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« A comme Alone » de Thomas Geha

A comme AloneDe la bonne SF dystopique française, vous y croyez ? Et bien avec A comme Alone  vous pouvez commencer à revoir vos préjugés, si vous aviez les même que moi 😉
Personnellement je n’aurais pas fait attention à ce livre de Thomas Geha si je ne l’avais pas trouvé un peu par hasard sur le site de la Team Alexandriz. Voilà un roman que je ne cherchais pas, mais qui en quelque sorte, m’a trouvé…

Comme vous le savez peut-être, je suis une geekette avec de grands principes dans la vie, dont celui de la liberté de diffusion totale de la culture et du savoir… surtout si cela permet d’enrichir moralement et intellectuellement le plus grand nombre. C’est mon petit côté révolutionnaire, hackeuse au grand coeur et tout… 🙂 En plus j’aime les nouvelles technologies, et je suis très très déçue de voir qu’en France les e-books peinent à trouver un business modèle qui arrangeraient autant les professionnels du livre que les lecteurs.
Bref, je ne suis pas une « pirate » uniquement par radinerie ou goût du risque 🙂

Sur Twitter en novembre la Team Alexandriz a eu des problèmes avec les éditeurs (en colère de ne pas avoir pris le virage numérique plus tôt) ; et en même temps, un auteur, Thomas Geha, dont le livre a été mis sur le site de téléchargement (donc « piraté ») à autorisé la Team à diffuser son livre… tout en demandant aux lecteurs / téléchargeurs de lui offrir un petit quelque chose en compensation. Il explique son expérience et son objectif très bien sur son blog. L’histoire est aussi racontée sur Actualitté.
L’effet ne s’est pas fait attendre : les lecteurs et amis de la Team ont téléchargé le livre et ont en plus fait des dons de toutes sortes, en nature ou en monnaie. Directement du producteur au consommateur si je puis dire 🙂
Heureuse de voir enfin un auteur faire avancer les choses, et pour « récompenser » cette action courageuse de sa part, je lui ai fait un petit don Paypal et en ai profité pour télécharger son livre, dont je n’avais jamais entendu parler avant.
Et bien grand bien m’en a pris, ça a été une très bonne surprise 😀

Mais revenons-en à l’histoire de ce roman paru en 2005
Nous sommes dans une France post-apocalyptique. Le pays est divisé entre les groupe sédentaires, les « Rasses » ; et ceux qui préfèrents vivre en nomade, généralement seul, les « Alones« . Les villes dorénavant sont occupées par des robots urbains, des mutants animaux et humains aux formes et pouvoir effrayants… qui n’hésitent pas à liquider le moindre aventurier qui voudrait visiter l’endroit. Les survivants ont donc naturellement réoccupé les campagnes.
On suit les aventures de Pépé, un Alone, dans son périple dans ce monde en reconstruction… Entre les groupes de Rasses dirigés par des fanatiques religieux, les rencontres fortuites amies et ennemies sur sa route… Il essaye de rejoindre le Sud de la France pour retrouver celle qui l’a recueillie alors qu’il était enfant et fait de lui un vrai combattant Alone, Grise, qu’il a laissé pour morte là-bas 3 ans plus tôt.

Truc bête mais sympa, c’est d’imaginer des lieux qu’on connait dans un contexte post-apocalyptique, et de s’y projeter. Pour avoir un peu vécu en Bretagne, et surtout à Rennes où le groupe de Pépé part en expédition, je me suis assez amusée des images de Villjean ou de la place Hoche tombant en ruine 🙂
Outre cela, l’univers est assez crédible, malgré les histoires de mutant que je craignais un peu au début.

La plume de l’auteur m’a beaucoup plu, directe, drôle… J’ai passé un très bon moment ! Le format assez court (164 pages) permet de ne pas s’ennuyer une seconde.
Le récit est palpitant, on se demande ce qui attend Pépé à chacune de ses étapes… et surtout s’il va réussir sa quête !

Bref, une excellente surprise ! Je conseille cette lecture à tous les fans de SF… mais aussi les autres.
Merci à Thomas Geha d’avoir mis ce livre à disposition… il a dorénavant une fan qui va très certainement acheter ses autres livres. Et pour commencer, la suite de ce roman, Alone contre Alone !

« 50° au-dessous de zéro » de Kim Stanley Robinson (District de Columbia)

50° au-dessous de zéro, second volume de la saga « Capital Code » écrit en 2005, après Les 40 signes de la pluie, me paraît bien de saison en ces périodes de réchauffement climatique, fonte de la calotte glacière au Groenland et été biens pourris un peu partout dans le monde, entre pluie et sécheresses… Scénario catastrophe climatique avec ce roman qui me permet une fois de plus de remplir une mission pour mon challenge « 50 états, 50 billets », avec le District de Columbia aujourd’hui !

On retrouve donc les personnages du premier volume, après les scènes d’inondation de Washington et de ses banlieues : le couple Quibler et Frank, ainsi que la délégation Kembalaise. Sauf qu’après le grand déluge, la capitale des USA n’a plus vraiment la même physionomie… Si les Quibler suivent leur train-train quotidien, Frank a connu un choc spirituel en écoutant le chaman Kembalais Rudra lors d’une conférence, puis en ayant le coup de foudre pour Caroline dans un ascenseur bloqué. Il décide de changer de vie, tout en obtenant une promotion à la NSF : vivre dans le parc de Rock Creek au coeur de Washington, dans les arbres, auprès des animaux échappé du Zoo national lors de l’inondation, et les marginaux au ban de la société.
Et il lui faudra s’accrocher, car  l’hiver s’annonce difficile : le réchauffement climatique fait fondre les glaces au Pôle Nord, et les pluies diluviennes ont réduit la salinité de l’Océan Atlantique… Le Gulf Stream va ralentir, lui qui permet d’avoir un climat tempéré en Europe et à l’Est des USA… Une nouvelle ère glaciaire s’annonce, à commencer par un hiver des plus rigoureux !

Ce roman m’a paru moins ennuyeux que le précédent, car on se focalise plus sur Frank et moins sur les Quibler et leur vie de famille. Il devient un héros auquel j’ai pu m’identifier : son attrait pour l’anthropologie et la sociologie, son désir de changer sa vie, d’aider les autres avec ses moyens, ses doutes, son combat pour l’écologie sans être un militant… Il décide de vivre en mode survivaliste dans un arbre alors qu’il a de quoi louer un apart’ : ce côté freegan, qui choisi le minimum par plaisir d’être libre et non par contrainte m’a emballé ! Sa relation aux animaux du zoo qu’il cherche à pister, aux autres groupes d’individus comme les joueurs de freesbee, ou les clochards du parc… en font un humain qui gagne à être connu. Il est l’homme qui change, l’homme qui marche !
En ce qui concerne le couple Quibler, on les voit heureusement moins, leur rôle est presque cantonné à être le lien social de Frank avec le reste de ses concitoyens. Leurs apparitions me paraissent toujours aussi ineptes… Anna est là pour mettre en avant le côté d' »homme qui change » de Frank, elle qui vit dans les habitude de la famille installée.

Il y a quand même quelques scène bizarres, comme le coup du voyage des Quibler et de Frank et de la délégation Kembalaise sur l’ile de Khembalung : je ne vois pas trop l’utilité de celle-ci, si ce n’est pour montrer rapidement une île qui se fait engloutir, et se servir des habitants comme excuse pour faire de Joe (le gamin hyperactif des Quibler) une sorte de réincarnation divine Bof bof… Décidément j’ai vraiment beaucoup de mal avec les personnages de la famille Quibler, tant ils sont artificiels. Charlie en père mou, Anna trop flegmatique et « positive » à l’américaine, le fils Nick qui n’a que 6 ou 7 ans mais qui a des répliques d’un jeune homme, et Joe qui me fait décidément dire que les enfants en bas âges, c’est vraiment pas pour moi 🙂
D’autres trucs sont assez obscurs pour moi, comme les débats scientifiques ou administratifs, même s’il y en a beaucoup moins que dans le premier roman de la série. Dans la même veine, le coup des agences « hyper-secrètes » pour qui Caroline, la muse de Frank, travaille, fait un peu gros… Mais bon, cela pimente un peu l’histoire, avec des histoires de puces dans les vêtements, poursuites par ondes radios interposées, traçage des personnes grâce à leurs achats par cartes de paiement… Amis paranos, bienvenue ! 😀

Bref, un gros mieux par rapport au premier roman, même si je ne me suis pas plongé entièrement dans ce roman. Le côté catastrophique n’est pas poussé à l’extrême, et semble finalement assez réaliste. Et en plus, par rapport au premier volume, on a de l’action ! Entre les dégâts dus à l’inondation, l’hiver glacial, les courses poursuites… On a de quoi frémir ! La réflexion de Frank sur la situation est aussi assez enrichissante… Bref, j’ai hâte de connaître la fin de l’histoire, avec 60 jours et après !

 

Finalement le District de Columbia n’est pas un  « simple » état : c’est Washington, la capitale des Etats-Unis, un territoire supplémentaire aux 50 états existants. On l’appelle donc Washington DC en référence au District de Columbia.
En tant que capitale, il regroupe les grandes administrations du pays : la Maison Blanche (bureau et résidence du Président), le Capitole (siège du Congrès, pouvoir législatif du pays), la Cour Suprême (pouvoir judiciaire)… Bref, c’est bel et bien le coeur des USA !
Du fait de sa spécificité, c’est un tout petit territoire de 177km² qui abbrite un peu plus de 600 000 habitants.

Du point de vu architecturale et géographique, le District de Columbia est assez original : un territoire carré posé près de la rivière Potomac, entre les états de Virginie et du Maryland. C’est à Pierre Charles L’Enfant, architecte français, que l’on doit la réalisation des plans de la ville.
La structure générale des rues est en forme de damier, orienté Nord/Sud et Est/Ouest, d’où peuvent partir des avenues en diagonales. Le centre « fonctionnel » de la ville, Le Capitole, permet de diviser en 4 quartiers Washigton DC en secteurs NW, NE, SE et SW. Cet agencement très cartesien lui donne un air très néo-classique, surtout avec ses bâtiments historiques de couleur blanche, qui inspirent la beauté et le calme. Contrairement aux autres grandes villes américaines, point de buiding et hautes tours : la hauteur des batiments est limitée à 6m, ce qui donne une cohérence à l’ensemble architectural. Il faut aussi noter de nombreux parcs et espaces verts qui jalonnent la ville, et dont il est beaucoup question dans le roman.
Tout cela a aussi pour conséquence d’alléger la densité de population dans la ville. De fait, les banlieues de la ville font réellement office de zones résidentielles ! Avec les habitants de banlieues qui viennent travailler à Washington, sa population croit de 72% chaque matin !

Avec toutes les images de la ville qui nous ont bercé à la TV ou au cinéma, on pense tout de suite aux grandes allées herbeuses du parc du National Mall, qui regroupe des dizaines de monuments célèbres comme l’obélisque Washington Monument (construit en l’honneur de George Washington le premier Président des Etats-Unis), Le Capitole, le Lincoln Memorial (où on voit la célèbre sculpture de ce Président assis), des musées d’arts et d’histoire naturelle…

Mais la nature n’est pas que civilisée et raisonnée dans les jardins de Washington DC : le parc de Rock Creek par exemple est un vrai parc national, avec une rivières et des rapides, des zones d’escalade, des forêts où vivent des animaux…

Cette urbanisation particulière, les divers ingénieurs qui se sont penché sur l’architecture de la ville ont eu le temps de la penser… La ville étant créée par une volonté du tout jeune pays des Etats-Unis, par le biais de sa nouvelle Constitution (en 1787). Washington a été créée de toute pièce sur un ancien marais, territoire cédé après plusieurs tractations par le Maryland et la Virginie. Bien que le terrain soit peu confortable et ait demandé des travaux d’assainissement, Washington présente l’intéret d’être au bord d’un grand fleuve qui débouche sur l’Océan Atlantique, le Potomac ! En partant de zéro sur un espace tout neuf, les architecte ont pu bien raisonner sur la manière donc fonctionnerait la ville. Au tout début du 19ème siècle, Washington et ses premiers batiments administratif voient le jour. Mais la guerre contre les anglais va avoir des conséquence : les britanniques détruisent une grande partie de la ville en 1814, mais en 1815, les américains la reconstruisent !
Dans les faits, la capitale n’est pas vraiment un pôle d’attraction à cette époque… Mais quand commence la guerre de Sécession, où l’esclavage était une question centrale dans le conflit, les esclaves Noirs échappés se tournèrent naturellement vers Washington, capitale-symbole de la liberté des états de l’Union !

Mais malgrès ce cadre qui peut sembler idyllique, il y a tout de même de la délinquance à Washington, et plus particulièrement dans les quartiers pauvres : il faut dire que le taux de pauvreté est supérieur au reste des USA dans cette ville, bien que le revenu moyen soit plus élevéDes très riche et des très pauvres on dirait bien… et les très riches préfèrent s’exiler dans les banlieues aisées comme Bethesda. A noter une très forte population Noire dans la ville : s’ils représente une moyenne de 13% aux USA, ils sont 57% à Washington !
En tant que centre administratif, la ville accueille aussi bien évidement beaucoup d’étrangers, pour le tourisme ou le travail.

Bref, une ville à visiter sans aucun doutes, pour sa portée culturelle : des espaces architecturaux uniques, et surtout, beaucoup de musées ! 🙂

« Les 40 signes de la pluie » de Kim Stanley Robinson (Etat du Maryland)

Et on continue notre découverte des Etats-Unis avec mon challenge favoris de l’année : « 50 billets, 50 états » ! Aujourd’hui le Maryland grâce au roman de Kim Stanley RobinsonLes 40 signes de la pluie, écrit en 2004, premier opus de sa saga « Capital Code », qui m’avait l’air d’être de la bonne SF

Entre Washington DC, le Maryland, la Virginie, et même la Californie… nous suivons sur plusieurs semaines la vie quotidienne de plusieurs personnages qui travaillent dans le domaine de sciences et de la politique autour de la capitale américaine, Washington DC. Et il va y avoir du boulot : le réchauffement climatique est une réalité et ses effets se font ressentir au fur et à mesure. Les politiciens et les lobbyistes vont-ils pouvoir (ou vouloir) faire passer des lois vitales pour l’environnement et l’avenir de l’humanité ? Le climat va t-il continuer à se dégrader ? Que fera la population le jour du grand bouleversement climatique ?

L’avantage de ce roman, c’est qu’il est très bien documenté que ce soit pour ses aspects scientifiques, géographiques, historiques… Un vrai documentaire sur les changements climatiques et ce qui pourrait nous attendre dans les prochaines années ! On se sent rapidement dans un vrai roman d’anticipation !
Le fait de remettre dans le contexte des USA hyper modernes, contemporain, des catastrophes climatiques qui aujourd’hui même se produisent dans des pays loin de chez nous, et très intéressant.
Un peu trop bien documenté peut-être, et pas assez dans l’action…  Je me suis ennuyée ferme pendant les deux tiers du livres : trop de stratégie politique, trop de théories scientifiques détaillées… On est loin du feuilleton catastrophe ! Le côté ultra-scientifique rentre trop dans les détails, supposant que les lecteurs comme moi sont plus calés qu’ils ne le sont véritablement ?
C’est dommage car sans vraiment m’emballer, l’histoire est tout de même assez intrigante ! On se doute bien qu’il va se passer un truc, un bouleversement (en rapport avec la pluie puisqu’on a bien lu le titre du livre :)), mais ça tarde

Pour contrecarrer ce côté trop technique, je pense que l’auteur essaye de nous attacher à ses personnages, comme le couple Quibler, Anna et Charlie et leurs deux enfants : détails de la vie de famille de tous les jours, scène où maman utilise un tire-lait (mon dieu…) pendant que papa va au parc en se posant des question sur sa place d’homme dans la cellule familiale… Chiant.
Globalement le volet humain ne m’a pas du tout plongé dans l’empathie, ni émue, ni faite rêver. Mais peut-être cela était voulu, de ne pas nous attacher aux personnages, pour nous montrer en quoi les rapports naturels entre humains sont maintenant corrompus ?

Bref, vous aurez compris que ce qui m’a intéressé dans ce roman, c’est qu’il me permet de faire avancer mon challenge américain… Je vais tout de même lire le deuxième volume de la saga50° au-dessous de zéro, qui me semble un peu plus prometteur. Vu que la catastrophe à lieu à la fin du premier volet, il y a peut-être de bonne chance d’avoir un peu plus d’action dans le second ? 😀

 

Nous découvrons donc le Maryland dans ce roman, et plus particulièrement Bethesda, banlieue aisée à la main d’œuvre hautement qualifiée de Washington DC, ce qui laisse aisément penser qu’une bonne partie du Maryland fait office de zones résidentielles pour la capitale des USA.
Cela peut s’expliquer par l’histoire même de la ville de Washington, qui a en croire l’auteur est une portion de territoire inexploité, des marécages, donné par le Maryland et la Virginie aux tout jeunes Etats-Unis à la fin du 18ème siècle.

A l’origine, le Maryland est une province anglaise, colonisé par eux au profit des persécutés catholiques en 1632. Elle fut nommée « Maryland » en l’honneur de la fille d’Henry IV, Henriette-Marie de France. Mais colonie anglaise oblige, la région devient vite protestante !
La colonie prospère grâce au tabac, et accueille plus de 200 000 habitants en 1775. Après la guerre d’Indépendance, le Maryland devient un des états fondateur des USA, le 8ème.

Aujourd’hui le Maryland compte plus de 5 millions d’habitants. Sa ville la plus connue est Baltimore, mais comme souvent, ce n’est pas la plus célèbre qui fait office de capitale, qui pour le coup est Annapolis, sur les bords de la baie de Chesapeake. Cette baie donne sur l’Océan Atlantique, ainsi que sur l’embouchure de la rivière Potomac qui sépare le Maryland de la Virginie.
Malheureusement, cet accès à la mer n’est pas des plus sain, et si les crab cake et autres clam chowders sont les plats typiques de la région, j’hésiterai à y goûter là bas… La pollution est très importante dans la baie, même si les espèces de poissons et oiseaux y vivent : c’est notamment dans le Maryland qu’on a retrouvé des cas de poissons hermaphrodites due aux engrais et autres perturbateurs endocriniens (un peu comme dans la baie de Seine chez nous…).

Malgré ça, il faut avouer que le Maryland est autre chose qu’une énorme banlieue un peu polluée. Les zones urbaines sont surtout à la périphérie de Washington et des côtes, le reste de l’état offre de larges zone champêtres : une grande partie de son économie repose sur l’agriculture, et le climat subtropical humide et océanique permet de cultiver des légumes qu’on voit plutôt dans le sud de l’Europe : concombres, melons, tomates…
Elle est tout de même appelée « America in miniature », pour signifier la variété de ses sites : forêts, montagnes, collines, rivière, dunes… Et si son côté sauvage vous échappe, sachez que Le projet Blair Witch se déroule dans le Maryland 😉