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« Les plus qu’humains » de Theodore Sturgeon

Les plus qu'humainsNouvelle lecture d’un classique de la science-fiction pour le challenge ABC de littératures de l’imaginaire. Je me suis laissée tentée un peu par hasard par ce recueil de trois longues nouvelles éditées entre 1952 et 1953, Les plus qu’humain, de Theodore Sturgeon. .
Au final une lecture qui me laisse un peu perplexe… Mais qui est sans nul doute une œuvre majeure du genre.

L’Idiot vit seul dans les bois, se nourrit comme une bête, ne connaît pas les sentiments… Mais il peut hypnotiser d’un regard. Janis a 6 ans a des pouvoirs télékinésiques qui effraient sa mère, alors que les petites jumelles Beany et Bonnie peuvent se téléporter comme elles le souhaitent. Bébé, le petit dernier, est peut être un mongolien mais il est doté d’une intelligence qui dépasse tout ce que l’humanité a jamais imaginé.
Ce groupe de « monstres » va se retrouver sous la protection de l’Idiot dans sa cabane dans la forêt, et vivre comme un seul individu : l’« homo gestalt », l’homme de demain, le surhomme ! L’un est la tête, l’autre les bras, l’autre son cœur… Et ensemble ils peuvent réaliser de grandes choses !

Plus qu’un simple recueil de nouvelles, il me semble qu’il s’agit d’un roman sous forme d’un triptyque : le premier récit brosse le tableau et installe l’histoire des personnages, le second à la première personne raconte la psychothérapie du nouveau membre du gestalt, Gerry, et le troisième volet les relations entre cette entité et l’humanité.
Beaucoup de questions se posent en lisant ce livre… Loin d’être des super-héros, les membres de ce regroupement de freaks vit pour lui, sans s’inquiéter de la société humaine… et ils y arrivent très bien ! Mais a y regarder de près, ce type de relation symbiotique est assez effrayant. Chaque partie dépend des autres pour vivre : par exemple seule Janis comprend ce que Bébé pense, et sert de traductrice au reste du groupe. Sans elle, plus le reste du groupe n’a plus accès à l’intelligence de Bébé.
Lorsque l’homo gestalt vit en reclus, tout se passe bien… Mais si « sa tête » désire plus de pouvoir, c’est toute notre société qui est en danger. En effet, sans sens moral, il devient un être tout puissant pouvant nous écraser comme des cafards… Comment lui faire comprendre ce qu’est la moralité et l’éthique, lui qui a toujours vécu seul ?

Bref, si j’ai apprécié une partie des questionnements de cette SF, j’ai eu une lecture un peu en dents de scie. Je n’ai pas été emballée par la première partie qui m’a immédiatement fait penser à un conte de fée, dans sa structure et ses motifs. Par la suite, le côté très orienté psychologie, avec beaucoup de références techniques et scientifiques m’ont un peu laissé au bord du chemin. Un roman assez ardu à lire finalement !

Mais bon, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimée, mais je n’ai pas été totalement emballée. Ce roman fait donc parti de ces livres qu’il faut avoir lu et qu’on est content d’avoir parcouru… Mais que je suis bien contente d’avoir refermé 😉

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« Citoyens au-dessus de tout soupçon… » de Raphaël Confiant

Citoyens au dessus de tous soupçon...Opération roman policier pour le partenariat Folio d’avril… Et pas n’importe quel roman policier ! Ici l’enquête se déroule en Martinique ! On est loin de l’ambiance sombre de nos villes… Mais rassurez-vous, l’atmosphère n’en est pas moins sordide, même sous le soleil des Antilles !

Jack Teddyson est détective privé à Fort-de-France, profession peu lucrative sur une île où tout le monde connaît tout le monde…  Ambiance insulaire oblige ! Mais une enquête peu commune va arriver sur son bureau : Irmine Ferdinand, veuve de Sésostris Ferdinand, lui demande de rechercher qui a tué son mari. Ce dernier a été retrouvé castré et assassiné chez une prostitué dominicaine… Et la police a fermé le dossier, faute de preuves. Crime crapuleux ? Vengeance du mac de la belle ? A moins que Sésostris ait baigné dans des affaires louches de jeux ? Et les symboles vaudou peint sur le mur de sa dernière chambre ont-ils un sens ?
Aidé par son ami l’inspecteur Maxence, Jack va devoir mener son enquête dans les milieux peu recommandables de la Martinique : ceux des jeux clandestins, de la prostitution, de la drogue, et de la politique !

Malgré l’utilisation de la langue créole, on est loin de l’image d’Épinal de la Martinique touristique !
Jack Teddyson parle le français assez alambiqué, qui m’a rappelé le terroir martiniquais que j’ai approché en décembre dernier lors de mes vacances dans la campagne de l’île… C’était assez sympa pour ça. L’utilisation du créole, toujours traduit, permet de faire encore plus « couleur locale ». On découvre aussi Fort-de-France d’une autre manière, même si la ville laisse rapidement percevoir « en vrai » tout ses travers quand on la visite.
Jack est un vrai cliché vivant du mâle antillais, qui ne veut pas se mettre en couple et qui tire à droite à gauche… A cause de ça peut être, j’ai eu assez peu de sympathie pour ce personnage et ses conquêtes, telle Francelise, qui semble avoir un popotin plus gros que son cerveau.
L’enquête en elle même rebondit un peu trop à mon goût, pour finir par atterrir là où on l’escomptait… Ça n’est donc pas le côté « policier » qui fait l’intérêt du roman pour moi.

Une lecture sympathique, mais pas inoubliable
Malgré tout, merci à Folio pour m’avoir permis de découvrir cet auteur !

« Le monde selon Garp » de John Irving

Le monde selon GarpIl fallait vraiment que j’apprécie La Chèvre Grise pour accepter cette lecture commune avec elle : Le monde selon Garp de John Irving, un livre qu’on a plus besoin de présenter à en croire son nombre de fans ! Je ne peux pas parler de ce livre sur Twitter ou au bureau sans que quelqu’un rapplique pour lancer « C’est mon roman favori ! », « J’adore cet auteur »… Et moi de répliquer que j’ai été traumatisée par  les ours de L’hôtel New Hampshire l’année dernière…

Dans ce roman nous suivons les pérégrinations et réflexions de S. T. Garp, depuis sa procréation… Sa mère Jenny Fields, infirmière célibataire endurcie, était déjà un personnage assez atypiques dans les années 40. Mais son fils Garp va avoir lui aussi une vie peu ordinaire !
Pour plaire à la fille de son entraineur de lutte au lycée, Helen, qui est une dévoreuse de livres, il décide de devenir écrivain. Et il y arrive ! Entre épopée familiale, drames, moment beaucoup plus légers, les affres de la création, le tout sur fond de luttes féministes et de problèmes de couples… et de bien d’autres choses encore. Garp va croiser toute une panoplie de personnages sympathiques ou antipathiques, qui vont rendre sa vie riche et pleine de rebondissements… et surtout lui inspirer ses romans.

Bonne nouvelle, j’ai apprécié les aventures de Garp, même si le personnage en lui-même m’exaspère. Grosse avancée par rapport à mon dégout de la famille de L’hôtel New Hampshire ! Mais un ou deux trucs me gênent tout de même…
D’abord le côté auto-fiction ou autobiographique de Garp par rapport à Irving… Je ne savait pas si Garp était son « avatar » dans ce récit, mais le choix d’utiliser des motifs déjà vus dans L’hôtel New Hampshire m’ont fortement laissé penser cela : Vienne, les ours, les prostituées, les relations hommes / femmes, le viol, les morts accidentelles… En plus Garp est écrivain, si ça n’est pas une projection 😉
Dans les faits ce récit semble effectivement mêler la réalité de la vie d’Irving et fiction. Comme Garp, Irving romance son quotidien, et se sert peut-être de cette histoire pour exorciser ses craintes et ses doutes.
Finalement j’ai souvent eu l’impression de lire un livre avec pour thème l’égocentrisme, que ce soit celui de Garp ou en poussant plus loin celui de John Irving…

Autre point qui m’a gêné, c’est que j’ai trouvé certains passages longs, voir trèèèès longs. Certes ce roman ne se lit pas vite, et la plume et l’humour de l’auteur s’apprécient lentement… 2 semaines et demie pour le lire, pour moi c’est rare ! Mais ce qui me dérange c’est d’avoir eu l’impression de buter et d’être embourbée dans des pans énorme du livre. En fait j’ai eu l’impression de vraiment commencer à l’apprécier à la moitié.

Bilan en demi-teinte pour moi… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman, qui est très bien écrit, parfois drôle, parfois dramatique… et l’auteur saute de l’un à l’autre en un clin d’oeil ! Je comprends que beaucoup de lecteurs aiment cet auteur aussi, qui a une imagination débordante et fascinante… un rien baroque et excessif ! Mais le temps m’a parfois semblé long tout de même en compagnie de ces personnages… Bref, John Irving n’est peut être pas fait pour moi !

Au passage, je vais utiliser ce titre pour valider l’entrée « Prénom » du challenge Petit BAC 2014 ! 😉

Challenge petit bac 2014

« Fables tome 1 : Légendes en exil » de Bill Willingham et Lan Medina

Fables tome1Je me suis prise de passion pour la série Once Upon a Time l’an dernier, et en me baladant sur Internet j’ai entendu parler de la série de comics Fables de Bill Willingham, qui reprendrait le même principe : moderniser les contes que nous connaissons tous en intégrant leurs héros dans notre monde contemporain…  Moi qui aime le mélange des genres, j’ai été emballée par le concept, et j’ai finalement commandé le tome 1 de Fables, Légendes en exil en début d’année !

A Fableville, état dans l’état situé dans la ville de New-York, des personnages de contes vivent une existence presque comme la nôtre… Ils ont été chassés de leurs royaumes par un puissant Adversaire, et ont tenté de recréer au cœur de la ville un monde qui leur convient, tout en cachant leur nature enchantée aux êtres humains.
Blanche-Neige, bras droit du maire le Roi Cole, dirige la ville et fait en sorte que tous puissent  coexister… Les Trois Petits Cochons et le Grand méchant Loup, la Belle qui se dispute avec la Bête… et aussi gérer son ex-mari volage, le Prince Charmant.
Mais un drame advint : la sœur de Blanche-Neige, Rose-Rouge a disparu, et son appartement est retrouvé sans dessus-dessous, aspergé de litres de sang… est-elle encore en vie ? Et qui lui aurait fait du mal ? Son petit ami Jack ? Ou bien Barbe Bleu qu’elle aurait fréquenté ? Le Grand Méchant Loup, qui a maintenant une apparence humaine grâce à quelques sortilèges, est devenu enquêteur au service de Fableville, et va tenter de découvrir ce qui a bien pu arriver à Rose-Rouge.

Si le pitch me semblait sympa, dans les faits, j’ai été un peu déçue… L’histoire est sympa, mais le suspense ne prend vraiment pas. L’enquête reprend des poncifs et ficelles des histoires policières, avec toutes les fausses pistes, retournements de situations auxquels on ne peut que s’attendre. Pas de surprises quoi… Est-ce parce que ce premier volume à maintenant 11 ans ? En gros il ne faut vraiment pas lire cette BD pour l’intrigue policière.

Fables tome 1

Autre point assez décevant, le dessin très classique et les couleurs criardes… C’est très comic, ces aplats et ces formes très tranchées, mais ça m’a tout de suite déplut ! On est loin du style de la couverture, qui me plaisait beaucoup. En fait comme souvent, la couverture et les planches ne sont pas du même auteur : James Jean pour la première, et Lan Medina pour les secondes.
A priori le dessinateur Lan Medina c’est occupé que des 5 premiers tomes…  Mais aurais-je le courage d’aller plus loin ?

Bon sinon l’univers est intéressant, même si un seul tome ne suffit pas à rentrer dans la psychologie des personnages ou à découvrir les détails de cet univers.
Mais vu que je suis peu emballée par ce premier tome, je me demande si je dois investir dans la suite… Il y a tout de même 21 tomes sortis en France, et la série n’est pas terminée d’après ce que j’ai compris !

En bref, je crois que j’avais mis trop d’espoir dans cette BD, dont l’idée me paraissait très intéressante : mélanger les contes et personnages de notre enfance avec notre quotidien urbain. Comme quoi une bonne idée ne suffit pas… Si je venais à trouver le tome 2 d’occasion, je l’achèterai peut être pour confirmer ou infirmer mon avis !
En attendant je vais retourner à Once Upon a Time ! 😀

« American psycho » de Bret Easton Ellis

American PsychoJe me suis fait vraiment violence pour me replonger dans ce roman acheté à l’époque du franc (l’étiquette indiquant le prix dur la quatrième de couverture le prouve… 49,40F) et abandonné au bout de 30 pages… Presque 15 ans plus tard, après des années à me dire régulièrement qu’il faudrait bien que je lise ce monument de la littérature américaine, j’ai décidé de profiter du challenge ABC pour enfin le lire !

A 26 ans Patrick Bateman a tout du golden boy des années 80 : des costumes de grands couturiers, des cartes de visites très chics, une collections de produits de beauté anti-âges décadente, ses entrées dans tous les bars et restaurants hype de New-York, un métiers dans une entreprise cotée de Wall Street, une admiration sans borne pour Donald Trump… Sa vie n’est que luxe, luxure, entraînements au club de gym, coke, alcool, fête et un peu de travail pour la forme. Que ce soit lui ou ses amis, tout est dans l’apparence : on flambe, on ne discute surtout pas de sujets de fond… Comme pour exorciser cela, Patrick à une passion qui le dévore peu à peu : torturer et tuer.

Mon avis est assez mitigé je dois dire… Je comprend que lors de sa sortie en 1991 ce roman à fait scandale et est devenu de fait un best-seller. Mais aujourd’hui, je trouve qu’il a un peu vieillit malgré la plume élégante de son auteur.

En positif, forcément, l’écriturej’ai aimé le style de Bret Easton Ellis. Même si le concept du livre veut que ce soit répétitif, axé sur la description, parfois lourd… La plume de l’auteur rend tout ça compréhensible, et nous plonge dans la folie de son personnage de manière intelligente. Malheureusement avec la traduction on doit perdre énormément des jeux de mots et allitérations qu’on devine au détour des méandres des pensée de Patrick Bateman… De plus il est a noté de nombreuses coquilles dans cette édition du roman.
La plongé dans l’esprit pervers et complètement dérangé du héros est aussi intéressante, car sa monomanie est assez amusante à la longue. Le coup de la sueur froide devant les cartes de visites de diverses nuances de blanc est une référence en terme de blagues au boulot, une private joke entre « ceux qui connaissent » via le film ou le livre.
Le personnage en lui même, ainsi que son entourage, est encore plus écœurant que les crimes les plus outrageants de Bateman : s’amuser des larmes des clochards en leurs faisant miroiter des billet d’un dollar, traiter les femmes comme des jouets sans cervelles (et de fait, elle n’en on vraiment pas dans le livre), considérer la classe populaire comme de la merde… Une population nombriliste qu’on est bien content d’avoir disparaître ces dernières années (en tout cas on les montre moins comme des exemples de réussite).

Les petit moins… l’ennui et la monotonie, qui est je pense voulue par l’auteur. Des descriptions sans fin de ce que portent tels ou tels personnages, à coup de marques de luxe (que je ne connais pas), ou encore le portrait par le menu des fonctionnalité de la meilleure chaîne Hi-Fi… et pour tout c’est comme ça. Sur le même ton, le rapport détaillé de ses parties de jambes en l’air, suivies de séances de tortures et de meurtres. On comprend bien comme ça que Bateman est un sacré sociopathe, mais à la longue on s’emmerde un peu quand même :-/
Et puis le fait qu’il me semble très surestimé aussi ce roman. Mais cela peut venir à mon avis de plusieurs choses.
D’abord que j’ai vu le film à sa sortie au cinéma… du coup je me souvenais un peu de la fin, beaucoup plus claire que dans le livre, et du coup la chute de cette histoire tombe un peu à plat.
Et aussi parce que beaucoup de gens autour de moi font l’éloge de ce livre en mode intello fans de psycho, bardé de petit commentaires sur les scènes de cul ou les moment gores « trop dégueulasses » dont les images seraient indélébiles… Bof :s
Comme me le disait Petite Fleur, on est peut être plus insensibilisés à ce genre d’images que dans le début des années 90, après des décennies de thriller reprenant cette recette… Mais ces scènes sont assez aseptisées finalement et m’ont assez peu marquées.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai un petit arrière goût amer de déception tout de même… Je n’ai pas eu la « claque » que certains ont reçu en le lisant. Enfin au moins, cette fois, je l’ai ouvert et terminé !

challenge ABC

« Le fait du prince » d’Amélie Nothomb

Le fait du princeÇa faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman d’Amélie Nothomb, après une quasi indigestions ces dernières années.
Bonne nouvelle, Le fait du prince, édité en 2008, est assez plaisant à lire. On est pas dans une autobiographie de l’auteur, mais dans une fiction qui reprend ses motifs classiques : le mensonge, les secrets et les complots, l’usurpation d’identité, la femme rédemptrice sans identité, et bien entendu la mort.

Baptiste Bordave voit sa vie changer lorsqu’un homme sonne à sa porte et lui demande d’utiliser son téléphone pour appeler quelqu’un pour dépanner sa voiture… Cet homme qu’il n’a jamais vu s’effondre, mort. Baptiste a peur d’appeler les secours : un inconnu décédé chez lui, c’est louche, et il pourrait être accusé de meurtre.
Pour lui la solution s’impose d’elle même : cet homme, nommé Olaf, à la même taille que lui, la même couleur de cheveux, et le même âge. Et s’ils échangeaient leurs vies ? Baptiste serait libéré de son existence sans saveur et sans attaches, et pourrait prendre la place d’Olaf qui à l’air riche.
Baptiste-Olaf va donc partir à Versailles, et prendre pied doucement dans la vie fastueuse d’Olaf… Existence rehaussée par une superbe femme qui s’étonne à peine de voir cet inconnu chez elle.

Un Amélie Nothomb assez classique, très court, dans une ambiance de huis clos qu’on lui connait bien maintenant. Mais bon, sans être exceptionnel il n’est pas désagréable à lire, même si je n’ai pas trop adhéré aux personnagesBaptiste s’impose, et ne manque pas de culot… toujours à la limite de l’arrogance et de l’insolence. La femme d’Olaf, surnommée Sigrid, passe pour une alcoolique et anorexique, avec un fort penchant pour l’indolence et le champagne glacé.
Bref, comme d’habitude, c’est plus la situation pleine de mystères et de secrets, qui joue le premier rôle pour moi…

Une lecture idéale pour les dimanche gris ou les trajets en train… vite fermé, vite oublié j’en ai bien peur… Mais après tout, les œuvres servent aussi à cela, passer le temps.
En tout cas une lecture de plus pour mon challenge ABC ! La fin est proche !

challenge ABC

« Conjuring : Les Dossiers Warren » de James Wan

ConjuringTout laissait présager le meilleurs pour Conjuring. D’abord James Wan, le réalisateur de Saw était au commandes. Ensuite en voyant la bande-annonce du film en juillet au ciné, on avait aimé le trailer et même sursauté. En plus l’affiche est sympa. Et puis les critiques étaient hyper élogieuses, autant du côté des journaux que des spectateurs… dont mon beauf’ fan du genre. C’est qu’il y a quelque chose ! Et pour finir, j’adore les histoire de maisons hantés, de fantômes, d’exorcisme… surtout quand il s’agit d’histoires « vraies » du genre AmityvilleThe Haunting in Connecticut ou Paranormal Activity. C’est ça une jeunesse perdue a regarder l’émission Mystère ;).
Bref, je suis allée au ciné persuadée de passer un bon moment…

Dans les années 70 la famille Perron, Roger, Carolyn et leurs 5 filles, deviennent propriétaires d’une grande maison de famille à la campagne, dans l’état du Rhodes Island.
Rapidement des phénomènes étranges apparaissent : leur chien meurt, une cave dissimulée sous du lambris est découverte, des oiseaux se suicident en fonçant dans les carreaux, une des filles est prise de crises de somnambulismes, une autre se fait « toucher » la jambe dans son sommeil… Jusqu’à ce que ces phénomènes s’amplifient et finissent par pourrir la vie de toute la famille : objets déplacés et brisés, portes qui claquent toutes seules, apparitions de fantômes…
C’est a ce moment que les Perron prennent contact avec les Warren, Ed et Lorraine, célèbres démonologues habitués aux maisons hantés et exorcismes. Lorraine, avec ses dons de medium, découvre rapidement que la présence qui hante ces lieu est un puissant démon…

The Conjuring

Histoire classique s’il en est, pour les habitués des films de maisons hantées, que ce soit dans le scénario ou dans les effets (apparitions brusques, musiques amplifiées, jeux d’ombres et de lumières…) ! Bon, jusque là ça va.
Mais là où je suis très déçue, car je l’ai été, c’est qu’à aucun moment je n’ai eu la pression. Donc difficile de dire qu’on a peur devant ce film… Dommage pour un film d’horreur ! :s

A quand un nouveau REC où j’aurais peur de regarder l’écran, angoissée sur mon siège ? Ou un Martyrs à la fois saisissant et effrayant, qui fait se poser des milliers de questions ? Ou même un Esther avec un petit retournement de situation amusant à la fin ? Voir juste un concept intéressant, comme dans American Nightmare (qui est pourtant décevant lui aussi) ?
Avec Conjuring, pas de surprise ni d’effroiPas un mauvais film, car il est très bien filmé, bien narré, les acteurs sont bons… mais il lui manque un je ne sais quoi qui me le fait aimer. Déçue quoi 🙁

Série TV : « How I met your Mother » saison 8

Cette semaine nous avons pris notre courage à deux mains pour se faire un marathon How I met your Mother saison 8, histoire d’être dans les clous pour la saison 9 qui commencera le 23 septembre prochain. Je ne suis pas super fan de la série, mais vu qu’on l’a commencée, j’ai quand même envie de savoir comment elle va se terminer… Et puis objectivement, il m’arrive de me marrer devant 😉

Plus besoin de présenter ce sitcom américain qui nous tiens en haleine depuis 8 ans déjà ! Qui est la mère des enfants de Ted, à qui il raconte l’histoire de sa rencontre avec celle-ci ? Cette question est l’excuse pour s’amuser des aventures de la tribu d’amis new-yorkais : Ted, Marshall, Lily, Robin et l’inénarrable Barney.

How I Met your Mother saison 8

La plupart des épisodes sont amusants, voir hilarants ! Si Ted me parait toujours insipide (j’en peux plus de sa quête de l’amour), son côté looser est toujours plus assumé par les scénaristes ce qui me le rend finalement assez marrant.
Barney est comme lors des dernière saison le personnage comique principal… même si son futur mariage l’a un peu assagi.
Marshall et Lily sont toujours aussi amusants et romantiques, et il leur arrive pas mal de chose lors de cette saison. J’avais peur que la naissance du bébé les rendent cuculs, mais en fait ils sont encore pires qu’avant 🙂
Robin a toujours un rôle de faire-valoir, mais reste néanmoins un personnage sympathique.
Assez peu de personnages secondaires inutiles lors de cette saison (genre fiancé psychologue ou petite amie strip-teaseuse)… si ce n’est une petite amie psychopathe de Ted pour quelques épisodes. Ouf !
Ça c’est pour les points positifs… mais la suite est moins rose

Autant en venir au clou de la saison et spoiler un peu : au tout dernier épisode de cette saison, on va enfin voir le visage de la « mother » !!! Et bien c’est très décevant… Tout ça pour ça ! Je comprend que les fans qui échafaudaient des plans depuis des années aient aussi été déçus !
Autre truc qui m’a lassé, le fait qu’ils fassent durer encore en longueur le mariage de Barney (premières images lors de la saison 7), qui n’est pas encore commencé à la fin de cette saison 8 : trois saisons pour en voir le bout !
Et forcément, la valse du trio amoureux Ted-Robin-Barney qui n’en fini pasDésespérant !

Bref, je trouve cette fin de saison beaucoup trop facile, voir même grotesque sur les deux derniers épisodesIl est temps que ça se termine ! Je crois que je n’arriverais pas à me motiver pour une saison 10 si la neuvième n’est pas la dernière.

« L’homme invisible » de H. G. Wells

L'homme invisiblePour continuer sur la vague H. G. Wells des cours Coursera sur la littérature fantasy et SF, je me suis collée à la lecture du très célèbre roman L’homme invisible. Quoique comme la plupart des créatures de SF et fantasy (Frankenstein, Dracula…), je connaissais mieux la version TV ou ciné que l’originale !
Une découverte une fois de plus, donc…

Un homme étrange arrive dans une auberge d’un village anglais, emmitouflé, avec un comportement peu commun… et demande une chambre pour entreposer son matériel scientifique et y loger. Ses manières de plus en plus intolérantes et violentes vont mettre la puce à l’oreille des propriétaires. Et si c’était un dangereux criminel en fuite ? Les choses s’enveniment, et l’étranger se dévoile : c’est un homme invisible !
Obligé de fuir, on va en apprendre plus l’homme invisible, Griffin… Scientifique ruiné ayant découvert la formule de l’invisibilité, il l’a utilisé sur lui pour échapper à ses créanciers et disparaître du monde. S’en suit sa découverte des bienfaits de sa nouvelle forme… mais surtout de tout ses inconvénients ! Rejeté, banni, Griffin tombe peu à peu dans le crime

Un grand classique certes, mais quel ennui 🙁
Je n’ai absolument pas accroché à cette histoire, contant la descente en enfer d’un scientifique (forcement) perverti par sa volonté de vouloir jouer avec les lois de la Nature. Mauvais et violent, que se soit dans son passé d’homme « normal » ou celui d’homme invisible, il manque totalement de moralité. Classique dans la SF avec les « savants fous » vous me direz ? 😉
Mais là je ne sais pas pourquoi (peut être à cause de la traduction), je n’ai vraiment pas aimé le style, l’humour old-school (blagouilles d’homme invisible), les scènes d’action que j’ai eu du mal à suivre, la moralité un peu éculée…

Bon, tout n’est pas à jeter, surtout quand on parle de monuments littéraires comme celui-ci ! Effectivement il fait réfléchir sur le sens du devoir et des responsabilités des scientifiques : avec un tel pouvoir, doit-on penser directement à verser dans le vol et le crime ?
La fin en revanche est assez amusante, mais je n’en dirait pas plus 😉

Bref, bien mais pas top… et heureusement gratuit en version ebook, car le roman est tombé dans le domaine public !

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« Household Stories » des frères Grimm

grimmJe révise mes vieux classiques et mon anglais avec ce recueil de contes des frères Grimm, premier livre à lire pour mes cours en ligne sur Coursera : « Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern World« . Tout un programme n’est-ce pas ?
Ce cours pourrait être une balade de santé s’il ne fallait pas que je rédige chaque semaine un essai sur la lecture demandée… en anglais en plus ! Bref, je vais voir si je tiens le rythme 😉

En attendant j’ai relu avec amusement des versions des contes classiques de notre enfance : Cendrillon (Aschenputtel), La Belle au Bois Dormant (The Sleeping Beauty), Blanche-Neige (Snow-White)… Versions forcément moins édulcorées que celle de Disney, mais au dénouements parfois plus heureux que ceux de notre Charles Perrault national, qui lui par exemple laisse Le Petit Chaperon Rouge (Little Red-Cap) dans le ventre du Loup contrairement aux frères Grimm qui le fait ressortir de la bête par un coup de ciseaux du chasseur.

Ça a aussi été l’occasion pour moi de découvrir des contes que je connaissais pas du tout, mais qui semblent assez connus dans d’autres pays comme Rumpelstiltskin ou Rapunzel  (merci la série Once upon a time ;)).
J’ai aussi pu redécouvrir des histoires que j’avais entendu à l’école, comme le très théâtral The Fisherman and is Wife (j’avais joué le rôle de l’épouse lors d’un spectacle en CM2 :)).

Une lecture qui n’est pas désagréable, même si certains contes ne m’ont pas vraiment fait rêver… Les objets dotés de vie, les histoires d’animaux qui ressemblent à des fables m’ont moins intéressées que les grandes quêtes. Bref, je suis plutôt branchée légendes épiques qu’historiettes domestiques.
En revanche pour ce qui est des mythes des Princes et Princesses de contes de fées, je suis plutôt dubitative… j’ai l’impression que les couples princiers dépendent plus du destin ou de la magie que de « l’amour véritable ».
Par contre les valeurs familiales sont souvent mise en avant et encouragées : amour filial, celui de la fratrie… Mais comme dans les films de notre jeunesse, les belle-mère et demi-soeurs sont toujours de véritables plaies ! Bravo les familles recomposées !

Mais l’élément très libérateur dans ces contes par rapport aux versions en dessins animés : la punition des méchants ! Les contes regorgent d’inventivité, que ce soit les oiseaux qui picorent les yeux de la méchante belle-mère et des demi-soeurs de Cendrillon à son mariage, ou encore la belle-mère qui se retrouve nue dans un tonneaux rempli de clou, tiré par des chevaux jusqu’à ce que mort s’en suive (The Goose Girl, The three little men in the wood), la demi-soeur enduite de poix (Mother Hulda)…
Les animaux aussi sont martyrisés, principalement le Loup se fait une paire de fois découper le ventre et déposer une pierre dans l’estomac à la place de ses victimes (Little Red-Cap, The Wolf and the Seven Little Goats).

Un classique donc, que je n’aurai jamais lu intégralement sans Coursera… Pas la lecture de l’année, mais je suis tout de même contente de l’avoir faite.
Si cette lecture vous intéresse, le livre est disponible gratuitement et légalement sur le site du projet Gutemberg, ici. Cette édition anglaise est assez sympa, dans le sens où elle est illustrée par le mari de la traductrice… Joli travail d’équipe !

Cerise sur la gâteau, car il faut que j’avance un peu mes challenges : ce recueil de contes de fée me permet de remplir une case dans mon challenge Geek, catégorie magie, bien entendu !

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