véritable nom ! En effet, Chien du heaume est celui qu’elle a adopté sur les champs de batailles… pas celui que ses parents lui ont donné. Grâce à ce nom, elle saura qui était son père qui est mort, dans quel pays elle est née… Bref, quelles sont ses origines. Le seul indice qu’elle possède, sa hache de combat, gravée de serpents entrelacés, que son père lui a laissé.
Sa quête va la mener vers Bruec, le chevalier Sanglier, et son château caché dans les brumes… Elle qui n’a pas d’attaches va trouver en lui un ami. Mais va-t-elle sacrifier la quête d’une vie entière pour rester auprès de lui ? Quelles aventures l’attendent ?

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce récit, c’est l’équilibre entre heroic fantasy et univers médiéval… On s’y croirait vraiment ! Les élément fantastiques sont peu nombreux, mais donnent un petit côté conte traditionnel à cette histoire. Côté ambiance, j’ai eu l’impression d’être dans le manga Berserk par moment (le début). Des combats, du sang, des démons, des descriptions d’armes et armures réalistes… Ça tatane !
La galerie de personnages est très convaincante… J’ai beaucoup aimé Chien du heaume, une femme pas très jolie, obsédée par son nom et le combat. Bruec le chevalier, Regehir le forgeron, Iyinge le jeune guerrier… Ces personnages lui font un groupe d’amis bien sympathiques. Mais le mieux, se sont les méchants, tels Noalle, la méchante jeune épouse de Bruec, même pas nubile mais déjà pleine de haine et de fiel. A notre première rencontre avec ce personnage, on ne souhaite plus alors que la voir souffrir !

Une bonne découverte… En même temps je ne prenais pas de risques : ce roman a eu plusieurs prix, dont le Grand prix de l’Imaginaire 2010 !
Je vous le conseille donc, fans de fantasy ou non ! Pour ma part je me met de côté dans ma liste d’envies Mordre le bouclier, la suite des aventures de notre guerrière 🙂

challenge de l'imaginaire ABC 2014

Challenge petit bac 2014

« Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour » de S.G. Browne

omment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amourÇa faisait un moment que je n’avais pas lu un roman de zombies… Depuis Vivants je crois bien ! Grâce au partenariat Folio de la rentrée, j’ai pu découvrir Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour de S.G. Browne, paru en 2013, une histoire très sympathique, un brin gore, mais qui surtout nous montre les zombies sous un autre angle que celui que les films d’horreur nous servent habituellement.

Deux jours après sa mort dans un accident de la route, Andy, 34 ans, s’est réveillé… Il est devenu un mort-vivant, un zombie, comme une infime minorité de ceux qui trépassent depuis des siècles.
Mais aujourd’hui aux États-Unis comme ailleurs, les zombies ne peuvent plus se cacher. Comme tous ceux de son espèce il n’a plus aucun droits, juste celui d’exister, pour peu qu’il ne fasse pas de vagues.
Obligé de vivre dans la cave de chez ses parents, son odeur putride et son aspect peu ragoûtant n’aident pas aux bonne relations familiales… pourtant il souhaiterait pouvoir s’intégrer et vivre comme avant ! La nourriture n’a plus de saveur pour lui, il a perdu ses cordes vocales, ses amis l’ont abandonné, sa fille croit qu’il est mort… Ses seuls loisirs : regarder la télé et assister aux réunions de son groupe de soutien zombie. Ici il peut se faire des amis comme lui, qui se décomposent lentement et passivement à l’abri des regards de la société.
Mais leur quotidien va changer le jour où ils rencontreront le zombie Ray, et sa viande de chevreuil en bocaux…

Malgré ce que j’ai pu croire un peu au début, on n’est pas dans de la bit-lit zombiesque à la Twilight et ses vampires végétariens… Mais plutôt dans un roman qui emprunterait à la série True Blood.
Les zombies existent depuis toujours et sont une minorité visible de la société, dénuée de droits. Ils pourrissent lentement dans leurs familles si celle-ci veut encore d’eux, ou servent de mannequins de tests pour la sécurité routière, de cobaye dans les fermes des cadavres… s’ils ne sont pas démembrés par des étudiants bourrés. La violence envers les zombies est à la limite du soutenable !
Pour éviter de se décomposer trop vite, ils mangent des produits de beauté remplis de formol, mais bizarrement ils ne dévorent pas d’humains… très « veggie » non ? 😉
Mais le jour où ils découvrent les vertus curatives de la viande humaine, de « respirants », leur point de vu sur leur existence va changer peu à peu… Fini de se laisser faire, il vont prendre leur non-vie en main !
Mais c’est bien le combat pour leur reconnaissance et leur droit d’exister que nous suivons ici, entre les groupes de soutien, les pétitions, manifestions pour les droits civiques…
Forcément le parallèle avec le combat de Rosa Parks et des afro-américains dans les années 50 est évident… la référence est même déclarées ouvertement et sert de fil conducteur à toute l’histoire. Peut-être trop systématique, mais dans un roman d’anticipation comme celui-ci, l’enfonçage du clou passe pas si mal.

Une lecture pas prise de tête donc, très accessible, et finalement assez moral malgré le cannibalisme ambiant… En tout cas j’ai apprécié cette histoire et ces personnages.
Merci à Folio pour ce partenariat !
Et au passage, une lecture pour mon challenge Petit BAC 2014, section « Sphère familiale ».

Challenge petit bac 2014

« Magical girl of the end, tome 1  » de Kentarô Satô

Magical girl of the end tome 1Pour mon anniversaire plus un mois (je déteste les fêtes à date fixe), La chèvre grise – qui me connait bien – m’a dégotée une histoire de zombies un peu décalée au format manga ! Un shonen plein d’action et trash comme tout, qui m’a fait passer un bon moment dans le métro !

Au lycée, Kii Kogami à l’impression que toutes ses journées se ressemblent. Toujours les mêmes blagues entre amis, toujours les mêmes cours, … Cette monotonie l’ennui. Mais pour son plus grand malheur, sa routine quotidienne va être perturbée par une étrange petite fille en cosplay kawaii, qui répète sans cesse « Magicaaal… ». Grâce à son arme qui ressemble à une masse futuriste, elle tue, pulvérise, atomise toute sa classe, ses amis, ses profs, bref, presque tous les élèves de son lycée ! Et pour ne rien arranger, toutes les personnes mortes par la main de la Magicaal-girl deviennent des mort-vivant en jupette, aussi dangereux et assoiffés de sang que  leur créatrice !
Une poignée de survivants arrivent à se calfeutrer dans une pièce et montent un plan pour sortir … mais est-ce qu’à l’extérieur, ils trouveront de l’aide ?

Bon, concrètement on n’est pas dans du Walking Dead… Ce n’est pas l’histoire de survie du siècle, mais le bouquin est efficace : ça bouge tout le temps, des têtes qui sautent, des giclées de sang, des scènes bien gores par moment… quelques petites culottes et décolletés plongeants pour les fans aussi…  Bref, classique, mais avec une touche d’originalité.
Les dessins sont pas mal, on a un vrai mélange de genre entre les personnages shonen ordinaires, les magical-girl kawaii, et les scènes gores lacérées sur le papier… Ça fonctionne bien !

magical_girl_planche

Ce que je me demande toujours avec ce genre d’histoire, c’est si l’auteur à une volonté de dénoncer quelque chose ou pas… Une gamine kawaii en cosplay qui butte tout ce qui passe autour d’elle : doit-on y voir une critique de la société de consommation de pop-culture au Japon où le petit et mignon est omniprésent, au risque de décérébrer sa jeunesse ?
Ou alors on ne doit rien y voir de plus qu’une histoire de zombies ! 😀

Maintenant, je n’ai plus qu’à aller m’acheter le second volume, histoire de voir ce qui vaarriver au petit groupe de survivants 😉