Mots-clé : égypte

« La mort n’est pas une fin » d’Agatha Christie

A l’instar de Petite Fleur, je me suis lancée cette semaine dans la lecture de La mort n’est pas une fin d’Agatha Christie, qui en plus d’être un bon roman policier, me permet d’ajouter un ouvrage de cet auteur au challenge Agatha Christie.

Contrairement aux deux autres livres que j’avais déjà lu (Death on the Nile et Le meurtre de Roger Ackroyd), point d’Hercule Poirot, ou d’enquête dans une ambiance bourgeoise au début du 19ème.
Cette fois ci, nous sommes plongés dans l’Egypte Antique (environs 2000 ans avant JC) ! Belle surprise pour moi qui découvre un peu le genre des romans policier, le lieu et la période ont vraiment été emprunt d’exotisme 🙂

On suit dans cette histoire les malheureuses aventures de la famille d’Imhotep, prêtre de Ka au service du temple des Morts. Lorsqu’il ramène dans son domaine sa nouvelle concubine, Nofret, l’ombre de la haine et de la mort commence à planer au dessus de la famille. Ses fils, Yahmose, Sobek, leurs épouses et Ipy, voient en elle une manipulatrice avide, concurrente directe pour récupérer en héritage les terres et possessions de leur père.
Renisenb, fille d’Imhotep, Esa sa grand-mère et leur ami le scribe Hori, regardent de loin la colère monter au coeur de la famille, jusqu’au jour où l’inévitable se produit : Nofret est retrouvée morte. Mais son décès est le début d’une série de morts dans la famille. L’esprit de Nofret se vengerait-il depuis l’au-delà ?

Pas évident d’écrire un roman qui reprends les codes, us et coutumes de l’Egypte ancienne pour créer un vrai roman policier plein de suspens et de rebondissements… Une fois de plus Agatha Christie à fait un coup de maître : comme d’habitude j’ai soupçonné tout le monde, dont un personnage en particulier, pour me planter. Je ne ferais décidement pas une bonne détective 😀
La plongé dans la culture égyptienne ne m’a pas semblée anecdotique : outre les descriptions de bijoux, architectures, plats, mode de vie,… des familles riches de cette époque, elle recontextualise bien l’histoire au milieu de la religion et la philosophie axés vers le culte de la Mort, avec son cortège de divinités…

Un bon roman à lire, simple et rapide, bien ficelé…  A ce rythme là je vais devenir fan d’Agatha Christie 😉

« Death on the Nile » d’Agatha Christie

Nouvelle lecture, pour le challenge Agatha Christie, et en anglais s’il vous plait !

Petite Fleur m’avait promis de me prêter un second livre de la romancière, et j’ai été bien surprise de la voir revenir avec un roman en anglais… Il faut dire que malgré le fait que je lise quelques blogs en anglais, plutôt orientés nouvelles technos, je n’ai jamais lu auparavant un livre intégralement écrit dans la langue de Shakespeare ! Et je ne me serais jamais attaquée de mon plein gré à un pavé de 400 pages comme celui-ci ! Mais voilà, une fois que je l’ai eu, il a bien fallu que je le lise 😉
Mais je me suis surprise moi même : les mots et les tournures de phrases choisies par Agatha Christie sont assez simple, dans un anglais soutenu. Pas de patois ou de mots typiquement américains que j’ai toujours du mal à comprendre… La lecture se fait assez facilement : après une vingtaines de pages, j’ai arrêté d’essayer de traduire intérieurement mot à mot, et j’ai fait en sorte de plutôt de comprendre globalement le sens des phrases, sans m’attarder sur le vocabulaire que je ne connaissais pas.

Mais revenons en au roman, publié en 1937.
Je ne connaissais pas cette histoire bien entendu, et j’ai retrouvé la l’ambiance de ma précédente lecture de l’auteur Le meurtre de Roger Ackroyd : la petite bourgeoisie anglaise du début du XXème siècle, avec des personnages hauts en couleurs, dont bien entendu Hercule Poirot le fameux détective belge (le voir parler en français dans le texte est encore plus sympathique en VO ;))
Le roman est divisé en deux grandes parties. La première assez courte nous présente les personnages, qui ne se connaissent pas tous encore à ce moment de l’histoire. Les personnages principaux sont Linnet Ridgeway, très riche héritière anglaise, sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort et le fiancé de celle-ci, Simon Doyle. Histoire classique et tragique du triangle amoureux : lorsque Jacky (Jacqueline) présente à son amie son fiancé, c’est le coup de foudre entre eux deux…
La seconde partie se déroule quelques mois plus tard : Linnet et Simon se sont mariés, laissant Jacky extrêmement énervée et frustrée… Pour se venger de cet abandon, elle n’a de cesse de poursuivre le couple partout lors de leur long voyage de noce au travers les pays de la côte méditerranéenne, afin de leur mettre sous le nez jour après jour leur trahison.
C’est en Egypte que tous les personnages présentés dans la première partie vont tous se retrouver, sur un bateau de croisière sur le Nil, le Karnak. Linnet et Simon vont participer à cette croisière, toujours poursuivi par Jacqueline… mais on retrouvera aussi Hercule Poirot en vacances au soleil, et un de ses collègue, ainsi qu’une bonne douzaine de personnages britanniques, américains, français…
Bien entendu la croisière ne vas pas être de tous repos : au cours du voyage, un des personnage principaux est retrouvé mort dans sa cabine… et Hercule Poirot va mener son enquête.

Rebondissements, fausse pistes, cheminement intellectuel du détective, mise en avant des séquelles du meurtres au travers d’autres crimes organisé autour des personnages principaux… tout est là pour nous tenir en haleine !
Pendant toute la première moitié du livre, on se demande lequel des 3 personnages va se faire tuer, entre Linnet, Simon ou Jacqueline  ! Ensuite Poirot va devoir enquêter auprès de chaque voyageur, découvrir leurs petits secrets, afin de dévoiler à tous la vérité !
Petit bémol, j’avais deviné qui était le meurtrier (sans découvrir le mode opératoire) avant la fin… Je suis donc beaucoup moins surprise du dénouement que lors de ma lecture du roman Le meurtre de Roger Ackroyd

Mais il n’empêche, j’ai maintenant envie de voir le film tiré de ce livre, mais aussi de lire d’autres roman d’Agatha Christie 🙂

Pour revenir à l’expérience sur le livre en anglais, je me sens capable maintenant de m’attaquer à d’autres ouvrage dans cette langue… et pour le coup, le Kindle qui me rebutait à cause de sa bibliothèque majoritairement anglophone, me tente un peu plus (et au moins j’aurais un dico intégré au terminal..) 🙂