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« L’ami retrouvé » de Fred Uhlman

En fin de challenge ABC, bien souvent, je me retrouve à quelques jour du gong du final à changer mes plans de lecture et à rechercher les ouvrages les plus courts possibles ! C’est ce qui s’est passé avec L’ami retrouvé. Je faisais un tour dans une librairie en Normandie pour trouver un nouvel auteur pour la lettre U, cette lettre maudite qui me pose problème chaque année. Et je suis tombé sur Fred Uhlman. Inconnu au bataillon… Mais en en parlant autour de moi, son roman semblait assez connu car étudié au collège ou au lycée. On ne va pas dire que ça m’a rassuré, mais pour une lecture d’une centaine de page, je résisterai !

Hans Schwarz est un élève de 16 ans dans un lycée de Stuttgart, dans les années 30. Ce jeune homme assez solitaire va rencontrer en la personne d’un nouvel élève, Conrad von Hohenfels, le grand ami de son adolescence. Beaucoup de choses les rapprochent, comme leur amour des objets de curiosité ou de la bonne littérature… mais d’autres les séparent, comme leur statut social ou leur religion. Conrad est un fervent catholique alors que Hans est agnostique et d’origine juive. A cette époque, c’est le genre de chose qui a de l’importance… surtout quand on apprend qu’un nouvel homme politique fait parler de lui à Munich, un certain Adolph Hitler.

J’avais un peu peur en m’attaquant à ce court roman de me confronter à une histoire larmoyante d’amitié pendant la guerre. Et bien il n’en est rien ! Pas de pathos, pas d’actions courageuse au nom d’une amitié à la vie à la mort, pas de scènes d’horreur… Juste l’histoire ordinaire à la première personne d’un adolescent qui vit mal sa relations aux autres, ne comprend pas ses parents, s’ennuie en cours… jusqu’au jour où il découvre ce qu’est l’amitié. Bref, un texte qui peut se lire et se comprendre à n’importe quelle époque !

L’écriture est simple et accessible dans son vocabulaire et sa structure, tout en retranscrivant bien les émotions de Hans. Il y a bien entendu un champ lexical emprunt de son époque, mais ça lui donne un certain charme.

Pour ne rien gâcher, il y a aussi a un certain suspense ! Si on peut prévoir un peu ce qu’il va se passer (si on a bien révisé son histoire), j’ai été surprise par la fin de l’histoire, qui donne une tout autre dimension au titre de ce roman. Une vraie surprise !

Bref, une découverte doublée d’une très bonne lecture… Fred Uhlman a écrit que,quels autres ouvrages, ça me donne des idées pour le challenge de 2020 😉

« Harry Potter and the Goblet of Fire » de J. K. Rowling

Comme chaque année, je retrouve Harry Potter dans ses aventures à Hogwarts, et dans la langue de Shakespeare s’il vous plait (c’est plus chic et ça me fait surtout bien travailler mon anglais). J’avais vraiment hâte de me replonger dans cet univers… et je n’ai pas été déçue par cet épisode, qui pour le moment, est pour moi le meilleur de la série !

Après son habituel congé estival chez les Dursley, Harry retrouve la famille de son ami Ron, les Weasley, et Hermione, pour finir les vacances en beauté : cette année la Coupe du Monde de Quidditch a lieu au Royaume-Unis ! Une bonne occasion pour toute la tribu d’assister au match de la finale et de faire un peu de camping. Un plan de rêve… qui vire au cauchemar. Les Death Eaters, les anciens disciples de Voldemort, sèment la confusion auprès des milliers de sorciers réunis pour fêter la victoire. Des moldus sont violentés, la marque sombre de leur maître est invoquée… Tout cela laisse présager le pire pour l’année scolaire à venir.
Et pourtant, une autre bonne nouvelle attend Harry et ses amis une fois arrivés à l’école : le Triwizard Tournament va avoir lieu à Hogwarts. Ce tournoi mettant en lice trois écoles de magie n’avait pas été organisé depuis de très nombreuses années, car jugé trop dangereux… Un seul élève pourra représenter son école et il devra être âgé de plus de 17 ans. Harry ne pourra donc pas mettre son nom dans la Coupe de Feu, un objet magique qui choisi les l’élu de chaque école… A moins que…

Il se passe énormément de choses dans ce volume, comme je le notais plus haut : l’avènement des Death Eater qui laisse présumer que Voldemort pourrait revenir, le Triwizard Tournament qui va rythmer toute l’année scolaire à Hogwarts… mais aussi une espèce d’échange scolaire avec la venue de petits groupes de représentants et d’élèves d’autres écoles de magie : Beauxbatons et Durmstrang, un bal de promo qui va introduire un peu d’histoires de cœur dans cet univers qui était jusque là assez chaste, des disputes dans les groupes d’amis assez sérieuses,… Bref, on est loin de s’ennuyer !

Ce que j’ai apprécié, c’est que les situations auxquelles sont confrontés les personnages sont de plus en plus dures. Et je ne parle pas que d’épreuves de magies… mais aussi de relations interpersonnelles. Les enfants grandissent et sont maintenant dans l’adolescence, et doivent aussi parfois prendre des décisions d’adultes.
Pour ne rien gâcher, l’intrigue est très bien travaillée. Je ne me suis pas doutée une seconde du retournement final !

Une très belle lecture, qui mérite un coup de cœur ! Vivement la suite !

« Légende » de David Gemmell

Et une nouvelle découverte fantasy grâce au challenge ABC ! En regardant les auteurs disponibles avec une lettre G sur Audible j’ai remarqué la série dont est issue Légende, le Cycle Drenaï. De bons commentaires pour cette fantasy classique des années 1980. Il fallait que j’écoute ça pour parfaire ma culture !

Soldat ayant abandonné le combat, Rek fait tout pour ne pas se confronter à l’horreur de la guerre et ses inévitables morts. C’est alors qu’il rencontre une jeune femme incroyable, Virae. Il ne leur faut pas très longtemps pour tomber amoureux… et pour elle Rek est prêt à affronter ses peurs et à l’accompagner au fort de Dros Delnoch, plus grande place forte de ce monde et dernier bastion Drenaï devant l’imposante armée du Nord des Nadirs. Cette armée d’envahisseurs dirigée par Ulric est la plus grande jamais vue. Défendre Dros Delnoch semble être une cause perdue !
Mais c’est sans compter sur la légende Drenaï, le meilleurs des combattants, qui est réputé pour sa hache dans tous les peuples : Druss. Avec lui, Dros Delnoch a encore un espoir !

Un récit classique de fantasy certes, mais un récit efficace ! Pas simple en mode audio de se retrouver avec tous les noms de personnages ou de lieux aux consonance un peu exotiques, mais l’essentiel est vite compris. La guerre, la peur, la bravoure… ces sentiments et ces ambiances sont bien retranscrits.

Forcément j’ai adoré le personnage de Druss, la Légende. Guerrier soixantenaire ayant roulé sa bosse, il n’a qu’une crainte : mourir de vieillesse chez lui. Cette grande bataille qui se prépare est pour lui l’occasion de faire encore quelques coups d’éclats, et avec un peu de chance, connaître une mort honorable…
Je dois avouer que les autres personnages m’ont beaucoup moins plu… il faut dire qu’à côté de Druss, les autres protagonistes font fait pâle figure, même Rek le berserker qui endosse un peu la cape de héros.

Pour l’an prochain je me suis prévue une lecture audio d’un autre roman de cette saga (qui peuvent se lire dans le désordre)… Non pas le tome 2, mais le 6, celui qui est dédié à Druss 😉

« Braises de guerre » de Gareth L. Powell

Il y a peu de livre que j’ai mis autant de temps à lire… pas loin de 5 mois ! Et oui, ce roman était mon choix pour le partenariat d’avril de Denoël. Désolée du coup, Denoël…
Et pourtant ce récit de science-fiction n’est pas difficile d’accès en soi et m’a bien plu finalement ! Mais bon, parfois ça ne veut pas… Fatigue, transports en communs bondés, vacances qui s’intercalent. Braises de guerre n’a pas eu de chance avec moi, mais ça serait injuste de se dire qu’il est de piètre qualité à cause de conditions non bénéfiques à la lecture !

Dans l’espace intersidérale un équipage de récupération se fait un devoir de sauver tous les bâtiments naufragés afin de sauver un maximum de vies humaines ou extra-terrestres, quelque soient leurs factions. Cet équipage est commandé par la capitaine Sal Konstanz… mais le vrai catalyseur qui lie ces quelques membres est le vaisseau même, Le Chien à Problème. Ancien croiseur militaire doté d’une intelligence artificielle et d’un avatar féminin, Le Chien est écœuré par la violence de la guerre et cherche comme Sal Konstanz et le reste de l’équipe à racheter des fautes passées en sauvant des vies.
Leur prochaine mission consiste à porter secours a un vaisseau écrasé sur un objet spatial et à récupérer coûte que coûte Ona Sudak, une poétesse qui voyageait à son bord.
Bizarre, tous ces vaisseaux qui ont des avaries en ce moment… Et surtout, pourquoi le commandement veut spécialement récupérer une poétesse ?

Donc malgré des débuts laborieux, l’abandon de la lecture pendant plusieurs semaines, je me suis replongée dans cette histoire et je l’ai terminée avec plaisir. Le côté space opéra passe pas mal, la politique de l’univers est simple à comprendre – deux factions qui se sont affrontées et vivent maintenant une paix précaire – et les motivations des personnages sont simples mais efficaces.
Le personnage le plus sympa est bien entendu le vaisseau, Le Chien à Problème. Initialement elle faisait partie d’une « meute » de croiseurs de guerre, dont les intelligences artificielles ont été conçues à partir de racines canines et humaines. Contrairement aux autres vaisseaux de la meute, Le Chien a mal vécu un épisode sanglant de la guerre et souhaite avant tout se racheter. Si ce personnage est très sympa par son côté spontané et un peu bourrin, je trouve dommage qu’il ait fallut la doter d’un avatar humain pour communiquer avec les membres de l’équipage… même si je vois bien tous les avantages que cela procure pour scénariser le récit.

Une très bonne lecture donc, qui je viens de le constater, est la première partie d’une saga à venir. A voir ce que ça donnera sur la longueur, mais ce début est plutôt prometteur !

Bien entendu ce livre fait parti de ma liste pour le Challenge ABC !

Braises de guerre de Gareth L. Powell
Traduit de l’anglais par Mathieu Prioux
Editions Denoël – Collection Lune d’Encre – 400 pages
Paru le 1er mars 2019


« Harry Potter and the Prisoner of Azkaban » de J. K. Rowling

Harry Potter and the prisoner of Azkaban L’année commence bien avec ma lecture du 3ème opus de la saga des Harry Potter !

La troisième année d’Harry à Hogwarts commence fort ! Après avoir ensorcelé sa tante moldu sur un coup de sang, Harry fuit la maison des Dursley et embarque dans le Knight bus. Direction Diagon Alley, où il apprend qu’un dangereux assassin échappé d’Azkaban, Sirius Black, en voudrait à sa vie… malheureusement, les Dementors, les gardiens terrifiants de la prison qui pourraient le protéger, ont un effet néfaste sur le pauvre Harry…

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers que je connais bien maintenant, avec quelques nouveautés comme la ville de Hogsmeade, où les élèves d’Hogwarts font le plein de bonbons et de farces-et-attrapes magiques.
Pas mal de petits détails donnent l’impression d’un monde cohérent, où les tomes précédents nous préparaient à celui-ci… Par exemple le l’arbre frappeur vu dans le second tome prend tout son sens comme gardien d’un souterrain interdit. Depuis ces dernières aventures, je me demandais vraiment ce qu’il faisait là…
Les objets magiques sont sympa aussi, comme la carte du maraudeur qui permet de découvrir les passages secrets de l’école, mais aussi de localiser les professeurs en temps réel !
En revanche le quidditch et les prouesses d’Harry dans ce domaine me laissent un peu de marbre. Gagner la coupe, qui a le plus gros balais… Pffff, j’adhère pas… mais ça contribue à cette ambiance juvénile si sympathique.

On m’avait prévenu, l’univers devient un peu plus sombre et les situations auxquelles les adolescents sont confrontés plus violentes que dans les premier tomes… et c’est très bien !
Vivement le tome 4, que je compte bien dévorer dès que ma PAL me le permettra !

Au passage, une lecture pour le challenge ABC 2018… la première ! 🙂

abc2018

« Hamlet au paradis » de Jo Walton

Hamlet au paradisDernière lecture de l’année pour le club SF de Folio ! Une occasion supplémentaire de lire un roman de Joe Walton… Je ne connaissais pas cet auteur il y a encore 2 ans, et rien qu’en 2017 j’aurais lu 3 de ses ouvrages ! J’ai choisi Hamlet au paradis car il se trouve que c’est le second tome de la trilogie du Subtil Changement,  venant après Le Cercle de Farthing, que j’avais apprécié sans plus…

Nous retrouvons l’inspecteur Carmichael dans une nouvelle enquête londonnienne, en 1949. Une actrice de théâtre célèbre est retrouvée morte, tuée dans l’explosion d’une bombe… la guerre entre le Royaume-Unis et l’Allemagne est pourtant terminée ! Comment est-ce possible en ce temps de paix porté par Hitler et le ministre anglais Normanby?
Et si elle n’était pas la victime innocente d’une bombe mal désamorcée du Blitz, mais une terroriste s’étant faite exploser en fabriquant une bombe artisanale ?
En parallèle, Viola Lark, une actrice issue de l’aristocratie, se prépare pour un grand rôle : celui de Hamlet, où le sexe des personnages est inversé. Elle a à peine le temps de se réjouir que sa sœur communiste la contacte, ce qui va conduire la pauvre Viola à devenir à son tour une révolutionnaire.

Comme la fois précédente, nous gravitons autour du domaine de l’aristocratie britannique, avec quelques intrigues politiques comme décors. Il faut bien justifier une mort violente non ? 😉
Le gros atout de ce roman est pour moi l’incursion dans les coulisses d’une pièce de théâtre : comment elle est produite, montée, scénarisée, répétée… jusqu’à la grande première ! Très instructif…
Comme avec Le Cercle de Farthing, l’univers ne m’a pas déplu, on rentre bien dans l’uchronie où l’Allemagne d’Hitler et l’Angleterre sont en paix. Mais il me manque quelque chose… L’histoire d’amour est sans saveur, on ne croit pas une seconde à la manipulation de Viola qui l’amène à devenir une terroriste, et on retrouve encore quelques schémas dont Joe Walton est friande (mari violent, aristocrates reniant leurs origines…). Enfin j’ai tout de même préféré les personnages de cet opus, un peu plus charismatiques à mon goût.
Reste à voir ce que le dernier tome nous réserve… car même si je ne suis pas plus emballée que ça par la saga, j’ai quand même envie de savoir comment elle va se terminer !
Merci Folio pour ce partenariat ! 🙂

« Le pays des hommes blessés » d’Alexander Lester

Les pays des hommes blessésPour bien commencer la rentrée j’ai choisi un roman vraiment hors de ma zone de confort habituelle lors du partenariat Denoël… bonne ou mauvaise idée ? Je vous laisse juger 😉

Wayne Robert est élevé dans une ferme à tabac en Rodhesie dans les années 70, dans la pure tradition colonialiste anglaise. Depuis sa tendre enfance il suit son père dans les champs et se lève tôt pour travailler la terre… sa terre. Il sait que sa vie sera celle de fermier, car son amour pour cette ferme est plus forte que tout. Il n’en va pas de même pour son frère Patrick, qui préfère la lecture, à des idées progressistes sur les relations entre Blancs et Noirs et n’a aucune passion pour l’agriculture.
À peine sorti de l’adolescence, le destin choisira pour eux leur avenir : les nationalistes Noirs de la ZANLA ont déclaré la guerre aux fermiers Blancs, et le père de Wayne eSt torturé et tué, alors que Patrick est kidnappé…
Il n’y plus que le désir de vengeance qui anime Wayne et une haine dévorante contre les terroristes de la ZANLA.

Voici un livre déprimant, car très bien documenté et réaliste. Il ne m’en ressort qu’une idée : tous des pourris… Bon, je vais un peu vite en besogne.
Heureusement l’auteur ne s’en tient pas qu’à la question de la violence, mais pose aussi des questions sur le colonialisme et les mouvements de libération des pays sous joug occidentaux.
Au fil des pages, sans surprise, la répétion de l’histoire est omniprésente, qu’elle soit petite ou grande. Wayne eSt un clone de son père, les fermiers Blancs ont sans cesse les mêmes guerres contre les nationalistes Noirs, les hommes meurent, les femmes se font violer et les village brûlés… Et le seul héritage reste la vengeance.
Bref, après une bonne révolution, les opprimés restent finalement les mêmes, écrasés par des plus riches et plus puissants… la seule évolution est que le pouvoir a changé de main. Donc rien de neuf sous le soleil… Mais cette histoire a le mérite de montrer l’Afrique rurale depuis le regard des Blancs, dont l’Histoire se souvient uniquement comme des monstres colonialistes.
Côté personnage je n’ai aucune empathie pour les uns comme pour les autres. La manière dont le narrateur, Wayne, présente les faits met une vraie distance avec l’émotion, malgré des descriptions parfois glauques.

Pas de happy-end, assez peu de morale dans ce récit… et comme c’est loin d’être une fiction, cette histoire m’a bouffée pendant un certain nombre d’heure, même après avoir refermé le bouquin.

Personnellement , ça n’est pas ma came mais d’autres lecteurs apprécieront peut être ce genre de roman historique au goût acide
Merci Denoël pour ce partenariat.

Le pays des hommes blessés d’Alexander Lester
Traduit de l’anglais par Vincent Raynaud
Édition Denoël & d’ailleurs – 496 pages
Paru le 14 septembre 2017

Et puis au passage, il me permet de faire le challenge ABC pour la lettre L

abclogoshadow

« Harry Potter and The Chamber of Secrets » de J. K. Rowling

Harry Potter and The Chamber of secretsQuel bonheur de retrouver l’univers d’Harry Potter lors de mes congés de septembre ! Je m’étais jurée de prioriser d’autres lectures, mais l’appel de l’école de magie et de sorcellerie a été plus fort que tout le reste.

Ce second opus commence dans la famille muggle d’Harry, les Dursleys, qui est toujours aussi peu tolérante quant aux dons de leur neveu. Heureusement, Harry va être délivré de la chambre du pavillon de banlieue qui est devenue sa prison, par son ami Ron et ses frères, grâce à leur voiture volante. Enfin Harry va pouvrir passer du bon temps en famille avant de reprendre l’école.
Mais une fois n’est pas coutume, de terribles dangers plannent sur l’école d’Hogwarts : les sorciers descendants de muggles sont devenus la cible de l’héritier de Slytherin, qui les pétrifient et promet même leur mort. Qui est cet héritier, et comment l’arrêter ?

Pour répondre aux commentaires de l’article précédent, j’étais passée complètement à côté du phénomène dans les années 2000. Trop d’autres choses à lire (SF, mangas…), d’autres choses à faire à la fac (j’étais plus dans les arts plastiques que dans les lettres), et quand les films sont sortis je n’ai pas accroché. De plus il faut du temps et du courage pour s’atteler à une saga aussi longue (plus de trois tomes, pour moi c’est long ;)).
En tous cas je en regrette pas de m’y être enfin mise, j’adore cet univers, les personnage me plaisent beaucoup plus que dans les films, et le récit a toutes les caractéristiques des histoires de fantasy classiques.  La lutte du bien contre le mal, du savoir et du pouvoir contre le courage et la loyauté… avec un côté fable psychologique sur l’adolescence et le fait de grandir. D’ailleurs les relations entre les élèves s´étoffent plus dans ce tome : concurrence, amourettes, ennemis jurés… on se croirait vraiment au collège (en mieux quand même ;))
Ce tome là a aussi des échos d’analyse sociales et politiques, mettant en garde contre le racisme et le fascisme : les sorciers de sang-pur valent-ils mieux que ceux issus de mariages mixtes, ou pire, de famille de non-magiciens ? Qu’est-ce que des hommes assoiffés de pouvoir sont prêt à faire pour manipuler les masses et arriver à leur fin ?

Je continue au passage mes lectures en anglais, aucun soucis pour dévorer ce livre dans sa langue originale ! Vivement le prochain… même si j’attendrai sûrement 2018, histoire de vider un peu ma PAL de challenge et de partenariats !

« Harry Potter and the Philosopher’s Stone » de J. K. Rowling

Harry Potter T1S’il y a bien un phénomène de société à côté duquel je suis passée, c’est bien celui des Harry Potter ! Un peu trop âgée pour être dans le lectorat cible, mais pas encore assez pour avoir envie de me plonger dans un univers pré-ado fantastique.
Les années ont passées (déjà 20 !), et je décide enfin de m’atteler à la lecture de cette série, en commençant fort justement par le premier opus, Harry Potter and the Philosopher’s Stone. Et oui, je m’ajoute une couche d’attrait et de difficulté peut être en lisant cet ouvrage dans sa langue originale, histoire de joindre l’utile à l’agréable et de parfaire un peu mes compétences en anglais.

Est-ce nécessaire de rappeler cette histoire que tout le monde connait soit grâce au livre, soit grâce au film (Harry Potter à l’école des sorciers chez nous). A noter que le film est une très bonne adaptation, bien que le livre apporte plus de détails je pense, et surtout d’ambiance.
Bref, pour ceux qui ont vécu ces 20 dernières années sur la Lune, Harry est un garçon de 11 ans, orphelin, qui est gardé par son oncle et sa tante qui le déteste. Le jour de son anniversaire il apprend qu’il est en fait le fils d’un couple de sorciers, et qu’il possède aussi des pouvoirs magiques… Il est alors invité à suivre ses études à la « Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry » (Poudlard en France), où il va découvrir ce qu’il est vraiment, se faire des amis… et quelques ennemis. Harry va surtout vivre des aventures palpitantes, malgré l’ombre qui plane sur la mort de ses parents et qui semble ressurgir du passé, celle de celui qu’on ne nomme jamais : Voldemort.

Super découverte, je regrette de ne pas m’être plongée plus tôt dans ce livre ! Je suis tellement emballée que j’ai directement acheté les deux tomes suivants… Le niveau d’anglais est très accessible, du coup aucun soucis pour plonger dans ce récit plein de fantaisie (et de fantasy !), d’humour, mais aussi d’horreur par moment… pas si rose l’univers de la littérature jeunesse 😉

Et au passage, une lecture pour le challenge ABC !

abclogoshadow

« Comme un conte » de Graham Joyce

Comme un conteNouvelle confrontation avec Graham Joyce pour ce roman du Club Folio SF. J’avais lu il y a quelques temps Ligne se vie, que je n’avais pas vraiment apprécié.
Un peu sceptique avant d’ouvrir ce livre, j’ai finalement découvert un récit qui oscille entre fantasy et fantastique, qui commence à me réconcilier avec l’auteur 😉

Noël, dans une région rurale anglaise près de la forêt des Outwoods… Tara vient frapper a la porte de chez ses parents : ils n’en reviennent pas. Tara avait disparu depuis 20 ans, sans laisser de trace, alors qu’elle avait 16 ans. Beaucoup pensaient qu’elle avait été kidnappée, tuée et cachée quelque part par un pervers… par son petit ami de l’époque Richie par exemple ? Peter son frère est furieux de sa fugue… Toute la famille hésite en la joie et le bouleversement. Mais quand ils apprennent où elle était durant toute ces années, c’est le choc : Tara aurait passé tout ce temps dans une région inconnue où le temps ne suit pas le même rythme que chez nous… Elle était au « pays des fées ».
Folie, mensonge pour cacher une réalité plus violente, ou la vérité vraie ?

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce roman, c’est son rythme et son changement de narrateur à chaque chapitre. Tour à tour des personnages clés prennent la parole ou se voient être le centre d’intérêt d’un narrateur extérieur. Ainsi le lecteur va pouvoir voir l’histoire sous plusieurs angles et essayer de se faire son opinion.
L’histoire de Tara est pleine de magie, et ressemble bien à un conte : elle tombe amoureuse d’un cavalier dans la forêt, décide de suivre ce prince charmant, mais se retrouve bientôt enfermée dans un monde magique. Son erreur va lui couter cher, puisqu’elle va en 7 mois dans cet univers féérique perdre 20 ans dans le nôtre. A son retour, tout a changé, que ce soit la société, ou sa famille qui a bien vieilli. Et que dire d’elle ? Est-elle toujours Tara au final ?
On reprend ici aussi un schéma classique de la science contre la croyance. Afin de prouver à Tara qu’elle est folle, son frère la pousse à aller voir un psychologue, à passer des examens pour lui prouver qu’elle n’a pas 16 ans mais 20 ans de plus… bref, faire appel à la science pour prouver que le monde surnaturel n’existe pas.
Autour de cela, le monde magique apparait de temps en temps, nous mettant le doute sur l’expérience de Tara. Et si elle avait bien été dans un monde en dehors de notre monde ? Les preuves s’accumulent, les indices semble clairs…. Mais nous lecteurs, qu’allons-nous croire ?
L’auteur balise subtilement le chemin, mais ne donne pas de réponses sur l’existence ou non du pays des fées, est c’est là pour moi tout l’intêret du livre.

Une lecture qui m’a enchanté et que je conseille vivement ! Merci Folio !