Mots-clé : anglais

« Flatland » d’Edwin Abbott Abbott

FlatlandDans la série des lectures étranges, je crois que Flatland va avoir une place de choix ! Cette allégorie écrite en 1884 dénonce la rigidité de la société victorienne, dans laquelle Edwin Abbott Abbott vivait… et pour cela il utilise un monde qui oscille entre la SF et le fantastique : celui de la géométrie.

Cette histoire nous est contée par un carré qui vit à Flatland, un univers où les formes géométriques ne connaissent que deux dimensions d’espace.
Notre héros carré nous présente dans une première partie du livre la manière dont fonctionne Flatland : sa population, les règles qui dictent la conduite de chacun dans cette société, la manière dont vivent, voient, se meuvent ces formes… Dans cet univers il n’y a que des formes géométriques : les femmes sont des lignes, et les hommes peuvent être des triangles, des carrés, des hexagone, des pentagone, des cercles… Le triangle à angle très aiguë étant placé au plus bas de l’échelle sociale et le cercle au plus haut.
Un jour une sphère, un objet à trois dimensions, va apparaître dans la vie de notre carré. Après le dénie et le doute, il apprend à voir et imaginer ce nouveau monde en 3D, celui de Spaceland… Mais les habitants de Flatland sont-ils prêt à apprendre cette grande nouvelle : l’existence d’une autre dimension ?

Au travers de ce conte basé sur la géométrie Euclidienne, c’est une vraie remise en cause du point de vue sur le monde qui nous est présenté. Notre carré va voyager au travers les mondes des lignes à une dimension et des points à zéro dimension…Et par l’expérience et ses connaissances en mathématique, il va pouvoir croire et appréhender la troisième dimension. Une jolie fable qui nous apprend que ça n’est pas parce qu’on ne comprend pas une chose, qu’elle n’existe pas.

Mais là où se trouve la satyre de la société victorienne, c’est dans la manière dont la population de Flatland est divisée et structurée : plus une forme a de côtés réguliers, plus elle peut s’élever dans la société. Une femme qui est une ligne, quelque soit son rang, est considérée comme une simple d’esprit, juste bonne à faire des enfants…
Les triangles isocèles aiguës servent dans l’armée, car ils sont bête et que leur pointe est dangereuse, ou alors finissent ouvriers… Un triangle équilatéral fait partie de la classe moyenne. Un carré, un pentagone ou hexagone commencent à devenir des gentilshommes. A partir de six côté, ce sont des nobles… jusqu’à devenir des cercles, les prêtres. A partir de ce déterminisme basé sur le physique, une forme géométrique aura tel ou tel emploi, telle ou telle éducation… Mais aucune possibilité d’évolution, si ce n’est espérer voir un enfant doté d’un côté supplémentaire à la naissance.
Il va sans dire que dans ce monde, une forme irrégulière est au mieux emprisonnée ou mise au ban de la société, mais est le plus souvent mise à mort… Pas de déviants à Flatland !

Un univers bizarre, pour une histoire qui fait réfléchir non seulement dans son discours, mais aussi pour imaginer les différents mondes décrits par le carré, et se mettre à sa place ou à celle des habitants des univers à zéro ou une dimension… De quoi me donner des sacrés maux de crâne dans le métro 😉

A noter que cette idée de lecture ne m’est pas venue comme ça ! C’est en regardant un épisode de la saison 3 de The Big Bang Theory il y a quelques années que j’ai découvert Flatland ! Flatland est le monde où Sheldon Cooper aime se réfugier par la pensée quand il est stressé… A la lecture de ce livre, et connaissant le personnage de Sheldon, je comprends mieux pourquoi 😉

Une lecture intéressante donc, qui me permet à la fois de valider la lettre A du Challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire, et de commencer le challenge Geek avec une première lecture !

challenge de l'imaginaire ABC 2014

challenge_geek2014

A noter que ce livre est libre de droits et est disponible ici gratuitement !

« Le Faiseur d’histoire » de Stephen Fry

Le faiseur d'histoireL’année commence de la meilleure des manières avec cette lecture commune avec Petite Fleur, qui me permet de valider la lettre « F » du Challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire.
Ce roman de Stephen Fry nous plonge dans une aventure qui mélange humour, science-fiction et uchronie d’une main de maître, avec une touche de délire à l’anglaise qui n’est pas pour me déplaire.
Bref, je n’ai plus qu’une envie, découvrir d’autres livres de Fry, ce touche à tout britannique connu Outre-Manche en tant qu’acteur, humoriste, réalisateur, scénariste, présentateur TV, voix de livres audios,… et aussi écrivain ! Un vrai monument national là bas !

Michael Young est étudiant en histoire à Cambridge, à la veille de remettre sa thèse à son professeur. Après tant d’années de travail et de recherche, il est persuadé de réussir haut la main cette dernière étape de ses études… et il se voit déjà lui même professeur, sa thèse éditée, avec un avenir radieux pavé de gloire.
Mais cette journée où il doit rendre sa thèse se passe mal : sa petite amie Jane le quitte en emportant la voiture, il reçoit du courrier qui ne lui est pas destiné, il fait tomber sa thèse non reliée dans le jardin du campus… Une occasion pour lui de rencontrer le vieux professeur Leo Zuckermann, spécialisé dans la physique. Celui-ci l’aide à ramasser les feuillets et semble très intéressé par le sujet de la thèse de Michael : les jeunes années d’Adolf Hitler. Leo est lui même obsédé par le génocide des Juifs et la Seconde Guerre Mondiale. Quel secret cache-t-il ?

Nous voilà donc devant un sujet sérieux, traité d’un point de vu original avec un ton très fun et décalé.
Que serait le monde si Hitler n’étais jamais venu au monde ? Voici bien une question qu’on a tous du se poser au moins une fois dans sa vie… Notre société serait-elle meilleure ou pire ? La technologie serait-elle plus en avance ? Quelle chemin aurait pris l’humanité sans la présence de ce « monstre » pour pervertir l’histoire ?
Ou alors, un être encore plus intelligent, ou plus malin, ou plus stratège, ou plus fort… aurait-il pu émerger ? Et si ce leader qui n’a jamais vu son sacre avait été moralement pire que Hitler ?
Et si, finalement, un seul homme ne change pas profondément le cours de l’histoire ? Si la volonté d’un peuple et d’une société à un temps T créait son destin pour les années à venir ? Et si les passions des hommes mettaient  l’histoire d’une nation sur des rails,  tel un train en marche, et peut importe qui en est le conducteur ? En gros, que dans une Allemagne antisémite et humiliée par la défaite de 1918, n’importe qui ou presque aurait pu remplir le vide…
En revisitant l’histoire comme il l’a fait, Fry nous offre sa réponse, mais comme dans toute bonne histoire de SF, nous permet de nous poser des tonnes de questions !

Outre le fond philosophique du roman, j’ai beaucoup aimé le personnage de Michael, plein d’humour, très contemporain… Et le style de Fry est un vrai régal ! Le petit truc sympa dans la structure, c’est la manière dont l’auteur a alterné ses chapitres : l’histoire de Michael, celle de la jeunesse de Hitler… puis ça change un peu 😉

coup de coeurUn vrai coup de coeur, que je vous conseille cette lecture même si vous n’êtes pas branché science-fiction ! Maintenant il va falloir que je me trouve d’autres romans de Fry à mettre dans ma PAL ou ma wish-list !

challenge de l'imaginaire ABC 2014

 

 

« The Country of the Blind » et « The Star » de H.G. Wells

H. G. Wells
H. G. Wells

Suite et fin des lectures de Herbert George Wells pour les cours Coursera de littérature fantasy… Pfffffiou ! La semaine a été bien chargée et j’ai terminé sur le fil ces deux nouvelles en anglais : The Country of the Blind et The Star. Un peu « blonde » (et peut être blind *humour*), je n’avais pas vu que la version française existait au moins pour l’un de ces texte : Le pays des aveugles. Mais bon, qu’est ce que je ne ferai pas pour bosser mon anglais moi ! 😉

The Country of the Blind
Dans une région de la Cordillère des Andes, Nuñez est en pleine ascension d’un sommet… Mais il tombe  dans une crevasse, dévale des falaises et se retrouve au milieu d’un pays légendaire, perdu et protégé par les massifs depuis des générations : « Le pays des aveugles« . Depuis des siècles ses habitants vivent reclus et sont tous devenus aveugles depuis des siècle. Voir est tout bonnement pour eux un mythe ! Nuñez, qui connait parfaitement ses citations et poncifs, sait qu' »au pays des aveugles les borgnes sont rois« , et décide donc de conquérir à lui seul cette contrée. Mais les choses ne vont pas se passer comme il l’entend…

The Country of the Blind m’a vraiment beaucoup plu. Au début je me suis dit : « Tiens, la version inversée de L’homme invisible« . Mais en fait c’est plus fort que ça, et beaucoup plus intéressant en mon sens que les aventures de Griffin l’homme invisible.
Dans un pays où ne vivent que des aveugles, et cela depuis des générations, le fait de ne pas voir n’est pas un handicap. Ils vont d’ailleurs prendre Nuñez pour un fou quand il leur expliquera ce que c’est, de voir ! Les rôles s’inversent entre la normalité et le handicap, ou aucun des protagonistes ne peut se mettre à la place de l’autre de fait : ils sont tellement différents à cause de leur perception du monde, qu’ils ne peuvent pas se comprendre.
Une très belle histoire sur la discrimination et les préjudices que je vous conseille de lire dès que vous avez quelques heures devant vous !

The Star
A l’orée de la nouvelle année, une étoile apparait dans le ciel nocturne… jour après jour, heure après heure, elle grossit, grossit… Certain sur Terre sont heureux et voient cela comme un bon présage, d’autres en revanche son effrayés et se demande déjà si les Cavaliers de l’Apocalypse ne sont pas en route pour faucher l’humanité.
Mais qu’est ce que cette étoile qui approche, devient de plus en plus chaude, et risque de ravager la Terre ?

The Star ressemblerait presque une nouvelle écologique, presque prophétique quand on voit noter situation actuelle… Il nous montre comment un événement de portée mondiale est interprétée par les terriens et surtout les impacts que cela peut avoir sur la planète. Un petit changement vu de loin, mais une catastrophe majeure si on y regarde de plus près (fonte des neige, tsunamis…).
Une histoire amusante et intéressante qui vaut le coup d’œil, et qui n’est pas sans faire penser à La guerre des Mondes.

Voilà deux courts récits très sympa… et plus particulièrement The Country of the Blind qui m’a vraiment emballé ! Un bon point pour H. G. Wells, dont je lirai les autres nouvelles dès que j’aurai un peu de temps ! 😉

coursera_logo_SF

« L’homme invisible » de H. G. Wells

L'homme invisiblePour continuer sur la vague H. G. Wells des cours Coursera sur la littérature fantasy et SF, je me suis collée à la lecture du très célèbre roman L’homme invisible. Quoique comme la plupart des créatures de SF et fantasy (Frankenstein, Dracula…), je connaissais mieux la version TV ou ciné que l’originale !
Une découverte une fois de plus, donc…

Un homme étrange arrive dans une auberge d’un village anglais, emmitouflé, avec un comportement peu commun… et demande une chambre pour entreposer son matériel scientifique et y loger. Ses manières de plus en plus intolérantes et violentes vont mettre la puce à l’oreille des propriétaires. Et si c’était un dangereux criminel en fuite ? Les choses s’enveniment, et l’étranger se dévoile : c’est un homme invisible !
Obligé de fuir, on va en apprendre plus l’homme invisible, Griffin… Scientifique ruiné ayant découvert la formule de l’invisibilité, il l’a utilisé sur lui pour échapper à ses créanciers et disparaître du monde. S’en suit sa découverte des bienfaits de sa nouvelle forme… mais surtout de tout ses inconvénients ! Rejeté, banni, Griffin tombe peu à peu dans le crime

Un grand classique certes, mais quel ennui 🙁
Je n’ai absolument pas accroché à cette histoire, contant la descente en enfer d’un scientifique (forcement) perverti par sa volonté de vouloir jouer avec les lois de la Nature. Mauvais et violent, que se soit dans son passé d’homme « normal » ou celui d’homme invisible, il manque totalement de moralité. Classique dans la SF avec les « savants fous » vous me direz ? 😉
Mais là je ne sais pas pourquoi (peut être à cause de la traduction), je n’ai vraiment pas aimé le style, l’humour old-school (blagouilles d’homme invisible), les scènes d’action que j’ai eu du mal à suivre, la moralité un peu éculée…

Bon, tout n’est pas à jeter, surtout quand on parle de monuments littéraires comme celui-ci ! Effectivement il fait réfléchir sur le sens du devoir et des responsabilités des scientifiques : avec un tel pouvoir, doit-on penser directement à verser dans le vol et le crime ?
La fin en revanche est assez amusante, mais je n’en dirait pas plus 😉

Bref, bien mais pas top… et heureusement gratuit en version ebook, car le roman est tombé dans le domaine public !

coursera_logo_SF

« L’île du Docteur Moreau » de H. G. Wells

L'ile du docteur MoreauEncore une lecture très utile à ma culture SF, grâce aux cours Coursera sur la littérature fantasy : L’île du Docteur Moreau de H. G. Wells, auteur que je ne connaissais que via La Guerre des Mondes. Ce qui me surprend avec ses romans, c’est la modernité de ses propos : la question de l’éthique dans la science, ou encore celle des attaques extra-terrestre… et le tout dans des romans écrit juste avant le début du 20ème siècle. Très fort !

Edward Prendick est retrouvé à moitié mort sur une barque au milieu du Pacifique par l’équipage d’un bateau transportant des animaux. Montgomery, un scientifique qui voyage avec la cargaison le soigne et prend soin de lui, jusqu’à temps qu’il arrive à sa destination : une île vierge et quasi-déserte, où il vit avec le Docteur Moreau, son maître, et son serviteur M’ling. Le capitaine du bateau, alcoolique et superstitieux, jure de jeter Prendick à la mer lorsque Montgomery quitte le navire… Montgomery et Moreau se retrouvent donc bien obligés de l’accueillir, à leur grand désarrois.
Rapidement Prendick va découvrir que comme lui, Montgomery et le Docteur Moreau son des scientifiques qui étudient les sciences de la vie… Mais il va aussi vite apprendre que les études de Moreau vont bien au delà de la vivisection et des transfusions sanguines : il transforme les animaux en êtres humains !

On retrouve dans le bestiaire de l’île des mélanges de chien, ours et chevaux humanisés, des porcs-humains, des modèles de satyre… En prenant le meilleur de chaque animal c’est comme si Moreau comptait créer un homme parfait à ses yeux.
Mais comme on s’en doute, l’île du Docteur Moreau est loin d’être un paradis, car quand la moralité et l’éthique dans la sciences fout le camps, l’homme doit s’attendre à faire face à de gros problèmes ! Jouer avec la Mère Nature n’est jamais très bon dans les romans de SF.
La plupart des expériences de Moreau sont ratées, mais les quelques créatures qui on subsisté, une soixantaine, sont instables dans leur humanité… l’animal à vite fait de reprendre le dessus. On va donc découvrir tout les artifices mis en place par Moreau pour les garder calmes, qui passe principalement par l’instauration de lois religieuses appliquées par la punitions et le conditionnement.

A priori il y a eu quelques tentatives de films autour de cette histoire, d’autres qui s’en sont juste inspirées (je pense spontanément à la saison de One Piece sur l’île des morts-vivants)… Cette histoire est vraiment ancrée dans notre culture ! Pourtant je pense qu’aucune image ne peut représenter l’impression que donne les descriptions des créatures : difformes, monstrueuses mais pas trop… juste ce qu’il faut pour mettre mal à l’aise. Tout ce qu’il faut pour enflammer mon imaginaire !
Après ce livre, comme Pendrick, on ne voit plus l’humanité de la même manière ! L’animalité semble être dans chacun de nous, et on se demande qui est le Docteur Moreau qui tire les ficelles… Une très belle découverte qui va me rester en mémoire un petit moment je crois !

coursera_logo_SF

« Frankenstein » de Mary Shelley

20130630-215455.jpgEt hop, une lecture de plus pour mon cours de littérature sur Coursera, qui m’a permis de découvrir un grand classique que je n’avais bien entendu jamais lu !
Frankenstein doit être un des monstres les plus connu de la fantasy et de la science fiction… Enfin la créature de Frankenstein, puisque c’est bien le créateur qui a ce nom. Le « pauvre » monstre ne connait pas de nom… En tout cas de nom, la jeune Mary Shelley s’en est fait un en créant cette histoire en 1818 à 21 ans, récit qui oscille entre roman gothique et romantique.

Robert Walton, un jeune explorateur, entreprend une traversé en bateau du Pôle Nord quand il rencontre sur la banquise un homme seul : Victor Frankenstein, qui va lui conter son histoire.
Après une jeunesse heureuse dans les montagne de Genève, avec ses parents et sa sœur par adoption Elisabeth et son ami Henry Clerval… Victor se prend de passion pour les sciences, et part étudier en Allemagne.
Génie de son époque, il découvre rapidement les mystères de la vie, et va mettre toute son énergie à créer un être vivant. Et il y arrive ! Une créature grotesque, énorme… Qui va instantanément plonger Victor dans l’effroi : il a fait une grosse bêtise et le sent. Alors qu’il fuit son laboratoire, la créature prend aussi la poudre d’escampette… Comment Frankenstein va gérer cette crise ? Que va faire sa créature laissée à elle même ? Que faisait-il sur cette banquise ?

Une lecture très sympa malgré le côté romantique exacerbé… Que de larmoiements ! Mais en même temps on peut les comprendre… Frankenstein est très orgueilleux mais fini par comprendre qu’il est loin d’être parfait à la vue de sa création, et sa créature vit très mal le fait d’être rejetée… Ce qui va la mener aux pires extrémités ! Et la rendre finalement encore plus amère, et rendre Victor encore plus coupable. Brefs ils ne s’en sortent pas :-/

Contrairement à ce que je pensais de l’histoire, celle-ci ne se termine pas par un village qui vient tuer le monstre… Peut-être s’agit il du film dans mon imagination ?
De même, je pensais que la créature était une pauvre victime de la méchanceté de l’homme… mais en fait elle devient réellement mauvaise !

Le côté SF qui n’est pas sans rappeler les grandes histoires apocalyptiques à base de virus mal contrôlés par leurs inventeurs… Voilà un des précurseurs de ces récits !
J’ai aussi bien aimé l’ode à la nature et à la promenade qu’on retrouve tout au long du roman, et qui rappelle Rousseau et d’autres humanistes randonneurs (et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis en vacances ;)).

Bref, un classique qui n’est pas déplaisant et rapide à lire… Si vous ne le connaissez pas je vous le conseille, surtout en ces périodes de vacances 🙂

coursera_logo_SF

« Adventures in Wonderland » and « Through the Looking-Glass » de Lewis Carroll

Alice in wonderlandOpération Alice au Pays des Merveilles pour mes cours Coursera… et je m’en serait bien passé hihi 😉
J’ai l’impression que l’univers d’Alice ne laisse personne indifférent : on aime ou on déteste… Serais-ce là le signe des grandes oeuvres ? A priori oui, puisque notre prof de littérature de fantasy et SF nous l’a donné à lire et à analyser…
De plus il faut avouer que mon niveau d’anglais est vraiment juste pour lire, comprendre et apprécier ces deux livres. Tout est construit autour des mots et du rapport des personnages à ceux ci…
Tout ça pour dire que je suis mal barrée pour mon essai hebdomadaire 😡

Dans ces deux livres pour enfants (ils sont considérés comme tel, même si les adultes peuvent le lire bien entendu ;)), nous suivons Alice dans un monde onirique.
Dans Adventures in Wonderland elle poursuit un lapin blanc pressé dans son terrier, tombe et se retrouve aux porte d’un univers enchanté et totalement loufoque. L’utilisation de potions ou de nourritures vont lui permettre de grandir ou rétrécir à volonté… ou presque !
Dans Through the Looking-Glass le principe est un peu le même, sauf qu’elle passe au travers le miroir de son salon pour visiter un monde surréaliste, ou tout est inversé. Va se jouer au fur et à mesure de son exploration une partie d’échec géante, où elle passera du statut de pion à celui de Reine.

On rencontre forcément une foule de personnages que l’on connait au travers les dessins animés de Disney ou d’autres films, comme celui de Tim Burton. Le lapin, la reine de coeur, le Chapelier fou, le chat du Cheshire, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee…
Mais n’étant pas une fan de cet univers, je n’ai pas vraiment pris de plaisir à les voir évoluer dans leur contexte initial…

Ce qui m’intéresse plus, c’est de savoir comment un homme comme Lewis Carroll en est arrivé à créer une histoire qui peut sembler sans queue ni tête (même si c’est faux), en pleine époque Victorienne, lui qui était professeur de sciences et avait fait le séminaire (bref, pas très fun)… et ses relations à la vraie Alice, 10 ans à l’époque, sont assez ambiguës, puisqu’elle est en quelque sorte la muse de l’auteur : il lui a raconté la première version de l’histoire Adventures in Wonderland lors d’une promenade en barque et lui a offert ensuite l’histoire écrite ; puis elle a été son jeune modèle pour ses photographies.

Bref, une lecture de classiques qu’il me fallait bien faire un jour ou l’autre… et bien c’est fait 🙂

coursera_logo_SF

« Fog » de James Herbert

FogPour faire suite au pavé qu’était Azteca j’avais envie d’un petit roman d’horreur, fantastique ou SF, pas prise de tête… Mais après le monument qu’est Azteca, dur d’apprécier un autre roman il faut croire !
Fog de James Herbert, édité en 1975 avait tout pour me plaire sur le papier : une sorte de roman apocalyptique, avec des genres de zombies, une brume tueuse, une théorie du complot… Bref, tout ce que j’aime habituellement ! En bien pour tout dire j’ai été assez déçue 🙁
Heureusement je n’ai pas tout perdu, Fog me permet de remplir une mission pour le challenge Petit BAC 2013, catégorie « phénomène météorologique ».

Tout commence par un tremblement de terre en Angleterre… Étrange, n’est-ce pas ? Et cela le devient encore plus quand une sorte de brume sort de la faille crée par cette secousse sismique. Mais ce brouillard n’est pas très naturel : très dense, gris jaunâtre, aux déplacements aléatoires,… on s’aperçoit assez rapidement que ceux qui entrent en son contact se retrouvent atteint de folie destructrice ! Ils cherchent à tuer ou à se suicider !
Holman, agent du Gouvernement enquêtant dans la région est un des premier atteint par la brume, mais aussi un des premier soigné un peu par hasard… Maintenant immunisé contre les effets du fog des profondeurs, ils va tenter de convaincre les autorités du danger que représente cette brume.
D’où vient ce fog ? Va t’il se répandre dans toute la Grande-Bretagne ? Comment l’arrêter ?

Si le sujet est intriguant et plein de promesses, la zombification d’un pays civilisé, le traitement m’a vraiment laissé sur ma faim.
J’ai beaucoup aimé les détails sordides, les scènes de suicides massifs, ou d’orgies sexuelles dues au fog… ou encore les focus sur la petites histoires de personnages, et la manières dont la brume va les transformer en tueurs sanguinaire.
En revanche j’ai moins aimé le personnage d’Holman, dénué de charisme, et de sa petite amie Casey qui ne sert absolument à rien ! Le couple Holman et Casey est cucul au possible !
L’explication de l’origine du fog est sans surprise… en même temps on est en 1975, il ne faut peut-être pas trop en demander…
La structure du roman est aussi d’un classique soporifique : montée en puissance du pouvoir destructeur du fog, avec un héros qui tente d’alerter les autorité, des tentatives successives de destruction de la brume tueuse soldées d’échec, jusqu’à une fin spectaculaire… Grosso modo c’est ça, plus tout les poncifs que vous pourriez imaginer pour ce genre d’histoire.

Je suis donc déçue et un peu dubitative sur le talent de l’auteur (ou de son traducteur !)… On m’a dit tellement de bien de James Herbert, auteur de la trilogie des Rats que je voulais tellement lire ! Maintenant j’hésite à me lancer dans cette saga 😡

Challenge Petit BAC 2013

Série TV : « Black Mirror » Saison 1

Black Mirror saison 1Dans la suite de mon apprentissage de l’anglais par les séries, voici une série britannique courte (3 épisodes par saisons) dont je ne pouvais pas ne pas parler : Black Mirror !

Chaque épisode du triptyque de la saison peut être vu de manière indépendante : à chaque fois se sont des acteurs, lieux et univers différents.
Avec cette série qui n’est pas sans rappeler Twilight Zone, on se retrouve à mi-chemin entre dans le monde que nous connaissons et un autre beaucoup plus dérangeant… Un entre-deux monstrueux !

Le premier épisode de la saison 1 est un vrai coup de poing au politiquement correct ! Dans The National Anthem, la Princesse de la famille Royale d’Angleterre, est kidnappée, et les ravisseurs acceptent de la libérer seulement si le Premier Ministre fornique avec un cochon, filmé et diffusé sur les chaînes nationales… On va avoir comment le buzz va monter sur Internet où la vidéo de la Princesse est diffusée, comment les médias traditionnels vont se ruer sur l’info comme des mouches, comment les instituts de sondages vont avoir plus de poids sur la décision du Ministre que la morale ou les supplications de sa femme… Très dérangeant, vraiment… (et pourtant il m’en faut !)
Le second épisode 15 Million Merits présente un monde futuriste normatif, où les humains pédalent sur des vélos d’appartements devant des écrans pour gagner une monnaie virtuelle, les Merits, permettant d’acheter des items pour leurs avatars, des programmes TV pour s’occuper… ou un ticket pour un genre de X-Factor. La célébrité devient un moyen d’exister, de toucher au réel dans un monde dirigé par le virtuel… mais l’envers du décors n’est pas vraiment si rose !
Le troisième et dernier épisode s’intitule The Entire History of You. Dans un monde pas si éloigné dans le temps du notre, tous les humains se voient implanté dès leur naissance une « Graine », une sorte de puce qui leur permet d’enregistrer la totalité de leurs souvenirs, et surtout de les revoir à loisir sur leur rétine ou écrans TV grâce un un système de télécommande personnel. La tentation de vivre dans les souvenirs est grandes, ainsi que de focaliser sur des petits détails de la vie de tous les jours. On suit quelques heures de la vie d’un couple où se pose cette question : doit-on tout savoir de son conjoint ?

BlackMirrorep1

Des contes sans concessions sur notre société dirigée par les médias et les images, et où définitivement « what has been seen can’t be unseen » ! Une belle réflexion sur le droit à l’oublie et le pouvoir du virtuel, entre autres.
On en sort un peu bouleversé, parfois choqué… et on est souvent sous tension ! Le discours est plein de sens, et laisse vraiment à réfléchir !

Pour la forme, on est devant des épisodes d’une quarantaine de minutes très bien filmés, avec des castings convaincants… C’est un vrai plaisir à regarder !
Et pas besoin de les prendre dans l’ordre, il s’agit vraiment d’épisodes autonomes.
En revanche pour le niveau d’anglais c’est un peu plus difficile sans sous-titre qu’American Horror Story ! Vocabulaires spécifiques, phrasés beaucoup plus rapide… Sur le troisième j’ai mis des sous-titre histoire de ne pas être larguée :s

Une bonne série de SF qui flirte avec la dystopie … son seul défaut est peut être d’être trop courte ! Que demander de plus ?
Fans du genre, foncez ! De mon côté je vais me plonger dans la seconde saison (et dernière ?) dès que j’ai un petit moment 🙂

Black-Mirror_ep2

Je vais profiter de ce post pour m’inscrire en plus au défi « Films et séries » du challenge Geek !
Il y a une carte à 6 slots créée par Hilde, et dispo par ici… et bien d’autres si ce challenge vous tente ! 🙂

carte_film_serie1

challenge geek

« Animal farm » de George Orwell

animal farmVoici encore un classique que je traîne dans ma PAL depuis quelques années… Ça doit bien faire 10 ans qu’on m’a donné ce livre, Animal farm dans sa langue originale, afin de me permettre de travailler un peu mon anglais. Heureusement, le challenge ABC est là pour m’aider à faire le ménage 😉
Ce court roman de George Orwell est surement aussi connue que son chef-d’oeuvre 1984. Il a été écrit en 1945, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, en réaction au régime communiste en URSS. Le mouvement passa selon lui de douce utopie égalitaire après les révolutions de 1917 à celle d’une dictature brutale dirigée par Staline.
Pour nous expliquer la manière dont ce changement de cap s’est effectué, Orwell prend le parti pris de l’allégorie : ses protagonistes sont des animaux, et le territoire des événements une ferme en Angleterre.

Mr Jones est un fermier anglais et possède la Manor Farm, où il fait son travail d’agriculteur : semer, récolter, élever des animaux pour leur viande, leurs œufs… Il a juste un petit problème avec la boisson et est ivre la moitié du temps.
Les animaux travaillent dur au service du fermier, mais profitent de leur soirées pour se réunir et écouter Old Major, un vieux cochon qui a des rêves pour tous les animaux : égalité pour tous, plus d’abattoir, plus de travail exténuant au profit d’un seul maître… Tous l’écoutent avec attention : les verrat Squealer, Snowball et Napoleon, les chevaux Boxer et Clover, l’âne Benjamin, la chèvre Murielle, les poules, les canards, le chat, les oiseaux…
Un jour Mr Joner, trop saoul, oublie de nourrir les animaux : c’en est trop ! Ils se révoltent et chassent le mauvais fermier de ses terres ! Maintenant, la ferme sera auto-gérée par les animaux : ils seront tous égaux, et feront tout pour ne pas ressembler à des humains ! 7 Commandements sont créés pour donner une base à cette société : pas d’alcool, interdiction de tuer ou d’utiliser de l’argent,… Un nouveau monde est en marche, dans la toute récemment renommée Animal Farm !
Mais malheureusement pour ces animaux, si les idées sont toujours bonnes, c’est leur exécution qui pose parfois problème : rapidement, l’utopie d’Animal Farm devient une tyrannie dirigée par les cochons, et leur leader Napoleon

Ce roman va nous permettre de découvrir comment l‘idéal de la révolution animale va se transformer en un asservissement pire (ou du moins pas meilleurs) qui existait au temps des humains.
Il nous explique très bien comment une excellente idées de liberté et de partage peut se transformer en dictature si une minorité prend le pouvoir par la manipulations et la violence, pour son unique profit.
Pour bien symboliser les choses, la ferme est divisée en 3 grands groupes : d’abord les cochons qui sont très intelligents et qui font dès le début office de cadres (ils savent lires et écrire, ils gèrent la fermes…), les moutons qui forment le gros de la force de production, auquel on peut joindre les vaches, chevaux, poules… se sont les suiveurs, le peuple. Et pour finir les chiens, élevés pour être le bras armé des cochons : ils grognent au moindre signe de protestation, mordent et tuent au besoin pour étouffer les envies de rebellions…

Le focus est souvent donné sur des techniques de manipulation , dont ont pu user et abuser les dictateurs dans « la vraie vie ».
Une des manière les plus frappante dans le livre est l’utilisation des masses, comme les moutons, trop bêtes pour apprendre les 7 Commandements. Pour eux on doit simplifier la pensée de base à « Four legs good, two legs bad », qui deviendra leur leitmotiv bêlant,…Cela n’est pas sans rappeler la novlangue de 1984, qui est plus un instrument d’asservissement que de culture.
La propagande est bien entendue utilisée et est dirigée par le cochon Squealer, qui donne de magnifiques exemples de contre-information, révisionnisme… Chaque privilège que les cochons souhaitent s’octroyer est savamment passé à la loupe de ce porte-parole, afin de monter un plan de communication, de manière à faire passer la pilule aux autres animaux.

On pourrait disserter des heures sur ce petit livre, au vue des grandes idées qu’il véhicule… J’ai bien entendu beaucoup apprécié cette lecture, surtout dans sa langue originale : je ne maîtrise pas l’anglais, mais une fois le vocabulaire de la ferme compris, ça va tout seul.
Un livre à lire ou relire en ces temps troublés où on entend des appels à « la guerre civile » et au « sang », qui nous rappelle de garder notre sens critique, et de ne surtout jamais rentrer dans le jeu des moutons, des cochons et des chiens !

challenge ABC