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« Le grenier des Enfers » de Douglas Preston & Lincoln Child

Le grenier des EnfersAprès Relic, nous retrouvons l’inspecteur Pendergast dans ce second tome de ses aventures, paru en 1997… Car on peut bien parler ici d’aventure et non uniquement d’enquête, qui mêlent action et fantastique !
Si ce roman m’a paru un peu moins bon que Relic ou les Croassements de la nuit, il est tout de même agréable de retrouver les personnages rencontrés précédemment : Margo Green la chercheuse en biologie, le Dr Frock son mentor, William Smithback le journaliste fouineur, Vincent D’Agosta le lieutenant de la police de New-York et bien sur le dandy warholien, l’agent du FBI Pendergast !
Et en plus il va me permettre de réaliser une étape dans le challenge Petit BAC 2013 : le lieu 🙂

Un an et demi après l’affaire de la Bête du Musée d’Histoire Naturelle de New-York, les protagonistes de l’affaire tentent encore d’oublier l’horreur de la confrontation avec le  Mbwun, créature mi-homme mi-lézard à la puissance et à l’appétit pour les cerveaux colossaux…
Mais les deux cadavres décapités repêché dans l’Hudson River vont raviver ces souvenirs à Vincent D’Agosta, chargé de l’affaire : ces corps aurait été dévorés, et les têtes découpées au couteau ! Et d’après l’agent Hayward, les crimes de ce type sur les SDF du coin deviennent un peu trop habituels ces derniers temps. Un serial killer ?
Aidé par Margo et le Dr Frock comme experts scientifiques, il va tenter de déterminer ce qui a bien pu se passer. Malheureusement, le pire semble bien poindre le bout de son nez…

On prend les même et on recommence… mais dans les égouts de New-York cette fois !
J’ai été un peu déçue de voir réapparaître le spectre du Mbwun… J’avais envie de nouveauté en terme de monstre ! Mais il faut dire que quelques questions restaient en suspend à la fin du premier volume, dont une de taille : Kawakita le collègue de Margo avait récupéré la plante qui permet de créer le Mbwun et commençait à la vendre comme une drogue… On imaginait bien les impacts que cela pourrait avoir !
Mais bon, les fin ouvertes comme cela ne me gênent pas, surtout dans les romans fantastiques ou SF. Ici l’auteur nous donne sa réponse, qui est finalement celle à laquelle on pouvait s’attendre : Kawakita a créé un gros bordel !

Un des intérêts de ce roman a été de me faire découvrir un univers que je ne soupçonnais pas : celui qui est sous nos pieds ! Entre les lignes de métro, les égouts, les canalisations, grottes… c’est des dizaines d’étages qui se trouvent dans les sous-sols de nos villes ! Ici le focus est donnés aux espaces abandonnés, oubliés… colonisés par différents groupes d’humains. Parias, drogués, clochards, SDF, criminels en cavale… Se sont des centaines de personnes qui vivent dans ces lieux dans le roman, organisés en micro-sociétés, amie ou ennemies  chacune ayant ses motivations propres. Pas besoin d’aller en Amazonie pour vivre une aventure dans des groupes tribaux ! Et ça Pendergast le teste en allant enquêter au sein de ces groupes ! Dégustation de rat rôti et de gros rouge en perspective !

Si le récit est bourré d’action, de surprises et tout, j’ai été aussi un peu frustrée de deviner assez tôt la fin du livre… enfin du moins le « coup de théâtre » du dernier chapitre. Trop habitué aux livres, séries TV ou film du genre ?
Mais bon, rien de bien méchant, j’ai quand même pris du plaisir à lire ce livre ! Et je vais continuer rapidement je pense avec le troisième livre de la série : La chambre des curiosités. Tout un programme !

Challenge Petit BAC 2013

« La femme en vert » d’Arnaldur Indridason

La femme en vertAprès avoir lu et beaucoup apprécié l’ambiance glaciale du roman islandais La cité des jarres d’Arnaldur Indridason, j’ai eu envie de suivre une nouvelle fois une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson.
C’était une bonne idée, tant ce roman m’a plu ! J’ai frémis et j’ai été happée par le récit… Si La cité des jarres était un roman policier très sympa, La femme en vert est un vrai petit bijou pour moi !

Le commissaire Erlendur et son équipe sont appelé sur le chantier d’une maison en banlieue de Reykjavik : un squelette humain est retrouvé, et il semblerait qu’il appartienne à une personne disparue une cinquantaine d’année auparavant.
Il va donc enquêter dans le voisinage avec ses acolytes Elinborg et Sigurdur Oli, pour essayer de découvrir à qui pourraient appartenir ces ossements… une vraie plongée dans l’histoire de la région et dans les secrets de familles les plus sombres.
On va suivre en parallèle de cette investigation l’histoire d’une famille dont le père Grimur terrorisait les siens en battant et maltraitant sa femme, justement à la période où ce corps aurait été enterré…
A qui appartient ce squelette ? Pourquoi cette personne a été tuée et ensevelie dans ce qui était alors un champ ?

Toujours dans l’esprit « cold-case », Erlendur enquête sur des disparitions très ancienne. On va d’ailleurs découvrir dans ce volume de la saga pourquoi il s’intéresse autant aux disparitions !
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la manière dont l’auteur nous fais découvrir l’histoire du pays et des anecdotes de la « petite histoire » : la peur de la fin du monde lorsque la comète de Halley a survolé la Terre en 1910, les camps militaires d’anglais et d’américain en Islande lors de la Seconde Guerre, les campagnes qui se vident au profit de la capitale…  Et le tout dans les paysages d’Islande, qui même en ville semblent sauvages et inhospitalier ! C’est définitivement un pays rude !

Le tour de force d’Arnaldur Indridason, c’est de nous interroger durant toute notre lecture sur l’identité du cadavre retrouvé sur le chantier, et à partir de là sur le pourquoi de cette inhumation à l’écart de toute terre consacrée… qu’on suppose être un meurtre !
Autre élément qui m’a beaucoup touché, c’est la tension des scènes dans la famille de Grimur, où ce véritable monstre fait régner la peur en torturant physiquement et psychologiquement la mère, et par conséquent ses enfants… Je bouillonnait de rage en lisant ces séquences terribles, et frémissait d’appréhension en me disant que le corps pourrait appartenir à une de ces victimes de la terreur domestique : la mère battue à mort, ou encore à un de ses fils qui aurait voulu la protéger, ou encore à sa fille handicapée…

coup de coeur

Je ne vous en dis pas plus ! L’évolution du récit et sa conclusion son géniaux ! Une histoire émouvante et une enquête palpitante !
Il en faut pas plus pour un coup de coeur non ?
Et cerise sur le gâteau, cette lecture me permet de remplir une mission dans le challenge Petit BAC 2013, catégorie couleur !

Challenge Petit BAC 2013

 

« 7 jours à River Falls » d’Alexis Aubenque

7 jours à River Falls

Plus d’un an après ma première rencontre avec les habitants de River Falls avec ma lecture d’Un Noël à River Falls, me revoilà partie dans l’état de Washington pour découvrir enfin le premier volume de cette série du romancier français Alexis Aubenque, édité en 2008 !
Histoire de me motiver, ce thriller me permet de remplir un objectif dans le challenge Petit BAC 2013, catégorie Chiffre / Nombre !

River Falls est une petite ville dans les montagnes, à l’est de Seattle. La vie y est paisible… et c’est bien ce qui a attiré Mike Logan ici et lui a donné envie d’y devenir shérif, loin des tumultes et crimes de la capitale de l’état de Washington.
Mais les choses changent à River Falls ! A la tête de son équipe de policiers, il va devoir enquêter sur une affaire sordide : un jeune garçon est retrouvé mort au bord d’une route, son petit frère dans le coma dans le bois voisin… et deux jeunes femmes sont repêchées dans le lacs voisins. Rien n’a été épargné à ces derniers : viols, torture, et une mort violente !
Aidé par son ancienne petite amie profileuse au FBI, Jessica Hurley, Mike Logan va tenter de découvrir si un serial-killer a décidé de s’installer dans sa ville…

Comme vous l’aurez deviné, on est pas dans un histoire de Fantômette 😀
Scène gores et violentes parsème le livre, il y a pas mal d’action et assez peu de psychologie… et pourtant on se demande vraiment pendant toute une partie du livre qui est le tueur, et pourquoi il a fait ça !
J’ai assez accroché, même si j’ai parfois eu l’impression d’être devant une série télé tellement le récit est bourré de clichés : le shérif borné, le maire qui fait de la com’, le flic pourri et corrompu qui fout la merde, le flic gentil et timide qui est épris de justice, la profileuse géniale mais qui a des petit problèmes perso…, le méchant qui n’en est pas un finalement, le vrai méchant qui est un gros psychopathe depuis l’enfance, le curée pédophile, le juge cul-serré pas si clean, les journalistes sans scrupules, les étudiantespeu farouches… Et encore je parle des personnages uniquement, car les situations usent et abusent souvent des mêmes grosses ficelles

Mais ça fonctionne ! Comme avec une série policière américaine formatée, on ressent bien les motivations et sentiments des personnages, on en vient à détester ceux qui sont détestables, et apprécier les gentils… Enfin si de « vrais » gentils il y a ! Car aucun ne semble vraiment tout blanc ! Par exemple tous les flics du commissariat vont foncer comme un seul homme pour poursuivent la mauvaise proie jusqu’à l’assassiner… Ça fait un peu peur sur les capacités de la police, mais ça entretien la tension !

Chose amusante, les quelques critiques du système américain qui parsèment l’histoire : la peine de mort, la liberté toute puissante de la presse, le ridicule des thèses des Républicains… Bon, venant d’un auteur français ça fait sourire… Mais vu l’univers plein d’injustice et de violence qu’il dépeint, ça peut s’entendre 🙂

Bref, peut être pas le thriller du siècle (en tout cas il est en dessous d’Un Noël à River Falls pour moi !), mais ça se lit bien, c’est agréable, on rentre vite dedans… Que dire… J’ai bien aimé finalement 😀

 Challenge Petit BAC 2013

« Le Peuple du tapis » de Terry Pratchett

Le peuple du tapisPour qui s’intéresse un peu à l’univers de la fantasy, Terry Pratchett est un classique ! Les annales du Disque-Monde, série d’une trentaine de romans ont fait la gloire de cet auteur qui mêle allègrement humour anglais et univers fantasy !
Avec Le Peuple du tapis, on découvre son tout premier roman. Bien qu’édité en 1971 pour la première fois, il commence à écrire Le Peuple du tapis à 17 ans… Oeuvre qui sera rééditée et remaniée par Pratchett lui même 20 ans plus tard !
Comme l’auteur l’explique en préface, le livre a donc été co-écrit ! Terry Pratchett à 17 ans et Terry Pratchett à 37 ans ! Et le plus vieux a pris soin de ne pas dénaturer les écrits du plus jeune… mais tout de même de l’adapter à ses goûts 😉

L’histoire se passe dans le monde du Tapis… Imaginons tout un univers qui tiendrais dans une carpette de notre salon, où même un grain de sable ferait office de montagne ! Un peuple, ou plutôt des peuples vivent entre les poils du Tapis, se font la guerre, construisent des cités,…
Nous suivons le peuple Munrungues dont sont issus Glurk, chef de la tribu, et Snibril son frère.
Après la destruction et l’attaque de leur village par une armée monstrueuse de moizes, le peuple Munrungues quitte ses terres pour fuir… Mais rapidement ils vont s’apercevoir que tous l’Empire est au proie du pouvoir de destruction du Découdre et des moizes !

Autant l’avouer, je ne suis pas une inconditionnelle du Disque-Monde… mais je m’étais dit qu’un petit roman de Pratchett devrait me plaire… Après tout j’ai beaucoup aimé De bons présages co-écrit avec Neil Gaiman !
Et bien ça a raté ! Je me suis ennuyée ferme en lisant Le Peuple du tapis ! Même si je trouve des qualité indéniable avec ses touches d’humour, son discours positif sur l’humanité et la paix… je n’ai pas vraiment accroché !
En m’y penchant de plus près, ce roman est initialement destiné à la jeunesse. Peut-être ne suis-je pas dans la cible visée ?

Enfin quoi qu’il en soit, cette lecture me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013 ! Catégorie « objet » bien entendu 🙂

Challenge Petit BAC 2013

« La Vengeance du wombat et autres histoires du bush » de Kenneth Cook

La vengeance du wombat et autres histoires du bushPetite pause sous le soleil de l’outback et du bush australien avec Kenneth Cook, que je retrouve dans un recueil de nouvelles une fois encore ! Après Le koala tueur et autres histoires du bush, il nous régale de nouvelles histoires où les animaux sauvages et les habitants de ces contrées (tout aussi sauvages ? ;)) on la part belle !
La Vengeance du wombat et autres histoires du bush me permet en outre de remplir ma première case dans le challenge Petit BAC 2013… catégorie animaux bien entendu !

On suit les aventures de l’auteur (légèrement ventripotent) au travers de l’Australie, dans une douzaine de nouvelles. A chaque fois, cela commence par une rencontre avec un autochtone à un bar paumé ou dans les immensités désertiques : Aborigène, étudiant en goguette, habitant du cru… On est loin de Sydney et de ses civilités !
Dans ce monde, il est mal vu de refuser un coup à boire et de ne pas payer sa tournée en retour, on est toujours prêt à parier sur quelque chose, et surtout, les choses les plus invraisemblables sont d’une relative banalité. Que ce soit un mec qui débarque pour vendre des grenades dans un pub, des concours de castration de cochons sauvages, le rapt de buffles, crocodiles géants, serpent venimeux ou wombat, la chasse au requin… Tout cela n’est que très naturel. Sauf peut-être pour Kenneth Cook qui se retrouve plus ou moins à son insu embringué dans ces aventures, mais s’en sort généralement sans trop de mal (quelques cicatrices au pire) 🙂

Un voyage sympa et amusant dans ce pays, si éloigné de nous géographiquement, mais aussi culturellement !
J’aime assez ce format court : on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Les différents récits ont un petit goût de contes ou légendes urbaines racontés au coin du feu en camping ou dans un rade… Des histoires excessives et extraordinaires, mais qui font sourire ou étonnent !
Bref, j’ai aimé, et je le conseille pour ceux qui ont une envie « d’ailleurs » 😀
Et merci à Petite Fleur pour ce prêt ! 🙂

Challenge Petit BAC 2013

Récap’ des challenges terminés en 2012

Challenge 50 états, 50 billets

50 etats... 50 billets

51 lectures (avec le District de Columbia on à un état de plus ;)) en 1 an, uniquement autour des USA.
Challenge réussi, avec une très grande majorité de romans ! Là j’ai réussi à atteindre cet objectif de 2012 qui me tenait vraiment à coeur, et j’en suis fière 🙂
Il faut dire que depuis 6 mois je ne lis presque qu’exclusivement des livres pour ce challenge, pour dire à quel point je m’étais impliquée 🙂 !
Beaucoup de découvertes, de belles images en têtes, et en plus je me suis cultivée avec le volet « exposé » sur l’état traité… J’ai particulièrement aimé Le maître des illusions, Le facteur, Lumière d’Août, Les croassements de la nuit, Johnny s’en va-t-ten guerre, Dolores Claiborne… Quelques déceptions, comme L’hôtel New Hampshire ou L’histoire d’Egar Sawtelle, mais il en faut bien une ou deux pour que ce soit amusant 😉
Expérience extra, et vu que le challenge continue en 2013, je le conseille à tous ! 😀
Reste à voir si je vais me lancer dans le SWAP sur le même thème… je me donne quelques jours pour y réfléchir.

A noter ce petit tableau fait pour l’occasion sur Pinterest !

Challenge Petit BAC 2012

Challenge Petit BAC 2012

Pour cette nouvelle session du Petit BAC, je n’ai rempli qu’une seule grille… mais elle était un peu plus longue que celle de 2011 ! Et avec en parallèle le challenge « 50 états, 50 billets », il a fallut que j’optimise mes lectures !
A noter une découverte vraiment très sympa dans ce challenge : Des milliards de tapis de cheveux… un petit bijou de SF ! Les autres romans, essais et BD ont été très intéressants aussi… J’ai juste une petite réserve sur les romans de Paul C. Doherty qui ne m’ont pas transporté…
Seul déception : je n’ai pas trouvé de quoi remplir le mot bonus (facultatif), le gros mot 🙂

Je me lancerai en 2013 pour une nouvelle aventure Petit BAC… Quand on aime, on ne compte vraiment pas 🙂

Challenge Année de naissance (1980)

challenge anné de naissance

Challenge terminé avec succès ! Il faut dire que j’avais choisi le mode facile… En plus, deux belles découvertes avec ces romans. Bref, une réussite 🙂

Challenge Fruits et légumes littéraires

challenge fruits et légumes

Pour ce challenge, le résultat est beaucoup, beaucoup plus mitigé… Il faut dire que je notais les livres dans ce challenge uniquement si j’en lisais à l’occasion d’autres challenges / lectures. Bref, pas évident d’arriver au 10 titres (loin des 25 demandés !) sans m’imposer des lectures supplémentaires.
Mais sinon les livres cité dans cette liste ont tous été très bon. J’ai particulièrement apprécié Beignets de tomates vertes, et aussi L’arbre aux haricots.

Autres challenges

Le challenge Agatha Christie n’est pas terminé, et je vais y participer à l’occasion au gré de mes lectures.
Le challenge des livres à 2 euros… je ne l’ai jamais commencé, je crois donc qu’il est préférable de l’arrêter.
Le challenge Pandora au travail a eu un soubressaut mi 2012… mais n’a jamais repris. Je l’arrête donc aussi !

Challenge Petit BAC 2013 !

Et c’est reparti pour un tour ! 😀

Challenge Petit BAC 2013

A partir du 1er janvier 2013, je me lance dans une nouvelle session du Petit BAC ! Après ceux de 2011 et de 2012, je ne pouvais pas rater ce rendez-vous des challenges littéraires 😉
Et puis c’est un moyen sympa et ludique d’écouler un peu ma PAL (pourvu que je ne la remplisse pas avec de nouveaux titre, hihi ^^).

La liste détaillée du challenge est sur le blog d’Enna… qui se corse de plus en plus 🙂

Voici la liste et quelques idées sorties de ma PAL :

  • Prénom : Dalva Jim Harrison / Dracula Bram Stoker / Jane Eyre Charlotte Brontë / L’Instinct de l’équarrisseur : Vie et mort de Sherlock Holmes Thomas Day / Marie-Blanche Jim Fergus / Un bébé pour Rosemary Ira Levin / Lolita Vladimir Nabokov / Rose Madder Stephen King / Charlie 9 Jean Teulé / Harry Potter and the Philosopher’s Stone de J.K. Rowling / Walking Dead tome 18 : Lucille… de Robert Kirkman et Charlie Adlard
  • Lieu : Darwinia Robert Charles Wilson / Histoire du futur, tome 1 : L’Homme qui vendit la Lune Robert Heinlein / Dangereuse Callisto Isaac Asimov / La Cité des jarres Arnaldur Indridason / Le Japon à table… Patrick Denaud / Les Hauts de Hurle-Vent Emily Brontë / L’Île au trésor Robert Louis Stevenson / Malpertuis Jean Ray / Mars la Rouge Kim Stanley Robinson / Noël sur Ganymède Isaac Asimov / Sur la Route Jack Kerouac / Trilogie Tokyo, tome 1 : Tokyo Année Zéro David Peace / Rue de la Sardine de John Steinbeck /  La Vengeance du wombat et autres histoires du bush de Kenneth Cook / La cité des permutants de Greg Egan / Tous à Zanzibar de John Brunner / Flatland d’Edwin A. Abbott / Le grenier des enfers Preston & Child
  • Animal : La Ferme des animaux George Orwell / Le fantôme du chimpanzé Fredric Brown / Les Animaux dénaturés Vercors / Les Yeux jaunes des crocodiles Katherine Pancol / Un cheval dans la salle de bains Douglas Adams / Vipère au poing Hervé Bazin / Rue de la Sardine John Steinbeck / La Vengeance du wombat et autres histoires du bush de Kenneth Cook
  • Objet : Journal intime Chuck Palahniuk / La Jeune Fille à la perle Tracy Chevalier / Le Peuple du tapis Terry Pratchett / L’Échiquier du mal Dan Simmons / Sac d’os Stephen King
  • Couleur : Bleue comme une orange Norman Spinrad / Les Yeux jaunes des crocodiles Katherine Pancol / Mars la Rouge Kim Stanley Robinson / Peur Bleue  Stephen King / La femme en vert d’Arnaldur Indridason
  • Partie du corps : Le Talon de Fer Jack London / Les Yeux jaunes des crocodiles Katherine Pancol / L’oreille interne Robert Silverberg / Sac d’os Stephen King / Sur la paupière de mon père Sjón / Un coeur simple Gustave Flaubert / Vipère au poing Hervé Bazin / La musique du sang Greg Bear / L’oeil de la Lune d’Anonyme
  • Phénomène météorologique : Fog James Herbert
  • Aliment / Boisson : Les pommes d’or du soleil Ray Bradbury / Miso Soup Ryû Murakami / Une gourmandise Muriel Barbery
  • Chiffre / Nombre : 1Q84 Haruki Murakami / Abattoir 5 Kurt Vonnegut / Drame en trois actes Agatha Christie / Jusqu’à la quatrième génération Isaac Asimov / Le Tour du monde en quatre-vingts jours Jules Verne / 7 jours à River Falls Alexis Aubenque
  • Sentiment : La Nausée Jean-Paul Sartre / Le bruit et la fureur William Faulkner / Le cherche-bonheur Michael Zadoorian / Radieux Greg Egan / Terreur Dan Simmons / Un bonheur insoutenable Ira LevinPeur Bleue  Stephen King
  • Gros mot (bonus) : Flûte, flûte et flûtes! Isaac Asimov

« La couronne dans les ténèbres » de Paul C.Doherty

Et revoilà Hugh Corbett, le clerc de Londres du 13ème siècle qui revient pour de nouvelles aventures ! Avec ce deuxième tome de la saga de Paul C. Doherty, La couronne dans les ténèbres, je rempli un objectif pour mon challenge Petit BAC 2012 : l’objet.

Hugh Corbett est envoyé avec Ranulf en Ecosse pour enquêter pour le compte du roi d’Angleterre,  sur la mort du roi d’Ecosse, Alexandre III. Celui-ci aurait chuté à cheval du haut d’une falaise, lors d’une cavalcade nocturne pour retrouver sa reine, Yolande… Est-ce réellement un accident ? C’est ce que Hugh Corbett va essayer de découvrir !

Lecture un brin ennuyante, même si j’ai apprécié de m’intéresser une fois de plus à cette période de l’histoire que je connaissais mal. L’enquête suit le même schéma que le même opus, on retrouve les mêmes thématiques… sauf que là on voyage un peu dans les paysages écossais…

Un gros bof, donc… Mais je vais tenir bon, et m’attaquer tout de même au 3ème volet de la saga un de ces jours, vu que je les ai sous la main 😉

« Des milliards de tapis de cheveux » de Andreas Eschbach

Je ne sais plus comment je suis tombée sur ce roman de l’auteur allemand Andreas Eschbach, écrit en 1995, mais ce jour là j’ai eu bien de la chance ! C’est un petit bijou que j’ai dévoré, et qui a tout du roman de SF voué à devenir un grand classique !
De plus il me permet de valider une entrée pour le challenge Petit Bac 2012, catégorie « partie du corps ».

Sur une planète aride, où la population vit aux limites de la pauvreté, une étrange coutume veut qu’une caste d’hommes passent une vie entière à réaliser un tapis fait des cheveux de leurs femmes et filles. Ce tapis une fois vendu à l’Empereur permettra à leur unique descendant mâle de devenir lui même tisseur de tapis de cheveux. Voici une tradition qui se perpétue depuis des millénaires, depuis que l’Empereur immortel en a décidé ainsi ! Voilà bien son droit, car après tout, n’est-ce pas lui qui fait briller les étoiles ?
Mais autour de ce culte de l’Empereur et de la confection de tapis de cheveux, d’autres histoires vont prendre par à cette trame : celle d’un étranger hérétique perdu sur cette planète, celle d’un marchand qui récolte les tapis ville après ville, celle de l’histoire d’amour d’une jeune femme pour le fils d’un tisseur, … Tous sont liés par ces étranges tapis, intriguants, magnifiques et repoussants à la fois…

Quel mystère que ces tapis de cheveux ! Une fois l’univers posé, celui d’un Empire colossal composé de plusieurs systèmes solaires, dirigé depuis des dizaines de milliers d’années par le 11ème Empereur, on n’a qu’une envie : savoir ce que signifie ce culte pour la tapis de cheveux ! Pourquoi des hommes, voir une planète entière, s’aliènent pour réaliser des tapis de cheveux, qui rapporté au nombre de tisseur atteignent des quantités phénoménales ? Des milliards de tapis de cheveux pour décorer le palais de l’Empereur, bien trop pour que cela soit possible. Surtout quand on sait que l’Empereur a été tué il y a 20 ans de cela par des Rebelles, et que son palais n’abritait aucun de ces tapis…

La question de la chute de l’Empire est aussi très intéressante. L’auteur présente progressivement des éléments qui nous expliquent comment le système de commerce du tapis de cheveux est mis en place par des administrations locales, fonctionnant en vase clos. On comprend alors mieux pourquoi les forces Rebelles ont tant de mal, 20 ans après la mort de l’Empereur, à faire accepter à tous ces peuples vivant sur de lointaines planètes  que cet être immortel a disparu, signifiant alors que leur mode de vie est dorénavant dépassé, et que le tissage de tapis de cheveux est une ineptie… Lorsqu’on a été élevé comme un esclave, il est presque impossible d’avoir une idée même de la liberté !
Ce schéma dicté par l’Etat mêlé à celui de la culture locale est très intéressant, et ouvre pas mal de pistes de réflexion sur le monde qui nous entoure…

La narration est découpée en chapitres qui équivalent presque à des nouvelles autonomes, mais qui sont en fait reliées entre elles de manière très fine et intelligente, à la façon d’un polyptique.  Si on est dérouté par deux ou trois chapitres en se demandant ce qu’ils viennent faire là, la réponse arrive rapidement dans les suivants… La trame se tisse, et le dessin prend forme, et il est magique ! Je crois que c’est cette structure qui m’a rapellé (dans une moindre mesure) l’excellent Qu’a t-elle vue, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou.
On est vraiment pris dans l’histoire, et jusqu’à la dernière page on est happé par cet univers. De plus la fin ne m’a pas laissé sur ma faim… Bref, un coup de maitre pour ce qui est de l’intrigue !

Quand on sait que c’est le premier livre de Andreas Eschbach, on n’a qu’une envie, découvrir ses autres romans ! J’ai vraiment été impressionnée et conquise par celui-ci, au point où c’est un véritable coup de coeur ! Bref, je le conseille aux amateurs de SF et aux autres : il se lit très facilement, et l’intrigue est très prenante !

« Fargo Rock City » de Chuck Klosterman (Etat du Dakota du Nord)

Ahhhhhh ! Terrible découverte que ce livre qui a ravi mon coeur d’amatrice de metal ! Vous aviez découvert avec mon post sur Detroit Metal City mon petit penchant pour cette musique, et elle se réaffirme avec ce témoignage de Chuck Klosterman : Fargo Rock City : Confessions d’un fan de heavy metal en zone rurale.
Une bible du métal des années 80-90’s vue par un critique musical, et ses souvenirs de cette période alors qu’il était ado vivant en rase campagne.
Une fois de plus, une belle découverte dans le but de réaliser le challenge « 50 états, 50 billets », pour l’état du Dakota du Nord. Et en plus, il me permet de cocher la case « Lieu géographique » pour le challenge Petit Bac 2012.

Gros focus sur le heavy, le glam, le speed… des années 80-90 et les stars de l’époque : Guns’n Roses, Motley Crue, Kiss, Black Sabbath, Poison, Metallica, Ozzy Osbourne, Bon Jovi, WASP, Skid Row, Ratt… et les grunges qui prendront la suite avec Nirvana, Pearl Jam…
L’occasion de repenser avec bonheur à ces groupes et albums qu’on connait parfois pas coeur (Appetite for destruction… pour le coup ça m’a donné envie voir les Guns à Bercy en juin ;)).
Mais aussi des découvertes, comme Rush… Un livre qui se lit et s’apprécie avec Youtube ouvert pour voir ou revoir les clips, découvrir les groupes qu’on ne connait pas ou mal, mater des vidéo de concert ; ou Google Image pour bien se remémorer les looks inénarrables des musiciens ou des pochettes d’albums rétrospectivement très kitsch, mais tellement représentative du genre et de l’époque… Un vrai moment de plaisir ! 🙂

En plus je me sens dans le même contexte que Chuck l’ado… J’ai eu ma période punk, rock, metal à la campagne dans les années 90 : je n’ai pas eu trop de difficultés à me mettre à sa place ! Les poncifs de la vie à la campagne rajoutent une touche d‘humour et d’authenticité qui rendent le personnage attachant, et si proche de nous !

Pour les fans, on a de quoi se creuser la tête :  la vraie différence entre hard et heavy metal  ; en quoi le metal des 80’s est le premier mouvement musical a bénéficier des medias de masse, et ce que ça a généré ; les craintes des parents de voir leur progéniture fans du genre (suicide, satanisme, drogue…) ; essayer de rétablir la vérité sur la date du succès Talk Dirty to me de Poison (et oui, en plus lui aussi pense que c’est LA chanson du metal… ou du moins un des tubes des années 80 :D) ; l’essort des clips sur MTV alors naissante ; des listes argumentées d’albums représentatifs du genre… Finalement en quoi les années 80-90 metalliques ont leur importance dans l’histoire musicale et plus, ils racontent la société américaine de cette époque (époque conservatrice regannienne, fin de l’ère des hippies, recherche du pouvoir…), même si aujourd’hui tout le monde se moque de ces chanteurs maquillés et habillés de strass ou de bandanas. Mais le fait est là, ils ont influencé la musique, autant que le rock de Beatles ou des Stones, ou le hard rock de Led Zeppelin… car ils ont touché leurs auditeurs, qui se souviennent encore aujourd’hui de ces groupes !
Après on peut être d’accord ou non avec l’auteur (par exemple, savoir si Metallica a perdu sa fibre metal après …And justice for all, chose pour laquelle je ne suis pas complètement d’accord), mais rétrospectivement, quand on sait que le livre a été écrit en 2001, on doit bien avoué qu’il a eu le nez creux pour pas mal de chose (sortie de l’album d’Axl Rose Chinese Democracy, les journaliste qui encensent Mettalica comme de nouveau Led Zep’…)

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture, par petites touches, histoire d’aller écouter des morceaux en même temps. C’est forcément un livre que je conseille à tous les amateurs de metal plus ou moins avertis : le genre était à la mode ces années là, vous connaissez forcément quelques uns de ces groupes ! Et au pire c’est l’occasion de le (re)découvrir grâce aux pistes données par l’auteur.

 

Sans Fargo où a été en parti tourné Fargo des frères Cohen, l’état du Dakota du Nord serait méconnu du grand public…
Comme le laisse supposer le nom de sa capitale, Bismarck, les habitants de l’état ont une descendance d’Europe du nord majoritairement allemande, mais aussi scandinave !

Habité à l’origine par les Amérindiens, qui représentent encore une petite partie de la population actuelle, l’état était d’abord rattaché à la Louisiane, cet énorme territoire français qui englobait à la fin du 18ème siècle un tiers des Etats-Unis actuels. Lorsque la Louisiane est vendue, les terres du Dakota du Nord sont plus ou moins gérées par les états voisins (il faut dire qu’en 1870, seuls 3000 personnes vivaient dans l’état), jusqu’à rejoindre l’Union en 1889.

Du fait de sa localisation au nord des USA, dans le Upper Middwest, en frontière directe avec les montagnes canadienne, excentré des grandes voies de communication, le territoire n’a pas emballé les premiers colons… Aujourd’hui encore, le Dakota du Nord est fidèle à la réputation que sous-entend Chuck Klosterman : peu d’habitants (672 000 !), et beaucoup d’espaces vides et très plats, au nord des Grandes Plaines… On ne peut pas rêver mieux pour y planter des kilomètres carrés de champs ou de terres d’élevage ! C’est un des états les moins peuplé, où les espaces ruraux ont largement le dessus sur les espaces urbanisés ! Comme on peut le penser, l’agriculture est la principale source de revenue… ce qui est assez peu attirant pour les jeunes diplômés de la région qui fuient cet région pour aller travailler dans d’autres états.
Bizarrement, c’est l’état le plus religieux du pays, ou les non-croyant représentent la plus petite proportion de la population de tous les Etats-Unis… et c’est aussi l’état qui a le plus d’églises par habitant ! (j’aurais plutôt vu un état du sud dans ce rôle, comme le Texas)

Côté tourisme, le parc national Theodore Roosevelt peut ravir les amoureux de la nature pour y voir des bisons, ou admirer ses magnifiques paysages de Badlands (à ne pas confondre avec le parc des Badlands de son frère, au Dakota du Sud). En revanche le climat est assez peu propice à celui-ci : c’est l’état où début la fameuse Tornado Alley, habitué aux orages, voir tornades en été, et un hiver long et extrêmement rigoureux