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« Le lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann

C’est assez rare que j’abandonne une lecture… En générale quand un livre m’ennuie je me force, je m’accroche en me disant que c’est un petit calvaire d’une journée ou deux pour le finir en diagonale ! En lecture comme en cuisine, j’aime goûter et tout et finir mon assiette 🙂

Mais pour cette autobiographie de 756 pages, il a fallu que je choisisse entre mon orgueil de lectrice « qui fini tout ses livres » et mon amour de la lecture en général… Un livre qui vous ennui à de quoi vous dégoûter d’ouvrir un livre pendant des mois. En butant sur la 536ème page début décembre, je l’ai refermé, et ouvert beaucoup d’autres romans depuis. Et je n’ai pas du tout eu envie de me remettre dessus, même si j’étais aux trois quart de la délivrance : je déclare donc Le lièvre de Patagonie comme lecture abandonnée !

Claude Lanzmann, né en 1925, nous livre ici son autobiographie. Les plus cultivé (dont je ne faisais pas parti) sauront qu’il est le réalisateur du célèbre film Shoah, sorti en 1985.
Il faut avouer que sa vie lui permet de remplir allègrement les pages de ces mémoires ! Entre la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa jeunesse auprès de grands auteurs comme Sartre, Michel Tournier, compagnon de longues années de Simone de Beauvoir, son métier de journaliste durant une période très sensible au niveau du climat international (guerre d’Algérie, Corée du Nord qui se referme…)…

Alors peut être ne-suis je pas vraiment férue d’histoire contemporaine… j’avoue que ça n’est pas vraiment ma période favorite. En même temps c’est très bien, j’ai appris pas mal de petites choses en lisant ces lignes.
La vie des grands auteurs en mode intime, c’est sympa aussi, ça humanise les personnages.
La question juives, que ce soit durant la période de déportation ou la création d’Israel est traité avec des pincettes, sans pathos particulier ou prise de position trop marquée (ça change).
En revanche je n’ai pas du tout adhéré au climat de justification du livre, qui apparaît par ici et par là. A priori quelques auteurs ou journalistes ont dénigré des comportements ou propos de Lanzmann, et il s’en explique ici. Bon, je n’ai rien contre les règlements de comptes, mais vu que je me tape un peu de cette affaire à la base… Au passage il tacle un ou deux gars qui n’ont pas eu un comportement très propres pendant la guerre ou après.
Et puis le côté forcément nombriliste de l’autobiographie (j’ai fais ci, j’ai fait ça, et en plus je suis très doué), ça m’a vite gonflé… je me demande si je suis vraiment faite pour ce genre littéraire.

Bon, pour résumer je me suis ennuyée, j’ai lâché le bouquin, et je l’ai bien vite oublié
Dommage c’était un cadeau, je me demande ce que je vais pouvoir raconté à la personne qui me l’a offert 😀