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« Adventures in Wonderland » and « Through the Looking-Glass » de Lewis Carroll

Alice in wonderlandOpération Alice au Pays des Merveilles pour mes cours Coursera… et je m’en serait bien passé hihi 😉
J’ai l’impression que l’univers d’Alice ne laisse personne indifférent : on aime ou on déteste… Serais-ce là le signe des grandes oeuvres ? A priori oui, puisque notre prof de littérature de fantasy et SF nous l’a donné à lire et à analyser…
De plus il faut avouer que mon niveau d’anglais est vraiment juste pour lire, comprendre et apprécier ces deux livres. Tout est construit autour des mots et du rapport des personnages à ceux ci…
Tout ça pour dire que je suis mal barrée pour mon essai hebdomadaire 😡

Dans ces deux livres pour enfants (ils sont considérés comme tel, même si les adultes peuvent le lire bien entendu ;)), nous suivons Alice dans un monde onirique.
Dans Adventures in Wonderland elle poursuit un lapin blanc pressé dans son terrier, tombe et se retrouve aux porte d’un univers enchanté et totalement loufoque. L’utilisation de potions ou de nourritures vont lui permettre de grandir ou rétrécir à volonté… ou presque !
Dans Through the Looking-Glass le principe est un peu le même, sauf qu’elle passe au travers le miroir de son salon pour visiter un monde surréaliste, ou tout est inversé. Va se jouer au fur et à mesure de son exploration une partie d’échec géante, où elle passera du statut de pion à celui de Reine.

On rencontre forcément une foule de personnages que l’on connait au travers les dessins animés de Disney ou d’autres films, comme celui de Tim Burton. Le lapin, la reine de coeur, le Chapelier fou, le chat du Cheshire, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee…
Mais n’étant pas une fan de cet univers, je n’ai pas vraiment pris de plaisir à les voir évoluer dans leur contexte initial…

Ce qui m’intéresse plus, c’est de savoir comment un homme comme Lewis Carroll en est arrivé à créer une histoire qui peut sembler sans queue ni tête (même si c’est faux), en pleine époque Victorienne, lui qui était professeur de sciences et avait fait le séminaire (bref, pas très fun)… et ses relations à la vraie Alice, 10 ans à l’époque, sont assez ambiguës, puisqu’elle est en quelque sorte la muse de l’auteur : il lui a raconté la première version de l’histoire Adventures in Wonderland lors d’une promenade en barque et lui a offert ensuite l’histoire écrite ; puis elle a été son jeune modèle pour ses photographies.

Bref, une lecture de classiques qu’il me fallait bien faire un jour ou l’autre… et bien c’est fait 🙂

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« Fog » de James Herbert

FogPour faire suite au pavé qu’était Azteca j’avais envie d’un petit roman d’horreur, fantastique ou SF, pas prise de tête… Mais après le monument qu’est Azteca, dur d’apprécier un autre roman il faut croire !
Fog de James Herbert, édité en 1975 avait tout pour me plaire sur le papier : une sorte de roman apocalyptique, avec des genres de zombies, une brume tueuse, une théorie du complot… Bref, tout ce que j’aime habituellement ! En bien pour tout dire j’ai été assez déçue 🙁
Heureusement je n’ai pas tout perdu, Fog me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013, catégorie « phénomène météorologique ».

Tout commence par un tremblement de terre en Angleterre… Étrange, n’est-ce pas ? Et cela le devient encore plus quand une sorte de brume sort de la faille crée par cette secousse sismique. Mais ce brouillard n’est pas très naturel : très dense, gris jaunâtre, aux déplacements aléatoires,… on s’aperçoit assez rapidement que ceux qui entrent en son contact se retrouvent atteint de folie destructrice ! Ils cherchent à tuer ou à se suicider !
Holman, agent du Gouvernement enquêtant dans la région est un des premier atteint par la brume, mais aussi un des premier soigné un peu par hasard… Maintenant immunisé contre les effets du fog des profondeurs, ils va tenter de convaincre les autorités du danger que représente cette brume.
D’où vient ce fog ? Va t’il se répandre dans toute la Grande-Bretagne ? Comment l’arrêter ?

Si le sujet est intriguant et plein de promesses, la zombification d’un pays civilisé, le traitement m’a vraiment laissé sur ma faim.
J’ai beaucoup aimé les détails sordides, les scènes de suicides massifs, ou d’orgies sexuelles dues au fog… ou encore les focus sur la petites histoires de personnages, et la manières dont la brume va les transformer en tueurs sanguinaire.
En revanche j’ai moins aimé le personnage d’Holman, dénué de charisme, et de sa petite amie Casey qui ne sert absolument à rien ! Le couple Holman et Casey est cucul au possible !
L’explication de l’origine du fog est sans surprise… en même temps on est en 1975, il ne faut peut-être pas trop en demander…
La structure du roman est aussi d’un classique soporifique : montée en puissance du pouvoir destructeur du fog, avec un héros qui tente d’alerter les autorité, des tentatives successives de destruction de la brume tueuse soldées d’échec, jusqu’à une fin spectaculaire… Grosso modo c’est ça, plus tout les poncifs que vous pourriez imaginer pour ce genre d’histoire.

Je suis donc déçue et un peu dubitative sur le talent de l’auteur (ou de son traducteur !)… On m’a dit tellement de bien de James Herbert, auteur de la trilogie des Rats que je voulais tellement lire ! Maintenant j’hésite à me lancer dans cette saga 😡

Challenge Petit BAC 2013

« Orgueil et préjugés » de Jane Austen

Attention, coup de coeur en vu !

A voir tous les gens qui encensent Jane Austen sur les forum ou blog, j’ai eu envie de voir tout de même par moi-même ce qu’ils trouvaient à ses romans. Surtout que ses ouvrages semblent être de grands classiques, puisqu’une part non négligeable de lectrice autour de moi connaissent Jane Austen, et plus particulièrement Orgueil et préjugés, qui me semble être un de ses romans les plus célèbres.
Je m’attendais donc à un livre pour jeune fille un peu midinette, bien sous tout rapport et tout… rempli de personnages en costume du début du 19ème, des voitures à cheval, des lectures au coin du feu dans des cottages verdoyants…
Je n’en était pas très loin, mais c’était oublier l’humour typiquement anglais et la sensibilité que j’ai pu y découvrir.

L’histoire, je pense que tous le monde la connaissait sauf moi…
Le récit prend place à Longbourn où nous suivons la famille Bennet. Mrs Bennet cherche à marier ses 5 filles, et plus particulièrement ses deux aînées, Jane et Elisabeth. Ses espoirs commencent à prendre forme lorsqu’une propriété proche du bourg est louée par un gentilhomme célibataire, riche et libéré de toute contrainte s’y installe, Mr Bingley. Entre bals et invitation à dîner entre les différentes familles, ce dernier tombe rapidement amoureux de Jane…  Si Bingley est enjoué et amical avec le voisinage, il n’en va pas de même pour son ami Mr Darcy, qu’Elisabeth va bientôt prendre en grippe…

Je préfère ne pas en dire plus pour ne pas faire une synthèse du roman… mais l’essentiel de l’histoire tourne autour du mariage, qui, pour des jeunes filles élevé dans l’objectif de devenir des épouses heureuses, est définitivement un accomplissement ! Il faut dire qu’elles n’avaient pas grand chose à faire, ces pauvres filles de bonnes familles, au début du 19ème siècle. Pas d’école, des cercles restreints de connaissances, des moyens de communication limité au courrier et de transport au cheval… L’amour et le mariage sont donc une échappatoire.
Certaines cherche un mariage d’amour, d’autre se font une raison et épousent un bon parti possédant quelques biens.  Pour des filles comme celle des Bennet, un bon mariage est l’assurance d’un toit et subsistance, les biens de Mr Bennet étant soumis à la loi de l’entail, il doivent revenir à un héritier mâle, ici son cousin.  Sa femme et ses filles pourraient donc être chassée de leur logis, et se retrouver avec une maigre rente.
Le mariage est donc aussi le moyen d’asseoir une position sociale… Mais pour faire un bon mariage, les jeunes filles et leur famille doivent avoir une réputation sans faille.  Pas évident lorsque des chasseurs de dots ou folles adolescente se mêlent à ce jeu…
En tous cas Jane Austen traîte ce sujet avec intelligence, humour et impertinence, c’est un vrai plaisir de se plonger dans le quotidien de ces personnages ! On a du mal a croire que ce livre a été édité en 1813 tant il est moderne dans son style et ses propos.

Je ne suis pas spécialement fan des histoires d’amour, mais celle-ci m’a totalement emballée ! J’étais en plein bovarysme, à vibrer au rythme des émotions d’Elisabeth et Darcy… car si elle le déteste au début du récit, je ne suis pas sans savoir (en femme d’expérience), que la haine est souvent bien proche de l’amour 😀
Il faut dire que Darcy a tout de l’homme idéal, loin de l’image de « Prince Charmant », mais qui dégage un je ne sais quoi qui en fait un amant intemporel… on a beaucoup disserté sur la question avec Petite Fleur qui m’a prêté ce livre. Il incarnerait l’image de l’homme solide en qui on peu faire confiance, protecteur, qui ne se lie pas d’amitié facilement mais qui donne beaucoup à ses proches, intelligent, cultivé, et pour ne rien retirer à ses charmes, beau et riche ! Il a bien sûrs quelques défauts, comme son orgueil, mais c’est un détail dans l’ensemble de son portrait, et ça ne le rend que plus humain.
Autant vous dire que les discussions vont bon train à son propos au bureau, et qu’on est plusieurs prêtes à se battre si un Darcy se présentait ici 😀

Ce livre a été un vrai vent de fraîcheur qui a réveillé mon coeur de midinette ! J’ai adoré ! Je n’ai qu’une envie maintenant : regarder les films et séries TV tirés de ce roman, mais aussi et surtout découvrir d’autres oeuvres de Jane Austen !