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« Le Sabre de Sang, tome 2 : Histoire de Kardelj Abaskar » de Thomas Geha

Le sabre de sang tome 2Retour dans l’univers fantasy des Sept Royaume avec le second et dernier tome du Sabre de Sang de Thomas Geha, après un premier volume qui m’avait bien plu !

Plusieurs années ont passé depuis le voyage vers la liberté de Tiric et Kardelj… qui s’est terminé sur une falaise par le meurtre de Kardelj et de sa compagne, par un Tiric armé du Sabre de Sang.
Depuis, Tiric est devenu l’empereur des Sept Royaumes : la magie du sabre lui a permis de soumettre toutes les contrées et tous les peuples… Même les Qivhviens, ce peuple d’homme-lézards rencontré dans le premier tome !
Mais Kardelj a survécu grâce à son Fâps, un parasite logé dans son dos qui l’aide à guérir… Et à son réveil une petite surprise l’attendait, un enfant, son fils, né comme par magie.
Sur les océans où il sera pirate, puis dans les caravanes du peuple de voyageurs Carmintrao, son désir de protéger les siens et de vivre heureux sera pour Kardelj une motivation encore plus puissante que son désir de vengeance… Mais cela suffira-t-il à se débarrasser de la menace du tyran Tiric et de son armée de soldats de sang, totalement dévoués à sa cause ?
Kardelj arrêtera-t-il Tiric et sa soif de pouvoir ? Comment pourra-t-il le battre, lui qui est protégé par la magie ? Quelles sont les véritables forces à l’œuvre dans cette histoire ? Voilà quelques questions qui trouveront une réponse dans cette seconde partie du diptyque du Sabre de Sang !

Si j’ai retrouvé avec plaisir Kardelj, compagnon de Tiric laissé pour mort à la fin du premier tome, j’ai eu un peu plus du mal rentrer dans l’histoire. Ce second volet est moins « pulp » que le premier, peut être un peu plus complexe… Il faut dire que le personnage de Kardelj est un peu plus nuancé que Tiric, avec des motivation moins manichéennes (comprendre : il ne pense qu’à poutrer du Qivhvien) et un ego moins surdimensionné (comprendre : ça n’est pas un personnage détestable).
Bref, il faut attendre la seconde partie de ce volet pour que ça commence à dépoter comme j’aime 🙂
Magie, mystères, combats sont alors au rendez-vous… Avec la tant attendu confrontation entre les deux anciens amis, Tiric et Kardelj !
J’ai apprécié la découverte du peuple Carmintrao, sortes de gitans des Sept Royaumes, qui ont leurs culture bien a eux… Et plus particulièrement leur protecteur /demi-dieu : un homme du clan masqué depuis sa naissance… Et nommé fort justement Le Masque. Ce personnage subtil sait se montrer ferme avec ses ennemis… mais digne de confiance envers les siens. Un bon compagnon en perspective pour Kardelj !

Une fin très correcte pour cette saga que j’ai appréciée, qui se termine pas si mal que ça, quoiqu’on en dise ! Et une lecture parfaite pour le challenge Geek 😉
A quand un spin-off avec des Carmintrao ? 🙂

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« Batman : Silence » de Jeph Loeb & Jim Lee

Batman : SilenceBatman : Silence, regroupe l’intégrale des comics sortis entre 2002 et 2003 sous le nom de Batman: Hush aux USA. Cette lecture m’a mis devant ma méconnaissance complète des comics, et plus particulièrement ceux de super-héros ! Quelle honte ! :s
Mais du coup j’ai pu me remettre à niveau avec cette histoire qui réunit la plupart des personnages récurrents de cette série, que ce soit les copains super-héros de Bruce Wayne / Batman, ou des super-vilains plus que connus !

A Gotham City, un jeune garçon est kidnappé par une créature mi-homme, mi-crocodile, Killer Croc. Alors que Batman vient le secourir, Catwoman s’empare de la valise contenant la rançon… Batman la prend en chasse, mais il va vite se retrouver dans une mauvaise posture : la corde de son grappin est coupée, et il tombe dans une ruelle au milieu d’un groupe de criminels. Il ne doit sa survie qu’à Huntress, mais est dans un sale état : il a une commotion cérébrale, que son valet Alfred ne peut pas soigner lui-même. Heureusement l’ami d’enfance de Bruce Wayne, Thomas Elliott, est un chirurgien de talent et il va faire un vrai miracle en le soignant…
A peine remis Batman ne chôme pas ! Après Killer Croc, c’est Poison Ivy qui fait des siennes, aidée de Superman qu’elle a envouté, puis c’est au tour de Harley Quinn et de son petit ami le Joker… Tous ces super-vilains surgissent de partout pour commettre des crimes qui ne leur ressemblent pas. Qui est derrière tout cela, à tous les manipuler ?

Batman-Silence

Comme je le disais plus haut, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce comics qui regroupe une bonne vingtaine de personnages récurrents de la série Batman. Ainsi je serais un peu moins niaise quand on m’apprendra qu’il y a eu trois Robin différents dans la série 😀
Côté scénario, chaque « chapitre » nous fait avancer dans la l’enquête de Batman, pour savoir qui a tenté de le piéger… et aussi de voir comment sa relation amoureuse avec Catwoman va évoluer ! Et oui, dans Batman : Silence, notre super-héros mystérieux se laisse tenter par l’amie des félins, habituée à passer du bord des méchants à celui des bons… Et c’est bien ce qui la rend si intéressante !
Côté dessins et couleurs, rien à redire… C’est extra, bourré de détails… De plus cette édition intégrale permet d’admirer à la fin du volume les crayonnés de certaines planches : terrible ! On peu aussi apprendre les secrets dissimulés dans certaines cases, dévoilés par les auteurs ! C’est amusant de voir a quel point une case peut cacher des indices ou des clins d’œil réservés aux vrais fans de comics, comme une boite de pizza provenant du restaurant ou travaillait tel ou tel personnage, ou encore la lampe de bureau d’Oracle qui est la réplique de celle de Jim Lee !

Une bonne lecture si on aime les histoires de super-héros, même si la fin m’a laissé un peu dubitative… Mais de toute façon n’importe quelle fin m’aurait laissée sur ma faim 😉
En tous cas, une lecture idéale pour continuer le challenge geek 🙂

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«L’assassin Royal tome 2 : L’assassin du Roi» de Robin Hobb

L'assassin du roiUn an après ma découverte de L’apprenti assassin de Robin Hobb, me revoilà dans l’univers de l’Assassin Royal avec le tome de 2 de cette saga, L’assassin du Roi. Une lecture parfaite pour le Challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire !

Fitz, ou plutôt FitzChevalerie, maintenant qu’il est reconnu comme bâtard de feu le roi-servant Chevalerie, revient du Royaume des Montagnes accompagné de Burrich… Victime d’un empoisonnement par Royal, le plus jeune fils du roi Subtil, il est très mal en point quand il revient à Castelcerf. Après plusieurs semaines de fièvre et de tremblements, il se remet peu à peu… et malgré son état il se prépare à chercher Molly, son amie d’enfance et amour secret, qu’il a vu en danger face aux Pirates Rouges, durant un de ses rêves. Mais alors qu’il va partir, il retrouve Molly au château, embauchée comme servante !
Pendant son absence et sa maladie, le roi servant Vérité a épousé la princesse du Royaume des Montagne, Kettricken, mais celle-ci a du mal à se faire à la vie de château, elle qui pouvait vaquer librement à ses occupations dans son pays.
Entre le roi Subtil qui est très malade, Royal qui fomente des complots pour s’accaparer le pouvoir, Vérité qui a besoin d’un soutien pour combattre les Pirates Rouges, Kettricken qui dépérit d’ennui, Molly qui lui fait la tête, Umbre qui doit partir en voyage, un jeune loup adopté en cachette, et les Forgisés, sortes de zombies créés par les Pirates qui approchent dangereusement de Castelcerf, Fitz ne va pas avoir le temps de s’ennuyer, et va devoir mettre ses compétences de guerrier et de diplomate au service de la couronne et de son peuple !

On découvre la suite directe du premier tome, il s’agit donc de faire un petit travail de mémoire pour remettre les choses dans l’ordre ! Mais l’auteur sait s’y prendre pour jalonner quand il le faut le récit d’aide-mémoire, je n’ai donc pas eu trop de problème à remettre tout en place !

Finalement on se dit qu’il ne se passe pas grands chose dans ce volume des aventures de Fitz, car premièrement elle se déroule sur une courte période, l’hiver de ses 15 ans, et qu’ensuite qu’il y a assez peu de combats et de scène d’action. Mais à y réfléchir, il se passe beaucoup de choses au niveau des relations d’amitié et de conflits entre les différents protagonistes.

Fitz l’ami des bête et le servant du roi est assez lisse, malgré son statut d’assassin. Tous les défauts dont il pourrait être affublé, comme sa gaucherie avec Molly, son manque de discernement quant à la situation du roi… ne sont pas grand-chose face à ses qualités de cœur… Un peu simple peut être, comme personnage ?
Mais heureusement, son nouveau compagnon Loupiot, un jeune loup qu’il a sauvé de la mort, donne un peu de punch à ce personnage. Il le fait plonger dans le domaine qui lui est interdit, le Vif, sorte de transmission de pensée entre l’animal et lui. L’esprit de meute comme dirait Loupiot ! A n’importe quel moment, Loupiot s’immisce dans l’esprit de Fitz et prend même parfois le contrôle lors de combats ! Un peu gênant quand Fitz veut lutiner Molly, mais assez amusant.
Côté « méchant« , Royal le prince superficiel et manipulateur joue assez bien son rôle d’ennemi de Fitz… Mais on le voit finalement assez peu ! Certains personnages très présents dans le premier tome sont aussi quasi absents : le roi Subtil, enfermé dans sa chambre à cause d’une maladie, Umbre qui est parti en voyage, Burrich cantonné à l’écurie… Mais on en gagne d’autres en échange, comme Kettricken qui va apprendre comme Fitz à faire sa place au château non pas en suivant les us et coutumes, mais en imposant son style avec brio !

Une suite assez sympa, peut-être même plus passionnante que le premier tome ! J’ai déjà acheté le troisième tome de la série, je pense que je le lirai bien avant l’an prochain 😉

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« Le Sabre de Sang, tome 1 : Histoire de Tiric Sherna » de Thomas Geha

Le sabre de sang tome 1Je n’ai pas eu à hésiter longtemps pour le partenariat Folio de février : à peine ouvert mon mail d’invitation, j’ai vu le nom de Thomas Geha, et j’ai immédiatement sauté sur le roman qui était proposé !
Il faut dire que cet auteur a su se rendre sympathique à mes yeux suite à son don à la Team Alexandriz de A comme Alone… J’avais d’ailleurs beaucoup aimé ce roman mélangeant univers fantastique et SF d’anticipation, le tout dans les décors d’une France post-apocalyptique.
Bref, un roman de fantasy par Thomas Geha, ça ne pouvait que me plaire 🙂

Tiric Sherna est un guerrier et dignitaire shao, ou plutôt « était »… Il a été capturé par l’armée qivhvienne, un peuple d’hommes – lézards,  à laquelle aucuns peuples ou armée ne peut résister au sein des Sept Royaumes. Il est emmené à la capitale de ces repoussantes créatures, Ferza, où il est rapidement vendu comme esclave à la maléfique et perfide Zua Lazpoa, suivante de l’Impératrice… Loin d’en faire un serviteur, elle va lui prodiguer un entraînement plus que viril pour faire de lui un champion de l’arène, un gladiateur hors pair, prêt à porter son étendard devant les autres pontes de la ville… Mais Tiric n’oublie pas d’où il vient, et il n’oublie surtout pas son désir de vengeance et de liberté ! Et une série d’évènements va lui donner l’occasion de mettre ses projets en place…

Ce roman m’a fait penser à un mélange du jeu vidéo Elder Scroll III – Morrowind et des aventures de John Carter dans le pulp Une princesse de Mars. Bref, on est entre le medieval fantasy et l’heroic fantasy, et ça fonctionne plutôt pas mal sous la plume de Thomas Geha !
Le récit à la première personne, au travers le regard de Tiric, nous plonge dans l’action. Le rythme est soutenu, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le vocabulaire propre à cet univers est rapidement assimilé, ainsi que les règles qui régissent cette société.
Le schéma narratif assez classique : un héros qui passe du statut de noble à celui d’esclave et va devoir prouver sa valeur en partant de plus bas que terre, un peuple d’oppresseurs n’ayant rien d’humain, mais dont un de ses membres se révèle digne de confiance, un peu de magie pour dénouer des problèmes,… dans une épopée au travers les villes, les déserts, les marais, et même les océans. Si la lecture est agréable dans son ensemble, j’ai été surprise par les dernières pages, qui relancent complément l’intérêt du lecteur et me donne envie de lire le second volume de cette saga !

Une très bonne lecture… il me faut maintenant me procurer la suite ! Je veux savoir ce qui va se passer !
Merci Folio pour ce très bon moment passé dans l’univers de Thomas Geha  🙂
Et au passage, une très bonne entrée pour le challenge Geek !

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« Walking dead, tome 19 : Ezéchiel » de Robert Kirkman & Charlie Adlard

Walking Dead tome19L’année commence bien avec la sortie du tome 19 de Walking Dead : Ezéchiel. Un épisode qui s’inscrit bien dans la suite du tome 18, mais où il se passe finalement assez peu de choses, comme d’habitude j’ai envie de dire 😉

Depuis que Rick a décidé de se soumettre à Negan,  une grande partie de la population de la communauté a décidé de courber l’échine. Ils travaillent dorénavant dans le but d’offrir son tribu régulier de vivres et d’équipement au groupe de ce chef psychopathe, armé d’une batte dénommée Lucille… Mais en secret, Rick et ses amis les plus proches mettent en place une alliance avec les deux autres communautés placée elles aussi sous le joug de la violence de Negan, celle de la Colline et du celle du Royaume dirigé par Ezéchiel. Grâce à Jésus dans le rôle de l’entremetteur, ils espèrent monter une véritable petite armée capable de tenir tête à Negan…

Depuis quelques tomes déjà il est plus question de survie et de guerre entre les communautés que de baston contre les zombies finalement… Et quand on y pense on est vraiment au centre de la problématique de cette histoire post-apocalyptique : à savoir qui aura le pouvoir et de quelle manière. Certains chefs de clan ont choisi la peur et la violence, d’autre la politique, d’autre le dévouement quasi-religieux
Si Ezéchiel se montre pour le moment comme un leader charismatique un peu timbré avec ses rastas blanches et son tigre, il n’en reste pas moins qu’il a l’air très intelligent. Il a bien mené sa barque pour devenir roi de sa communauté, il est courageux et n’hésite pas à s’opposer à Negan quand le moment vient, et il voit très bien l’intérêt de se lier à Rick… A mon avis on va réentendre parler d’Ezéchiel dans quelques tome, mais je parie qu’il sera opposé à Rick et ses amis !

Ezechiel

On voit un peu moins Negan, mon super-méchant préféré, mais il m’éclate toujours autant 😀
Les autres personnages comme Michonne sont assez anecdotiques… on les voit tous un tout petit peu, mais sans vraiment rentrer dans les détails. Dommage, mais en même temps on ne peut pas se concentrer sur de nouvelles figures comme Ezéchiel, et traiter en même temps du quotidien des nombreux protagonistes de Walking Dead.

Un tome de transition, une fois de plus j’ai envie de dire, mais qui n’enlève pas l’attrait que j’ai pour cet univers sombre !

J’en profite pour mettre cette BD dans mon challenge Geek… Des zombies, un univers post-apocalyptique, ça colle plutôt pas mal 🙂

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« Flatland » d’Edwin Abbott Abbott

FlatlandDans la série des lectures étranges, je crois que Flatland va avoir une place de choix ! Cette allégorie écrite en 1884 dénonce la rigidité de la société victorienne, dans laquelle Edwin Abbott Abbott vivait… et pour cela il utilise un monde qui oscille entre la SF et le fantastique : celui de la géométrie.

Cette histoire nous est contée par un carré qui vit à Flatland, un univers où les formes géométriques ne connaissent que deux dimensions d’espace.
Notre héros carré nous présente dans une première partie du livre la manière dont fonctionne Flatland : sa population, les règles qui dictent la conduite de chacun dans cette société, la manière dont vivent, voient, se meuvent ces formes… Dans cet univers il n’y a que des formes géométriques : les femmes sont des lignes, et les hommes peuvent être des triangles, des carrés, des hexagone, des pentagone, des cercles… Le triangle à angle très aiguë étant placé au plus bas de l’échelle sociale et le cercle au plus haut.
Un jour une sphère, un objet à trois dimensions, va apparaître dans la vie de notre carré. Après le dénie et le doute, il apprend à voir et imaginer ce nouveau monde en 3D, celui de Spaceland… Mais les habitants de Flatland sont-ils prêt à apprendre cette grande nouvelle : l’existence d’une autre dimension ?

Au travers de ce conte basé sur la géométrie Euclidienne, c’est une vraie remise en cause du point de vue sur le monde qui nous est présenté. Notre carré va voyager au travers les mondes des lignes à une dimension et des points à zéro dimension…Et par l’expérience et ses connaissances en mathématique, il va pouvoir croire et appréhender la troisième dimension. Une jolie fable qui nous apprend que ça n’est pas parce qu’on ne comprend pas une chose, qu’elle n’existe pas.

Mais là où se trouve la satyre de la société victorienne, c’est dans la manière dont la population de Flatland est divisée et structurée : plus une forme a de côtés réguliers, plus elle peut s’élever dans la société. Une femme qui est une ligne, quelque soit son rang, est considérée comme une simple d’esprit, juste bonne à faire des enfants…
Les triangles isocèles aiguës servent dans l’armée, car ils sont bête et que leur pointe est dangereuse, ou alors finissent ouvriers… Un triangle équilatéral fait partie de la classe moyenne. Un carré, un pentagone ou hexagone commencent à devenir des gentilshommes. A partir de six côté, ce sont des nobles… jusqu’à devenir des cercles, les prêtres. A partir de ce déterminisme basé sur le physique, une forme géométrique aura tel ou tel emploi, telle ou telle éducation… Mais aucune possibilité d’évolution, si ce n’est espérer voir un enfant doté d’un côté supplémentaire à la naissance.
Il va sans dire que dans ce monde, une forme irrégulière est au mieux emprisonnée ou mise au ban de la société, mais est le plus souvent mise à mort… Pas de déviants à Flatland !

Un univers bizarre, pour une histoire qui fait réfléchir non seulement dans son discours, mais aussi pour imaginer les différents mondes décrits par le carré, et se mettre à sa place ou à celle des habitants des univers à zéro ou une dimension… De quoi me donner des sacrés maux de crâne dans le métro 😉

A noter que cette idée de lecture ne m’est pas venue comme ça ! C’est en regardant un épisode de la saison 3 de The Big Bang Theory il y a quelques années que j’ai découvert Flatland ! Flatland est le monde où Sheldon Cooper aime se réfugier par la pensée quand il est stressé… A la lecture de ce livre, et connaissant le personnage de Sheldon, je comprends mieux pourquoi 😉

Une lecture intéressante donc, qui me permet à la fois de valider la lettre A du Challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire, et de commencer le challenge Geek avec une première lecture !

challenge de l'imaginaire ABC 2014

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A noter que ce livre est libre de droits et est disponible ici gratuitement !

Challenge Geek 2014

Et aller, un challenge de plus… Mais je ne pouvais pas résister puisqu’il s’agit de la suite du challenge Geek déjà fait l’an dernier. Me voilà donc partie pour l’édition 2014 !

Au programme, des lectures, des séries, des films, des jeux vidéos… le tout autour de l’univers geek que j’aime tant 🙂

Si le cœur vous en dit, c’est Sofynet et Hilde qui organisent ça ! Les inscriptions se font ici et !

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« Kick-Ass 2 » de Jeff Wadlow

Kick Ass 2Je voulais finir dignement mon Challenge Geek spécial Films et Série avec un film qu’il me tenait à cœur de voir au ciné cet été : Kick-Ass 2.
J’ai adoré le premier Kick-Ass : je me le suis d’ailleurs rematé hier soir histoire de me mettre dans le bain… C’est un excellent film de super héros qui avait le grand avantage de faire « authentique », avec des personnages presque « normaux » et des combat criants de réalisme… Et bien je n’ai pas été déçue avec cet second opus ! Je dirai même que c’est le film de l’été pour toi !

Quelques années se sont passées depuis que Dave a endossé le costume de super héros de Kick-Ass pour la première fois… et depuis cette période il a suscité de nombreuses vocations de super héros dans les rues de la ville.
Mindy, alias Hit-Girl est devenue une lycéenne presque comme les autres… A la seule différence qu’elle s’entraîne encore en cachette en la mémoire de Big Daddy, son défunt père, et revêt encore le costume de super héros pour donner des tannées aux méchants.
Mais dans l’ombre, Chris, l’ex Red Mist, n’a pas oublié que Kick-Ass a tué son père à grand coup de bazooka, le chef mafieux Frank d’Amico. Il a juré de se venger, et se crée un personnage de super vilain tout de cuir vêtu : The Mother Fucker. Et afin de laminer Kick-Ass, il décide de monter une véritable armée…

C’est avec plaisir qu’on retrouve les personnages du premier épisode, qui ont un peu (beaucoup ?) changé depuis ! Mindy a bien grandi mais est restée la même, directe, avec un langage cru et une répartie bien sentie. Le personnage de Hit-Girl est vraiment génial, une vraie ninja… et ses combats sont vraiment très bien chorégraphiés. J’adore 🙂
Dave est toujours un looser en costume de plongeur vert, mais il est courageux… et va se trouver des copains aussi freaks que lui : les membres de Justice For Ever, les nouveaux Watchmen ! Dans ce gang de supers gentils, son copain Marty joue les Battle Guy, une bombe rousse est Night Bitch, un faux scientifique est Dr Gravity… Et Jim Carrey joue les leader sous le nom de Colonel Stars and Stripes, accompagné de sa chienne Eisenhower spécialement éduquée à bouffer les bites des méchants. Franchement une équipe comme ça, il fallait l’inventer 😀
The Mother Fucker fait vraiment vilain d’opérette… avec la cape de sa mère et ses pinces tétons ! En revanche son équipe de méchant est assez couillue, et plus particulièrement Mother Russia, géante slave aux muscle d’aciers, sortie du goulag après avoir dévorée sa codétenu. Baston musclées en perspectives !
Côté scénario, pas de prise de tête : des gentils contre des méchants… sauf que là se pose encore la question de la source du mal. Est-ce que les super héros sont apparu à cause de la criminalité galopante ou est-ce Kick Ass qui a généré les super vilain qui mettent la ville à feu ou à sang ? Une question toute à fait digne d’un bon épisode de Batman, qui a tout de même l’avantage de mettre en garde contre la vengeance citoyenne ou les formations de milices, quels qu’en soient leurs buts.

J’ai réellement adoré ce film, l’ambiance est carrément jouissive ! L’action est au rendez-vous, les combats beaux et bien orchestrés, le sang gicle dans tous les sens, et la musique est entraînante. Il a toutes les qualités du premier, et plus encore ! Les plans sont simples et claires, bien filmées. Contrairement aux films récents bourrés d’effets spéciaux et de scènes sombres où on ne voit rien des combats (Elysium, World War Z, Pacific Rim…), là on profite !

Bref, allez le voir au ciné si vous en avez l’occasion, c’est un vrai bon film de super héros contrairement au très très mauvais Wolverine sorti en juillet dernier.
Il ne me reste plus qu’a attendre un troisième épisode… ou commencer à lire les comics 😉

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« American Gods » de Neil Gaiman

American GodsJ’attendais depuis quelques mois (années ? :)) d’avoir le temps de m’attaquer à ce roman tant encensé paru en 2001… C’est maintenant une chose faite ! Connaissant un peu les œuvres de Neil Gaiman, je ne prenais pas trop de risque ;). Cet auteur est quasiment devenu un classique de la littérature américaine et fantasy !

Ombre est en prison depuis quelques années. Alors qu’il prépare sa sortie, il n’a qu’une envie : retrouver sa femme Laura et retourner travailler à la salle de musculation tenue par son ami. Mais le destin est cruel… Le jour où il doit sortir il apprend que Laura est morte dans un accident de voiture, ainsi que son ami.
Dans le voyage de retour chez lui, il rencontre un vieil homme borgne assez étrange, appelé Voyageur : il sait beaucoup de trop de choses sur lui, et surtout, le piste jusqu’à chez lui. Il veut lui proposer de travailler pour lui, maintenant que plus rien ne le retient, ni famille, ni emploi.
Ombre va signer un contrat avec Voyageur, à grand coup d’hydromel dans un bar… N’est-ce pas comme cela qu’on scelle un pacte avec un dieu comme Odin ? Ce dernier va l’amener dans la préparation d’une grande guerre entre les dieux de l’ancien monde, affaiblis aux Etats-Unis, et les nouveaux dieux, symboles du capitalisme, des mass-media…

Neil Gaiman mélange allègrement toutes les mythologies, les légendes antiques ou contemporaines, le symbolisme… On retrouve les caractères des dieux, leurs traits « modernisés »… et tout cela est très agréable ! Odin est un petit escroc, La Reine de Saba une prostitué qui absorbe ses amants, Thot et Anubis tiennent un magasin de pompe funèbre…
Les dieux vu comme des personnes qui sont rendues immortelles par les prières et sacrifices que les humains leurs offrent. L’époque et les USA étant ce qu’ils sont, les hommes sont moins dévots, et ils n’ont plus la possibilité de se régénérer ou d’avoir leur pouvoir d’antan.
Plusieurs interludes dans l’histoire principale présentent comment les dieux d’Europe, d’Afrique… se sont retrouvé expatrié dans le Nouveau-Monde, sans vraiment le vouloir ! Les vikings en sacrifiant des indiens à Odin lui ont donné corps sur ce continent, les esclaves africains ont priés les dieux vaudou à Haïti ou en Louisiane pour les protéger…

Ce roman est plein de surprises et de poésie, onirique très intelligent. Gaiman crée comme d’habitude un monde à lui en se basant sur notre univers quotidien. J’ai forcément beaucoup pensé aux comics Sandman, 1602 ou Death, au roman Neverwhere ou De bons présages (co-écrit avec Terry Pratchett) qui ont aussi ces ambiances entre surréalisme, folklore traditionnel et réalité.
On à l’impression de voyager à travers les USA avec Ombre, dans des lieux réel ou inventés. Dans tous les cas Gaiman crée une histoire fabuleuse autour de ces endroits, qui n’ont parfois rien de très sacré au premier abord. J’y vois un véritable hommage à l’entité qu’est le territoire américain, mais pas réellement à ses habitants !

Une belle découverte que je vous conseille vivement !

Et de part la nature héroïque de cette lecture (même s’il n’est pas question de super-héros) , je termine ma carte du Challenge Geek !

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« Little Brother » de Cory Doctorow

little_brotherDernière lecture pour mes cours Coursera sur la littérature Fantasy et SF, cours qui ont été une super expérience : j’ai découvert plein d ‘auteurs, pu échanger avec d’autres élèves, lu et écrit en anglais, et ai eu le droit à des analyses très intéressantes des œuvres… J’attends mes notes maintenant 😉 !

On termine avec un roman américain assez récent dont je n’avais jamais entendu parler : Little Brother de Cory Doctorow. Ce roman est notifié partout comme littérature jeunesse / ado, mais son propos est suffisamment riche pour être lu par des adultes (un peu comme Hunger Games)
Gros avantage pour sa diffusion, il est paru sous licence Creative Common et est disponible gratuitement au format eBook (en anglais du moins). Pour la version française , il faudra se rabattre sur la version papier, et donc payante…

L’histoire se déroule dans un futur très proche, à San Francisco. Marcus et ses amis sont des ados de 17 ans, un peu geeks, comme beaucoup d’autres : ils aiment se retrouver pour boire un café, jouer à des jeux vidéos, surfer sur le Net… Mais leur vie va changer le jour où des terroristes font sauter le Bay Bridge : immédiatement après l’explosion ils sont raflés avec des centaines d’autres jeunes gens, et amenés dans une prison proche de la ville. Et quelle n’est pas leur surprise de voir que les personnes qui les ont kidnappés ne sont pas des terroristes, mais des membres de la DHS (Department Homeland Security). Après plusieurs jours d’emprisonnement, de torture et d’interrogatoire, ils relâchent la petite troupe… tous sauf Darryl le meilleur ami de Marcus.
Peu à peu, San Francisco se retrouve sous la coupe d’un état policier, mis en place pour contrer les actes terroristes. Mais est-ce bien les terroristes qui font maintenant régner la terreur ?
Malgré la peur et la pression, Marcus va peu à peu mettre en place un réseau Web alternatif, le XNet, qui permettra à ses amis d’échanger en toute sécurité. Mais peu à peu, à vouloir conserver sa liberté, il devient un ennemi de la nation

C’est très sympa de retrouver les quartiers San Francisco et l’ambiance de la ville. La cité hippie et trendy devient peu à peu un vrai enfer de biens pensants : pourquoi avoir peur des contrôle des communications et des déplacements, si on a rien à se reprocher ? Ces questions peuvent paraître un peu faciles, mais on voit qu’un pays peut vite glisser du côté de la dictature si on y prend pas garde.
Le côté révolte numérique prend un sens prémonitoire, surtout après les révolutions arabes, qui ont eu lieu 2 ans après la sortie du roman.
Par son côté très didactique (parfois trop), Cory Doctorow décrypte toutes les tendances politico-digitales actuelles pour les rendre accessibles au moins geeks d’entre nous : le réseau TOR, l’utilisation des puces RFID, le Partie Pirate, la vie d’Alan Turing (mon idole !)… Une sorte de guide du hacker pour les nuls 🙂

Une lecture sympa dans la ligne de 1984 et autres (Big Brother vs. Little Brother !), qui va vous apprendre beaucoup de choses je pense… Et qui en plus est très accessible en anglais !
Et j’en profite pour remplir une case de ma carte du Challenge Geek… le badge « geek » justement 🙂

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