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« Batman : Killing Joke » d’Alan Moore et Brian Bolland

Killing jokePour retrouver un comics en France en magasin, avec le jeu des éditions françaises ayant une traduction un peu aléatoire ou des rééditions par deux voir trois éditeurs, c’est parfois la galère… Rien que cette BD a connu en France cinq éditions (avec comme titre Souriez, Rire et mourir, The killing joke, et finalement Killing Joke…).
Enfin, on fini quand même par mettre la main dessus (merci Internet !). Cette dernière édition d’Urban Comics (filiale de Dargaud qui édite DC comics en France) a presque le même titre que l’originale de 1988 (The killing joke) et bénéficie de la re-colorisation de l’édition américaine de 2007.

Le Joker s’est encore enfui de l’asile d’Arkham, et Batman va devoir remettre la main sur ce dangereux psychopathe.
Pendant que l’homme chauve-souris se pose des questions sur le combat qui les oppose depuis des dizaines d’années, le Joker prépare sa petite fête… Une vengeance contre la normalité, qui aura lieu dans un parc d’attraction désaffecté !

Cet épisode en one-shot de Batman nous présente sur une quarantaine de pages la dichotomie entre Batman et le Joker, mais aussi ce qui les rapprochent. Le récit est entre-coupé de flashback sur les origines du Joker : pourquoi il a basculé dans le crime, comment il est devenu Red Hood le voleur masqué, puis le Joker.
Donc il n’y a pas à se tromper, il s’agit bien d’une BD où le personnage central est le Joker, et Batman un personnage secondaire… Ce qui n’est pas pour me déplaire !
C’est d’ailleurs pour moi le principal intérêt du livre avec le dessin de Bolland et ses nouvelles couleurs ! Son Joker est ultra expressif, on en vient à l’apprécier par moment… avant de le revoir plonger dans son habituelle folie !
Dans cet épisode, se sont James et Barbara Gordon (l’ancien inspecteur et Batgirl) qui vont faire les frais de la vengeance du Joker, dans une scène digne d’un freak-show sous acides !

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A noter en bonus une autre histoire autour de l’univers de Batman par Brian Bolland au scénario et au dessin : Un homme parfait, qui questionne sur la possibilité de faire le bien si on a jamais tenté de faire le mal…

Une album sympa et rapide à lire… Alan Moore, le génial scénariste de The Watchmen, From Hell, Swamp Thing pour ne citer que ceux-là, l’a souvent renié. Mais franchement je ne le trouve pas si mal !
A découvrir pour les fans de super-vilains et de Batman !

Je vais profiter de cette lecture pour remplir ma première case du challenge Petit BAC 2015, catégorie « mort » !

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« Batman : Silence » de Jeph Loeb & Jim Lee

Batman : SilenceBatman : Silence, regroupe l’intégrale des comics sortis entre 2002 et 2003 sous le nom de Batman: Hush aux USA. Cette lecture m’a mis devant ma méconnaissance complète des comics, et plus particulièrement ceux de super-héros ! Quelle honte ! :s
Mais du coup j’ai pu me remettre à niveau avec cette histoire qui réunit la plupart des personnages récurrents de cette série, que ce soit les copains super-héros de Bruce Wayne / Batman, ou des super-vilains plus que connus !

A Gotham City, un jeune garçon est kidnappé par une créature mi-homme, mi-crocodile, Killer Croc. Alors que Batman vient le secourir, Catwoman s’empare de la valise contenant la rançon… Batman la prend en chasse, mais il va vite se retrouver dans une mauvaise posture : la corde de son grappin est coupée, et il tombe dans une ruelle au milieu d’un groupe de criminels. Il ne doit sa survie qu’à Huntress, mais est dans un sale état : il a une commotion cérébrale, que son valet Alfred ne peut pas soigner lui-même. Heureusement l’ami d’enfance de Bruce Wayne, Thomas Elliott, est un chirurgien de talent et il va faire un vrai miracle en le soignant…
A peine remis Batman ne chôme pas ! Après Killer Croc, c’est Poison Ivy qui fait des siennes, aidée de Superman qu’elle a envouté, puis c’est au tour de Harley Quinn et de son petit ami le Joker… Tous ces super-vilains surgissent de partout pour commettre des crimes qui ne leur ressemblent pas. Qui est derrière tout cela, à tous les manipuler ?

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Comme je le disais plus haut, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce comics qui regroupe une bonne vingtaine de personnages récurrents de la série Batman. Ainsi je serais un peu moins niaise quand on m’apprendra qu’il y a eu trois Robin différents dans la série 😀
Côté scénario, chaque « chapitre » nous fait avancer dans la l’enquête de Batman, pour savoir qui a tenté de le piéger… et aussi de voir comment sa relation amoureuse avec Catwoman va évoluer ! Et oui, dans Batman : Silence, notre super-héros mystérieux se laisse tenter par l’amie des félins, habituée à passer du bord des méchants à celui des bons… Et c’est bien ce qui la rend si intéressante !
Côté dessins et couleurs, rien à redire… C’est extra, bourré de détails… De plus cette édition intégrale permet d’admirer à la fin du volume les crayonnés de certaines planches : terrible ! On peu aussi apprendre les secrets dissimulés dans certaines cases, dévoilés par les auteurs ! C’est amusant de voir a quel point une case peut cacher des indices ou des clins d’œil réservés aux vrais fans de comics, comme une boite de pizza provenant du restaurant ou travaillait tel ou tel personnage, ou encore la lampe de bureau d’Oracle qui est la réplique de celle de Jim Lee !

Une bonne lecture si on aime les histoires de super-héros, même si la fin m’a laissé un peu dubitative… Mais de toute façon n’importe quelle fin m’aurait laissée sur ma faim 😉
En tous cas, une lecture idéale pour continuer le challenge geek 🙂

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« Walking dead, tome 19 : Ezéchiel » de Robert Kirkman & Charlie Adlard

Walking Dead tome19L’année commence bien avec la sortie du tome 19 de Walking Dead : Ezéchiel. Un épisode qui s’inscrit bien dans la suite du tome 18, mais où il se passe finalement assez peu de choses, comme d’habitude j’ai envie de dire 😉

Depuis que Rick a décidé de se soumettre à Negan,  une grande partie de la population de la communauté a décidé de courber l’échine. Ils travaillent dorénavant dans le but d’offrir son tribu régulier de vivres et d’équipement au groupe de ce chef psychopathe, armé d’une batte dénommée Lucille… Mais en secret, Rick et ses amis les plus proches mettent en place une alliance avec les deux autres communautés placée elles aussi sous le joug de la violence de Negan, celle de la Colline et du celle du Royaume dirigé par Ezéchiel. Grâce à Jésus dans le rôle de l’entremetteur, ils espèrent monter une véritable petite armée capable de tenir tête à Negan…

Depuis quelques tomes déjà il est plus question de survie et de guerre entre les communautés que de baston contre les zombies finalement… Et quand on y pense on est vraiment au centre de la problématique de cette histoire post-apocalyptique : à savoir qui aura le pouvoir et de quelle manière. Certains chefs de clan ont choisi la peur et la violence, d’autre la politique, d’autre le dévouement quasi-religieux
Si Ezéchiel se montre pour le moment comme un leader charismatique un peu timbré avec ses rastas blanches et son tigre, il n’en reste pas moins qu’il a l’air très intelligent. Il a bien mené sa barque pour devenir roi de sa communauté, il est courageux et n’hésite pas à s’opposer à Negan quand le moment vient, et il voit très bien l’intérêt de se lier à Rick… A mon avis on va réentendre parler d’Ezéchiel dans quelques tome, mais je parie qu’il sera opposé à Rick et ses amis !

Ezechiel

On voit un peu moins Negan, mon super-méchant préféré, mais il m’éclate toujours autant 😀
Les autres personnages comme Michonne sont assez anecdotiques… on les voit tous un tout petit peu, mais sans vraiment rentrer dans les détails. Dommage, mais en même temps on ne peut pas se concentrer sur de nouvelles figures comme Ezéchiel, et traiter en même temps du quotidien des nombreux protagonistes de Walking Dead.

Un tome de transition, une fois de plus j’ai envie de dire, mais qui n’enlève pas l’attrait que j’ai pour cet univers sombre !

J’en profite pour mettre cette BD dans mon challenge Geek… Des zombies, un univers post-apocalyptique, ça colle plutôt pas mal 🙂

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« Fables tome 1 : Légendes en exil » de Bill Willingham et Lan Medina

Fables tome1Je me suis prise de passion pour la série Once Upon a Time l’an dernier, et en me baladant sur Internet j’ai entendu parler de la série de comics Fables de Bill Willingham, qui reprendrait le même principe : moderniser les contes que nous connaissons tous en intégrant leurs héros dans notre monde contemporain…  Moi qui aime le mélange des genres, j’ai été emballée par le concept, et j’ai finalement commandé le tome 1 de Fables, Légendes en exil en début d’année !

A Fableville, état dans l’état situé dans la ville de New-York, des personnages de contes vivent une existence presque comme la nôtre… Ils ont été chassés de leurs royaumes par un puissant Adversaire, et ont tenté de recréer au cœur de la ville un monde qui leur convient, tout en cachant leur nature enchantée aux êtres humains.
Blanche-Neige, bras droit du maire le Roi Cole, dirige la ville et fait en sorte que tous puissent  coexister… Les Trois Petits Cochons et le Grand méchant Loup, la Belle qui se dispute avec la Bête… et aussi gérer son ex-mari volage, le Prince Charmant.
Mais un drame advint : la sœur de Blanche-Neige, Rose-Rouge a disparu, et son appartement est retrouvé sans dessus-dessous, aspergé de litres de sang… est-elle encore en vie ? Et qui lui aurait fait du mal ? Son petit ami Jack ? Ou bien Barbe Bleu qu’elle aurait fréquenté ? Le Grand Méchant Loup, qui a maintenant une apparence humaine grâce à quelques sortilèges, est devenu enquêteur au service de Fableville, et va tenter de découvrir ce qui a bien pu arriver à Rose-Rouge.

Si le pitch me semblait sympa, dans les faits, j’ai été un peu déçue… L’histoire est sympa, mais le suspense ne prend vraiment pas. L’enquête reprend des poncifs et ficelles des histoires policières, avec toutes les fausses pistes, retournements de situations auxquels on ne peut que s’attendre. Pas de surprises quoi… Est-ce parce que ce premier volume à maintenant 11 ans ? En gros il ne faut vraiment pas lire cette BD pour l’intrigue policière.

Fables tome 1

Autre point assez décevant, le dessin très classique et les couleurs criardes… C’est très comic, ces aplats et ces formes très tranchées, mais ça m’a tout de suite déplut ! On est loin du style de la couverture, qui me plaisait beaucoup. En fait comme souvent, la couverture et les planches ne sont pas du même auteur : James Jean pour la première, et Lan Medina pour les secondes.
A priori le dessinateur Lan Medina c’est occupé que des 5 premiers tomes…  Mais aurais-je le courage d’aller plus loin ?

Bon sinon l’univers est intéressant, même si un seul tome ne suffit pas à rentrer dans la psychologie des personnages ou à découvrir les détails de cet univers.
Mais vu que je suis peu emballée par ce premier tome, je me demande si je dois investir dans la suite… Il y a tout de même 21 tomes sortis en France, et la série n’est pas terminée d’après ce que j’ai compris !

En bref, je crois que j’avais mis trop d’espoir dans cette BD, dont l’idée me paraissait très intéressante : mélanger les contes et personnages de notre enfance avec notre quotidien urbain. Comme quoi une bonne idée ne suffit pas… Si je venais à trouver le tome 2 d’occasion, je l’achèterai peut être pour confirmer ou infirmer mon avis !
En attendant je vais retourner à Once Upon a Time ! 😀

« Walking Dead tome 18 : Lucille… » de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Walking Dead 18Depuis quelques semaines le dernier tome de Walking Dead traînait à la maison. Honte à moi, je ne me suis pas jetée dessus comme une zombie affamée ! Mais après la fin du tome 17, un volume si riche en événements et si palpitant, j’avais peur que ce nouvel opus soit un peu mou du genou. Il faut dire que les Walking Dead c’est souvent comme ça, il y a des hauts et des bas…
Et bien si Lucille… n’est pas complètement à la hauteur de son prédécesseur (qui était vraiment terrible, je le répète !), il en reste néanmoins un très bon tome de la série : une nouvelle situation apocalyptique, de nouvelles communautés avec leurs règles bien à elles, et surtout un super méchant qui m’éclate !

Dans cet épisode, la communauté de Rick fait connaissance avec le groupe des Sauveurs, dirigé par Negan et de Lucille. Cette dernière n’est pas une femme, mais une batte de base-ball garnie de fil barbelé… Ça donne tout de suite l’ambiance ! Suite au meurtre de Glenn par Negan et Lucille dans le dernier tome, Rick a décidé de se soumettre aux Sauveurs, tout comme les autres communautés des environs. Comme eux, ils doivent donner la moitié de tous leurs biens aux Sauveurs, qui ne se gènes pas pour venir se servir.
Refusant ce nouvel ordre établi, Carl, le fils de Rick, se cache dans le camion des Sauveurs avec une arme, bien décidé à abattre Negan
Va-t-il parvenir à ses fins ? Comment sera-t-il puni ? Comment le groupe de Rick gère cette nouvelle crise ?

Pour moi le clou de l’album, c’est Negan ! Ce personnage de psychopathe m’amuse au plus haut point ! C’est un vrai méchant, instable, mais avec une certaine logique qui lui permet de maintenir sa communauté et ses privilèges. Il fait des blagues de merde, est fasciné par l’œil énucléé de Carl et son courage (ou sa bêtise ?), et surtout à une chérie atypique en plus de son harem : Lucille, à qui il a donné une vraie personnalité encore plus barrée que la sienne.
J’espère juste que les scénaristes ne vont pas l’éliminer trop vite du tableau dans les prochains albums ! Ou alors qu’il parte vraiment en fanfare !
En tout cas ça laisse présager un bon combat final entre Negan et Rick… Vivement la suite en février 2014 🙂

Sinon le reste de l’histoire reste du Walking Dead classique : conflits entres groupes de survivants, alliances entre communautés, poutrage de zombies, et bien entendu les petites tensions entre les différents membre de la communauté de Rick.

Un bon épisode pour moi, qui en plus me permet de régler son compte à la case « Prénom » du challenge Petit BAC 2013 ! Merci Lucille ! 😀

Challenge Petit BAC 2013

« The Walking Dead » de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Attention, comic légendaire en vue !
Cette série est une des meilleures réponse à la question « Mais pourquoi les zombies ont autant la cote ces dernières années ?« … et cela depuis sa date de première parution en 2003 aux États-Unis.

Rick Grimes est policier dans une ville de la région d’Atlanta. Alors qu’il est en service, il reçoit une balle lors d’une course poursuite et se retrouve dans le coma.
A son réveil à l’hôpital, il est seul : plus de médecins, d’infirmières, d’autres patients… En visitant les locaux à la recherche d’aide, il tombe sur une pièce remplie de zombies !
Il réussi à s’échapper et se retrouve dans les rues de la ville, vidées de présence humaine. Il rencontre un duo de survivants, Morgan et son fils, qui lui apprennent tout ce qui c’est passé pendant qu’il était dans le coma : les morts ont commencé à se réveiller et à attaquer les vivants. Un humain mordu se transforme rapidement en zombie, et la seule chose qui achève vraiment un zombie, c’est de détruire son cerveau. Affolée, la population à suivi les conseils du gouvernement : se rassembler dans les grandes villes en attendant l’armée. C’est donc à Atlanta que Rick va se diriger, afin de retrouver sa femme et son fils, qui selon lui ont dû suivre les conseils dictés par les médias.

On va suivre pendant les 13 tomes déjà parus en France les aventures de Rick et de groupes de survivants qu’il rencontre. Chacun trouve sa solution de survie, souvent en groupe reproduisant de micro-sociétés. Mais pour tous, le monde est devenu une jungle, entre les zombie imperturbables qui viennent dévorer les vivants à la moindre occasion, et les groupes d’humains sans scrupules qui viennent pour voler nourritures, femmes, armes, véhicules… Bref, les longs mois passés sur la route à bivouaquer, ou dans des structures plus structurée qui leur permettent de se sédentarisée, auront vite raison de la santé mentale des survivants…

Tout y est : ambiance tendue, images gore, humour noir, baston, survivalisme… Côté ambiance, on est entre Romero et La route de Cormac McCarthy : du fantastique, de la critique sociale, et une bonne dose d’insanité… Ça ne pouvait que me plaire 🙂
Les grandes réflexions sur la fin du monde ont aussi leurs places : qu’est-on prêt à faire pour sa survie et celle de ses proches ?  Est ce que la compassion et la moralité ont encore leurs places après l’apocalypse ? Est ce que la mort et la violence doivent être banalisés dans un univers où la société est en ruine ?
Les personnages sont loin d’être de super héros, même si Rick fait figure de leader charismatique : ils ont tous une part d’ombre.

Côté dessin, je ne dirais pas qu’au début j’étais emballée à 100%, je trouvais le trais un peu grossier (surtout sur les enfants, le trait doit être trop tranché pour faire des visages d’enfants convaincants ?)… Mais en fait il colle tout à fait avec le style de la BD : énergique et sombre, très pictural. Ça change des mangas en tout cas ! Le découpage des cases est bien foutu aussi, c’est un plaisir à lire ! Heureusement, le comic est en noir et blanc : pas d’avalanche de couleurs moches comme on y a souvent le droit avec les BD américaines ! Ouf !

Le seul problème, c’est que j’ai fini les 13 volumes… Tome 14 prévu en septembre… et après, il faudra attendre… Snif :'(

Pour patienter, une série TV commencé en 2010 aux USA a vu le jour. La première saison est composée de 6 épisodes de 45 minutes. Pas mal pour patienter un peu, en attendant la suite de la BD, et la saison 2 prévue pour octobre 2011 !

Un coup de cœur pour moi, j’attends la suite avec impatience et espère surtout qu’elle va rester à cet excellent niveau encore longtemps ! Et aussi qu’au passage que ses auteurs nous offres une fin correcte (oui, faut avouer, les fins de séries longues c’est jamais trop ça :-/)

A la découverte de 2 séries de BD : Bone et Klezmel

Le gros avantage d’être inscrit dans une médiathèque, c’est de pouvoir découvrir totalement au hasard de nouvelles séries BD… Je suis plutôt une collectionneuse et j’aime bien posséder mes propres livres, mais pour le coup, je pense que je n’aurait jamais ouvert ces deux BD si je n’avais pas été pressé par le temps et pris quasi au hasard ces volumes :

Bone, tome 1 : La forêt sans retour, de Jeff Smith

Ce comic bien sympathique ne paye pas de mine je trouve, en première ouverture du livre… j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, peut être à cause de son style un peu « vintage » pour une BD créée entre 1995 et 2004 (personnages esquissé d’un trait, plus de lignes que de surfaces graphiquement, style cartoon…), mais au bout d’un chapitre, la sauce commence à prendre.
Il s’agit de l’histoire de 3 personnages assez archétypés : le héros Fone Bone gentil et relativement courageux, son cousin Phoney Bone avare et machiavélique, et son ami un peu délirant et désinvolte Smiley Bone. Ces Bones, se retrouvent exilés de Boneville à cause des sales coups de Phoney, et se retrouvent les uns des autres au milieu d’une forêt… Fone se retrouvera tour à tour face à un dragon, des rats-garou, amis avec des opossum, une jolie fille Thorn et sa grand-mère éleveuse de vaches de courses…
Expliqué comme ça, ça n’est pas palpitant, mais la sauce humoristique et fantastique prend bien et les personnages sont bien amené : on s’attache à Fone, on aime moins son cousin radin et parvenu…
Bref, un moment agréable… mais j’avoue tout de même qu’on est pas à attendre la suite comme un accroc 😉

Klezmer, tome 1 : Conquête de l’Est, de Joan Sfar

Pas trop de hasard pour le choix de cette BD, puisque je lis et apprécie beaucoup ce que fait Joan Sfar (Le chat du rabbin, Le bestiaire amoureux…). En revanche je ne connaissait pas du tout cette série.
Ici il nous conte l’histoire de personnage au background plus ou moins chargés, juifs ou tziganes, au début du 20ème siècle dans les régions de la Mer Noire (Odessa…). Le point commun entre eux  ? Klezmer ! Une musique traditionnelle juive, que les personnages vont jouer de ville en ville, dans les rues, les mariages, les tavernes…
Comme toujours avec Joan Sfar, il n’y a pas des gorgées de pathos malgré des situations parfois très violentes, mais une fenêtre vers la découverte, la compréhension et la réflexion… le tout teinté d’humour, de poésie. Il nous apprend à aimer cette musique et ceux qui la font, à comprendre une époque et un mode de vie.
En plus j’adore son dessin, qui me fait souvent penser aux expressionnistes (une impression de  « mal fait » mais qui touche très juste).
J’ai hâte de lire la suite en tous cas ^^