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« Soie » d’Alessandro Baricco

SoieSoie doit être dans ma PAL depuis la création de ce blog, c’est à dire 4 ans… Depuis mon tout premier challenge ABC même !
Heureusement que d’autres challenges sont là, comme le Petit BAC, pour me permettre de la vider un peu et remplir ma ligne pour la « matière » !
Je me dis que finalement j’ai été bête d’attendre aussi longtemps pour découvrir ce roman court et plein de poésie, qui m’a bien fait voyager entre la France et le Japon.

En 1861, Hervé Joncour achète et vend des œufs de vers à soie, afin d’alimenter les filatures de la petite ville française de Lavilledieu.
Depuis vingt ans, grâce au flair de Baldabiou qui a implanté ce commerce dans la région, Hervé vit confortablement avec sa femme Hélène… Mais cela va peut être bientôt prendre fin ! Une maladie inconnue touche les œufs provenant d’Europe, d’Afrique et d’Inde, tuant les vers avant qu’ils ne produisent leur précieux fil.
Selon Baldabiou, le seul endroit où les œufs seraient sains, serait justement le seul endroit où aucun étranger ne peut entrer : le Japon, qui a connu deux siècles de vie en totale autarcie… mais qui vient tout juste de permettre aux continentaux de traverser ses frontières. Mais même si un occidental peut dorénavant visiter l’Empire du Soleil Levant, exporter des œufs de vers à soie est puni de mort ! Un seul homme pourra peut-être mener cette mission dangereuse à bien, en traversant la moitié de la planète : Hervé !

Cette histoire courte se lit vraiment d’une traite, car le style de l’auteur est très agréable. Les répétitions des phrases, des motifs et des situations, font penser au mouvement des marée… une poésie qui pour une fois n’est pas pour me déplaire.
On découvre aussi un Japon à peine sorti de son enclavement et de l’ère féodal. Le contraste avec l’Europe qui se modernise est frappant ! Mais la folie de la soie est bel et bien la même partout ! Et aussi celle de l’amour… Car si Hervé aime sincèrement Hélène son épouse, il tombe amoureux de la favorite du Seigneur japonais avec qui il traite. Une mystérieuse jeune femme vêtue de soie orange, aux yeux d’occidentale. Une passion interdite et silencieuse va naître année après année, voyage après voyage… mais pourrait-elle se concrétiser ?

Je ne peux pas trop en dire au risque de dévoiler l’intrigue… mais tout ce que je peux vous conseiller, c’est que vu la rapidité avec laquelle on le dévore, ça serait dommage de passer à côté de ce roman italien ! En tout cas, j’ai passé un bon moment en sa compagnie dans le train samedi soir 🙂

Challenge petit bac 2014

 

« La princesse de Clèves » de Madame de La Fayette

La princesse de ClèvesLa règle du challenge ABC, c’est la di-ver-si-té ! Je me suis dit qu’au milieu des thriller, romans de SF ou de fantasy, un petit classique français ne ferait pas mauvais genre… Et puis un roman pas trop long, tant qu’à faire aussi ! Voilà pourquoi je me suis intéressée à ce roman qui m’était méconnu, La princesse de Clèves de Madame de Lafayette
Et bien… Je ne suis pas prête de m’y faire reprendre !

Mademoiselle de Chartres, accompagnée de sa belle-mère Madame de Chartres, arrive à la cour du roi Henri II au Louvre. C’est la plus belle jeune femme que personne n’ai jamais eu le privilège d’admirer… Et pour ne rien lui retirer, c’est aussi la plus aimable et la plus vertueuse ! Elle a quelques prétendants, mais va finir par épouser le prince de Clèves, pour qui elle a de l’estime mais aucune passion, ce qui le trouble un peu. Lui pour sa part est follement épris de sa nouvelle épouse.
Lors d’un bal, elle va rencontrer le duc de Nemours, et tomber amoureuse de lui… et lui aussi n’aura plus d’yeux que pour elle. Il rompt avec ses maitresse, lui fait sa cour, la poursuit autant qu’il le peut… La vertueuse princesse va-t-elle succomber à son charme ? Est-ce que le prince de Clèves va se rendre compte de l’inclination de son épouse pour ce rival ?

Autour de cette trame principale, les petites histoires de coucheries, de stratégies politiques… qui se déroulaient au 16ème siècle dans la cour du roi. Car si le roman a été écrit en 1678, il revisite l’Histoire de France et des faits qui se seraient en parti produits en 1558. En parti, car il s’agit ici d’une analyse et d’une réécriture de l’histoire à l’aide personnages en partis fictifs.

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai absolument pas accroché ! Le style, auquel je ne suis pas habituée y est pour beaucoup je pense… J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre certains paragraphes.
Mais l’histoire… Pfffff, quelle déception. La princesse de Clèves est un modèle de vertu, elle suit ce que lui dit sa maman, elle respect son mari. Chiante, chiante, chiante !
Si cette morale pouvait peut-être coller à son époque, aujourd’hui je ne retient que ceci : toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, car l’excès de vertu tue proprement et simplement dans ce roman !

Ce qui me fait un peu peur, c’est de me dire que nous avons ici une lecture obligatoire au lycée ! De quoi écœurer définitivement des élèves de la littérature française !

challenge ABC

« Kitchen » de Banana Yoshimoto

kitchenPour le Y du challenge ABC je m’étais creusé la tête, mais je n’avais pas d’auteur dans ma PAL dont le nom commençait par cette lettre… Un petit tour sur Internet et je suis tombée je ne sais comment sur cette auteur, décrite comme une référence pour la génération des 80’s japonaise… Il fallait que je vois ça ! Kitchen est le premier roman publié de Banana Yoshimoto, sorti en 1988 au Japon. Dans mon édition, cette histoire est accompagnée de la nouvelle Moonlight Shadow.

Kichen raconte l’histoire de Mikage Sakurai, jeune étudiante qui vient de perdre sa grand-mère, la dernière famille qui lui restait. Alors qu’elle sombre peu à peu, ne pouvant plus dormir que dans sa cuisine(son lieu fétiche), elle est recueillie par Yuichi. Ce dernier est aussi étudiant et travaille comme aide-fleuriste. Il propose à Mikage de venir loger chez lui et sa mère, Eriko… qui est en fait son père, qui a choisi de changer de sexe.
Les semaines passant, au milieu de cette famille peu conventionnelle, elle va se reconstruire et choisir sa voie : la cuisine.

L’histoire de Moonlight Shadow tourne aussi autour de la mort, du deuil et de la reconstruction après la perte d’un être cher : Satsuki perd son petit ami Hitoshi dans un accident de voiture. Plutôt que de se laisser totalement aller à la dépression, elle décide de se mettre au jogging et va courir tous les matin jusqu’au pont où elle l’a vu pour la dernière fois… C’est ici qu’elle va rencontrer une jeune femme étrange, Urara, qui à sa manière va l’aider à remonter la pente.

Voici deux histoires très bien écrites, sensibles sans tomber dans la sensiblerie, poétiques sans m’être ennuyeuses, avec une pointe d’humour et de fantaisie… Et on sent bien la touche japonaise ! L’extrême modernité avec Eriko le père-mère qui travaille dans un bar de nuit, les traditions quand on voyage dans les monastères et auberges avec Yuichi et Mikage, les légendes qui semblent prendre corps dans Moonlight Shadow où les morts reviennent faire leurs adieux aux vivants… Et surtout l’omniprésence de la cuisine et de la nourriture ! Tempura, sashimi, katsu-don, ten-don, bouilli de riz et tofu, thés de toutes sortes… et des équivalents plus junk-food comme les sandwichs KFC ! Kitchen le bien nommé en somme, où amour et cuisine s’entremêlent !

Une découverte sympathique assez loin de mes lectures SF du moment, qui a en plus l’avantage d’être court ! Pas le temps de se lasser en somme ! Je ne dis pas que j’en lirai des tonnes mais là ça m’a été 🙂
Les amateurs de littérature japonaise devraient se régaler en tous cas, la version française me parait bien traduite et est un vrai plaisir à parcourir !

challenge ABC

« L’hôtel hanté » de William Wilkie Collins

L'hôtel hanté

Pour la lecture de ce roman dans le cadre du challenge ABC, j’ai surmonté ma première mauvaise impression avec W. Wilkie Collins, qui m’avait un peu déçue avec Profondeurs glacées il y a un an… Mais bon, j’entends tellement de bien de cet auteur de la période victorienne, que j’ai décidé de retenter le coup avec L’hôtel hanté paru en 1878… Ce livre étant tombé dans le domaine public, on peut se le procurer gratuitement légalement et facilement sur Internet ! Une bonne occasion de lire un auteur classique 🙂

Lord Montbarry étonne le tout Londres, et plus particulièrement sa famille, en choisissant d’épouser la comtesse Narona, rencontrée lors d’un voyage… Celle-ci jouit d’une réputation sulfureuse dans toute l’Europe. Pire encore, il a rompu ses fiançailles avec Agnès Lockwood,  jolie et vertueuse jeune femme, pour s’unir à la comtesse. Mais un pressentiment étreint cette dernière : elle sent qu’Agnès la conduira à sa perte, malgré sa bonté et gentillesse naturelle.
Quelques mois plus tard, la famille Montbarry apprend que le lord à trouvé la mort à Venise, dans le palais qu’il louait avec sa nouvelle épouse et son beau-frère le baron Rivar, bien connu dans le monde du jeu pour ses dettes… Si sa mort est due à une pneumonie, la disparition de son laquais et la prime touchée par l’assurance vie du lord par la comtesse laisse soupçonner que sa mort n’était peut-être pas si naturelle

On mélange ici un peu les genres : une histoire d’amours déçues, où une jeune femme se retrouve bafouée et aveuglée par le chagrin ; une enquête sur la mort du lord et toutes les bizarreries l’entourant de la part d’Henry, le frère du lord, éperdument amoureux d’Agnès ; et aussi une touche de fantastique lorsqu’on s’aperçoit que le palais où est mort le lord est en fait hanté par un esprit !
Un mélange qui passe plutôt pas mal : j’ai lu rapidement ce livre, tant je voulait savoir comment la comtesse avait fait passer de vie à trépas son époux ! Car là pas de surprise, même en essayant de prendre du recul, au vu de son caractère détestable et de la prime d’assurance vie qu’elle touche à la mort du lord : tout l’accuse ! Du coup on ne cherche pas à savoir ni pourquoi ni qui, mais plutôt comment ! Et là j’ai été bien surprise 🙂

Un roman court, agréable, qui me réconcilie avec Wilkie Collins… Que demander de plus ?

challenge ABC

« Fifty Shades of Grey » de E. L. James

J’aurais pu passer à côté de ce best-seller de l’été, qui fait un carton dans les pays anglophone, mais intriguée par les reportage TV et mes copines de lecture (hein Petite Fleur :p), j’ai décidé de tenter l’aventure, dans l’espoir de découvrir en quoi Fifty shade of Grey peu bien défrayer la chronique !

Difficile de résumer objectivement ce livre… Autant vous le dire tout de suite, c’est presque ce qu’on peut faire de pire en littérature pour moi.
En gros c’est l’histoire d’Ana, timide étudiante de 21 ans, qui rencontre Christian, très riche PDG, jeune et beau comme un dieu. Elle n’a jamais eu de petit copain et tombe amoureuse de lui… Lui de son côté la trouve attirante aussi, et va lui proposer un truc pas commun. Plutôt qu’une bête romance, il lui propose de signer un contrat SM, car monsieur en tant que dominant rêve de la baiser et de lui donner quelques fessées.

Bref, je ne peux le résumer que comme cela : une pauvre fille qui se fait mettre la main dans le cerveau et dans la culotte par un manipulateur doublé d’un psychopathe.

Côté fond je crois qu’on renouvelle ici le roman féministe… !
Je plaisante bien entendu. Sous couvert de découverte des sens, elle est traitée soit comme une gamine de 5 ans, soit comme un chien, et en redemande. J’ai décroché à la moitié du bouquin et fini en diagonale tellement je trouve ça pathétique et révoltant… Pire, on fini par comprendre pourquoi il a envie de la taper, tellement Ana est neuneu et à le don d’énerver !

Pour le style, malgré le fait que je l’ai lu en anglais, je l’ai trouvé très pauvre : peu de vocabulaire, très répétitif dans la structure et les idées (les quoi ?!). Pas de quoi rendre l’histoire très excitante… Si, peut être deux ou trois scènes érotiques (et non porno comme on nous le fait croire parfois). Les personnage ont une psychologie extrêmement superficielle, limite blindés de tocs… Enfin cela donne parfois lieu à de franches rigolades, tellement c’est cliché et ridicule.
Quelques perles, triés sur le volet :

« Well, if you were mine, you wouldn’t be able to sit down for a week after the stunt you pulled yesterday. […] »

« Firstly, I don’t make love. I fuck… hard. « 

Malheureusement ces petits moments de poésie ne suffisent pas à rendre ce livre attrayant jusqu’au bout…

On sent très bien les influence « romance » type bit-lit de l’auteur, qui ne s’en cache pas : c’est un Twilight-like, une petite nana qui rencontre un mec qui a une belle gueule (et une grosse b***), côté dark, qui cache un mystère à découvrir… et elle va s’y cramer les ailes, forcément, mais lui aussi un peu quand même.
On retrouve dans la même mouvance le gros fantasme du fait de faire changer son « amoureux », pour un mec correspondant à ses besoins. Bien entendu il est dominant à cause d’un sombre secret, ce qui laisse présager la possibilité d’un changement. Ca ne serait pas drôle sinon, et ça ne permettrait pas de broder sur 3 tomes 🙂

Côté psychologie (de bas étage), on a des fond de vérité que E. L. James devrait garder en mémoire : les hommes ne réfléchissent pas trop, et les femmes réfléchissent beaucoup trop… et de manière très tordues parfois, ce qui donne naissance à des livres franchement pas géniaux.

Bref, je n’ai pas aimé, je trouve ça mal écrit et la morale plutôt bancale me gène… Sachant que les 2 autres tomes sont bien pires, je ne risque pas de remettre le nez dedans !

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » de Beth Fantaskey (Etat de Pennsylvanie)

Interlude bit-lit pour passer mon dimanche… Je n’avais jamais flirté avec ce genre, n’ayant jamais ouvert la série Twilight, et n’en éprouvant pas particulièrement l’envie. Mais je ne sais pas trop pourquoi, le titre de ce roman, Comment se débarrasser d’un vampire amoureux m’avait paru amusant quand je l’avais vu à la FNAC et j’ai eu envie de le lire. Il n’en fallait pas plus pour que Petite Fleur me le prête !
Et bonne surprise pour mon challenge « 50 états, 50 billet », l’histoire se passe en Pennsylvanie !

Jessica, 17 ans, vit dans une petite ville de Pennsylvanie. Elle rentre en Terminale, c’est sa dernière année de lycée, la grande année des changements, où tout est possible ! C’était sans compter l’arrivée dans sa classe d’un nouvel élève très spécial, Lucius Vladescu, venu tout droit de Roumanie ! Il a non seulement un look étrange à base de cheveux long et cape flottant dans le vent, mais il a aussi un comportement bizarre : hautain, imbu de lui même, il se prend pour un prince des Carpates… Et surtout, il est redoutablement collant envers Jessica ! Loin d’être impressionnée par ce beau brun ténébreux, elle n’a qu’une envie : s’en débarrasser !
Mais les choses ne vont pas être si simple : Jessica apprend alors par ses parents adoptif qu’il est un vampire, et qu’elle est fiancée avec lui depuis leur naissance ! Lucius a traversé l’océan pour venir chercher sa promise, et compte bien la ramener en Roumanie pour faire d’elle une princesse vampire !
Mais Lucius a de l’éducation, il ne veut pas l’enlever ou la prendre de force : il va rester auprès de sa belle pour la séduire, et la mener à l’épouser… Mais est-ce bien lui qui va mener la danse ?

Avant de lire ce livre, je pensais avoir à faire à une parodie de bit-lit, vu le titre…  Après lecture, je crois que je me suis un peu trompée, ou quel titre n’est pas approprié (une fois de plus, le titre américain nous dit tout le contraire : Jessica’s guide to dating on the dark side…) et que j’ai vraiment lu mon premier roman de bit-lit finalement 😀
Bon, il faut avouer, il y a des moments bien amusants, particulièrement lorsqu’on lit la correspondance de Lucius à son oncle resté en Roumanie : on le voit se moquer de la culture américaines, de la famille bobo-bio de Jessica, des lycéens,… D’un point de vu européen, c’est assez drôle. Mais bien entendu, Lucius va rapidement succomber aux sirènes de la vie américaine, et particulièrement la liberté ! Ca et le basket-ball 😉
Bon, je suis un peu déçue quand même que ce côté cynique et la touche humoristique assez présente au début du roman s’estompe rapidement, pour laisser place à la romance… mais bon, un peu de tendresse ne peut pas faire de mal ! L’histoire d’amour est assez classique, en mode « tu me suis, je te fuis » et vice versa…

Bref, pour le reste on est dans de la littérature jeunesse, et plus particulièrement destinée aux jeunes filles : l’action démarre dès la première page, narration de Jessica à la première personne, portrait de cette adolescente entre deux mondes et deux ages, mais qui se considère « normale »Pas de la grande littérature, mais un livre parfait pour passer un bon dimanche après-midi 🙂
En gros, j’ai bien aimé, mais la bit-lit, à petite dose pour moi ! 😀

La Pennsylvanie décrite dans ce roman est celle des espaces ruraux, et en effet, l’agriculture tiens une part importante dans cette province. Mais en tant qu’état limitrophe de celui de New-York, des régions des Grands Lacs et des région du sud-est des USA… c’est aussi un état très industrialisé. Si l’état n’a pas d’accès à l’Océan Atlantique, il bénéficie néanmoins du fleuve Delaware.

On y trouve des grandes villes très dynamiques, comme Philadelphie ou Pittsburgh… ou encore sa capitale moins connue, Harrisburg. Mais dans le même temps c’est un des états comptant le plus de membres de la communautés Amish et Mennonites. Comme on l’imagine assez bien grâce aux images véhiculées par les films et séries TV, leur mode de vie est assez simple, proche de celle de nos ancêtres de la période pré-industrialisation : ils travaillent la terre, n’utilisent pas de voitures mais des attelages, ni les moyens modernes de communication… et vivent dans des communautés fermée au monde moderne.

C’est d’ailleurs en Pennsylvanie que les Amish débuteront leur vie en Amériques à partir de 1681, accueillis par William Penn, à qui appartenait alors cette région et celle du Delaware.
A noter que le nom de l’état vient de la contraction du nom de son ancien propriétaire, et du mot forêt en allemand : SylvaniaPenn-Sylvania : Pennsylvanie !
La colonisation de la région débute dès le début du 17ème siècle, et entre les anglais protestants, luthériens des Pays-Bas ou de Suède, immigrés Amish allemands, alsaciens et suisses… on se rend compte que la Pennsylvanie est un condensé d’Europe du Nord. L’allemand est encore parlé par une petite partie de la population, ou du moins un dialecte germanique.

La cuisine locale  a hérité aussi de cette inspiration allemande : Dutch Sticky Roll (roulés à la cannelle et aux noix), Shoofly Pie (tarte à la mélasse), poulets farcis, soupes aux salsifis, Boova Shenkel (beignets de pommes de terre)…

Bref, un état dynamique, et une fois n’est pas coutume aux USA, aux forts contrastes de populations et de paysages !

« Brokeback Mountain » d’Annie Proulx (Etat du Wyoming)

Une nouvelle pour changer, et lue en anglais faute de l’avoir trouvée en français pour mon Kindle… la lecture a été un peu laborieuse dans cette langue, mais j’ai une étape de plus dans mon challenge « 50 états, 50 billets » : le Wyoming !

Difficile de lire et de parler de cette nouvelle sans penser au film qui a été adapté de celle-ci : Le Secret de Brokeback Mountain, sorti en 2005, qui a raflé une quantité impressionnante de prix.
Brokeback Mountain est initialement une nouvelle d’Annie Proulx, écrivain américaine . Cet nouvelle fait parti du recueil Les Pieds dans la boue, mais est d’abord paru dans le magazine littéraire The New Yorker en 1997… A noter que cette nouvelle a fait recevoir à l’auteure un Prix Pulitzer.

L’histoire, je pense que tout le monde la connait : en 1963, deux jeunes cow-boys saisonniers, Ennis Del Mar et Jack Twist, vont mener au pâturage pendant  l’été un troupeau de moutons. Ils partent pour Brockeback Mountain où ils resteront en tête à tête plusieurs semaines… Aussi soudainement que rapidement, ils se retrouvent à vivre une idylle assez virile et qui n’a absolument rien de platonique, alors que tous deux clame ne pas être des « pédés ».
A la fin de cet été, chacun retourne dans son ranch, chacun à l’extrémité de l’état… 4 ans plus tard, Jack reprend contact avec Ennis : ils se sont mariés chacun de leur côté et ont des enfants… Mais ils s’aperçoivent rapidement que la flamme allumée à Brockeback Mountain est loin d’être éteinte !
Pendant 20 ans, ils vont donc vivre une relations secrète et discrète…

Ce récit va bien entendu plus loin qu’une simple histoire d’amour interdite… Dans les années 60, il est impossible pour deux hommes de s’avouer homosexuel, surtout à la campagne, et encore plus quand on est des cow-boy. Dans notre imaginaire ils représentent l’archétype même du mâle américain, et aujourd’hui encore les scènes de sexe ou d’amour sont assez troublante, il faut l’avouer !
Ennis et Jack sont dans une impasse : ils découvrent que leur relations entamée l’été de Brockeback Mountain n’est pas un simple « coup » pour rigoler ou s’occuper… leur relation est plus forte et profonde qu’une simple amitié, mais une vie à deux leur ait tout simplement interdite. Chacun va donc vivre une vie de couple terne et misérable, avoir une professions alimentaire pour soutenir leur famille, … bref aucun d’eux ne peut vraiment être heureux, sauf lorsqu’ils se retrouvent pour des « parties de pêche » une ou deux fois par an.
La fin est poignante aussi, je ne vous en dis pas plus, mais la moralité semble être que si on ne peut pas trouver de solutions à ses problèmes de coeur, il vaut mieux vivre avec et les assumer… plutôt que de les nier et cacher pendant toute une vie. Leçon de vie à méditer chaque jourla liberté, ça se choisi !

Une lecture sympa, mais en anglais… ou plutôt en américain : chaud les marrons pour moi ! J’ai déjà lu quelques livres en anglais, mais en général du classique type Death on the Nile d’Agatha Christie : un anglais scolaire, relativement simple à comprendre. Là c’est de l’américain de comptoir (même si ça aurait pu être bien pire !)… les expressions, la grammaire, le vocabulaire.. Il a fallut que je m’accroche ! Heureusement le texte est assez court 😉

En tous cas cette nouvelle est un vrai bol de fraîcheur concernant la description des paysages qu’on peut voir au Wyoming : on sent que l’auteur aime particulièrement cette région du Wyoming : Big Horn Mountain.
Comme pas mal d’état du grand Ouest américain, les endroits où la nature sauvage a gardé ses droits sont omniprésents… D’ailleurs ça n’est pas pour rien que les deux personnages de cette histoire sont payés pour protéger le troupeau des coyotes, qui ont l’air assez agressif (moi qui les voyait comme de simples renards) ! La chasse au wapiti, la pêche en rivière, les champs de fleurs sauvages… tout cela donne une image quasi magique de ce coin des USA.

Dans les faits le Wyoming est l‘état le moins peuplé des Etats-Unis, et qui a aussi la plus faible densité de population ! Un peu plus de 500 000 habitants, quand on compare avec les mégapoles comme New York et ses environs qui compte 20 millions d’habitants, on comprend mieux la mesure des choses…
Pour la petite histoire, Wyoming signifie « lieu de grande prairie« , et on imagine aisément que depuis son baptême les choses n’ont pas trop changé… Mais cela ne signifie pas que l’agriculture y soit très développé : le Wyoming est trop aride pour les cultures intensives. Les agriculteurs se tournent donc vers l’élevage, le ranching, et plus particulièrement dans les régions proche des montagnes Rocheuses.
Outre cela, l’état est un des principaux producteur de charbon et gaz naturel aux USA, mais a aussi du pétrole, sodium, uranium dans ses sous-sol (là ça fait moins envie).

Autre ressource importante, et pas des moindre : le tourisme ! Pour avoir vu ce que représente l’attrait des grands espace dans des parcs comme Yosemite et Grand Canyon, j’imagine bien ce que ça peut être dans ce qui est pour moi le joyau des parcs américain : Yellowstone ! Je rêve de le visiter, car pour moi il regroupe tout ce que j’aimerai voir et vivre : un parc très grand, bordé de montagnes, forêts, prairies ; des animaux en pagaille (loups, bisons, grizzli, puma, mouflons…) ; des sentiers de randonnée à ne plus en finir ; des attractions et points de vue mondialement connu : les geysers et les sources chaudes très colorées de Grand Prismatic Spring… Mes vacances idéale 😀
Mais il n’y a pas que Yellowstone, l’état compte beaucoup de parcs nationaux, et autres zones naturelles protégés… On peut par exemple y admirer The Devil Tower, vous savez, cette montagne bizarre qu’on peut voir dans Rencontre du troisième type de Spielberg…

Pour moi le Wyoming, c’est un passage obligé lors d’un futur voyage aux Etats-Unis !

« Persuasion » de Jane Austin

Pour le SWAP « Noël en hiver »Petite Fleur a eu la bonne idée de m’offrir Persuasion, histoire de me faire oublier l’inénarrable Mr Darcy pour lequel nous nous battons depuis des mois…
Pour la petite histoire, il s’agit du dernier roman achevé de Jane Austin, paru en 1818… Un roman de la maturité comme qui dirait…

A 28 ans, Anne Elliot vit avec sa grande sœur Elisabeth et son père, Sir Walter Elliot, baronnet ayant quelques problèmes d’argent. Afin de se renflouer sans perdre sur son train de vie, il quitte la campagne et leur propriété de Kellynch pour s’installer à Bath, petite ville qui déplaît fortement à Anne, ce qui leur permet de louer la demeure de Kellynch à l’amiral Croft et sa femme.
Pendant que son père et sa sœur s’installent à Bath, elle profite de ce temps libre pour aller voir sa cadette Mary, qui a épousé Charles Musgrove… Par plusieurs concours de circonstances, entre les visites mondaines aux voisins et aux couple Croft, elle va finir par se retrouver en face de son ancien soupirantFrederick Wentworth, qu’elle a abandonné 8 ans auparavant sur les conseils de sa très grande amie et quasi mère de substitution, Lady Russell, qui n’y voyait pas un mariage avantageux pour Anne…
Anne va t’elle retomber sous le charme de Wentworth, maintenant capitaine de la marine britannique et qui est devenu très riche ? Le capitaine Wentworth va t’il lui pardonner un jour qu’elle lui ait brisé le cœur ? On t’il un avenir ensemble ? Ou Anne finira t’elle vieille fille, et Wentworth marié à une autre jeune femme ?

Voici une histoire d’amour bien comme il faut, qui oscille entre désespoir et dénouement heureux
On retrouve des types de personnages déjà vus dans Orgueil et préjugés, comme la sœur Mary hypocondriaque et franchement insupportable (mélange de Lydia et Mme Bennett), le manipulateur chasseur de dot sous les traits de Mr Elliot …
Mais cette fois ci j’ai trouvé les personnages globalement moins profonds que dans Orgueil et préjugés : un peu moins d’humour et de cynismemoins de sales caractères…. Mr Darcy et Elisabeth Bennet, il faut avouer qu’ils étaient bien butés ! Donc pour le coup je me suis sentie moins impliquée dans l’histoire, j’ai moins bovarysé ! Rien ne pourra remplacer Mr Darcy, hihi ^^ !

Enfin j’ai quand même aimé lire ce roman, ça me change un peu de la SF et du fantastique… ce charme désuet de la vie et de la séduction au 18ème – 19ème siècle, les prises de têtes pour trouver un époux riche et de lignée équivalente a la sienne… c’est rafraîchissant 🙂

« La septième vague » de Daniel Glattauer

Une petite lecture de vacances, avant de se plonger dans la folie du 31 décembre… Et une lecture sur mon nouveau jouet, mon Kindle de Noël 🙂

J’avais bien aimé le premier opus de cette saga Emmi & Léo Quand souffle le vent du Nord. Mais prenant garde aux mauvais effets des suites (le second volet est rarement aussi bon que le premier), ça n’est pas sans appréhensions que je me suis lancée dans la lecture de La septième vague (décidément, l’auteur aime à parler des éléments pour évoquer les amours de ces deux protagonistes).

A la fin de Quand souffle le vent du Nord, Léo partait pour Boston, tirant un trait sur leur relation épistolaire, et laissant Emmi seule face à son ordinateur…
On la retrouve écrivant à Léo, sans autres réponses qu’un message d’erreur, celui ci ayant désactivé son adresse mail. Mais miracle, Léo revient au bout de 6 mois en Europe, reprend contact avec Emmi, et les deux « amis » peuvent reprendre peu à peu leurs échanges de mails !
Et cette fois il y a un petit plus : très rapidement, ils décident de se rencontrer « en vrai »
Mais les choses ne seront pas si simples, la confrontation à la réalité ne les pousse pas à abandonner la messagerie électronique… La vie d’Emmi avec son mari Bernhard et sa petite famille a été éraflée par ces longs mois de silence sur Internet, et Léo revient de Boston avec une petite amie qui devra bientôt vivre avec lui.
Mais comment cette situation va évoluer ?

Comme dans le premier volet, on oscille entre passion et amitié, humour et ressentiments, l’hésitation sur les sentiments et de mises, ainsi que les grandes théories sur l’amour.
Mais passée la surprise du premier volume et son style épistolaire ! Je me suis ennuyée ferme, j’ai détesté les personnages… j’aurais préféré rester sur l’impression du premier qui m’avait amusé et rappelé de bons souvenirs !

Emmi m’a paru être une garce névrosée et égocentrique, de mauvaise fois, qui pousse au vice et à la destruction, aigrie, parce que profondément triste… J’ai du mal à voir l’amoureuse tendre et blessée derrière son portrait, j’ai plutôt eu l’impression de me trouver devant une Penzerdivision ! Pis qu’est ce qu’elle est lourde à parler tout le temps de sa thérapeute qui lui à dit de faire ceci ou de dire cela… Pffff, on a compris qu’elle était anéantie par 2 ans et demi de relation par mail avec Léo…

Léo ressort comme un mec paumé, archétype du gars qui ne sait pas ce qu’il veut… Ou si, il le sait, mais à décidé de se compliquer un peu la vie (parce que sinon on boucle l’histoire au bout du premier chapitre). Bref, il est en mode un pas en avant, deux pas en arrière, ménage la chèvre et le chou entre sa copine officielle et Emmi, parce que le pauvre manque de confiance en lui

Bref, une histoire qui se veut comme toutes les histoire d’amour en fiction (et parfois dans la réalité), d’une simplicité absolue, mais rendue d’un compliqué… J’ai presque eu l’impression de lire un Harlequin -_-

Je suis sûre que les vrais fan de Quand souffle le vent du Nord adoreront La septième vague… j’avais aimé, mais plus pour le concept que pour les personnage (j’avais déjà du mal avec Emmi). Ceux qui ne sont pas fan à la base des romans d’amours, passez votre chemin !
Bien que je n’ai pas aimé cette lecture, bizarrement je n’arrive pas à être déçue, je n’ai pas passé des heure sur ce livre (il se lit vite), je voulais savoir comme l’auteur aller clore l’histoire, et j’ai vu. En espérant qu’on ai pas un troisième tome du genre « Le soleil de la passion » ou « Sur la terre de l’amour »…
Passons à autre chose maintenant !

« Le Diable au corps » de Raymond Radiguet

Lecture classique ce week-end, pour le challenge nécrophile, dans la catégorie « roman d’un auteur mort avant 35 ans« . Trouver un auteur mort avant 35 ans n’a pas été une mince affaire : j’ai portant passer une heure à calculer l’âge de décès d’auteurs français, britanniques, … sur les listes d’écrivains de la Wikipédia, sans autres solution que Radiguet. Ça tombait plutôt pas mal, je ne l’avais jamais lu, et un grand classique, ça ne se refuse pas !

Raymond Radiguet est né en 1903 juste à côté de chez moi, à Saint-Maur, où se déroule d’ailleurs Le Diable au corps, qui malgré ses dénégations, semble être un roman quelque peut autobiographique. A 14 ans, il a vécu une aventure d’un an avec une femme mariée à un soldat envoyé au Front (précoce !), et arrête ses études à 15 ans.
Il commence à rencontrer les artistes qui feront la renommé de Paris à cette époque : Max Jacob, Juan Gris, Picasso, Modigliani… A cette époque, il embrasse la carrière de journaliste et commence à écrire sous pseudonyme dans Le canard enchaîné.
En 1918, il fera une rencontre décisive : celle de Jean Cocteau, qui l’encouragera dans la poésie, et lui permettra de finir son premier roman, Le Diable au corps et de le publier en 1923 chez Grasset. Tous deux deviendront amis et voyageront beaucoup ensemble.
Radiguet est littéralement foudroyé par la fièvre typhoïde et meurt à 20 ans, en 1923, sans voir paraître son second roman, Le bal du comte d’Orgel.

Dans Le Diable au corps, le narrateur, François, est un adolescent de 15 ans qui tombe amoureux de la fille d’amis de son père, Marthe, 19 ans. N’osant lui dévoiler ses sentiments alors qu’elle est fiancée, il la laisse se marier à Jacques qui a été envoyé se battre durant cette Première Guerre Mondiale. Elle est laissée seule pendant de longs mois, et lui a arrêté les études et dispose de beaucoup de temps libre… et leurs amicales rencontres se transformes vite en liaison amoureuse adultère.
Ce roman présente sous le point de vu de François de quelle manière cette relation va naitre, évoluer avec des hauts et des bas, oscillant entre morale et désir de liberté amoureuse…

J’avoue, j’ai beaucoup de mal à considérer ce livre comme une histoire d’amour.
Difficile aussi de dire si ce roman m’a vraiment plu, mais quelque part il me parle, et me fait plus réagir sur le mode de l’amusement : la fougue adolescente (comprendre « connerie profonde ») ne me laissant que de vague souvenirs amers. C’est l’histoire d’un premier amour pour le narrateur, forcément égoïste et profondément égocentrique, cruel avec Marthe, mariée trop jeune et surtout sans discernement : elle n’aimait plus Jacques, mais vu qu’il faut se marier, hein… il faut bien une excuse pour rester le cul sur son fauteuil comme toute bonne femme au foyer bourgeoise.
Je trouve particulièrement antipathiques les personnages (et qu’on ne vienne pas me dire qu’à l’époque, c’était comme ça et tout). Je dirais même qu’ils me donnent d’irrépressibles envie de high-kicks et coups de boules. Une telle inaction m’est juste insupportable.
On voit donc François torturer mentalement son petit esclave affectif, qui hésite entre l’envie de la faire souffrir parce qu’elle est mariée, et est parfois pris de remords, lui jurant amours éternel etc… Le tout en tergiversant et se faisant des nœuds au cerveau comme il est rarement permis…
Il ne rêve que d’une chose : que le mari ou les parents soient directement confrontés à cette liaison, pour crever l’abcès. Mais bien entendu, il manque de courage et ne fait rien. Et Marthe n’est pas vraiment mieux, puisqu’elle préfère laisser pourrir la situation. Il est a la fois flatté et emmerdé par les conséquence de cette relations (ex : content de lui faire vivre l’ivresse de l’amour, mais quand elle tombe enceinte, ça le perturbe d’avoir en face un mère et non plus une femme… Et bien bravo…).
Très romantique, on comprend dès leurs rencontre a quel destin funeste cette relation est vouée : François n’a qu’une crainte, qu’elle ressemble sur ses vieux jours à sa mère (les belles-mères ont toujours bon dos…).
Une caricature de l’amour adolescent, encore valable aujourd’hui, qui reprend les codes des romans classiques tournant autour de l’amour, du romantisme, du réalisme et de la psychologie (Le Rouge et le Noir, Bel-Ami, L’éducation sentimentale…) car le narrateur n’a que ces référence pour vivre son premier amour (il parait que c’est plutôt le porno maintenant, pas sûre que ce soit beaucoup mieux en même temps). Pour le coup, je préfère Madame Bovary si on doit parler de satyre de l’amour des petits bourgeois, avec ses obligatoires mariages de raison, amants, hypocrisie…

J’imagine très bien pourquoi ce roman a fait tant de bruit à sa sortie : un auteur jeune (17 ans), qui meurt jeune (de Radiguet à Kurt Cobain en passant par James Dean.. mourir jeune, c’est bon pour les ventes), un thème très dérangeant (l’immoralité de cette relation, où le soldats qui sert son pays est trahi), le tout dans un style  classique facile à appréhender (on est loin des surréalistes, même si ce roman est livré comme un coup de poing à la bourgeoisie).

Au final, un roman toujours d’actualité !
Après je me demande de quelle manière il est reçu par des lycéen ?