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« Les Amazones » de Jim Fergus

Troisième et dernier épisode de la saga Mille femmes blanches, Jim Fergus nous plonge une fois de plus dans l’univers des Indiens du Nord-Ouest Américain vu par des femmes occidentales, venue se marier avec des Peaux-Rouges pour construire la paix entre les peuples.

Suite aux combats meurtriers qui concluent le dernier volume de cette série, La vengeance des mères, nous avions perdu les narratrices principales, les jumelles Kelly, tuées dans le feu de l’action et un peu plus tard Molly qui se jette d’une falaise pour échapper aux blancs.

Que serait un bon troisième épisode d’une trilogie basée sur les écrits de journaux intimes, une sorte de found-footage écrit, s’il ne restait plus de personnage pour raconter son histoire ? Et surtout des personnages dignes d’intérêt !

C’est ainsi que Molly, finalement, ne fait pas de chute fatale… on ne sait pas trop comment… et elle non plus. Coup de chance ! On va pouvoir continuer à évoluer dans les villages Cheyennes de la fin du 19ème siècle à travers les écrits de Molly.
Mais si vous trouvez que ce sauvetage est légèrement abusé d’un point de vue scénaristique, écoutez ça : May Dodd, morte et enterrée depuis la fin du premier tome, est de retour. Ceux qui avaient vu son cadavre, après qu’elle soit morte de froid se sont trompés. C’est vraiment du grand n’importe quoi.
Après je peux comprendre Jim Fergus : faire venir un troisième train de femmes blanches à marier, avec une nouvelle passionnée de l’écriture dedans, ça aurait fait tout aussi tâche…

Bref, tout cela pour dire que pour apprécier ce livre il ne faut vraiment pas avoir l’esprit cartésien (« l’esprit des Blancs » diraient les Cheyennes) et être très ouverte aux rebondissements de toute nature.

Une fois la surprise du retour de ces personnages digéré, il va falloir suivre les bonnes vieilles recettes : constatation des dégats des Blancs sur le monde indien, rebellions, préparation au combat, hésitation, fuite… et entre deux on glisse des histoires d’amour, des danses autour du feu, et deux ou trois interventions du seul personnage intéressant finalement, le méchant répugnant : Jules Seminole. Un peu de magie indienne par-dessus, et voilà !

Tout cela pour vous dire que j’avais adoré Mille femmes blanches, apprécié La vengeance des mères… mais que Les Amazones m’a vraiment ennuyé. Peu d’innovations, si ce ne sont les prémices du retour de May à la vie occidentale, la recherche de la Terre Promise Cheyenne guidés par une clairvoyante aveugle (forcément) et le récit entrecroisé de la Molly d’aujourd’hui (descendante de je ne sais plus quel personnage du village indien) et les journaux de Molly et May.
La seule bonne nouvelle c’est qu’il n’y a pas de quatrième volume prévu… mais vu le final, un spin off n’est pas a écarter !

Une lecture audio pour le challenge ABC tout de même, pour la lettre F.

« Dans l’ombre » d’Arnaldur Indridason

Nouvelle lecture en livre audio pour mon avant-dernière lecture du Challenge ABC. J’ai choisi un petit Indridason paru il n’y a pas si longtemps et qui fait partie d’une trilogie dite « des ombres ».
Voici mon avis sur ce nouvel opus islandais

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, en 1941, l’Islande a un statut particulier. Véritable base pour les Alliés, elle grouille de soldats britanniques et américains… et autour d’eux se pressent les habitants de l’île, souvent réduit à la pauvreté.
C’est dans cette ambiance qu’un représentant de commerce est retrouvé mort dans un petit appartement de Reykjavik… Tué par balle dans le dos, son assassin a marqué son front du signe « SS » en lettre de sang. Et c’est sans compter sur la pilule au cyanure retrouvée dans sa valise. Qui est cet homme, et pourquoi cette mise en scène ? Y-a-t-il un réseau de nazi en Islande ?
C’est ce que l’enquêteur islandais Flovent, accompagné de l’enquêteur militaire canadien Thorson vont essayer de découvrir.

Autant le dire tout de suite, ce roman ne m’a pas emballé… pourtant il y avait quelques ingrédients qui auraient pu le rendre passionnant : l’Islande des années de guerre, les va-et-vient entre différents couches sociale de l’île, la place des femmes dans une société en déliquescence, le retour de Thorson sur la terre de ses ancêtres, les nazis qui tendent toujours vers les pires monstruosités, et surtout les multiples rebondissements
Mais non, ce récit m’a semblé très plat. Les deux enquêteurs manquent de charisme, et il faut attendre la toute fin du roman pour légèrement se sentir en empathie avec la situation de l’homme qui a été tué (ou même celle du tueur).
Je trouve qu’on passe trop d’un interrogatoire à un autre, et que le roman est une succession de dialogue entre un enquêteur et un témoin à interroger. Ok, les romans policiers sont souvent construits comme cela, mais j’ai trouvé ça trop visible ici.

Bref, pas une réussite pour moi, je passe mon tour pour la suite de la trilogie !

« Comme un phare dans la tourmente » de Wendall Utroi

Encore un livre de plus dans mon challenge ABC, en mode express avant le 31 décembre !
Comme tous les ans le U est une vraie galère… il n’y a pas énormément d’auteur dont le nom commence par cette lettre. En regardant un peu sur le catalogue de prêt Amazon Prime pour Kindle, je suis tombée sur cet auteur : Wandall Utroi, un auteur français comme son nom ne l’indique pas. Comme un phare dans la tourmente était pas mal noté, et assez court. Aller hop, vient voir Loesha toi 😉

Dans les années 70, Martial vit a la campagne dans le Sud de la France. Alors qu’il n’avait plus de nouvelles de sa fille Mylène, partie à la capitale se marier des années auparavant, voilà qu’elle réapparaît ! Mais son retour n’annonce pas de bonnes nouvelles : hospitalisée, elle laisse à Martial la garde de son fils de 5 ans, Antoine. Il s’avère que Mylène et Antoine ont été battus par Alex, le mari de celle-ci et père du petit…
Ça Martial a du mal à le digérer… Avec l’aide d’Anne, son aide à la ferme et quasi fille adoptive, il va essayer de redonner de la joie de vivre à Antoine et de sortir Mylène des griffes de son mari violent.
Mais c’est peine perdu, Mylène n’a qu’une envie, retourner auprès de son époux.

Au risque de me faire des ennemis parmi les lecteurs qui ont adoré ce livre (19 de moyenne sur Livraddict tout de même, 4,9 sur Amazon…), je n’ai pas été plus emballée que ça.

Je trouve la psychologie des personnages pas assez fouillée, dans une ambiance très manichéenne.
Du coup oui, Alex le méchant père issu d’une famille bourgeoise on le déteste, le papy qui vient de la campagne on le trouve gentil… un peu cliché. Mais dommage, Mylène passe pour une cruche et le petit Antoine n’est pas intéressant…
Martial aurait mérité qu’on creuse un peu son passé, ou alors qu’il ait vraiment un côté plus sombre. C’est le seul personnage avec lequel j’ai eu un peu d’empathie…
Donc dommage, avec un thème pareil il y avait moyen de moins faire dans le pathos. Je m’attendais même à un thriller pour briser le rythme ! Mais non.

Côté écriture j’ai trouvé ça trop rapide, des répétitions de motifs et les dialogue pas toujours géniaux…
Sur la fin c’est un peu mieux, car on trouve enfin le cœur du récit : un hommage aux liens familiaux, la dénonciation de la société qui sépare les famille pour le travail, laisse les anciens seuls…

Bref, je suis très mitigée… mais sans nul doute qu’il plait à la majorité des lecteurs, vu les commentaires dithyrambiques qui circule sur son compte.

« Hôtel Olympia » d’Elisabeth Vonarburg

Quelle ne fut pas ma joie en voyant dans la bibliothèque Audible un ouvrage d’Elisabeth Vonarburg, une des références de la SF au féminin !
Moi qui avais adoré Chronique du Pays des Mères, je me suis empressée de le mettre dans ma liste d’envie… avec tout de même une petite crainte en lisant les commentaires pas très engageants. Bon après tout, chacun ses goût !

Olympia a disparu et personne ne peut dire où elle est… Danika sa fille va devoir reprendre la charge de directrice de son hôtel, l’Hôtel Olympia, alors qu’elle l’a quitté en même temps que sa mère il y a plus de trente ans.
Elle a presque tout oublié de ses souvenirs d’enfances, qui vont émerger très rapidement en revoyant les occupants de l’hôtel, pour la plupart des oncles, tantes, grands-parents… toute sa famille en somme ! Mais ces gens sont bizarres et ne semblent pas avoir vieillit, et ils lui parlent comme s’ils cachaient un secret.
Savent-ils où est Olympia finalement ? Il vaudrait mieux, car Danika n’a pas envie de faire de vieux os ici. Si elle se remémore de bons moments avec ses amis, elle sait qu’elle n’a pas toujours été heureuse ici… et elle se souvient aussi que parfois, l’hôtel rêve

L’intérêt de ce livre est assez simple : l’Hôtel Olympia, comme son nom l’indique, est la demeure de dieux grecs, qu’on peut d’ailleurs s’amuser à identifier : Hermès, Cassandre, Héra, Zeus…
Moi qui adore la mythologie, je me suis dit « Chouette ! ». Mais autant le dire tout de suite, j’ai été assez déçue par ce livre… Je n’ai rien compris au récit qui part dans tous les sens, et même avec du recul je n’ai pas réussi à m’embarquer dans cette histoire surréaliste. D’ailleurs de nombreuses références aux arts et à Magritte me suggèrent une apparenté entre ce courant artistique et la construction de ce livre, qui a tout d’un cadavre exquis. Mais je n’ai pas été touchée par cette poésie et le découpage en tableaux successifs.

Le côté audio n’a pas aidé… Grosse surprise lors des premières secondes : le livre est dicté en français québécois ! Normal quand on y réflechit, puisque l’auteure est québecoise. Ça donne une touche exotique et fun, qui ne m’a perturbé que les premières heures… ça et les expressions de nos cousins outre-Atlantique dans certains dialogues. Bref, c’est un détail peu bloquant…
Le souci majeur est celui que je reproche à pas mal de voix d’actrices : elle est tellement neutre et monocorde qu’elle semble presque artificielle.

Donc pas de coup de cœur pour ce livre très axé sur la nostalgie et les tribus familiales… les 17h de lecture m’ont parues bien longues, malgré les qualités d’écriture et d’imagination de l’auteure.

« Le pays des hommes blessés » d’Alexander Lester

Les pays des hommes blessésPour bien commencer la rentrée j’ai choisi un roman vraiment hors de ma zone de confort habituelle lors du partenariat Denoël… bonne ou mauvaise idée ? Je vous laisse juger 😉

Wayne Robert est élevé dans une ferme à tabac en Rodhesie dans les années 70, dans la pure tradition colonialiste anglaise. Depuis sa tendre enfance il suit son père dans les champs et se lève tôt pour travailler la terre… sa terre. Il sait que sa vie sera celle de fermier, car son amour pour cette ferme est plus forte que tout. Il n’en va pas de même pour son frère Patrick, qui préfère la lecture, à des idées progressistes sur les relations entre Blancs et Noirs et n’a aucune passion pour l’agriculture.
À peine sorti de l’adolescence, le destin choisira pour eux leur avenir : les nationalistes Noirs de la ZANLA ont déclaré la guerre aux fermiers Blancs, et le père de Wayne eSt torturé et tué, alors que Patrick est kidnappé…
Il n’y plus que le désir de vengeance qui anime Wayne et une haine dévorante contre les terroristes de la ZANLA.

Voici un livre déprimant, car très bien documenté et réaliste. Il ne m’en ressort qu’une idée : tous des pourris… Bon, je vais un peu vite en besogne.
Heureusement l’auteur ne s’en tient pas qu’à la question de la violence, mais pose aussi des questions sur le colonialisme et les mouvements de libération des pays sous joug occidentaux.
Au fil des pages, sans surprise, la répétion de l’histoire est omniprésente, qu’elle soit petite ou grande. Wayne eSt un clone de son père, les fermiers Blancs ont sans cesse les mêmes guerres contre les nationalistes Noirs, les hommes meurent, les femmes se font violer et les village brûlés… Et le seul héritage reste la vengeance.
Bref, après une bonne révolution, les opprimés restent finalement les mêmes, écrasés par des plus riches et plus puissants… la seule évolution est que le pouvoir a changé de main. Donc rien de neuf sous le soleil… Mais cette histoire a le mérite de montrer l’Afrique rurale depuis le regard des Blancs, dont l’Histoire se souvient uniquement comme des monstres colonialistes.
Côté personnage je n’ai aucune empathie pour les uns comme pour les autres. La manière dont le narrateur, Wayne, présente les faits met une vraie distance avec l’émotion, malgré des descriptions parfois glauques.

Pas de happy-end, assez peu de morale dans ce récit… et comme c’est loin d’être une fiction, cette histoire m’a bouffée pendant un certain nombre d’heure, même après avoir refermé le bouquin.

Personnellement , ça n’est pas ma came mais d’autres lecteurs apprécieront peut être ce genre de roman historique au goût acide
Merci Denoël pour ce partenariat.

Le pays des hommes blessés d’Alexander Lester
Traduit de l’anglais par Vincent Raynaud
Édition Denoël & d’ailleurs – 496 pages
Paru le 14 septembre 2017

Et puis au passage, il me permet de faire le challenge ABC pour la lettre L

abclogoshadow

« Les vieilles filles » de Pagan Kennedy

Le vieilles fillesDe loin, une promesse de road-trip sur les routes des États-Unis des sixties avec ce roman issu du partenariat Denoël de mars (oui, je suis en retard… mais pour être franche je l’avais oublié sous un gros tas de livres). De plus près l’inévitable introspection inhérente au long voyage de la narratrice.

Deux sœurs d’une trentaine d’année, Frannie et Doris, vivent avec leur père malade dans une maison du New Hampshire. À la mort de ce dernier, les deux sœurs voient là une occasion de sortir et de voir le monde : une virée chez leur tante en Caroline se transforme vite en road trip jusqu’en Arizona, dans le grand ouest.
Doris déguste cette liberté avec avidité : flirt, shopping, cigarette… mais Frannie voit tout cela d’un mauvais œil. Elle voulait finir vieille fille dans sa maison du New Hampshire avec sa sœur, et voit son plan s’écrouler devant ses yeux.

Difficile d’avoir un avis sur ce livre, je suis assez partagée. D’un côté je regrette que la route ait si peu d’importance, elle est juste une excuse pour faire évoluer les deux sœurs dans leur point de vue sur la vie. On passe d’un point à un autres du pays sans ressentir la longueur du voyage, les sensations de chaleurs ou le plaisir devant de beaux paysages…
Pendant cette virée Frannie forcément va s’assouplir, et Doris prendre un peu de plomb dans la cervelle. Mais ce ne sont pas tant les expériences sur la route que les souvenirs d’enfance et la relecture de ceux-ci qui vont les faire évoluer. Bref, on est vraiment dans l’introspection… il ne faut pas s’attendre à les voir vivre des expériences de folie lors de ce voyage. C’est peut être ça qui est gênant, ce réalisme
Les personnages ne sont pas attachants, et malgré leurs travers (toujours très réalistes), je n’avais l’énergie d’avoir envie de leur mettre des coups de pied au derrière.

L’intérêt pour moi a été de visiter une Amérique mythique, celle des années 60 : les belles voitures, les routes sans fin, les restaurants de bords de routes, les hippies, le changement de la condition de la femme… et ses cotés moins joyeux : la guerre du Viêt-Nam, les émeutes de Chicago…

Donc vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par Les vieilles filles. Erreur de public ? Peut-être…

Une lecture qui me permet néanmoins d’avancer sur le challenge ABC 2017 !

abclogoshadow

Les vieilles filles de Pagan Kennedy
Traduit par Philippe Brossaud
Éditions Denoël & d’ailleurs – 223 pages
Paru le 24 février 2017

 

« Le cercle de Farthing » de Jo Walton

Le cercle de farthingDécidément j’aurai lu du Jo Walton ces douze derniers mois !
Lorsque Folio m’a proposé ce titre, Le cercle de Farthing, dans le Club des lecteurs SF, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir « son » grand classique. Entre les critiques dithyrambiques des uns, et les revues plutôt dubitatives d’autres, il fallait que je me fasse mon propre avis.

Nous sommes dans une uchronie où la Grande-Bretagne a choisi de ne pas poursuivre la guerre contre le IIIème Reich, sous l’impulsion d’une alliance de politiciens anglais : le cercle de Farthing. En cette fin des années 40, l’Europe continentale appartient à Hitler et seuls les russes se battent encore contre son armée.
Dans une famille d’aristocrates, Lucy a décidé de faire fi des conventions et a épousé un banquier juif, David Kahn. Son père le vicomte d’Eversley, sa famille et ses amis lui reproche de ne pas s’être mariée avec quelqu’un de son rang et de sa religion.
Pourtant, le couple est invité à une réception chez les parents de Lucy. Le lendemain des festivités, un des invités est retrouvé poignardé, une étoile jaune ensanglantée transpercée par la lame du couteau.
Pour l’enquêteur Carmichael de Scotland Yard, même si David Kahn semble être un coupable tout désigné, dans un contexte social porté sur l’antisémitisme, les choses ne doivent pas être si simples. Où l’enquête va-t-elle le mener ?

Bien que j’avais envie de connaître la fin du roman et la manière dont les Kahn allaient se sortir de ce guêpier et dont Carmichael allait résoudre l’affaire, je n’ai pas vraiment été emballée par le roman.
Difficile de mettre le doigt sur ce qui gêne, dans ce mélange de roman policier et de science-fiction… peut-être la simplicité de l’enquête et le récit cousu de fil blanc ? L’intrigue est assez tirée par les cheveux, je n’ai pas accroché.
De plus, cette focalisation sur l’image de la mère marâtre me rappelle beaucoup Morwenna et est lassante à la longue.

Une lecture pas désagréable, mais je reste sur ma faim. J’avais préféré Morwenna ou Mes vrais enfants du même auteur. J’espère d’ailleurs que je ne me lasserai pas de sa plume, car je vois des schémas se répéter dans ses romans : univers de la bourgeoisie ou de l’aristocratie anglaise avec ses conventions désuètes, l’image de la mère acariâtre et maléfique, l’homosexualité et la bisexualité au centre des récits… A la longue ça risque d’être lassant.

« Elric, tome 2 : La Forteresse de la Perle » de Michael Moorcock

Elric 2Suite de ma découverte de cette saga classique de la fantasy, après un tome 1 lu l’an dernier, qui ne m’avait pas déplu. Et pour ne pas déroger à la règle, une entre pour le challenge des littératures de l’imaginaire !
Seul hic, je ne me souviens absolument pas de la fin du premier opus, Elric des Dragons… mais à priori, ça n’est pas handicapant.

Elric a quitté son Royaume de Melniboné et son trône, et se retrouve maintenant sur un nouveau continent, au milieu d’un désert. Alors qu’il était prêt à mourir d’inanition, il est sauvé et emmené dans la cité voisine Quarzhasaat. Mal au point et confondu avec un Voleur de Songes, il ne doit son salut qu’à une drogue mortelle qui lui permet de retrouver ses forces. Pour obtenir l’antidote a ce poison qui le dévore lentement, il doit aller à la recherche de la Perle au Cœur du Monde et la voler.

Voilà comment Elric l’albinos va se retrouver à sillonner le désert à la recherche de l’Oasis Fleur d’Argent. Monstre démoniaques, hordes d’assassins et de magiciens corrompus sont bien entendu de mise… sans oublier la jeune femme sexy qui en veut à son corps. Bref, de la fantasy très classique, voir trop !
Au milieu de tout cela un voyage dans les univers oniriques, où il est question de multiversTout ce que je n’aime pas en fantasy 🙁
J’ai fini par lire ce roman en diagonale. Trop de clichés, bien que je sois bon public habituellement…

Un gros bof pour cette suite ! Pour le moment je vais laisser tomber cette saga…

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« Les Brillants » de Marcus Sakey

Les brillantsPour la sélection Folio du mois dernier, je me suis laissé tenter par Les Brillants, de Marcus Sakey, présenté comme le croisement entre la série Heroes et des X-Men. Chouette, j’adore les super-héros ! Il n’en fallait pas plus pour me donner envie de lire ce livre ! Je suis passé outre le fait qu’il soit édité dans la catégorie Policier chez Folio… et non en Science-Fiction. Pour tout dire, ce livre me laisse un peu un goût amer… un peu dystopique, un peu policier, beaucoup thriller

Dans un monde qui pourrait être le nôtre, les brillants, ou « anormaux », sont des êtres-humains ayant le potentiel d’Albert Einstein, dans des disciplines variées : stratégie, lecture de schémas corporels, anticipation de trajectoires… Ces génies peuvent donc facilement devenir des maîtres de guerre, de fins psychologue lisant dans les pensées, ou des passes-murailles. Depuis les années 80, 1% de la population qui naît est composée d’anormaux.
L’agent fédéral Nick Cooper, lui-même anormal, travaille dans un service qui a pour objectif de contrôler cette minorité. En effet, des terroristes anormaux, menés par John Smith, sèment le chaos, liguant normaux et anormaux les uns contre les autres. Mais c’est quand celui-ci fait sauter la place du marché mondial, et 1000 civils innocents, que l’affaire va prendre une autre tournure pour Cooper.
Pour arrêter ce monstre, Cooper doit abandonner son statut d’agent fédéral, et infiltrer le réseau terroriste en se faisant passer pour l’un d’eux…
Mais quelle vérité découvrira-t-il lors de sa traque ?

Bon, il faut l’avouer, je ne suis pas une grande fan de roman de ce genre : action, pseudo-enquête, infiltration et espionnage… je pensais que le côté science-fiction prendrait le pas, mais non, pas vraiment. Les pouvoirs des « anormaux » sont un peu trop réalistes : finalement ce ne sont que des génies (ok, c’est déjà ça…). Pas de mecs qui tirent des lasers avec ses yeux ou qui arrête le temps ici.
On voit un peu comment a tournée la société grâce (ou à cause) des anormaux : des avancées technologiques incroyables, un monde sans guerre de religions mais en pleine guerre de castes… Intéressant, mais trop léger pour vraiment m’accrocher.

En ce qui concerne le style, je n’ai vraiment pas été conquise. Pas d’humour ni de second degré… C’est du sérieux ! Entre action et drame, peu de place pour la légèreté ! Mais malgré ça je n’ai pas ressenti l’excitation ou le suspense entre les lignes.

A vouloir faire trop réaliste, sans tomber dans le sordide des romans noirs, l’auteur a créé des personnages sans saveur… Son héros, Cooper, est vraiment trop lisse : bon père de famille divorcé, mais encore proche de son ex-femme, qui est loyal à sa hiérarchie, prêt à se sacrifier pour une cause, un super combattant, intelligent, sensible… Tout pour plaire… ou exaspérer !

Bref, je ne lirais pas le tome 2 de cette série… et oui, un seul roman ne suffisait pas !
Je me suis ennuyée ferme… Après il faut avouer que je ne suis vraiment pas une adepte des roman policier / action… D’autres trouveront peut-être leur compte ? A priori oui vu les commentaires élogieux sur d’autres sites 😉

Enfin cette lecture me permet tout de même d’avancer dans le challenge ABC des Littératures de l’imaginaire !

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« Gorilla Man » de Robert Graysmith

Gorilla manVoilà un petit moment que je n’ai pas publié de post, vacances obligent ! Avant de partir j’ai reçu pour le partenariat Denoël Gorilla Man, de Robert Graysmith… Celui là même qui a écrit Zodiac. Comme j’aime bien les histoires de serial-killer, je ne me suis pas posée de questions en choisissant ce livre, qUi m’a donc accompagné en vacances au Japon !

Dans les années 20 et 30, un homme à l’allure de gorille, sème la mort à San Francisco. Ses bras longs, ses mains immenses, son dos voûté, et son rire nerveux inoubliable vont hanter la cité californienne, puis le reste des Etats-Unis. Malgrè les meilleurs policiers et technologies pour le traquer, il va rester de longues années en liberté pour commettre ses crimes. Les choses deviennent plus difficile quand on s’aperçoit que le Gorille a fait des petits : plusieurs hommes correspondants à la description physique du Gorille surgissent et laissent derrière eux des victimes, toutes tuées de manière effroyable. Dans une ville rongée par la corruption de la Police, les forces de l’ordre arriveront-elles à résoudre l’énigme de l’identité du Gorille ?

Pas de doute, on est bien dans une enquête ultra documentée, comme Zodiac (que je n’ai pas lu). Histoire de me remette l’histoire en tête, je l’ai regardé dans l’avion à mon retour de vacances : malgré un fond passionnant, je lui trouve les mêmes défauts que Gorilla Man et j’ai un peu mieux compris ce qui me gênais dans ce livre.

Le problème majeur est que même s’il est en parti construit et traité comme tel,  cet ouvrage n’est définitivement pas un roman. Par exemple les personnages sont un peu travaillés pour nous les rendre sympathiques, comme l’enquêteur principal Dullea, mais ils ne sont pas spécialement des protagonistes centraux. Ils vont en viennent. Par moment on commence à accrocher sur l’histoire et les traits d’un tueur… mais c’est fugace, car ils défilent à une vitesse écoeurante. Bref, dans le récit on tarde à avoir l’apogée, le climax. On croit que ça arrive… mais non. Et puis sans vouloir trop en dévoiler, j’ai aussi été assez déçue de la fin, qui tombe un peu comme ça.

L’auteur est exigeant avec ses lecteurs, il faut rester concentrer sur les dates, les recoupements… Pas évident quand on a pas des heures devant nous pour lire d’une traite. Il nous brosse un tableau du San Franciscso des années 20 avec les meurtres qui ont fait les gros titres de l’époque, les systèmes de corruption mis en place dans la police, le plan du quartier du port quand la ville n’était pas reliée au continent… C’est bien pour se mettre dans le bain, mais très long, surtout au début de la lecture du livre. Ca m’a donné comme un effet de trame décousue.  J’ai donc eu beaucoup de mal à avancer, et il m’a fallut la perspectives de dizaines d’heures de voyage pour enfin terminer ce livre.

Bref, je suis pas hyper emballée même si je reconnais à l’ouvrages des qualités d’écriture, de documentation, d’enquête… Mais je pense que ce genre n’est pas fait pour moi ! Merci tout de même à Denoël pour le partenariat !

Gorilla Man de Robert Graysmith
Traduit par Emmanuel Scavée
Collection True Crime – 464 pages
Paru le 15 octobre 2015