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« Contes à l’encre de la nuit » de Thomas Owen

Contes à l'encre de la nuitContes à l’encre de la nuit de Thomas Owen… ce livre doit être dans ma liste à lire depuis bien 3 ans. Des écrivains dans le domaine du fantastique, dont le nom commence par la lettre O, ça ne courent pas tant les rues que cela !
Enfin, voilà c’est fait ! J’ai acheté, lu et refermé ce recueil de nouvelles parues entre 1945 et 1966, qui oscillent entre fantastique et épouvante. Et je crois qu’il ne va pas me laisser un souvenir impérissable…

Pour faire simple, la majorité de ces courtes nouvelles tournent autour d’histoires de fantômes, du point de vue de témoins de ces phénomènes paranormaux. Dans leur quotidien, que ce soit lors de promenade ou dans une maison, ils vont faire une rencontre ou découvrir un fait perturbant… qui va s’avérer après enquête être un esprit en errance (surprise !).

Après avoir lu des monuments du fantastique et de l’horreur (Lovecraft, Edgar Alan Poe, Hawthorne, H. G. Wells…), où la tension monte crescendo dans une ambiance toujours plus sombre, et où les idées mêmes d’apparitions spectrales glacent le dos… Ben ici je suis restée sur ma faim ! C’est bien écrit, on sent une pointe d’humour et tout… mais franchement, quel ennui !

J’aurai du me fier à l’édition : Zone J de Mijade est la collection pour jeunes ados de 9 à 15 ans. Ben, voilà, tout s’explique ! Je suis tombée sur de la littérature pour enfants… Enfin je ne voudrais pas dire, mais à cet âge j’avais lu Le Horla et Les contes de la Bécasse de Maupassant, quand même plus flippants… de mémoire 😉

Bref, vite lu, vite oublié ! Pas franchement mauvais, mais vraiment pas essentiel pour moi !
Heureusement, il me permet de remplir mon objectif pour le Challenge ABC des Littératures de l’Imaginaire.

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Les neuf princes d’Ambre » de Roger Zelazny

Les neuf princes d'AmbreLes neuf princes d’Ambre, premier volume du cycle du même nom, fais figure de grand classique de la fantasy. La série a débuté en 1970, et a encore cours aujourd’hui malgré la mort de Zelazny (oui, c’est bizarre).
Pour le challenge ABC des littératures de l’imaginaire, c’était parfait pour ma lettre Z, comme vous vous en doutez 😉

Un homme se réveille à l’hôpital, plâtré… Que lui est-il arrivé ? Il ne se souvient de rien, même pas de son nom… Un accident de la route et puis plus rien. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’est pas vraiment blessé… Il s’échappe donc de sa chambre et en profite pour rechercher qui l’a fait interner. Une certaine Flora, qui semble être sa sœur, paye pour son séjour. Il décide donc de la retrouver chez elle dans le but d’en apprendre plus sur son identité réelle, mais sans lui montrer qu’il est devenu amnésique.
Il ne va pas être déçu du voyage : il apprend son vrai nom, Corwin, et découvre qu’il est un des neuf princes du royaume d’Ambre, issue d’une fratrie qui se déchire pour conquérir le trône. Mais qu’est ce qu’Ambre ? Sa rencontre avec son frère Random va vite lui permettre de le savoir, et de traverser au passage les mondes d’Ombre.

Assez bizarrement, je n’ai pas du tout été emballée par cette lecture, alors que je pense aimer la fantasy.
Je l’ai trouvé à la fois long, malgré ses 250 pages, et trop laconique sur certains passages… Ça donne un effet brouillon par moment assez désagréable. Le récit à la première personne et la vue subjective des situations justifient pourtant cela… mais non ! Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’univers, à me projeter dans ce monde onirique. Ça vient peut être aussi du mélange monde magique, médiéval et contemporain, qui m’a rendu ardue la représentation des scènes.
Côté des personnages, je n’ai pas accroché du tout sur Corwin, ni aucun autre protagoniste. Je n’ai rien contre les personnages arrogants comme lui, mais celui-ci manque totalement de charisme je trouve.

Bref, je suis assez déçue, car j’avais envie de découvrir cette saga… Un gros bof !
Le seul truc qui sauve ce roman, c’est qu’à la fin, j’avais envie de savoir si ce pauvre Corwin allait réussir à regagner son trône. Mais de là a me dire que je lirai le deuxième tome… 😡

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Les derniers jours du Paradis » de Robert Charles Wilson

Les dernies jours du paradisVoici un nouveau partenariat avec les éditions Denoël pour bien préparer la rentrée, avec un roman d’une des stars de la science-fiction de ses dernières années : Robert Charles Wilson !
J’ai déjà lu deux romans de cet auteur canadien d’origine californienne : Blind Lake et Les Chronolithes. Les derniers jours du Paradis est son dernier roman édité en France (à paraître le 4 septembre), mais paru en 2013 aux États-Unis.

En 2014, Cassie se prépare à fêter le centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale. Grand moment, car depuis un siècle l’humanité connaît une paix sans faille. Pas une seule guerre, pas le moindre conflit… Et Cassie sait pourquoi, pour son plus grand malheur !
En tant que membre de la Correspondence Society, une société secrète, elle sait ce que peu de personnes peuvent imaginer : une entité extra-terrestre, l’Hypercolonie, telle un essaim d’insectes gigantesque enserre la planète Terre, dans la zone de l’atmosphère où passent les ondes radio. En manipulant les messages radios depuis 1914, ils ont pu orienter l’évolution de l’humanité au travers de ses communications. Résultat : plus de guerre… Un paradis artificiel mais efficace.
Mais à quel prix ? Afin de protéger son secret, l’Hypercolonie a envoyé il y a quelques années de cela des créatures humanoïdes tuer des membres de la Society, dont les parents de Cassie.
Et ce soir, l’un de ces monstres à forme humaine d’eux s’apprête à la retrouver… Cassie n’a qu’une solution, la fuite, avec son frère Thomas et d’autres membres de la Society.

Le sujet de cette SF avait l’air sympa, une uchronie où le XXeme siècle aurait connu la paix. Donc pas de fusées et de vols spatiaux, pas de bombes atomiques, pas de PC de bureau… Mais le traitement de cette histoire au final m’a assez déçu. J’avais bien aimé mes précédentes lectures de Wilson, mais là je n’ai pas retrouvé l’énergie et l’intérêt de ces deux autres romans cités en intro.

D’abord la présentation de cette société vivant dans la paix est trop anecdotique. Pas de détails sur l’histoire, la géographie, la politique, l’art, les technologies… L’auteur s’en sort en dépeignant des groupes de personnages baignés dans la paranoïa, qui n’utilisent pas du tout les moyens de communication contemporains (téléphone, TV…) afin de ne pas être repérés par les aliens. Par conséquent, je ne suis pas rentrée dans ce monde rêvé ou cauchemardé…
Ensuite les personnages… Entre ceux qui ne servent à rien comme le petit frère de Cassie, Thomas ; ceux qui sont caricaturaux comme le leader de la société secrète Beck qui cherche à monter une armée anti-alien ; la meilleure ennemie de Cassie, Beth qui est une vraie chienne ; son copain Leo le bad-boy qui va faire fondre notre héroïne après avoir joué la dégoutée… A aucun moment je me suis senti en empathie avec un personnage. Bref, peu crédibles je trouve. En je passe sur les amourettes perdues ou naissantes qui émaillent le récit, et m’ont lassé rapidement…
Les méchants, des extra-terrestres humanoïdes verts à l’intérieur, qui suinte la soupe d’herbe quand on les blessent passent finalement pas si mal si je compare au reste… Leur côté extra-terrestres « classique » à la mode de la série Les envahisseurs peut être vu comme une hommage je présume ! En revanche le concept de particules vertes parasitant la radiosphere terrestre ne m’a pas botté plus que ça, bien que la comparaison avec le monde des insectes sociaux et des parasites, qui m’évoquait les Borgs de Star Trek au début, avait tout pour plaire.
Pour ce qui est du fameux questionnement au cœur du roman, vaut-il mieux une paix factice qu’un monde de guerre bien humain… ? Et bien elle est assez vite éludée, même si elle peut peut-être nourrir un peu un lecteur en soif de réflexions sur le sens de notre vie sur Terre (libre arbitre, tout ça…).

Du coup une bonne idée un peu bâclée à mon avis, des personnages -gentils et méchants- peu crédibles, un manque de rythme (il commence à se passer des choses intéressantes 40 pages avant la fin). Moyen, quoi. Pas mauvais, mais je ne me suis pas éclatée.
Merci Denoël pour cette lecture tout de même. Je tiens à souligner que comme toujours, l’édition est très bien, une couverture qui attire l’œil, belles typos, belle qualité du livre… Le prochain roman sera bien meilleur je n’en doute pas 🙂

Ce livre me permet de remplir une nouvelle ligne dans le challenge ABC des Littératures de l’Imaginaire, pour la lettre W.

challenge de l'imaginaire ABC 2014

Les derniers jours du Paradis de Robert Charles Wilson
Éditions Denoël – Collection Lunes d’encre
Traduction : Gilles Goulet
2014 – 342 pages

« Le Cercle celtique » de Björn Larsson

Le Cercle CeltiqueAmbiance grands froids pour ce roman suédois de 1992, estampillé « Polar Culte » ! Au milieu de la mer du Nord, on voyage entre la Scandinavie et l’Ecosse à bord d’un voilier, en plein hiver ! Un roman de saison à n’en point douter, que j’ai reçu dans le cadre des partenariats Folio.
Mais  l’histoire est-elle à la hauteur des décors brossés par l’auteur ?

En plein hiver, sur les côtes danoises… Ulf le suédois a une vie assez marginale sur son voilier, Le Rustica. Il va rencontrer sur un ferry MacDuff, un écossais venu braver la mer du Nord pour retrouver la femme qu’il aime, Mary, enlevée par un marin danois, Pekka. Et comme le monde est finalement petit, Ulf va tomber au port sur Pekka, effrayé, qui lui remet son journal de bord avant de disparaître avec Mary…
A la lecture de ce journal, Ulf voit transparaître un vrai mystère : le Cercle celtique, qui est à l’origine de la fuite de Pekka et du rapt de Mary.
N’y tenant plus, Ulf appelle son ami Torben, et à eux deux ils décident de partir à l’aventure et de suivre la route maritime tracée par Pekka jusqu’en Ecosse ! Mais le voyage sera bien plus dangereux qu’ils le pensent, que ce soit à cause du climat peu engageant de la mer du Nord en hiver, ou devant le mutisme des écossais sur le sujet du Cercle celte…

Le point fort de ce roman, c’est le voyage autour des côtes écossaises… Moi qui rêve de visiter cette région de Grande-Bretagne, j’ai été ravie ! Entre Inverness, les Lochs, les montagnes enneigées, les fjords… avec en arrière-plan la mer puissante et sauvage, j’ai passé de bons moments.
Là où j’ai eu plus de mal, c’est sur la thématique maritime. Il est question de foc, de ris, de bâbord et tribord, … bref, de tout un champ lexical assez technique sur l’art de naviguer…  Et bien que j’aie vécu 15 ans au bord de la mer, je n’y connais absolument rien ! J’ai donc eu du mal à suivre et à me représenter les scènes d’action où nos héros survivent à des courants marin dévastateurs, slaloment entre les rochers pour s’abriter dans des baies, ou s’enfuient entre des portes d’écluses à peine ouvertes… Enfin ça aura au moins eu le mérite de m’apprendre deux ou trois petites choses.

Côté histoire je n’ai pas accroché en revanche… Peut-être à cause du contexte marin, je n’ai pas réussi à m’identifier aux personnages ou à comprendre leurs motivations. Il n’y a pas vraiment un suspense haletant dans ce roman écrit à la première personne par Ulf, qui nous délivre son histoire à la manière d’un témoignage. D’ailleurs on se demande parfois si Ulf n’est pas Björn Larsson,  lui qui a aussi vécu de nombreuse année sur un bateau nommé Le Rustica et à navigué dans toutes les mers du nord !
La position du roman entre hyper-réalisme (situation plausible et bien détaillées) et situations extraordinaires (de la magie ?) rend le tout un peu bancal pour moi…

Cette expédition parfois agréable m’a paru un peu longue par moment. Mais je ne doute pas qu’il pourra ravir les amateurs de nautisme et de voyage 😉

Merci à Folio tout de même pour cette découverte !

« Charly 9  » de Jean Teulé

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Pour ma dernière lecture du challenge ABC je m’attaque aussi à un cas difficile : un roman de Jean Teulé, dont je ne suis vraiment pas fan depuis ma lecture de Mangez-le si vous voulezque j’avais trouvé gore et gratuit.
Mais la lettre T étant ce qu’elle est (toujours difficile à trouver !), et n’ayant pas sous la main Karoo de Steve Tesich, je me suis lancée dans Charly 9 !

Le Roi de France Charles IX, en plein mois d’août 1572, doit prendre une décision difficile : donner son accord à sa mère Catherine de Médicis et ses conseillers pour lancer la plus horrible vague d’assassinats de l’histoire de France, le massacre de la Saint-Barthélemy. Bien entendu Charles ne sait pas encore que sa mère lui ment en lui faisant croire que les protestants complotent contre la couronne, et il ne se doute pas que ce qui semble être le meurtre de quelques chefs huguenots et de leurs familles va devenir un vrai bain de sang qui va ravager et diviser la France, la plongeant dans une guerre de religions.
A partir de ce jour, le jeune Roi un peu effacé et timide va sombrer dans la folie, hanté par cette terrible nuit…

La lecture de ce roman sera au moins une confirmation : je n’aime vraiment pas le style de Teulé, du moins sur ses romans historiques… L’écriture est trop cinématographique, avec des plans très souvent décrits comme si on regardait la scène sur un écran… Je comprend qu’une BD soit sortie basée de ce livre.

Le ton me paraît trop familier, même si en soi j’ai rien contre le mélange des genre. Enfin le côté humoristique n’est pas désagréable, mais ne me plait pas tant que ça. Beaucoup de blagues et de jeux de mots tombent à plats, et ne m’ont pas décrochés un sourire…
J’ai eu du mal à m’attacher ou détester ce personnage rongé par les regrets et la folie, piloté dans l’ombre par sa mère Catherine de Médicis. On dirait un piètre Néron rendu tristement célèbre pour un massacre qu’il n’aurait même pas orchestré.
Les personnages secondaires sont caricaturaux, que ce soit Catherine de Médicis la manipulatrice, Henri de Navarre le béarnais rigolard et puant, la Reine Elisabeth d’Autriche la sainte, Marguerite une folle…

A y réfléchir ce qui m’embête avec ce livre est peut-être le glissement entre le Charles IX historique et le Charly 9 décadentDifficile de faire la part des choses entre l’Histoire et une histoire, et je n’était vraiment pas disposée à me laisser aller à rentrer dans une fiction.

Le récit en elle même m’a tout de même permis de revoir une période de l’Histoire de France que je connais mal, et principalement via des films du genre de La Reine Margot. En cela ce livre n’est pas totalement une erreur de lecture pour moi 😉

challenge ABC

Cette dernière lecture me permet de clore le challenge ABC débuté en janvier dernier ! Sur le récap’ des challenge (en haut, dans le menu), vous trouverez la liste complète de mes lecture !
Merci à Nanet pour son organisation !  

 

« World War Z » de Marc Forster

WORLD-WAR-ZVu tout le tapage médiatique autour du blockbuster World War Z en juillet, ma passion pour les films d’horreur et mon envie d’avancer un peu sur ma carte du Challenge Geek spécial Films et Séries, ce film a été tout naturellement notre choix pour notre sortie ciné d’hier.
Très bon timing d’ailleurs pour aller le voir dans les grandes salles d’Ile-de-France : week-end de chassé croisé, dernières semaines d’exploitation du film… on était 6 dans la salle au Pathé d’Ivry 🙂 Presque aussi bien qu’à la maison 😀

Je n’ai pas lu le livre de Max Brooks, mais d’après ce que j’en ai vu il n’a rien à voir avec le film. Si le livre est une sorte de recueil de témoignages de survivant de l’apocalypse zombie, le film est dans une narration plus linéaire.
Nous suivons Gerry Lane, ancien agent de l’ONU incarné par Brad Pitt, dans les premiers jours du cataclysme causé par une étrange maladie
Tout commence lors d’une journée comme les autres dans une grande ville américaine. La famille Lane est coincée dans les bouchons, mais rapidement des explosions et des scènes de panique laissent présager le pire. La ville devient folle : des personnes atteintes d’un mal qui les rend enragés attaquent leurs concitoyens et les mordent. En 12 secondes, ils sont atteint des mêmes symptômes et deviennent à leur tour des prédateurs très agressifs. Des zombies en somme. Garry et sa famille vont tout faire pour survivre, jusqu’à pouvoir être récupérés par l’armée américaine sur un porte-avion. Ici en pleine mer ils sont en sécurité, mais pas pour très longtemps : Gerry doit être envoyé en Corée du Sud pour enquêter sur les source du mal

Alors, est-ce que ce film de zombie respecte ses promesses ?

Les scènes d’action en mode paysage où on voit des nués de zombies rapides (ouais, des zombies rapides !!!) sont vraiment très réussies. On dirait littéralement des vagues de zombies, comme on pourrait imaginer un amas immense de vermines tels des rats s’échappant des égouts ou des asticots s’éjectant d’une charogne (le thème du zombie me rend poète). Ça grouille, ça exploses, ça s’insinueTrès beau visuellement… Le coup de la montagne de zombies prenant d’assaut les hauts murs de Jérusalem est bien vu aussi, dans l’idée des hordes barbares venant détruire la civilisation et tout ce qui s’en suit…
Voilà, c’était le point positif, et rien que pour ça j’étais contente de l’avoir vu sur grand écran.

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Pour le reste, c’est un film de zombie plutôt moyen, voir pas top…
Quand je vois un film de ce genre, je m’attend à du gore, ou au moins à un peu de sang qui gicle, des cadavres ambulants un peu décrépits, des arrachages de carotide ou des mandibules qui pendouillent. Là, rien de tout ça. Faut dire que le film se veut quasi familial (interdit aux moins de 12 ans)… Pas de zombies pourrissants ou de zombies tout nus donc. Pas de gros plan sur des morsures un peu dégueues… Rien… Pire, tous les zombies sont frais comme des roses ! Ok, ils sont mort depuis juste 2 ou 3 semaines, mais quand même 🙁

Côté action alors ? Et bien non, non plus… Si les scène vu de loin sont cool comme je le disais précédemment, j’ai trouvé les combats rapprochés brouillons. On ne voit rien. Ça pourrait être quelqu’un d’autre que Brad Pitt qui se bastonne, contre autre chose que des zombies… tout est sombre, trop rapide, et parfois carrément hors champ.

Côté thriller et effets de surprise… ben on a pas grand chose non plus. On a pas peur une seconde, aucune tension ou moment d’angoisse… Le tout est aseptisé, sans saveur et plat. Certain diront que cela le rend plus « réaliste »… dans ce cas pourquoi tout cacher, scènes d’action et moments gores ?

Pour le scenar’, bien mais pas top. Comme souvent la menace zombie vient d’une maladie qui n’est pas identifiée, et la pandémie se répand à la vitesse des moyens de transport modernes. On y ajoute l’incompréhension des politiques, l’égoïsme de la population… et hop, zombification du monde !
Le tour du monde de Garry en quête de réponses et de solutions au problème est pas mal vu : chaque pays a ses stratégies pour combattre le mal. Israël comme d’habitude construit des murs, les pays occidentaux ferment les yeux, la Corée du Nord arrache les dents de ses citoyens… On voyage 🙂
Après on est dans les poncifs du genre, ce qui n’est pas toujours un mal si on le considère comme un schéma classique du genre ou un hommage : utilisation d’un camping-car pour s’échapper de la ville, baston dans les supermarchés pour la nourriture et les médicaments, méthode du « bouger ou mourir », rester silencieux et éviter les armes à feu… Bon, parfois ça vire à la tarte à la crème : le téléphone du héros qui sonne en plein milieu d’une mission discrète en zone zombifiée (bravo l’agent spécial), notre héros seul survivant d’un crash d’avion… et surtout la morale à deux balles en voix off lascive à la fin du film. Pffff…

Bref, un film sympa à voir à l’occasion, mais loin de ce à quoi je m’attendais ! Je ne pense pas qu’il vaille une place de ciné, même si certaines scène d’action sont sympa… Aller, une sortie pour Noël en DVD, ça fera un beau conte à regarder en famille avant le réveillon 🙂

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« Adventures in Wonderland » and « Through the Looking-Glass » de Lewis Carroll

Alice in wonderlandOpération Alice au Pays des Merveilles pour mes cours Coursera… et je m’en serait bien passé hihi 😉
J’ai l’impression que l’univers d’Alice ne laisse personne indifférent : on aime ou on déteste… Serais-ce là le signe des grandes oeuvres ? A priori oui, puisque notre prof de littérature de fantasy et SF nous l’a donné à lire et à analyser…
De plus il faut avouer que mon niveau d’anglais est vraiment juste pour lire, comprendre et apprécier ces deux livres. Tout est construit autour des mots et du rapport des personnages à ceux ci…
Tout ça pour dire que je suis mal barrée pour mon essai hebdomadaire 😡

Dans ces deux livres pour enfants (ils sont considérés comme tel, même si les adultes peuvent le lire bien entendu ;)), nous suivons Alice dans un monde onirique.
Dans Adventures in Wonderland elle poursuit un lapin blanc pressé dans son terrier, tombe et se retrouve aux porte d’un univers enchanté et totalement loufoque. L’utilisation de potions ou de nourritures vont lui permettre de grandir ou rétrécir à volonté… ou presque !
Dans Through the Looking-Glass le principe est un peu le même, sauf qu’elle passe au travers le miroir de son salon pour visiter un monde surréaliste, ou tout est inversé. Va se jouer au fur et à mesure de son exploration une partie d’échec géante, où elle passera du statut de pion à celui de Reine.

On rencontre forcément une foule de personnages que l’on connait au travers les dessins animés de Disney ou d’autres films, comme celui de Tim Burton. Le lapin, la reine de coeur, le Chapelier fou, le chat du Cheshire, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee…
Mais n’étant pas une fan de cet univers, je n’ai pas vraiment pris de plaisir à les voir évoluer dans leur contexte initial…

Ce qui m’intéresse plus, c’est de savoir comment un homme comme Lewis Carroll en est arrivé à créer une histoire qui peut sembler sans queue ni tête (même si c’est faux), en pleine époque Victorienne, lui qui était professeur de sciences et avait fait le séminaire (bref, pas très fun)… et ses relations à la vraie Alice, 10 ans à l’époque, sont assez ambiguës, puisqu’elle est en quelque sorte la muse de l’auteur : il lui a raconté la première version de l’histoire Adventures in Wonderland lors d’une promenade en barque et lui a offert ensuite l’histoire écrite ; puis elle a été son jeune modèle pour ses photographies.

Bref, une lecture de classiques qu’il me fallait bien faire un jour ou l’autre… et bien c’est fait 🙂

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« Fog » de James Herbert

FogPour faire suite au pavé qu’était Azteca j’avais envie d’un petit roman d’horreur, fantastique ou SF, pas prise de tête… Mais après le monument qu’est Azteca, dur d’apprécier un autre roman il faut croire !
Fog de James Herbert, édité en 1975 avait tout pour me plaire sur le papier : une sorte de roman apocalyptique, avec des genres de zombies, une brume tueuse, une théorie du complot… Bref, tout ce que j’aime habituellement ! En bien pour tout dire j’ai été assez déçue 🙁
Heureusement je n’ai pas tout perdu, Fog me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013, catégorie « phénomène météorologique ».

Tout commence par un tremblement de terre en Angleterre… Étrange, n’est-ce pas ? Et cela le devient encore plus quand une sorte de brume sort de la faille crée par cette secousse sismique. Mais ce brouillard n’est pas très naturel : très dense, gris jaunâtre, aux déplacements aléatoires,… on s’aperçoit assez rapidement que ceux qui entrent en son contact se retrouvent atteint de folie destructrice ! Ils cherchent à tuer ou à se suicider !
Holman, agent du Gouvernement enquêtant dans la région est un des premier atteint par la brume, mais aussi un des premier soigné un peu par hasard… Maintenant immunisé contre les effets du fog des profondeurs, ils va tenter de convaincre les autorités du danger que représente cette brume.
D’où vient ce fog ? Va t’il se répandre dans toute la Grande-Bretagne ? Comment l’arrêter ?

Si le sujet est intriguant et plein de promesses, la zombification d’un pays civilisé, le traitement m’a vraiment laissé sur ma faim.
J’ai beaucoup aimé les détails sordides, les scènes de suicides massifs, ou d’orgies sexuelles dues au fog… ou encore les focus sur la petites histoires de personnages, et la manières dont la brume va les transformer en tueurs sanguinaire.
En revanche j’ai moins aimé le personnage d’Holman, dénué de charisme, et de sa petite amie Casey qui ne sert absolument à rien ! Le couple Holman et Casey est cucul au possible !
L’explication de l’origine du fog est sans surprise… en même temps on est en 1975, il ne faut peut-être pas trop en demander…
La structure du roman est aussi d’un classique soporifique : montée en puissance du pouvoir destructeur du fog, avec un héros qui tente d’alerter les autorité, des tentatives successives de destruction de la brume tueuse soldées d’échec, jusqu’à une fin spectaculaire… Grosso modo c’est ça, plus tout les poncifs que vous pourriez imaginer pour ce genre d’histoire.

Je suis donc déçue et un peu dubitative sur le talent de l’auteur (ou de son traducteur !)… On m’a dit tellement de bien de James Herbert, auteur de la trilogie des Rats que je voulais tellement lire ! Maintenant j’hésite à me lancer dans cette saga 😡

Challenge Petit BAC 2013

« Sept personnages » de Fred Duval et Florent Calvez

Sept personnagesJe lis assez peu de BD « belges », faute d’un format adapté à un de mes lieu de lecture de prédilection : le métro ! Mais comme j’ai commencé il y a quelques années la série des 7 (Sept clones, Sept survivants, …), je me fais un devoir de continuer tranquillement à les lire.
L’univers et les dessinateurs et scénaristes de chacune des BD de la série sont différents… et cette fois on plonge dans le Paris du 17ème siècle, auprès de compagnons de Molière.

En 1673, Molière meurt et est enterré en catimini… La thèse officielle veut qu’il soit mort des suite de la tuberculose, mais il aurait en réalité été empoisonné ! Un groupe se forme, composé de 7 personnages qui ont inspiré les pièces de Molière : Agnès, Alceste, Argan, Harpagon, Scapin, Tartuffe… et même Don Juan rappelé des enfers ! Leur mission il l’apprendront en mettant en commun ce qu’ils savent des derniers jours du comédien et écrivain : celui-ci aurait découvert un terrible secret où des puissants de ce monde seraient impliqués ! Tout serait expliqué dans son testament… mais encore faudrait-il le retrouver, en échappant aux hommes en noirs qui tentent de les en empêcher !

J’ai apprécié de retrouver ces personnages de la littérature classique, que j’avais laissé bien loin… La dernière fois que j’ai lu du Molière c’était au collège ou au lycée au mieux ! Et à l’époque, je n’était vraiment pas emballée par cet auteur ! Il faut dire qu’à 13 ans, quand un prof vous explique la portée humoristique de ses écrits, on a un peu de mal à le comprendre !
Bref, ces petites retrouvailles m’ont permis de réviser ces classiques, et surtout de les voir évoluer dans une enquête qui mêle histoire de France, ésotérisme, et théâtre.
Point positif, le respect du découpage classique en 3 actes, l’unité de temps… Et aussi les petits trucs qu’on retrouve dans le théâtre de Molière notamment, comme les apartés.

Sept personnages-planche

La chose qui m’a un peu gêné, se sont les dessins et couleurs… à force de lire des mangas la mise en couleur me pose problème peut-être ?
Les dessins ne sont pas mauvais, précis dans les décors et costumes… mais trop statiques je trouve, surtout dans les scènes de combats, où les plans ne mettent vraiment pas dans l’action.

Une petite lecture sympathique, mais sans plus
Cela ne va pas m’empêcher de continuer la série à l’occasion, même si j’ai pris pas mal de retard sur la sortie des 7 : Sept naufragés, Sept dragons, Sept détectives et Sept pistoleros… Et la saison 2 sera terminée ! 😀

« Le Peuple du tapis » de Terry Pratchett

Le peuple du tapisPour qui s’intéresse un peu à l’univers de la fantasy, Terry Pratchett est un classique ! Les annales du Disque-Monde, série d’une trentaine de romans ont fait la gloire de cet auteur qui mêle allègrement humour anglais et univers fantasy !
Avec Le Peuple du tapis, on découvre son tout premier roman. Bien qu’édité en 1971 pour la première fois, il commence à écrire Le Peuple du tapis à 17 ans… Oeuvre qui sera rééditée et remaniée par Pratchett lui même 20 ans plus tard !
Comme l’auteur l’explique en préface, le livre a donc été co-écrit ! Terry Pratchett à 17 ans et Terry Pratchett à 37 ans ! Et le plus vieux a pris soin de ne pas dénaturer les écrits du plus jeune… mais tout de même de l’adapter à ses goûts 😉

L’histoire se passe dans le monde du Tapis… Imaginons tout un univers qui tiendrais dans une carpette de notre salon, où même un grain de sable ferait office de montagne ! Un peuple, ou plutôt des peuples vivent entre les poils du Tapis, se font la guerre, construisent des cités,…
Nous suivons le peuple Munrungues dont sont issus Glurk, chef de la tribu, et Snibril son frère.
Après la destruction et l’attaque de leur village par une armée monstrueuse de moizes, le peuple Munrungues quitte ses terres pour fuir… Mais rapidement ils vont s’apercevoir que tous l’Empire est au proie du pouvoir de destruction du Découdre et des moizes !

Autant l’avouer, je ne suis pas une inconditionnelle du Disque-Monde… mais je m’étais dit qu’un petit roman de Pratchett devrait me plaire… Après tout j’ai beaucoup aimé De bons présages co-écrit avec Neil Gaiman !
Et bien ça a raté ! Je me suis ennuyée ferme en lisant Le Peuple du tapis ! Même si je trouve des qualité indéniable avec ses touches d’humour, son discours positif sur l’humanité et la paix… je n’ai pas vraiment accroché !
En m’y penchant de plus près, ce roman est initialement destiné à la jeunesse. Peut-être ne suis-je pas dans la cible visée ?

Enfin quoi qu’il en soit, cette lecture me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013 ! Catégorie « objet » bien entendu 🙂

Challenge Petit BAC 2013