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« Little Brother » de Cory Doctorow

little_brotherDernière lecture pour mes cours Coursera sur la littérature Fantasy et SF, cours qui ont été une super expérience : j’ai découvert plein d ‘auteurs, pu échanger avec d’autres élèves, lu et écrit en anglais, et ai eu le droit à des analyses très intéressantes des œuvres… J’attends mes notes maintenant 😉 !

On termine avec un roman américain assez récent dont je n’avais jamais entendu parler : Little Brother de Cory Doctorow. Ce roman est notifié partout comme littérature jeunesse / ado, mais son propos est suffisamment riche pour être lu par des adultes (un peu comme Hunger Games)
Gros avantage pour sa diffusion, il est paru sous licence Creative Common et est disponible gratuitement au format eBook (en anglais du moins). Pour la version française , il faudra se rabattre sur la version papier, et donc payante…

L’histoire se déroule dans un futur très proche, à San Francisco. Marcus et ses amis sont des ados de 17 ans, un peu geeks, comme beaucoup d’autres : ils aiment se retrouver pour boire un café, jouer à des jeux vidéos, surfer sur le Net… Mais leur vie va changer le jour où des terroristes font sauter le Bay Bridge : immédiatement après l’explosion ils sont raflés avec des centaines d’autres jeunes gens, et amenés dans une prison proche de la ville. Et quelle n’est pas leur surprise de voir que les personnes qui les ont kidnappés ne sont pas des terroristes, mais des membres de la DHS (Department Homeland Security). Après plusieurs jours d’emprisonnement, de torture et d’interrogatoire, ils relâchent la petite troupe… tous sauf Darryl le meilleur ami de Marcus.
Peu à peu, San Francisco se retrouve sous la coupe d’un état policier, mis en place pour contrer les actes terroristes. Mais est-ce bien les terroristes qui font maintenant régner la terreur ?
Malgré la peur et la pression, Marcus va peu à peu mettre en place un réseau Web alternatif, le XNet, qui permettra à ses amis d’échanger en toute sécurité. Mais peu à peu, à vouloir conserver sa liberté, il devient un ennemi de la nation

C’est très sympa de retrouver les quartiers San Francisco et l’ambiance de la ville. La cité hippie et trendy devient peu à peu un vrai enfer de biens pensants : pourquoi avoir peur des contrôle des communications et des déplacements, si on a rien à se reprocher ? Ces questions peuvent paraître un peu faciles, mais on voit qu’un pays peut vite glisser du côté de la dictature si on y prend pas garde.
Le côté révolte numérique prend un sens prémonitoire, surtout après les révolutions arabes, qui ont eu lieu 2 ans après la sortie du roman.
Par son côté très didactique (parfois trop), Cory Doctorow décrypte toutes les tendances politico-digitales actuelles pour les rendre accessibles au moins geeks d’entre nous : le réseau TOR, l’utilisation des puces RFID, le Partie Pirate, la vie d’Alan Turing (mon idole !)… Une sorte de guide du hacker pour les nuls 🙂

Une lecture sympa dans la ligne de 1984 et autres (Big Brother vs. Little Brother !), qui va vous apprendre beaucoup de choses je pense… Et qui en plus est très accessible en anglais !
Et j’en profite pour remplir une case de ma carte du Challenge Geek… le badge « geek » justement 🙂

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« The Left Hand of Darkness » d’Ursula K. Le Guin

The left hand of darknessJe touche à la fin de mes cours Coursera sur la littérature SF et fantasy… Voici mon avant dernière lecture !
Une fois de plus, je découvre un auteur, Ursula K. Le Guin, qui est le premier auteur à se voir décerner pour un roman le prix Hugo (prix des fans de SF) et le prix Nebula (prix de professionnels de la littérature SF) en 1969. Bref, un grand classique que j’ignorais totalement. A noter que ce roman est le sixième du « Cycle de l’Ekumen« .

Genly Aï, habitant de la Terre est envoyé comme représentant de l’Ekumen sur la planète Gethen, glacée et quasi déserte. L’Ekumen est une sorte d’association culturelle et mystique de sociétés humanoïdes basées sur différentes planètes, et leur objectif est de s’associer à de plus en plus de mondes pour former une intelligence collective.
Les habitants de Gethen ont une particularité par rapports aux autres races d’humains : ils sont hermaphrodites… ou plutôt neutre sexuellement. Ils sont androgynes physiquement, mais une fois par mois pendant quelques jours deviennent indifféremment mâle ou femelle.
Genly va devoir se fondre dans cette société, parlementer pour faire accepter son statut d’alien et leur proposer une alliance avec l’Ekumen. Mais si les guerres ouvertes n’existent pas sur cette planète, les batailles politiques et les intérêts personnels risquent de faire des dégâts…

Les différentes idées de l’auteur font de ce roman une fiction très étonnante et qui à mon avis va me rester en mémoire. D’abord le statut asexué des Getheniens, qui peuvent devenir homme ou femme en fonction de leur excitation hormonale tous les 26 jours. Une personne peut porter un enfant un jour, mais être plus tard père d’autres… Pour eux Genly est un pervers, toujours mâle et donc toujours en rut, alors qu’eux n’ont possibilité et désir de rapports sexuel qu’une fois par mois. Qui est vraiment le monstre ?
Le monde glacé est aussi intéressant : on se croirait en Sibérie ! Peu d’agriculture, peu d’animaux sauvages, pas d’insectes ou d’oiseaux volant dans le ciel, des repas frugaux avec peu de viande… Les habitants sont emmitouflés dans des fourrures, ont appris rapidement à ne pas à être exclus du groupe sous peine de mort, sont assez renfermés… Et même leurs mythes sont emprunt de cette imagerie glacée : tout est en noir et blanc, vie et mort, lumière et ombre…

Je l’ai lu en anglais pour une raison que j’ignore encore (j’ai de ces idées des fois :)) : La main gauche de la nuit existe en version française pour ceux que ça peut intéresser. En anglais j’ai un peu galéré… les champs lexicaux utilisés et l’univers fantastique ont rendu cette lecture un peu plus ardue que des précédentes, comme Les Chroniques Martiennes que j’ai trouvé plutôt simples à lire (bon, en même temps je le connais déjà bien en français ce livre).
Du coup j’ai peut être raté des subtilité dans ce roman… Les histoires de querelles politique par exemple me sont un peu passé par dessus la tête par exemple (mais il faut dire que ces thèmes là ne sont pas ma tasse de thé). Mais il m’a tout de même bien plu, tant l’univers est original.

Je le conseille donc aux fans de SF et fantasy, autant de prix pour un roman n’est pas anodin 😉
Je pense que je continuerai par curiosité, à l’occasion et en français, cette série.

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« The Martian Chronicles » de Ray Bradbury

The Martian ChroniclesVoici un de mes livres favoris, que j’ai déjà lu deux ou trois fois en français… et grâce aux cours Coursera de littérature SF et fantasy, cette fois je me lance dans la VO 😉
Une bonne occasion pour faire un post dans ce blog, sur ce petit chef d’œuvre de Ray Bradbury, dont les nouvelles sont parues entre 1945 et 1950 !

Les Chroniques Martiennes est dans mon souvenir ma première expérience avec la SF… à l’école primaire. Nous avions étudié un petit extrait de la nouvelle Août 2026 : Il viendra des pluies douces, où il est question d’une maison abandonnée livrée à des robots ménagers qui font le petits déjeuner, passent l’aspirateur… Très sympa quand on a dix ans, ces petits robots en forme de souris ! Mais quand on le relis adulte, on s’aperçoit que si les robots sont livrés à eux même, c’est parce que l’humanité a été complétement éradiqué de la surface de la Terre suite à une guerre nucléaire… Moins folichon 🙂

En 1999 la première fusée terrienne se pose sur Mars. Après quelques rapports mouvementés avec les martiens, les premiers pionniers viennent s’y installer en 2001… et la tâche leur sera grandement facilitée par le fait que les autochtones ont tous péri suite à une épidémie apportée involontairement par les premiers explorateurs. L’homme, américain, est tout puissant sur cette planète rouge bardée de canaux, où tout reste à faire ! Planter des forêts, construire des villes, peupler ces contrées, nommer les montagnes, créer des entreprises, fonder des foyer, et même ouvrir des cabanes à hot-dogs !
Nous allons suivre la grandeur et la décadence de cette conquête de l’humanité, car si la vie se met en place sur la planète Mars, la guerre fait rage entre les différents pays de la Terre…

Ce qui est agréable avec ce livre, c’est que Bradburry joue avec les clichés et mythes de la conquête martienne… Mais met aussi en valeur des idées originales sur l’exploration et l’annexion de la planète rouge, et plus largement sur le rôle de l’homme dans l’univers.
Entre humour, rire jaune et poésie… j’ai été une nouvelle fois emballée par ma lecture, même si dans l’édition que j’ai lue (celle de 1950 je suppose) il manquait quelques nouvelles par rapport à ma version française de chez Folio. Mais bon, rien de grave !

Ce qui m’a me plait en fait, c’est son art de l’ellipse : il se passe plusieurs mois, plusieurs années entre deux histoires, ce qui nous laisse tout le loisir de s’imaginer comment les choses ont évoluées entre deux. Et surtout de réfléchir sur le statut de l’humain, destructeur forcément, mais parfois et heureusement doué de bons sentiments. Tout n’est pas noir chez Bradbury, il nous averti de nos travers mais laisse une porte ouverte à un peu d’espoir !

coup de coeurUn coup de cœur forcément, même si ça n’est pas une surprise pour moi 😉
Je le recommande très très fortement aux fans de fantastique et SF… Il y a plein de choses à prendre dans ces petites histoires 🙂

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« La Princesse de Mars » d’Edgar Rice Burroughs

princesse_marsSuite de mes lectures pour le cours Coursera sur la littérature SF et fantasy… Autant dire que je ne lis plus que pour ça en se moment !
Une fois de plus, une superbe découverte, avec ce classique de la SF qui m’était totalement inconnu : le premier volet du Cycle de Mars, La Princesse de Mars, d’Edgar Rice Burroughs. Je l’ignorais, mais c’est cet auteur qui est le créateur de Tarzan ! Donc vous vous en douterez, ces romans ne sont pas très récents : 1912 pour ces deux créations… Mais la modernité de son roman fait qu’il pourrait très bien pu être écrit un demi siècle plus tard en mon sens !

John Carter, ancien soldat américain confédéré vivant en Arizona, se retrouve suite à un mauvais coup du sort poursuivi par des Apaches jusque dans une caverne. Laissé pour mort, il est pourtant bien vivant mais ne peut plus bouger… et se retrouve bientôt nu à contempler son propre corps. Il se retrouve alors projeté à travers l’espace pour se retrouver sur Mars, au milieu d’œufs énormes… bientôt rejoint par leurs parents : des créatures humanoïdes vertes, laides et immenses ! John va bientôt apprendre à connaître ces martiens Verts… et même à vivre des aventures palpitantes sur cette planète pour les beaux yeux d’une princesse martienne Rouge

Même si l’histoire frise parfois le cliché, avec John Carte le super-héros doté de capacités dignes de Chuck Norris, j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire !
On ne s’ennuie pas un instant, les personnages sont bien décrit, les gentils nous sont sympathiques et on a envie de voir les méchants souffrir… Et les animaux extra-terrestre sont vraiment délirants ! Bref, un très bon roman ! Et en plus on a le droit à une histoire d’amour un peu fleur bleu mais pas gnangnan 🙂
On est pas du tout dans un roman intellectuel par contre, il ne faut pas s’attendre à se poser des milliers de question quand on le lit ou après. Mais l’action est bien menée, et même si on sait que les gentils vont gagner, je me suis prise au jeu pour le simple plaisir de vivres des aventures dans le monde fantastique de Mars !

Avec ce livre je commence à comprendre d’où provient l’imagerie fantasy à base d’homme baraqué en string en fourrure et aux guerrières dénudées, rendues si célèbres par des illustrateurs comme Boris Vallejo, Frank Frazetta ou Luis Royo… Un romancier qui fait vivre ses héros a moitié à poil, comme John Carter ou Tarzan, en 1912, j’applaudis !

Seul bémol, la traduction de la version française que j’ai lu… pour commencer à rédiger mon essai je me suis penchée un peu sur la version originale, et il y a plus que des nuances qui sont mal interprétées, et notamment sur le dernier chapitre ! Je ne sais pas si les autres versions sont du même traducteur, mais privilégiez peut être celles-ci ?

Je suis donc très emballée et je vous conseille fortement cette lecture si vous êtes fans de SF ou fantasy : c’est une des bases du genre pour moi, qui va me permettre de lire et regarder différemment ce type d’oeuvres !  Heureusement pour moi, il y a 11 volumes qui composent le Cycle de Mars… j’ai de quoi voir venir pour les longues soirées d’hiver 😉

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« The Country of the Blind » et « The Star » de H.G. Wells

H. G. Wells
H. G. Wells

Suite et fin des lectures de Herbert George Wells pour les cours Coursera de littérature fantasy… Pfffffiou ! La semaine a été bien chargée et j’ai terminé sur le fil ces deux nouvelles en anglais : The Country of the Blind et The Star. Un peu « blonde » (et peut être blind *humour*), je n’avais pas vu que la version française existait au moins pour l’un de ces texte : Le pays des aveugles. Mais bon, qu’est ce que je ne ferai pas pour bosser mon anglais moi ! 😉

The Country of the Blind
Dans une région de la Cordillère des Andes, Nuñez est en pleine ascension d’un sommet… Mais il tombe  dans une crevasse, dévale des falaises et se retrouve au milieu d’un pays légendaire, perdu et protégé par les massifs depuis des générations : « Le pays des aveugles« . Depuis des siècles ses habitants vivent reclus et sont tous devenus aveugles depuis des siècle. Voir est tout bonnement pour eux un mythe ! Nuñez, qui connait parfaitement ses citations et poncifs, sait qu' »au pays des aveugles les borgnes sont rois« , et décide donc de conquérir à lui seul cette contrée. Mais les choses ne vont pas se passer comme il l’entend…

The Country of the Blind m’a vraiment beaucoup plu. Au début je me suis dit : « Tiens, la version inversée de L’homme invisible« . Mais en fait c’est plus fort que ça, et beaucoup plus intéressant en mon sens que les aventures de Griffin l’homme invisible.
Dans un pays où ne vivent que des aveugles, et cela depuis des générations, le fait de ne pas voir n’est pas un handicap. Ils vont d’ailleurs prendre Nuñez pour un fou quand il leur expliquera ce que c’est, de voir ! Les rôles s’inversent entre la normalité et le handicap, ou aucun des protagonistes ne peut se mettre à la place de l’autre de fait : ils sont tellement différents à cause de leur perception du monde, qu’ils ne peuvent pas se comprendre.
Une très belle histoire sur la discrimination et les préjudices que je vous conseille de lire dès que vous avez quelques heures devant vous !

The Star
A l’orée de la nouvelle année, une étoile apparait dans le ciel nocturne… jour après jour, heure après heure, elle grossit, grossit… Certain sur Terre sont heureux et voient cela comme un bon présage, d’autres en revanche son effrayés et se demande déjà si les Cavaliers de l’Apocalypse ne sont pas en route pour faucher l’humanité.
Mais qu’est ce que cette étoile qui approche, devient de plus en plus chaude, et risque de ravager la Terre ?

The Star ressemblerait presque une nouvelle écologique, presque prophétique quand on voit noter situation actuelle… Il nous montre comment un événement de portée mondiale est interprétée par les terriens et surtout les impacts que cela peut avoir sur la planète. Un petit changement vu de loin, mais une catastrophe majeure si on y regarde de plus près (fonte des neige, tsunamis…).
Une histoire amusante et intéressante qui vaut le coup d’œil, et qui n’est pas sans faire penser à La guerre des Mondes.

Voilà deux courts récits très sympa… et plus particulièrement The Country of the Blind qui m’a vraiment emballé ! Un bon point pour H. G. Wells, dont je lirai les autres nouvelles dès que j’aurai un peu de temps ! 😉

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« L’homme invisible » de H. G. Wells

L'homme invisiblePour continuer sur la vague H. G. Wells des cours Coursera sur la littérature fantasy et SF, je me suis collée à la lecture du très célèbre roman L’homme invisible. Quoique comme la plupart des créatures de SF et fantasy (Frankenstein, Dracula…), je connaissais mieux la version TV ou ciné que l’originale !
Une découverte une fois de plus, donc…

Un homme étrange arrive dans une auberge d’un village anglais, emmitouflé, avec un comportement peu commun… et demande une chambre pour entreposer son matériel scientifique et y loger. Ses manières de plus en plus intolérantes et violentes vont mettre la puce à l’oreille des propriétaires. Et si c’était un dangereux criminel en fuite ? Les choses s’enveniment, et l’étranger se dévoile : c’est un homme invisible !
Obligé de fuir, on va en apprendre plus l’homme invisible, Griffin… Scientifique ruiné ayant découvert la formule de l’invisibilité, il l’a utilisé sur lui pour échapper à ses créanciers et disparaître du monde. S’en suit sa découverte des bienfaits de sa nouvelle forme… mais surtout de tout ses inconvénients ! Rejeté, banni, Griffin tombe peu à peu dans le crime

Un grand classique certes, mais quel ennui 🙁
Je n’ai absolument pas accroché à cette histoire, contant la descente en enfer d’un scientifique (forcement) perverti par sa volonté de vouloir jouer avec les lois de la Nature. Mauvais et violent, que se soit dans son passé d’homme « normal » ou celui d’homme invisible, il manque totalement de moralité. Classique dans la SF avec les « savants fous » vous me direz ? 😉
Mais là je ne sais pas pourquoi (peut être à cause de la traduction), je n’ai vraiment pas aimé le style, l’humour old-school (blagouilles d’homme invisible), les scènes d’action que j’ai eu du mal à suivre, la moralité un peu éculée…

Bon, tout n’est pas à jeter, surtout quand on parle de monuments littéraires comme celui-ci ! Effectivement il fait réfléchir sur le sens du devoir et des responsabilités des scientifiques : avec un tel pouvoir, doit-on penser directement à verser dans le vol et le crime ?
La fin en revanche est assez amusante, mais je n’en dirait pas plus 😉

Bref, bien mais pas top… et heureusement gratuit en version ebook, car le roman est tombé dans le domaine public !

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« L’île du Docteur Moreau » de H. G. Wells

L'ile du docteur MoreauEncore une lecture très utile à ma culture SF, grâce aux cours Coursera sur la littérature fantasy : L’île du Docteur Moreau de H. G. Wells, auteur que je ne connaissais que via La Guerre des Mondes. Ce qui me surprend avec ses romans, c’est la modernité de ses propos : la question de l’éthique dans la science, ou encore celle des attaques extra-terrestre… et le tout dans des romans écrit juste avant le début du 20ème siècle. Très fort !

Edward Prendick est retrouvé à moitié mort sur une barque au milieu du Pacifique par l’équipage d’un bateau transportant des animaux. Montgomery, un scientifique qui voyage avec la cargaison le soigne et prend soin de lui, jusqu’à temps qu’il arrive à sa destination : une île vierge et quasi-déserte, où il vit avec le Docteur Moreau, son maître, et son serviteur M’ling. Le capitaine du bateau, alcoolique et superstitieux, jure de jeter Prendick à la mer lorsque Montgomery quitte le navire… Montgomery et Moreau se retrouvent donc bien obligés de l’accueillir, à leur grand désarrois.
Rapidement Prendick va découvrir que comme lui, Montgomery et le Docteur Moreau son des scientifiques qui étudient les sciences de la vie… Mais il va aussi vite apprendre que les études de Moreau vont bien au delà de la vivisection et des transfusions sanguines : il transforme les animaux en êtres humains !

On retrouve dans le bestiaire de l’île des mélanges de chien, ours et chevaux humanisés, des porcs-humains, des modèles de satyre… En prenant le meilleur de chaque animal c’est comme si Moreau comptait créer un homme parfait à ses yeux.
Mais comme on s’en doute, l’île du Docteur Moreau est loin d’être un paradis, car quand la moralité et l’éthique dans la sciences fout le camps, l’homme doit s’attendre à faire face à de gros problèmes ! Jouer avec la Mère Nature n’est jamais très bon dans les romans de SF.
La plupart des expériences de Moreau sont ratées, mais les quelques créatures qui on subsisté, une soixantaine, sont instables dans leur humanité… l’animal à vite fait de reprendre le dessus. On va donc découvrir tout les artifices mis en place par Moreau pour les garder calmes, qui passe principalement par l’instauration de lois religieuses appliquées par la punitions et le conditionnement.

A priori il y a eu quelques tentatives de films autour de cette histoire, d’autres qui s’en sont juste inspirées (je pense spontanément à la saison de One Piece sur l’île des morts-vivants)… Cette histoire est vraiment ancrée dans notre culture ! Pourtant je pense qu’aucune image ne peut représenter l’impression que donne les descriptions des créatures : difformes, monstrueuses mais pas trop… juste ce qu’il faut pour mettre mal à l’aise. Tout ce qu’il faut pour enflammer mon imaginaire !
Après ce livre, comme Pendrick, on ne voit plus l’humanité de la même manière ! L’animalité semble être dans chacun de nous, et on se demande qui est le Docteur Moreau qui tire les ficelles… Une très belle découverte qui va me rester en mémoire un petit moment je crois !

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Nouvelles choisies de Nathaniel Hawthorne et d’Edgar Allan Poe

Hawthorne en haut et Poe en bas
Hawthorne (en haut) et Poe (en bas)

Suite de mes cours de littérature Fantasy et SF avec Coursera… Cette semaine il a fallut nous attaquer à quelques nouvelles et poèmes de ces deux écrivains américains du milieu du 19ème siècle : Nathaniel Hawthorne et d’Edgar Allan Poe.
Hawthorne est très connu pour un roman en particulier : La lettre écarlate. Poe, il n’y a plus besoin de le présenter, tant il a accédé à la notoriété grâce aux traductions de ses œuvres par notre très estimé Charles Baudelaire. D’ailleurs en relisant ces nouvelles (que j’avais dévoré il y a une quinzaine d’année) je dois avouer que l’univers de Baudelaire et de Poe m’ont semblé vraiment proches…

Les nouvelles d’Hawthorne que j’ai lu tournent beaucoup autour de l’idée de la science utilisée à mauvais escient, et de l’obsession des hommes pour leurs passion. Les effets se retournent souvent contre leurs créateurs ou leurs proches… Dans The Birthmark un scientifique veut absolument retirer un névus sur la joue de sa jolie femme, ce qui va bien entendu avoir des conséquences désastreuses… La jeune femme de Rappaccini’s Daughter vit au milieu des plantes toxiques de la serre paternelle depuis sa naissance et est devenu elle même une créature mortelle pour qui l’approche. Peut être moins dramatiques, Dr. Heiddegger’s Experiment raconte ce qui se passerait si un groupe de vieillards usaient et abusaient d’eau tirée de la Fontaine de Jouvence, et The Artist of the Beautiful étudie les déboire d’un créateur. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que j’ai décidé de rédiger mon essai… Wait and see pour les résultats 😉

Pour Poe, j’ai redécouvert mes classiques : La chute de la maison Usher, Le coeur révélateur, Le chat noir, Le portrait ovale, La vérité sur le cas de M. Valdemar, Le corbeau… Atmosphère sombre, tension palpable… c’est toujours un plaisir de lire du Poe ! Mais ce qui m’a surtout plu, c’est de découvrir deux de ces poèmes dans leur version originale : The Bell et Annabel Lee. Je ne suis vraiment pas une fervente lectrice de poésie, mais j’ai vraiment apprécié la lecture de ces deux là… Les sonorité de la langue anglaise me rappellent peut être des chansons pop 😉

De bonnes lecture de grands classique une fois de plus… même si je dois avouer que je ne connaissais pas Hawthorne avant cette session (même si je connaissais La lettre écarlate). Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour se cultiver 😉

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« Frankenstein » de Mary Shelley

20130630-215455.jpgEt hop, une lecture de plus pour mon cours de littérature sur Coursera, qui m’a permis de découvrir un grand classique que je n’avais bien entendu jamais lu !
Frankenstein doit être un des monstres les plus connu de la fantasy et de la science fiction… Enfin la créature de Frankenstein, puisque c’est bien le créateur qui a ce nom. Le « pauvre » monstre ne connait pas de nom… En tout cas de nom, la jeune Mary Shelley s’en est fait un en créant cette histoire en 1818 à 21 ans, récit qui oscille entre roman gothique et romantique.

Robert Walton, un jeune explorateur, entreprend une traversé en bateau du Pôle Nord quand il rencontre sur la banquise un homme seul : Victor Frankenstein, qui va lui conter son histoire.
Après une jeunesse heureuse dans les montagne de Genève, avec ses parents et sa sœur par adoption Elisabeth et son ami Henry Clerval… Victor se prend de passion pour les sciences, et part étudier en Allemagne.
Génie de son époque, il découvre rapidement les mystères de la vie, et va mettre toute son énergie à créer un être vivant. Et il y arrive ! Une créature grotesque, énorme… Qui va instantanément plonger Victor dans l’effroi : il a fait une grosse bêtise et le sent. Alors qu’il fuit son laboratoire, la créature prend aussi la poudre d’escampette… Comment Frankenstein va gérer cette crise ? Que va faire sa créature laissée à elle même ? Que faisait-il sur cette banquise ?

Une lecture très sympa malgré le côté romantique exacerbé… Que de larmoiements ! Mais en même temps on peut les comprendre… Frankenstein est très orgueilleux mais fini par comprendre qu’il est loin d’être parfait à la vue de sa création, et sa créature vit très mal le fait d’être rejetée… Ce qui va la mener aux pires extrémités ! Et la rendre finalement encore plus amère, et rendre Victor encore plus coupable. Brefs ils ne s’en sortent pas :-/

Contrairement à ce que je pensais de l’histoire, celle-ci ne se termine pas par un village qui vient tuer le monstre… Peut-être s’agit il du film dans mon imagination ?
De même, je pensais que la créature était une pauvre victime de la méchanceté de l’homme… mais en fait elle devient réellement mauvaise !

Le côté SF qui n’est pas sans rappeler les grandes histoires apocalyptiques à base de virus mal contrôlés par leurs inventeurs… Voilà un des précurseurs de ces récits !
J’ai aussi bien aimé l’ode à la nature et à la promenade qu’on retrouve tout au long du roman, et qui rappelle Rousseau et d’autres humanistes randonneurs (et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis en vacances ;)).

Bref, un classique qui n’est pas déplaisant et rapide à lire… Si vous ne le connaissez pas je vous le conseille, surtout en ces périodes de vacances 🙂

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« Dracula » de Bram Stoker

DraculaEt je continue mes découvertes des classique de la fantasy grâce à Coursera et les cours Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern WorldDracula cette semaine, la superstar des monstres de la littérature fantastique et des films d’horreur ! Il faut dire que c’est grâce à lui que le mythe du vampire à tant fait rêver et frémir et qu’il continue aujourd’hui encore à faire recette !

Jonathan Harker, un jeune notaire anglais, est envoyé en Transylvanie pour finaliser avec un client une affaire d’achat immobilier. Après un périple dans des régions reculées où la superstition à valeur de religion et remplie de bêtes sauvages, il fini par arriver dans le château du Comte Dracula. Ses premières journées auprès du Comte se déroule sans trop de difficultés… celui-ci veut emménager en Angleterre et tout apprendre de leur civilisation. Mais Jonathan trouve son hôte étrange… et lorsqu’il s’aperçoit qu’il ne peut plus sortir du château, il n’a plus de doute ! Surtout après avoir rencontré les trois sœurs, vampires femelles, et aperçu le Comte grimper sur les murs avec l’aisance d’une araignée… Jonathan va t-il survivre ? Le Comte arrivera t-il a conquérir l’Angleterre ?

Même si je connaissais un peu la trame de l’histoire, surtout grâce au film de Coppola, j’ai apprécié cette lecture… en français et pas dans sa langue d’origine ! Je ne me voyais pas lire ce roman tout en anglais 😉
Les personnages de Lucy et Mina sont assez intéressants, et je me demande encore à quel point Stoker a voulu en faire des icônes féministes ou au contraire les restreindre à la bonne moralité post-Victorienne… Elle sont très modernes, Mina fait de la sténo… Mais Lucy à beaucoup de prétendants, devient une vampire et fini par être tuée par ses anciens soupirants et son fiancé… Mina en revanche est fidèle à son Jonathan, se fait vampiriser mais survie grâce à sa confiance en son mari et sa foi en Dieu… On a bien là le schéma classique de futurs slasher movies, ou la jolie fille dévergondée se fait méchamment « punir » à coup de pieu dans le cœur et de tête coupée, et ou la gentille fille vierge (ou mariée) est récompensée et survie… 🙂

En tout cas, que d’évolution depuis Dracula ! Entre Nosferatu et Twilight la légende du vampire a beaucoup changé !
Il est amusant de voir que dans Dracula, le vampire peut parfaitement se balader dehors… Chose sûre, il ne brille pas au soleil 🙂 Par contre il est juste moins puissant la journée et ne peut pas se déplacer où il veut. Par exemple il ne peut pas traverser les eaux vives… étrange… La nuit en revanche il est une créature physiquement puissante, qui peut entre autre se transformer en animaux sauvages : papillon de nuit, chauve-souris, loup… Et oui, comme les loup-garous. Ça défriserait un vampire de Twilight 😀

Une découverte sympathique et un classique à lire assurément… Reste a voir maintenant ce que donnera mon essais pour le cours !

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