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« Chien du heaume » de Justine Niogret

Chien du heaumeIls sont assez rares, les romans où on trouve une héroïne et non un héros… Et ils sont encore plus rares ceux où j’apprécie vraiment ces protagonistes féminins. Bonheur, Chien du heaume est de ces livres ! Et en plus, il est écrit par une auteur française (cocorico !)… Une belle surprise inspirée, ou plutôt dirigée par mes challenge de l’année : le challenge ABC des littératures de l’imaginaire et le challenge Petit BAC 2014 (pour la ligne « animal »).

Chien du heaume est une mercenaire qui sillonne le pays et prête son bras armé pour survivre. Cette vie elle ne l’a pas vraiment choisie, mais si elle continue à voyager sans attaches, c’est pour réaliser sa quête personnelle : découvrir quel est son véritable nom ! En effet, Chien du heaume est celui qu’elle a adopté sur les champs de batailles… pas celui que ses parents lui ont donné. Grâce à ce nom, elle saura qui était son père qui est mort, dans quel pays elle est née… Bref, quelles sont ses origines. Le seul indice qu’elle possède, sa hache de combat, gravée de serpents entrelacés, que son père lui a laissé.
Sa quête va la mener vers Bruec, le chevalier Sanglier, et son château caché dans les brumes… Elle qui n’a pas d’attaches va trouver en lui un ami. Mais va-t-elle sacrifier la quête d’une vie entière pour rester auprès de lui ? Quelles aventures l’attendent ?

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce récit, c’est l’équilibre entre heroic fantasy et univers médiéval… On s’y croirait vraiment ! Les élément fantastiques sont peu nombreux, mais donnent un petit côté conte traditionnel à cette histoire. Côté ambiance, j’ai eu l’impression d’être dans le manga Berserk par moment (le début). Des combats, du sang, des démons, des descriptions d’armes et armures réalistes… Ça tatane !
La galerie de personnages est très convaincante… J’ai beaucoup aimé Chien du heaume, une femme pas très jolie, obsédée par son nom et le combat. Bruec le chevalier, Regehir le forgeron, Iyinge le jeune guerrier… Ces personnages lui font un groupe d’amis bien sympathiques. Mais le mieux, se sont les méchants, tels Noalle, la méchante jeune épouse de Bruec, même pas nubile mais déjà pleine de haine et de fiel. A notre première rencontre avec ce personnage, on ne souhaite plus alors que la voir souffrir !

Une bonne découverte… En même temps je ne prenais pas de risques : ce roman a eu plusieurs prix, dont le Grand prix de l’Imaginaire 2010 !
Je vous le conseille donc, fans de fantasy ou non ! Pour ma part je me met de côté dans ma liste d’envies Mordre le bouclier, la suite des aventures de notre guerrière 🙂

challenge de l'imaginaire ABC 2014

Challenge petit bac 2014

« Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour » de S.G. Browne

omment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amourÇa faisait un moment que je n’avais pas lu un roman de zombies… Depuis Vivants je crois bien ! Grâce au partenariat Folio de la rentrée, j’ai pu découvrir Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour de S.G. Browne, paru en 2013, une histoire très sympathique, un brin gore, mais qui surtout nous montre les zombies sous un autre angle que celui que les films d’horreur nous servent habituellement.

Deux jours après sa mort dans un accident de la route, Andy, 34 ans, s’est réveillé… Il est devenu un mort-vivant, un zombie, comme une infime minorité de ceux qui trépassent depuis des siècles.
Mais aujourd’hui aux États-Unis comme ailleurs, les zombies ne peuvent plus se cacher. Comme tous ceux de son espèce il n’a plus aucun droits, juste celui d’exister, pour peu qu’il ne fasse pas de vagues.
Obligé de vivre dans la cave de chez ses parents, son odeur putride et son aspect peu ragoûtant n’aident pas aux bonne relations familiales… pourtant il souhaiterait pouvoir s’intégrer et vivre comme avant ! La nourriture n’a plus de saveur pour lui, il a perdu ses cordes vocales, ses amis l’ont abandonné, sa fille croit qu’il est mort… Ses seuls loisirs : regarder la télé et assister aux réunions de son groupe de soutien zombie. Ici il peut se faire des amis comme lui, qui se décomposent lentement et passivement à l’abri des regards de la société.
Mais leur quotidien va changer le jour où ils rencontreront le zombie Ray, et sa viande de chevreuil en bocaux…

Malgré ce que j’ai pu croire un peu au début, on n’est pas dans de la bit-lit zombiesque à la Twilight et ses vampires végétariens… Mais plutôt dans un roman qui emprunterait à la série True Blood.
Les zombies existent depuis toujours et sont une minorité visible de la société, dénuée de droits. Ils pourrissent lentement dans leurs familles si celle-ci veut encore d’eux, ou servent de mannequins de tests pour la sécurité routière, de cobaye dans les fermes des cadavres… s’ils ne sont pas démembrés par des étudiants bourrés. La violence envers les zombies est à la limite du soutenable !
Pour éviter de se décomposer trop vite, ils mangent des produits de beauté remplis de formol, mais bizarrement ils ne dévorent pas d’humains… très « veggie » non ? 😉
Mais le jour où ils découvrent les vertus curatives de la viande humaine, de « respirants », leur point de vu sur leur existence va changer peu à peu… Fini de se laisser faire, il vont prendre leur non-vie en main !
Mais c’est bien le combat pour leur reconnaissance et leur droit d’exister que nous suivons ici, entre les groupes de soutien, les pétitions, manifestions pour les droits civiques…
Forcément le parallèle avec le combat de Rosa Parks et des afro-américains dans les années 50 est évident… la référence est même déclarées ouvertement et sert de fil conducteur à toute l’histoire. Peut-être trop systématique, mais dans un roman d’anticipation comme celui-ci, l’enfonçage du clou passe pas si mal.

Une lecture pas prise de tête donc, très accessible, et finalement assez moral malgré le cannibalisme ambiant… En tout cas j’ai apprécié cette histoire et ces personnages.
Merci à Folio pour ce partenariat !
Et au passage, une lecture pour mon challenge Petit BAC 2014, section « Sphère familiale ».

Challenge petit bac 2014

« Blast, tome 4 : Pourvu que les bouddhistes se trompent » de Manu Larcenet

blast4Il n’y a pas à dire, Manu Larcenet est vraiment  un auteur phare de la BD française… peut-être mon préféré.
Le quatrième et dernier tome de sa série Blast clos parfaitement une histoire, qui n’a pas du être toujours simple à écrire et dessiner ! Mais pour la lectrice que je suis, ça a été un plaisir du début à la fin (voir mes avis sur les tomes précédents ici et ) !

Polza est toujours interrogé par les deux enquêteurs, suite à ce qu’il aurait fait à Carole.
Il leur raconte l’hiver qu’il a passé auprès de Carole et de son père Rolland, dans une ferme éloignée de tout.
Rolland est en conditionnelle et passe ses journées à faire des découpages et dessins pornographiques… il est donc tout à fait disposé à cacher son nouvel ami Polza, marginal tout juste évadé de l’hôpital ! Mais cette amitié va conduire ce gentil hurluberlu à arrêter son traitement… et devenir de plus en plus instable. Polza et Carole vont rapidement basculer dans la folie à vouloir protéger Rolland… et se protéger de ses crises !

L’avantage de ce dernier tome, c’est que Larcenet ne nous laisse pas en plan… Après la fin du récit de son voyage raconté par Polza, il arrive à amener intelligemment le point de vu des deux enquêteurs sur cette affaire, avec d’autres preuves à l’appui.
Comme il le dit si bien dans cette bande-dessinée, il faut se méfier des choses écrites, car elles ne donnent que le point de vu de celui qui tient le crayon. Un double avertissement pour nous, lecteur ? Si la vérité ne vient pas de Polza, ni des policiers… Elle doit peut être se trouver quelque part entre les deux ?

planche blast 4

Un dernier tome très réussi je trouve, tant au niveau scénario que dessins, et surtout toujours aussi puissant. J’adore le traitement expressionniste, de certaines cases, comme par exemple celle des collage de Rolland (voir ci-dessus), qui oscillent entre le trash et le ridicule. Inséré dans une planche en noir et blanc tout en ombres et lumières, c’est très surprenant !
L’histoire se clos comme il se doit, pas de déception comme c’est souvent le cas à la fin d’une saga… Mon objectif l’an prochain, relire les quatre à la suite pour voir ce que ça fait, si on voit plus de choses !

Au passage, je profite de cette lecture pour remplir l’objectif « verbe » pour le challenge Petit BAC 2014 !

Challenge petit bac 2014

« Le monde selon Garp » de John Irving

Le monde selon GarpIl fallait vraiment que j’apprécie La Chèvre Grise pour accepter cette lecture commune avec elle : Le monde selon Garp de John Irving, un livre qu’on a plus besoin de présenter à en croire son nombre de fans ! Je ne peux pas parler de ce livre sur Twitter ou au bureau sans que quelqu’un rapplique pour lancer « C’est mon roman favori ! », « J’adore cet auteur »… Et moi de répliquer que j’ai été traumatisée par  les ours de L’hôtel New Hampshire l’année dernière…

Dans ce roman nous suivons les pérégrinations et réflexions de S. T. Garp, depuis sa procréation… Sa mère Jenny Fields, infirmière célibataire endurcie, était déjà un personnage assez atypiques dans les années 40. Mais son fils Garp va avoir lui aussi une vie peu ordinaire !
Pour plaire à la fille de son entraineur de lutte au lycée, Helen, qui est une dévoreuse de livres, il décide de devenir écrivain. Et il y arrive ! Entre épopée familiale, drames, moment beaucoup plus légers, les affres de la création, le tout sur fond de luttes féministes et de problèmes de couples… et de bien d’autres choses encore. Garp va croiser toute une panoplie de personnages sympathiques ou antipathiques, qui vont rendre sa vie riche et pleine de rebondissements… et surtout lui inspirer ses romans.

Bonne nouvelle, j’ai apprécié les aventures de Garp, même si le personnage en lui-même m’exaspère. Grosse avancée par rapport à mon dégout de la famille de L’hôtel New Hampshire ! Mais un ou deux trucs me gênent tout de même…
D’abord le côté auto-fiction ou autobiographique de Garp par rapport à Irving… Je ne savait pas si Garp était son « avatar » dans ce récit, mais le choix d’utiliser des motifs déjà vus dans L’hôtel New Hampshire m’ont fortement laissé penser cela : Vienne, les ours, les prostituées, les relations hommes / femmes, le viol, les morts accidentelles… En plus Garp est écrivain, si ça n’est pas une projection 😉
Dans les faits ce récit semble effectivement mêler la réalité de la vie d’Irving et fiction. Comme Garp, Irving romance son quotidien, et se sert peut-être de cette histoire pour exorciser ses craintes et ses doutes.
Finalement j’ai souvent eu l’impression de lire un livre avec pour thème l’égocentrisme, que ce soit celui de Garp ou en poussant plus loin celui de John Irving…

Autre point qui m’a gêné, c’est que j’ai trouvé certains passages longs, voir trèèèès longs. Certes ce roman ne se lit pas vite, et la plume et l’humour de l’auteur s’apprécient lentement… 2 semaines et demie pour le lire, pour moi c’est rare ! Mais ce qui me dérange c’est d’avoir eu l’impression de buter et d’être embourbée dans des pans énorme du livre. En fait j’ai eu l’impression de vraiment commencer à l’apprécier à la moitié.

Bilan en demi-teinte pour moi… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman, qui est très bien écrit, parfois drôle, parfois dramatique… et l’auteur saute de l’un à l’autre en un clin d’oeil ! Je comprends que beaucoup de lecteurs aiment cet auteur aussi, qui a une imagination débordante et fascinante… un rien baroque et excessif ! Mais le temps m’a parfois semblé long tout de même en compagnie de ces personnages… Bref, John Irving n’est peut être pas fait pour moi !

Au passage, je vais utiliser ce titre pour valider l’entrée « Prénom » du challenge Petit BAC 2014 ! 😉

Challenge petit bac 2014

« Le Cimetière du diable » d’Anonyme

Le cimetière du DiableLa chèvre grise (ex Petite Fleur) m’a embarqué dans la suite de la saga du Bourbon Kid pour une lecture commune pleine d’action, de baston, de créatures méphitiques et de rock ‘n roll ! Sans sa proposition de lecture commune, je crois que je n’aurais pas ouvert ce troisième volume, au titre qui sonne comme un présage ! Mais finalement, un tome par an, c’est un bon rythme… et après Le livre sans nom et L’œil de la Lune, c’est avec plaisir que j’ai découvert Le cimetière du Diable.

L’histoire se situe 10 ans après la première nuit d’Halloween sanglante du Bourbon Kid, celle où il a du tuer sa mère vampirisée… et donc 7 ou 8 ans avant les épisodes du Livre sans nom
Sanchez, le fameux gérant du Tapioca Bar, a gagné un voyage exceptionnel : un week-end de rêve au milieu du désert, dans l’hôtel de luxe « Le Pasadena », pour assister à un concours de chant annuel « Back from the dead » ! Comme son nom l’indique, la seule règle à ce concours est de d’imiter et de reprendre des titres d’artistes morts… On va donc voir s’affronter Michael Jackson, Freddie Mercury, Judie Garland…  et même Elvis, incarné par un tueur à gage très cool… !
Des dizaines de chanteurs amateurs vont tenter leur chance pour accéder à la finale, et obtenir un contrat et un gain d’un million de dollars auprès du propriétaire de l’hôtel, Nigel Powell !
Mais gagner à ce concours est-il vraiment un cadeau ? Les rumeurs les plus folles courent sur Powell et son hôtel… Il l’aurait obtenu en signant un pacte avec le Diable… Et de plus, il parait que des centaines de personnes disparaissent dans le désert chaque année, à Halloween… Quels dangers vont devoir affronter les concurrents et les spectateurs ? Et qu’est-ce que le Bourbon Kid vient faire dans ce coin paumé du désert la veille d’Halloween ?

On ne peut donc par vraiment parler de suite, plutôt d’un prequel, voir d’un midquel… Mais on n’apprend pas grands choses de plus sur nos personnages favoris, même si le fait de les voir dans une autre aventure m’en a rendu certain plus sympathiques.
Par exemple Sanchez, le gros balourd du Tapioca bar… Le mec un peu gauche et dégoutant, tordu et peu courageux, qui propose de la pisse plutôt que du bourbon aux clients qu’il n’aime pas. Et bien dans Le cimetière du Diable il est exactement pareil, sauf qu’il a gagné en potentiel comique je trouve. Et il est parfois presque touchant, voir gentil !
Elvis qu’on avait un peu vu dans le premier épisode, mais qui était malheureusement mort bien trop vite… et bien là on a tout le temps d’en profiter ! Il est vraiment trop cool 🙂
A côté d’eux toute une brochette de personnage hauts en couleurs…  Avec le concours de chant où des musiciens doivent camper des artistes morts, on a de beaux cas ! Certains d’entre eux m’ont  vraiment fait sourire, à la lecture de leur show 🙂
Finalement le Bourbon Kid est assez anecdotique dans ce récit ! On va juste s’apercevoir qu’il n’est pas juste un gros psychopathe buté… mais ça on s’en doutait un peu (ou du moins on l’espérait !).

Pour ce qui est de la baston, après les vampires, on a le droit à un nouveau type de créatures que j’aime beaucoup… mais je ne vous en dirais pas plus 😉

En bref, une lecture sympa, qui souffre de petites longueurs au milieu, car on se demande parfois où l’auteur veut aller. Mais on est vite remis en selle pour un final explosif !
Si vous avez aimé les deux premiers tomes, vous aller aussi adhérer à celui-là !

Au passage, ce livre me permet de valider le lieu dans le challenge Petit BAC 2014.

Challenge petit bac 2014

« Un Automne à River Falls » d’Alexis Aubenque

Un automne à River FallsPour commencer en beauté le challenge Petit BAC 2014, catégorie Moment / Temps, j’ai continué la série River Falls commencée il y a déjà 2 ans ! Un Automne à River Falls est le second roman de cette saga de romans policier /thriller, que je viens de terminer après le premier opus 7 jours à River Falls et le troisième Un Noël à River Falls.
Pour être tout à fait honnête je ne me souvenais pas de l’histoire des deux autres livres… Et même si j’ai passé un bon moment dans l’état de Washington avec le shérif Logan et la profileuse Hurley, je ne suis pas sûre que ce roman me laisse un souvenir impérissable !

A River Falls, en septembre, le corps d’un riche avocat est retrouvé sans vie dans sa baignoire, un sèche-cheveux à ses côtés. Un banal accident ou un suicide ? A moins qu’il s’agisse d’un meurtre comme le supposent très vite le shérif de la ville Logan, sa petite amie et profileuse du FBI Hurley et leurs équipes. Au même moment, un autres cadavre est retrouvé dans la rivière cette fois : un inconnu, roué de coup… Y aurait-il un rapport entre ces deux morts ?
Loin de tout cela, deux frères jumeaux débutent leurs études à l’université de River Falls, tout droit venus de Seattle : Kyle le beau gosse sportif, et Stuart le petit gros timide… Mais personne ne sait qu’ils sont de la même famille. Quel secret cachent-ils ?

Si le début du roman est assez classique avec son enchaînement de cadavre et une enquête semée de fausses pistes et d’embûches, le dernier quart est assez palpitant.
Le gros intérêt de ce roman est l’imbrication des deux histoires : l’enquête de Logan et de son équipe, et la vie de Kyle et de Stuart sur le campus. On se doute bien que les deux récits vont finir par se croiser, mais comment, voilà toute la question !
Les personnages principaux Logan et Hurley sont extrêmement stéréotypés, de vraies caricatures de série TV américaines ! Logan en bon shérif à la mode US est impulsif et colérique, mais est courageux et a un grand sens de la justice. Hurley est plus posée, plus maline, et voit toujours les choses sous un angle plus empathique que son conjoint… Leur histoire d’amour n’apporte pas grand chose à l’histoire de moins point de vu, si ce n’est rajouter un peu de tension dans leurs oppositions professionnelles.
Les personnages secondaires comme Kyle et Stuart m’ont bien plu… Un peu clichés aussi, mais plus sympathiques que les flics ! Stuart, le vilain petit canard est handicapé par son embonpoint et manque d’assurance. On va découvrir comment il va s’en sortir à la fac, en ralliant une fraternité, en faisant ami-ami avec la plus belle fille de l’université, en prenant ses premières cuites, … Assez mignon 😉

Un roman sympathique et pas désagréable, sans être le roman du siècle… J’ai passé un bon moment, c’est bien là le principal !

Challenge petit bac 2014

« Les pommes d’or du soleil » de Ray Bradbury

Les pommes d'or du soleilOpération fin de challenge Petit BAC 2013 avec ce roman du maître de la SF, Ray Bradbury. Les pommes d’or du soleil termine ma liste, pour la catégorie Aliment / Boisson.
On est loin de la science-fiction ou fantasy classique avec ce recueil de nouvelles de 1953. Certes, on retrouve beaucoup de récit de SF, mais aussi des histoires qui nous raconte le vie de personnages qui pourraient être nos voisins.

Ainsi j’ai été assez touchée par le nouvelle Un vaste monde au-delà des montagnes, qui raconte la fascination pour une vieille femme analphabète devant le savoir de son neveu venu chez elle en vacances : l’écriture ! Le voir écrire est déjà un plaisir quasi-mystique pour elle… mais en plus il accepte de rédiger des lettres pour elle. Mais à qui les envoyer quand on vit loin de tous, à la campagne ? Qu’on ne connait personnes d’autres que ses voisins ? Son neveu va donc écrire à des entreprises faisant de la pubs dans les journaux pour recevoir des catalogues et échantillons gratuits. Et là, la magie commence !
Mine de rien cette nouvelle représente bien la fracture technologique qui pouvait exister entre une personne recluse et analphabète hier, face à un simple lettré… Et  cela peut être transposé aujourd’hui  avec quelqu’un qui n’a pas accès au Web face à une personne qui surfe un peu. Tout un monde, tout un réseau s’ouvre à celui qui découvre ces nouveaux savoirs et usages.

D’autres nouvelles plus dans le genre SF sont aussi très riches et ont certainement inspirées beaucoup d’auteurs ou réalisateurs de cinéma. Le meilleurs exemple dans ce livre est Un coup de tonnerre : dans un monde futuriste on sait voyager dans le temps. Le nec plus ultra pour les riches citoyens, partir en safari préhistorique pour tuer des tyrannosaure. Mais ces chasses sont très encadrées pour ne pas créer un effet papillon : tuer une créature ou une plante dans ces temps anciens pourrait changer irrémédiablement le futur… ou plutôt le présent. Un film est sorti en 2005, librement tiré ce cette histoire.

Bref, quelques nouvelles très sympas, d’autres plus quelconques… mais ça reste tout de même du Bradbury, donc de la grande qualité ! A réserver aux fan peut être ?

Challenge Petit BAC 2013

Challenge Petit BAC 2014

On ne me tient plus aujourd’hui ! Mon excitation ne vient pas de la perspective d’un Noël qui se rapproche, ou de mes vacances qui ont commencées vendredi… mais bien de l’ouverture des inscriptions au challenge Petit BAC 2014 ! Croyez moi ou non, mais j’avais noté cette date dans mon agenda pour être sûre de ne pas l’oublier 😉
Mais n’ayez pas peur, vous pouvez vous inscrire jusqu’au 1er février et les lectures débutent le 1er janvier, pour une durée d’un an… rien ne presse donc !

Challenge petit bac 2014

Je peut paraître un peu excessive, mais pour moi ce challenge est devenu une vraie institution depuis le tout premier en 2011, mené de main de maître par Enna ! Ce que j’aime avec ce challenge, c’est qu’il est simple à comprendre, et que tout les ans la liste change un peu… juste de quoi faire une petite surprise bien sympa qui renouvelle l’intérêt du jeu ! 🙂

Cette années les catégories sont :

  • Prénom
  • Lieu (réel ou imaginaire, hors bâtiments)
  • Animal (réel ou imaginaire)
  • Objet (hors bâtiments)
  • Couleur
  • Matière
  • Verbe (conjugué ou non, sauf être et avoir)
  • Sphère familiale
  • Moment / Temps
  • Bâtiment
  • Gros mot (lecture bonus !)

Sur le post de lancement du challenge, vous retrouverez toutes les règles et quelques détails supplémentaires et des exemples concernant la liste.

Bien que la liste de lecture n’est pas à prévoir à l’avance, j’ai comme d’habitude commencé à faire le tour de ma PAL pour voir ce qui pourrait coller à chacune des lignes :

  • PrénomEugénie Grandet de Honoré de Balzac / L’Instinct de l’équarrisseur : Vie et mort de Sherlock Holmes de Thomas Day / Marie-Blanche de Jim Fergus / Rose Madder de Stephen King / Un bébé pour Rosemary de Ira Levin / Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling / Le système Valentine de John Varley / Elric, tome 1 : Elric des Dragons de Michael Moorcock / L’instinct de l’équarrisseur : Vie et mort de Sherlock Holmes de Thomas Day
  • Lieu Neither here nor there de Bill Bryson / Tous à Zanzibar de John Brunner / Purgatoire des innocents de Karine Giebel / En terre étrangère de Robert Heinlein / Trilogie Tokyo, tome 1 : Tokyo Année Zéro de David Peace / Rue de la sardine de John Steinbeck / L’île au trésor de Robert Louis Stevenson / Le dieu venu du Centaure de Philip K. Dick / Noël sur Ganymède d’Isaac Asimov
  • AnimalUn cheval dans la salle de bains de Douglas Adams / Vipère au poing de Hervé Bazin / Les Rats, tome 1 de James Herbert / Rue de la sardine de John Steinbeck / Le berceau du chat de Kurt Vonnegut / Sans parler du chien de Connie Willis / Les animaux dénaturés de Vercors / Elric, tome 1 : Elric des Dragons de Michael Moorcock / Les yeux jaunes du crocodile de Katherine Pancol / L’oeuf du dragon de Robert Forward
  • Objet Livres de sang, tome 1 : Livre de sang de Clive Barker / L’échelle de Darwin, tome 1 de Greg Bear / Journal intime de Chuck Palahniuk / La Machine à explorer le temps de H. G. Wells / Cristal qui songe de Theodore Sturgeon / La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier
  • Couleur Peur Bleue de Stephen King / Mars la Rouge de Kim Stanley Robinson / Bleue comme une orange de Norman Spinrad / Les yeux jaunes du crocodile de Katherine Pancol
  • Matière Soie de Alessandro Baricco / Le Talon de Fer de Jack London
  • Verbe La Voie du Sabre, tome 2 : L’Homme qui voulait tuer l’Empereur de Thomas Day / Cristal qui songe de Theodore Sturgeon / Danse, danse, danse de Haruki Murakami / Le dieu venu du Centaure de Philip K. Dick / Femme qui écoute de Tony Hillerman
  • Sphère familiale La mère des mondes de Isaac Asimov / Frères de chair de Michael Marshall Smith / Le fils des ténèbres de Dan Simmons / Sur la paupière de mon père de Sjon
  • Moment / TempsSuperToys : Intelligence Artificielle et autres histoires du futur de Brian W. Aldiss / Un Automne à River Falls de Alexis Aubenque / Ciel brûlant de minuit de Robert Silverberg / Le ciel brûlant de minuit de Robert Silverberg / Les Ailes de la Nuit de Robert Silverberg / L’Age de diamant de Neal Stephenson / 1Q84, tome 1 : Avril-Juin de Haruki Murakami / La fin des temps de Haruki Murakami / Prisonniers du temps de Michael Crichton / Vendredi de Robert Heinlein / La fin de l’Eternité d’Isaac Asimov / Noël sur Ganymède d’Isaac Asimov
  • Bâtiment La Cabane de l’aiguilleur de Robert Charles Wilson / Le guérisseur de cathédrales de Philip K. Dick / Abbattoir 5 de Kurt Vonnegut / Raffles Hotel de Ryû Murakami / Le maître du Haut Château de Philip K. Dick
  • Gros mot : Flûte, flûte et flûtes! de Isaac Asimov

Alors, êtes-vous partant ?

« Walking Dead tome 18 : Lucille… » de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Walking Dead 18Depuis quelques semaines le dernier tome de Walking Dead traînait à la maison. Honte à moi, je ne me suis pas jetée dessus comme une zombie affamée ! Mais après la fin du tome 17, un volume si riche en événements et si palpitant, j’avais peur que ce nouvel opus soit un peu mou du genou. Il faut dire que les Walking Dead c’est souvent comme ça, il y a des hauts et des bas…
Et bien si Lucille… n’est pas complètement à la hauteur de son prédécesseur (qui était vraiment terrible, je le répète !), il en reste néanmoins un très bon tome de la série : une nouvelle situation apocalyptique, de nouvelles communautés avec leurs règles bien à elles, et surtout un super méchant qui m’éclate !

Dans cet épisode, la communauté de Rick fait connaissance avec le groupe des Sauveurs, dirigé par Negan et de Lucille. Cette dernière n’est pas une femme, mais une batte de base-ball garnie de fil barbelé… Ça donne tout de suite l’ambiance ! Suite au meurtre de Glenn par Negan et Lucille dans le dernier tome, Rick a décidé de se soumettre aux Sauveurs, tout comme les autres communautés des environs. Comme eux, ils doivent donner la moitié de tous leurs biens aux Sauveurs, qui ne se gènes pas pour venir se servir.
Refusant ce nouvel ordre établi, Carl, le fils de Rick, se cache dans le camion des Sauveurs avec une arme, bien décidé à abattre Negan
Va-t-il parvenir à ses fins ? Comment sera-t-il puni ? Comment le groupe de Rick gère cette nouvelle crise ?

Pour moi le clou de l’album, c’est Negan ! Ce personnage de psychopathe m’amuse au plus haut point ! C’est un vrai méchant, instable, mais avec une certaine logique qui lui permet de maintenir sa communauté et ses privilèges. Il fait des blagues de merde, est fasciné par l’œil énucléé de Carl et son courage (ou sa bêtise ?), et surtout à une chérie atypique en plus de son harem : Lucille, à qui il a donné une vraie personnalité encore plus barrée que la sienne.
J’espère juste que les scénaristes ne vont pas l’éliminer trop vite du tableau dans les prochains albums ! Ou alors qu’il parte vraiment en fanfare !
En tout cas ça laisse présager un bon combat final entre Negan et Rick… Vivement la suite en février 2014 🙂

Sinon le reste de l’histoire reste du Walking Dead classique : conflits entres groupes de survivants, alliances entre communautés, poutrage de zombies, et bien entendu les petites tensions entre les différents membre de la communauté de Rick.

Un bon épisode pour moi, qui en plus me permet de régler son compte à la case « Prénom » du challenge Petit BAC 2013 ! Merci Lucille ! 😀

Challenge Petit BAC 2013

« Fog » de James Herbert

FogPour faire suite au pavé qu’était Azteca j’avais envie d’un petit roman d’horreur, fantastique ou SF, pas prise de tête… Mais après le monument qu’est Azteca, dur d’apprécier un autre roman il faut croire !
Fog de James Herbert, édité en 1975 avait tout pour me plaire sur le papier : une sorte de roman apocalyptique, avec des genres de zombies, une brume tueuse, une théorie du complot… Bref, tout ce que j’aime habituellement ! En bien pour tout dire j’ai été assez déçue 🙁
Heureusement je n’ai pas tout perdu, Fog me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013, catégorie « phénomène météorologique ».

Tout commence par un tremblement de terre en Angleterre… Étrange, n’est-ce pas ? Et cela le devient encore plus quand une sorte de brume sort de la faille crée par cette secousse sismique. Mais ce brouillard n’est pas très naturel : très dense, gris jaunâtre, aux déplacements aléatoires,… on s’aperçoit assez rapidement que ceux qui entrent en son contact se retrouvent atteint de folie destructrice ! Ils cherchent à tuer ou à se suicider !
Holman, agent du Gouvernement enquêtant dans la région est un des premier atteint par la brume, mais aussi un des premier soigné un peu par hasard… Maintenant immunisé contre les effets du fog des profondeurs, ils va tenter de convaincre les autorités du danger que représente cette brume.
D’où vient ce fog ? Va t’il se répandre dans toute la Grande-Bretagne ? Comment l’arrêter ?

Si le sujet est intriguant et plein de promesses, la zombification d’un pays civilisé, le traitement m’a vraiment laissé sur ma faim.
J’ai beaucoup aimé les détails sordides, les scènes de suicides massifs, ou d’orgies sexuelles dues au fog… ou encore les focus sur la petites histoires de personnages, et la manières dont la brume va les transformer en tueurs sanguinaire.
En revanche j’ai moins aimé le personnage d’Holman, dénué de charisme, et de sa petite amie Casey qui ne sert absolument à rien ! Le couple Holman et Casey est cucul au possible !
L’explication de l’origine du fog est sans surprise… en même temps on est en 1975, il ne faut peut-être pas trop en demander…
La structure du roman est aussi d’un classique soporifique : montée en puissance du pouvoir destructeur du fog, avec un héros qui tente d’alerter les autorité, des tentatives successives de destruction de la brume tueuse soldées d’échec, jusqu’à une fin spectaculaire… Grosso modo c’est ça, plus tout les poncifs que vous pourriez imaginer pour ce genre d’histoire.

Je suis donc déçue et un peu dubitative sur le talent de l’auteur (ou de son traducteur !)… On m’a dit tellement de bien de James Herbert, auteur de la trilogie des Rats que je voulais tellement lire ! Maintenant j’hésite à me lancer dans cette saga 😡

Challenge Petit BAC 2013