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« Batman : Killing Joke » d’Alan Moore et Brian Bolland

Killing jokePour retrouver un comics en France en magasin, avec le jeu des éditions françaises ayant une traduction un peu aléatoire ou des rééditions par deux voir trois éditeurs, c’est parfois la galère… Rien que cette BD a connu en France cinq éditions (avec comme titre Souriez, Rire et mourir, The killing joke, et finalement Killing Joke…).
Enfin, on fini quand même par mettre la main dessus (merci Internet !). Cette dernière édition d’Urban Comics (filiale de Dargaud qui édite DC comics en France) a presque le même titre que l’originale de 1988 (The killing joke) et bénéficie de la re-colorisation de l’édition américaine de 2007.

Le Joker s’est encore enfui de l’asile d’Arkham, et Batman va devoir remettre la main sur ce dangereux psychopathe.
Pendant que l’homme chauve-souris se pose des questions sur le combat qui les oppose depuis des dizaines d’années, le Joker prépare sa petite fête… Une vengeance contre la normalité, qui aura lieu dans un parc d’attraction désaffecté !

Cet épisode en one-shot de Batman nous présente sur une quarantaine de pages la dichotomie entre Batman et le Joker, mais aussi ce qui les rapprochent. Le récit est entre-coupé de flashback sur les origines du Joker : pourquoi il a basculé dans le crime, comment il est devenu Red Hood le voleur masqué, puis le Joker.
Donc il n’y a pas à se tromper, il s’agit bien d’une BD où le personnage central est le Joker, et Batman un personnage secondaire… Ce qui n’est pas pour me déplaire !
C’est d’ailleurs pour moi le principal intérêt du livre avec le dessin de Bolland et ses nouvelles couleurs ! Son Joker est ultra expressif, on en vient à l’apprécier par moment… avant de le revoir plonger dans son habituelle folie !
Dans cet épisode, se sont James et Barbara Gordon (l’ancien inspecteur et Batgirl) qui vont faire les frais de la vengeance du Joker, dans une scène digne d’un freak-show sous acides !

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A noter en bonus une autre histoire autour de l’univers de Batman par Brian Bolland au scénario et au dessin : Un homme parfait, qui questionne sur la possibilité de faire le bien si on a jamais tenté de faire le mal…

Une album sympa et rapide à lire… Alan Moore, le génial scénariste de The Watchmen, From Hell, Swamp Thing pour ne citer que ceux-là, l’a souvent renié. Mais franchement je ne le trouve pas si mal !
A découvrir pour les fans de super-vilains et de Batman !

Je vais profiter de cette lecture pour remplir ma première case du challenge Petit BAC 2015, catégorie « mort » !

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« Contes à l’encre de la nuit » de Thomas Owen

Contes à l'encre de la nuitContes à l’encre de la nuit de Thomas Owen… ce livre doit être dans ma liste à lire depuis bien 3 ans. Des écrivains dans le domaine du fantastique, dont le nom commence par la lettre O, ça ne courent pas tant les rues que cela !
Enfin, voilà c’est fait ! J’ai acheté, lu et refermé ce recueil de nouvelles parues entre 1945 et 1966, qui oscillent entre fantastique et épouvante. Et je crois qu’il ne va pas me laisser un souvenir impérissable…

Pour faire simple, la majorité de ces courtes nouvelles tournent autour d’histoires de fantômes, du point de vue de témoins de ces phénomènes paranormaux. Dans leur quotidien, que ce soit lors de promenade ou dans une maison, ils vont faire une rencontre ou découvrir un fait perturbant… qui va s’avérer après enquête être un esprit en errance (surprise !).

Après avoir lu des monuments du fantastique et de l’horreur (Lovecraft, Edgar Alan Poe, Hawthorne, H. G. Wells…), où la tension monte crescendo dans une ambiance toujours plus sombre, et où les idées mêmes d’apparitions spectrales glacent le dos… Ben ici je suis restée sur ma faim ! C’est bien écrit, on sent une pointe d’humour et tout… mais franchement, quel ennui !

J’aurai du me fier à l’édition : Zone J de Mijade est la collection pour jeunes ados de 9 à 15 ans. Ben, voilà, tout s’explique ! Je suis tombée sur de la littérature pour enfants… Enfin je ne voudrais pas dire, mais à cet âge j’avais lu Le Horla et Les contes de la Bécasse de Maupassant, quand même plus flippants… de mémoire 😉

Bref, vite lu, vite oublié ! Pas franchement mauvais, mais vraiment pas essentiel pour moi !
Heureusement, il me permet de remplir mon objectif pour le Challenge ABC des Littératures de l’Imaginaire.

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Les neuf princes d’Ambre » de Roger Zelazny

Les neuf princes d'AmbreLes neuf princes d’Ambre, premier volume du cycle du même nom, fais figure de grand classique de la fantasy. La série a débuté en 1970, et a encore cours aujourd’hui malgré la mort de Zelazny (oui, c’est bizarre).
Pour le challenge ABC des littératures de l’imaginaire, c’était parfait pour ma lettre Z, comme vous vous en doutez 😉

Un homme se réveille à l’hôpital, plâtré… Que lui est-il arrivé ? Il ne se souvient de rien, même pas de son nom… Un accident de la route et puis plus rien. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’est pas vraiment blessé… Il s’échappe donc de sa chambre et en profite pour rechercher qui l’a fait interner. Une certaine Flora, qui semble être sa sœur, paye pour son séjour. Il décide donc de la retrouver chez elle dans le but d’en apprendre plus sur son identité réelle, mais sans lui montrer qu’il est devenu amnésique.
Il ne va pas être déçu du voyage : il apprend son vrai nom, Corwin, et découvre qu’il est un des neuf princes du royaume d’Ambre, issue d’une fratrie qui se déchire pour conquérir le trône. Mais qu’est ce qu’Ambre ? Sa rencontre avec son frère Random va vite lui permettre de le savoir, et de traverser au passage les mondes d’Ombre.

Assez bizarrement, je n’ai pas du tout été emballée par cette lecture, alors que je pense aimer la fantasy.
Je l’ai trouvé à la fois long, malgré ses 250 pages, et trop laconique sur certains passages… Ça donne un effet brouillon par moment assez désagréable. Le récit à la première personne et la vue subjective des situations justifient pourtant cela… mais non ! Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’univers, à me projeter dans ce monde onirique. Ça vient peut être aussi du mélange monde magique, médiéval et contemporain, qui m’a rendu ardue la représentation des scènes.
Côté des personnages, je n’ai pas accroché du tout sur Corwin, ni aucun autre protagoniste. Je n’ai rien contre les personnages arrogants comme lui, mais celui-ci manque totalement de charisme je trouve.

Bref, je suis assez déçue, car j’avais envie de découvrir cette saga… Un gros bof !
Le seul truc qui sauve ce roman, c’est qu’à la fin, j’avais envie de savoir si ce pauvre Corwin allait réussir à regagner son trône. Mais de là a me dire que je lirai le deuxième tome… 😡

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« Chien du heaume » de Justine Niogret

Chien du heaumeIls sont assez rares, les romans où on trouve une héroïne et non un héros… Et ils sont encore plus rares ceux où j’apprécie vraiment ces protagonistes féminins. Bonheur, Chien du heaume est de ces livres ! Et en plus, il est écrit par une auteur française (cocorico !)… Une belle surprise inspirée, ou plutôt dirigée par mes challenge de l’année : le challenge ABC des littératures de l’imaginaire et le challenge Petit BAC 2014 (pour la ligne « animal »).

Chien du heaume est une mercenaire qui sillonne le pays et prête son bras armé pour survivre. Cette vie elle ne l’a pas vraiment choisie, mais si elle continue à voyager sans attaches, c’est pour réaliser sa quête personnelle : découvrir quel est son véritable nom ! En effet, Chien du heaume est celui qu’elle a adopté sur les champs de batailles… pas celui que ses parents lui ont donné. Grâce à ce nom, elle saura qui était son père qui est mort, dans quel pays elle est née… Bref, quelles sont ses origines. Le seul indice qu’elle possède, sa hache de combat, gravée de serpents entrelacés, que son père lui a laissé.
Sa quête va la mener vers Bruec, le chevalier Sanglier, et son château caché dans les brumes… Elle qui n’a pas d’attaches va trouver en lui un ami. Mais va-t-elle sacrifier la quête d’une vie entière pour rester auprès de lui ? Quelles aventures l’attendent ?

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce récit, c’est l’équilibre entre heroic fantasy et univers médiéval… On s’y croirait vraiment ! Les élément fantastiques sont peu nombreux, mais donnent un petit côté conte traditionnel à cette histoire. Côté ambiance, j’ai eu l’impression d’être dans le manga Berserk par moment (le début). Des combats, du sang, des démons, des descriptions d’armes et armures réalistes… Ça tatane !
La galerie de personnages est très convaincante… J’ai beaucoup aimé Chien du heaume, une femme pas très jolie, obsédée par son nom et le combat. Bruec le chevalier, Regehir le forgeron, Iyinge le jeune guerrier… Ces personnages lui font un groupe d’amis bien sympathiques. Mais le mieux, se sont les méchants, tels Noalle, la méchante jeune épouse de Bruec, même pas nubile mais déjà pleine de haine et de fiel. A notre première rencontre avec ce personnage, on ne souhaite plus alors que la voir souffrir !

Une bonne découverte… En même temps je ne prenais pas de risques : ce roman a eu plusieurs prix, dont le Grand prix de l’Imaginaire 2010 !
Je vous le conseille donc, fans de fantasy ou non ! Pour ma part je me met de côté dans ma liste d’envies Mordre le bouclier, la suite des aventures de notre guerrière 🙂

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Challenge petit bac 2014

« Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour » de S.G. Browne

omment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amourÇa faisait un moment que je n’avais pas lu un roman de zombies… Depuis Vivants je crois bien ! Grâce au partenariat Folio de la rentrée, j’ai pu découvrir Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour de S.G. Browne, paru en 2013, une histoire très sympathique, un brin gore, mais qui surtout nous montre les zombies sous un autre angle que celui que les films d’horreur nous servent habituellement.

Deux jours après sa mort dans un accident de la route, Andy, 34 ans, s’est réveillé… Il est devenu un mort-vivant, un zombie, comme une infime minorité de ceux qui trépassent depuis des siècles.
Mais aujourd’hui aux États-Unis comme ailleurs, les zombies ne peuvent plus se cacher. Comme tous ceux de son espèce il n’a plus aucun droits, juste celui d’exister, pour peu qu’il ne fasse pas de vagues.
Obligé de vivre dans la cave de chez ses parents, son odeur putride et son aspect peu ragoûtant n’aident pas aux bonne relations familiales… pourtant il souhaiterait pouvoir s’intégrer et vivre comme avant ! La nourriture n’a plus de saveur pour lui, il a perdu ses cordes vocales, ses amis l’ont abandonné, sa fille croit qu’il est mort… Ses seuls loisirs : regarder la télé et assister aux réunions de son groupe de soutien zombie. Ici il peut se faire des amis comme lui, qui se décomposent lentement et passivement à l’abri des regards de la société.
Mais leur quotidien va changer le jour où ils rencontreront le zombie Ray, et sa viande de chevreuil en bocaux…

Malgré ce que j’ai pu croire un peu au début, on n’est pas dans de la bit-lit zombiesque à la Twilight et ses vampires végétariens… Mais plutôt dans un roman qui emprunterait à la série True Blood.
Les zombies existent depuis toujours et sont une minorité visible de la société, dénuée de droits. Ils pourrissent lentement dans leurs familles si celle-ci veut encore d’eux, ou servent de mannequins de tests pour la sécurité routière, de cobaye dans les fermes des cadavres… s’ils ne sont pas démembrés par des étudiants bourrés. La violence envers les zombies est à la limite du soutenable !
Pour éviter de se décomposer trop vite, ils mangent des produits de beauté remplis de formol, mais bizarrement ils ne dévorent pas d’humains… très « veggie » non ? 😉
Mais le jour où ils découvrent les vertus curatives de la viande humaine, de « respirants », leur point de vu sur leur existence va changer peu à peu… Fini de se laisser faire, il vont prendre leur non-vie en main !
Mais c’est bien le combat pour leur reconnaissance et leur droit d’exister que nous suivons ici, entre les groupes de soutien, les pétitions, manifestions pour les droits civiques…
Forcément le parallèle avec le combat de Rosa Parks et des afro-américains dans les années 50 est évident… la référence est même déclarées ouvertement et sert de fil conducteur à toute l’histoire. Peut-être trop systématique, mais dans un roman d’anticipation comme celui-ci, l’enfonçage du clou passe pas si mal.

Une lecture pas prise de tête donc, très accessible, et finalement assez moral malgré le cannibalisme ambiant… En tout cas j’ai apprécié cette histoire et ces personnages.
Merci à Folio pour ce partenariat !
Et au passage, une lecture pour mon challenge Petit BAC 2014, section « Sphère familiale ».

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« Magical girl of the end, tome 1  » de Kentarô Satô

Magical girl of the end tome 1Pour mon anniversaire plus un mois (je déteste les fêtes à date fixe), La chèvre grise – qui me connait bien – m’a dégotée une histoire de zombies un peu décalée au format manga ! Un shonen plein d’action et trash comme tout, qui m’a fait passer un bon moment dans le métro !

Au lycée, Kii Kogami à l’impression que toutes ses journées se ressemblent. Toujours les mêmes blagues entre amis, toujours les mêmes cours, … Cette monotonie l’ennui. Mais pour son plus grand malheur, sa routine quotidienne va être perturbée par une étrange petite fille en cosplay kawaii, qui répète sans cesse « Magicaaal… ». Grâce à son arme qui ressemble à une masse futuriste, elle tue, pulvérise, atomise toute sa classe, ses amis, ses profs, bref, presque tous les élèves de son lycée ! Et pour ne rien arranger, toutes les personnes mortes par la main de la Magicaal-girl deviennent des mort-vivant en jupette, aussi dangereux et assoiffés de sang que  leur créatrice !
Une poignée de survivants arrivent à se calfeutrer dans une pièce et montent un plan pour sortir … mais est-ce qu’à l’extérieur, ils trouveront de l’aide ?

Bon, concrètement on n’est pas dans du Walking Dead… Ce n’est pas l’histoire de survie du siècle, mais le bouquin est efficace : ça bouge tout le temps, des têtes qui sautent, des giclées de sang, des scènes bien gores par moment… quelques petites culottes et décolletés plongeants pour les fans aussi…  Bref, classique, mais avec une touche d’originalité.
Les dessins sont pas mal, on a un vrai mélange de genre entre les personnages shonen ordinaires, les magical-girl kawaii, et les scènes gores lacérées sur le papier… Ça fonctionne bien !

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Ce que je me demande toujours avec ce genre d’histoire, c’est si l’auteur à une volonté de dénoncer quelque chose ou pas… Une gamine kawaii en cosplay qui butte tout ce qui passe autour d’elle : doit-on y voir une critique de la société de consommation de pop-culture au Japon où le petit et mignon est omniprésent, au risque de décérébrer sa jeunesse ?
Ou alors on ne doit rien y voir de plus qu’une histoire de zombies ! 😀

Maintenant, je n’ai plus qu’à aller m’acheter le second volume, histoire de voir ce qui vaarriver au petit groupe de survivants 😉

« Ainsi naissent les fantômes » de Lisa Tuttle

Ainsi naissent les fantomesComme souvent ces derniers temps, mon partenariat avec Folio m’a surpris et m’a permis de faire une chouette découverte… Une auteure américaine que je ne connaissais absolument pas, Lisa Tuttle.
Ce recueil de nouvelles, datant des années 80 jusqu’au début des années 2000, m’ont donné un aperçu du style de cette écrivain… Et j’ai été emballée ! Une plume légère, des cadres poétiques, et la vie quotidienne des protagonistes qui basculent dans le fantastique. Tout ce qu’il faut pour m’accrocher et me donner envie d’en lire encore plus !

J’ai été happée dès la première nouvelle, Rêves captifs, si noire… L’histoire d’une petite fille kidnappée et enfermée dans un placard, qui va un jour réussir sortir de sa geôle telle Alice en ouvrant une trappe habituellement impraticable.
Le Remède est assez conceptuel, un virus qui annihile la possibilité de parler… Qui n’est pas sans me rappeler la bombe iconique de l’Anamnèse de Lady Star ! Décidément, je n’ai pas fini d’en parler, de ce roman !
Ma pathologie mêle ésotérisme, sciences et fantastique avec brio… et met en scène des situation de prégnation assez perturbantes.
Mine de rien, Le vieux Mr. Boudreaux m’a touché, pas tant pour la situation que pour sa principale protagoniste avec lequel je me suis senti en phase… C’est bizarre comme sensation, que de lire ligne après ligne la description et les pensées d’un personnage et de se dire « Tiens, j’aurais pu dire ça, ou être ça… ».

Certaine m’ont moins plu forcément, comme La fiancé du dragon, peut-être un peu trop symbolique. Le récit tourne autour des craintes d’une jeune femme de se voir retourner chez sa tante en Angleterre, car elle a eu un trou noir lors de sa dernière visite là bas quand elle était enfant… Forcément, il a du se passer des choses bizarres… mais peut-être trop étranges du coup !

J’aime beaucoup les différents personnages de ces nouvelles, qui devraient avoir peur de ce qu’ils voient et vivent, mais l’acceptent presque naturellement. En effet, les situations quotidiennes se trouvent mise en décalage à un moment… un truc bizarre arrive, et nous fait tout de suite rentrer dans un univers fantastique. Le format court est pas mal finalement, même si j’aurais parfois aimer en savoir plus ! La concision de nouvelle permet de moins tourner autour du pot, de vraiment voir quand se passe la cassure entre le monde « normal » et « irréel ».
J’ai noté une grande importance de la maison dans cette anthologie, ainsi que des rêves… et on ne voit pas de fantômes comme on peut l’imaginer (ces machins phosphorescents qui viennent embêter les vivants). Quand on y pense, c’est peut être effectivement l’addition de ces deux choses, le lieu de vie structuré pétri d’habitudes et notre imagination débridée, qui donne naissance à ces fameux fantômes que le titre nous livre, et que nous créons…

Bref, un excellent recueil de nouvelles fantastiques, qui me donnent envie d’en connaître plus de cette auteure… Et si je vous dit qu’elle a écrit avec George R. R. Martin Elle qui chevauche les tempêtes, ça ne peut présager que du bon 😀

En plus bonne nouvelle pour mon challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire, je peux cocher la lettre T ! 🙂

Merci Folio pour cet excellent ouvrage !

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« Armageddon Rag » de George R.R. Martin

Armageddon RagFan de la série TV Game of Thrones, je suis affligée de ce sombre secret : je n’ai jamais lu un seul livre de George R.R. Martin, surnommé le Tolkien américain… Quelle honte !
Mais grâce à Folio et son partenariat je peux maintenant avancer fièrement dans la vie ! Oui, j’ai lu un des premier roman de Martin ! Oui, j’ai aimé me plonger dans cet univers rock ! Oui, j’aime les histoires fantastiques ! Oui, j’ai adoré Armageddon Rag !

Écrivain new-yorkais tentant d’écrire son troisième roman, Sandy Blair a tout de l’ancien hippie reconverti dans les années 80 : un super apart, une petite amie jolie et intelligente, un métier qu’il aime, une collection de disque hallucinante…
Mais le passé le rattrappe ! Le rédacteur en chef du « Hedgehog », son ancien journal, lui demande d’enquêter et d’écrire un article sur l’assassinat du célèbre impresario Jamie Lynch… Qui était le manager du plus grand groupe de rock de la fin des années 60, les Nazgûls ! Une aubaine pour Sandy qui va pouvoir sillonner les Etats-Unis à la recherche des membres encore vivants du groupe… l’occasion de rencontrer au passage d’anciens amis révolutionnaires et se remémorer cette époque du flower-power.
Mais la mort de Jamie Lynch est loin d’être un simple meurtre : il a été retrouvé le coeur arraché de sa poitrine ! Et est-ce un hasard si son enquête sur la mort de celui-ci et ses conversation avec ses anciens camarades le ramènent toujours vers ce nom : Edan Morse ? Y-a t’il un rapport entre lui, la mort de Lynch, et celle du chanteur des Nazgûls, abattu sur scène à West Mesa ?

Le voyage d’Est en Ouest de Sandy rappelle les grandes épopées américaines ou plus récemment la migration de la jeunesse américaine vers la Californie… Sauf que là, on est dans les années 80 : le cynisme et la noirceur sont de mise. Ses rencontres chapitre après chapitre avec les protagonistes de sa jeunesse – rockeurs, ennemis ou amis – on souvent un goût de nostalgie et d’amertume. Mais on n’est pas juste devant un roman biographique, mais bien dans un univers où des forces ténébreuses s’affrontent : le fantastiques imprègnent chacun de ces chapitre, et on se demande jusqu’à la fin ce qui va se passer, afin d’enfin lever le voile sur qui est l’assassin du chanteur des Nazgûls, de Jamie Lynch… et de bien d’autres !
J’ai eu l’impression de vivre un vrai voyage au travers les États-Unis et son histoire avec ces personnages : l’été de l’Amour, les révolutions inéluctables suite à l’immobilisme de l’Etat face à la guerre du Viêt-Nam, les manifestations et les heurts parfois sanglants… Et surtout beaucoup, beaucoup de musique ! L’ambiance des concerts est superbement retranscrite… Je n’avais qu’une envie à la lecture de ces lignes : que les Nazgûls existent pour écouter leur disques !

Ce roman n’est pas nouveau nouveau : il a été édité aux USA en 1983, 13 ans avant le premier opus du Trône de fer ! Un roman de jeunesse, en somme ? :p
Je me suis donc amusée à chercher des parallèle avec l’univers fantasy du Trône de fer, mais à part des prénom je n’en vois pas… Il y a forcément pas mal de liens avec l’univers de Tolkien avec le nom du groupe « Les Nazgûls », celui du chanteur Hobbins le Hobbit, et de leur impresario Jamie « Sauron » Lynch… mais ça s’arrête là.
C’est peut être plus dans la Bible et dans le livre de l’Apocalypse qu’il faut chercher des références… Mais à la lecture du titre vous aviez du vous en douter 😉

coup de coeurMaintenant je comprend mieux le culte que certains vouent à George R.R. Martin : ce livre est vraiment bien écrit ! On est tout de suite plongé dans l’histoire, l’univers est très prenant, on apprend des choses sur l’histoire des contres-cultures des années 60-70 et à partir de là sur notre histoire contemporaine… J’ai vraiment adoré !
Que pourrais-je dire de plus ? C’est un vrai coup de cœur ! Lisez le de toute urgence si vous avez envie de sentir vos cheveux pousser et vos oreilles saigner ! 😀

Merci à Folio une fois de plus pour ce partenariat !

Et pour finir, je note ce roman dans le challenge ABC – Littératures de l’imaginaire.

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« Malpertuis » de Jean Ray

MalpertuisÇa faisait un moment que j’attendais une occasion de lire un roman du maître du fantastique belge, Jean Ray… Depuis 2010 pour être précise : j’avais découvert cet auteur lors du challenge belge, mais je n’avais pas pris le temps de lire une de ses œuvres. C’est chose faite maintenant, avec Malpertuis, roman édité en 1943, qui fais figure de classique dans le genre des histoires de maisons maudites ! Grâce au challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire, j’avance enfin en profondeur dans ma PAL 😉

Le narrateur et éditeur de cet ouvrage a compilé plusieurs textes qu’il a retrouvé dans un monastère, et qui traitent de la maison de Malpertuis et des mystères qui l’entourent… Cette demeure semble être hantée par des créatures démoniaques !
Le coeur de ce recueil, c’est surtout le récit du jeune Jean-Jacques Grandsire… Et son histoire fait froid dans le dos ! Lui et sa famille élargie héritent du grand-oncle Cassave de la lugubre maison de Malpertuis… Mais a une condition : toute la famille doit venir vivre dans cette demeure. Le dernier couple vivant dans ces murs héritera de la fortune du richissime oncle… En revanche celui qui quittera la maisonnée n’aura le droit à rien !
Très rapidement, l’ambiance familiale devient pesante, et pour ne rien arranger des esprits malins effraient ses habitants : bruits dans le grenier, bougies qui s’éteignent toutes seules… D’où viennent ces créatures ? Qui seront les deux survivants de cette étrange famille ? Pourquoi Cassave a tant insisté pour que tous viennent vivre à Malpertuis ?

Si l’histoire peut sembler classique au premier abord, comme toute histoire de maison hantée, la manière dont le récit est construit par succession de témoignages et sa conclusion inattendue en font un roman clé du genre !
On est vite pris dans cette histoire sombre, et on essaye de deviner la nature de Malpertuis et de ses démons… Le passage d’un narrateur à l’autre permet de suivre l’histoire dans sa globalité, et rend le récit plus dynamique.
En bref, j’ai passé un bon moment avec ce livre, qui n’est pas sans rappeler l’ambiance gothique des romans de Edgar Alan Poe ou de H. P. Lovecraft !

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« Le Sabre de Sang, tome 2 : Histoire de Kardelj Abaskar » de Thomas Geha

Le sabre de sang tome 2Retour dans l’univers fantasy des Sept Royaume avec le second et dernier tome du Sabre de Sang de Thomas Geha, après un premier volume qui m’avait bien plu !

Plusieurs années ont passé depuis le voyage vers la liberté de Tiric et Kardelj… qui s’est terminé sur une falaise par le meurtre de Kardelj et de sa compagne, par un Tiric armé du Sabre de Sang.
Depuis, Tiric est devenu l’empereur des Sept Royaumes : la magie du sabre lui a permis de soumettre toutes les contrées et tous les peuples… Même les Qivhviens, ce peuple d’homme-lézards rencontré dans le premier tome !
Mais Kardelj a survécu grâce à son Fâps, un parasite logé dans son dos qui l’aide à guérir… Et à son réveil une petite surprise l’attendait, un enfant, son fils, né comme par magie.
Sur les océans où il sera pirate, puis dans les caravanes du peuple de voyageurs Carmintrao, son désir de protéger les siens et de vivre heureux sera pour Kardelj une motivation encore plus puissante que son désir de vengeance… Mais cela suffira-t-il à se débarrasser de la menace du tyran Tiric et de son armée de soldats de sang, totalement dévoués à sa cause ?
Kardelj arrêtera-t-il Tiric et sa soif de pouvoir ? Comment pourra-t-il le battre, lui qui est protégé par la magie ? Quelles sont les véritables forces à l’œuvre dans cette histoire ? Voilà quelques questions qui trouveront une réponse dans cette seconde partie du diptyque du Sabre de Sang !

Si j’ai retrouvé avec plaisir Kardelj, compagnon de Tiric laissé pour mort à la fin du premier tome, j’ai eu un peu plus du mal rentrer dans l’histoire. Ce second volet est moins « pulp » que le premier, peut être un peu plus complexe… Il faut dire que le personnage de Kardelj est un peu plus nuancé que Tiric, avec des motivation moins manichéennes (comprendre : il ne pense qu’à poutrer du Qivhvien) et un ego moins surdimensionné (comprendre : ça n’est pas un personnage détestable).
Bref, il faut attendre la seconde partie de ce volet pour que ça commence à dépoter comme j’aime 🙂
Magie, mystères, combats sont alors au rendez-vous… Avec la tant attendu confrontation entre les deux anciens amis, Tiric et Kardelj !
J’ai apprécié la découverte du peuple Carmintrao, sortes de gitans des Sept Royaumes, qui ont leurs culture bien a eux… Et plus particulièrement leur protecteur /demi-dieu : un homme du clan masqué depuis sa naissance… Et nommé fort justement Le Masque. Ce personnage subtil sait se montrer ferme avec ses ennemis… mais digne de confiance envers les siens. Un bon compagnon en perspective pour Kardelj !

Une fin très correcte pour cette saga que j’ai appréciée, qui se termine pas si mal que ça, quoiqu’on en dise ! Et une lecture parfaite pour le challenge Geek 😉
A quand un spin-off avec des Carmintrao ? 🙂

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