Catégorie : Lectures

« Delirium, tome 3 » de Lauren Oliver

Troisième et (presque) dernier volet de la saga Delirium, au style rappelant résolument la littérature jeunesse de Hunger Game.
Dans ce monde où l’amour est considéré comme une maladie, les amoureux et les citoyens épris de liberté finiront-ils par triompher ?

Depuis l’attaque de la Résistance dans le précédent épisode, les autorités sont de plus en plus sur les nerfs. La population doit être gardée sous contrôle, et quoi de mieux pour cela que de leur prouver à grands renforts d’images que les ennemis du gouvernement sont âprement combattu ?
Lena vit toujours dans la nature avec son nouveau compagnon, ramené lors du dernier raid en ville : Julian, le fils d’un dirigeant anti-delirium. Mais quelle est sa surprise quand elle voit réapparaître celui que tous croyaient mort, Alex, son premier amour. Celui-là même qui l’a faite s’enfuir du carcan de la ville quelques mois plus tôt ! La situation risque d’être tendue… sans compter que la troupe de résistants est poursuivie par les Régulateurs qui souhaitent éliminer toutes les poches de rebellions.
En parallèle, Hana, l’amie de Lena que nous avions vue dans le tome 1 a été opérée et doit épouser le jeune maire de la ville, Fred Hargrove. Mais le conte de fée vire au cauchemar… le beau Fred semble bien être un sacré psychopathe !

Trois tomes c’était bien, il n’en aurait pas fallut un quatrième… Et encore, je viens de m’apercevoir qu’il y a des histoires « Hors Série » sous forme de nouvelles se focalisant sur Raven (une des leader résistante du groupe de Lena), Annabel (la mère de Lena), Alex ou encore Hana. D’ailleurs cette dernière est présente à la fin de l’édition que j’ai lue.
Bref, on commence un peu à tourner en rond ici. Dystopie dirigée par des politiciens au gant de fer, histoires d’amour compliquées, familles à protéger, désirs de révolutions qui mettrons forcément en danger des innocents (d’où de grosses crises existentielles), marathons dans les forêts ou les rues en flamme… On retrouve quelques recettes du genre, banalisées par le best-seller Hunger Game.

Heureusement on alterne un chapitre vu par Lena, puis un par Hana. Cela permet de dynamiser un peu le récit et de redonner de l’intérêt au roman.
L’histoire d’Hana et de son futur mariage de l’horreur donne du piquant au récit. On le voit venir, mais son futur époux est un vrai sosie de Barbe Bleue… Il a quelques secret inavouables et est assez porté sur la violence et la torture.

Que ce soit côté Lena ou côté Hana, on ne fait pas dans la finesse psychologique, mais ça passe, finalement… Surtout quand on se dit qu’on en voit le bout !
Voilà une belle aventure qui s’achève et une nouvelle lecture pour le challenge ABC. Mais vous l’aurez compris, j’ai tout de même préféré les deux premiers opus.


« La vengeance des mères » de Jim Fergus

Il y a 15 ans je refermais Mille femmes blanches, le premier opus de cette saga en terres amérindiennes paru en 1998. J’avais été entièrement conquise par ce roman qu’une collègue m’avait conseillé.
Il aura fallut du temps à Jim Fergus pour écrire la suite de ce roman à succès, puisque La vengeance des mères n’est sorti qu’en 2016 ! Après quelques hésitations, j’ai décidé de me relancer dans l’aventure et de remplir mon challenge ABC pour la lettre F.

Pour rappel, cette série de romans se déroule à la fin du 19ème siècle dans les plaines encore sauvages du Nord Ouest des Etats-Unis. Afin de signer un accord avec les Cheyennes, le gouvernement américain accepte leur requête de leur fournir mille femmes blanches… Une réussite partielle, car si quelques femmes volontaires avaient bien eu des époux indiens et des enfants, l’armée des Etats-Unis avait fini par attaquer le village et cette belle histoire avait fini en bain de sang.

Donc notre nouvel épisode commence juste après les combats qui ont vu la mort de nombreuses femmes et enfants, blanches comme Cheyennes. Un nouveau contingent de femmes blanches à marier a été envoyé par erreur par le gouvernement vers l’Ouest puis fait prisonnier par les Cheyennes. Aidées par les sœurs Kelly, ces femmes vont apprendre à s’intégrer à cette civilisation… Mais en pleine guerre contre l’armée américaine, difficile pour elle d’apercevoir un avenir radieux.

L’impression générale, c’est qu’on reprend ici la recette de Mille femmes blanches et on recommence : des femmes occidentales arrivent en terres sauvages, doivent apprendre de nouvelles coutumes, se rendent compte qu’elles ne sont pas si différentes des autochtones, découvrent les bons côtés de cette vie au grand air… mais aussi des aspects plus sombres de cette culture, et pour finir se heurtent à la guerre dans toute son horreur.

L’histoire est une fois de plus rédigée dans des journaux intimes. Ici l’originalité est qu’il y a deux narratrices : une des jumelles Kelly qui a survécu à l’attaque du village et qui rêve de venger la mort de ses bébés et de ses copines, et une des nouvelles arrivante, Molly.

Même si on a une petite impression de déjà vu, j’ai pris du plaisir à retourner dans cet univers. On retrouve certains personnages du premier roman en plus des sœur Kelly : Gertie la muletière, Phemie la princesse guerrière africaine… et surtout le super méchant puant à vomir, Jules Seminole, un indien à la solde des blanc. Il est sous utilisé dans cet épisode, ce qui me laisse penser qu’on le verra dans la suite de cette saga !

Et oui, Les amazones, le troisième tome de la saga, est sorti il y a peu. Une lecture pour 2020 peut-être !

« Elle est pas belle la vie ? Conseils d’un vieux schnock à de jeunes cons » de Kurt Vonnegut

Court, c’est le maître mot de mes lectures en cette fin d’année pour boucler le Challenge ABC ! C’est dommage, car ça faisait un moment que je voulais me plonger dans du Kurt Vonnegut, et j’avais en vue Le berceau du chat ou Abattoir 5
Heureusement je vais tout de même pouvoir découvrir l’auteur avec ce recueil de discours de fin d’années universitaires aux Etats-Unis.

A travers 9 discours prononcés entre 1978 et 2004, Kurt Vonnegut prodigue des conseils aux jeunes générations fraichement sorties de l’université, mais aussi aux autres (parents, professeurs…). Si je dois retenir des choses, outre son ton direct, simple et un certain sens de l’humour, ça sera son humanisme à toute épreuve. Vonnegut nous explique qu’il n’est pas religieux, mais qu’il considère Jésus Christ comme le plus grand homme ayant foulé cette terre, et le Sermon de la montagne comme la meilleure idée de l’humanité. Notre homme a un crédo, faire le bien autour de soi et ne pas suivre la loi du Talion… et surtout se réjouir de chaque bon moment de la vie, puisqu’ils ne sont pas si fréquents !  
D’un point de vu plus « opérationnel », il nous apprend aussi que les noyaux familiaux d’aujourd’hui sont trop petits (père, mère et enfants), ce qui engendrerait nos taux de divorce records… L’humain est fait pour vivre en petite tribus pour se sentir bien, et il précise, des communautés réelles et non virtuelles. D’ailleurs son aversion pour les produits numériques, qui ne servent qu’eux mêmes, comme le font aussi les grandes entreprises, me parle assez…
Bref, je pense que suivre certaines de ses leçons de vie peut être utile, comme se faire des groupes d’amis (des familles élargies) via des associations par exemple. Ou alors arrêter de penser à un bon vieux temps hypothétique : Pour Vonnegut, l’humanité a toujours pourri la Terre, est on est bien parti pour la détruire complètement… mais ça n’est pas une génération en particulier qui a enfoncé le clou (et surtout pas la sienne… à méditer).

Une bonne lecture, rapide et enrichissante !

« Rip l’endormi – La légende du Val Dormant » de Washington Irving

Histoire d’accélérer un peu mon rythme de lecture, j’ai un peu revu ma liste de livre à lire pour le Challenge ABC. A moi les nouvelles et autres histoires courtes !

Voilà comment je me retrouve à lire ce petit ouvrage de Washington Irving, premier homme de lettre des Etats-Unis, qui a vécu de près les mutations du pays entre la fin du 18ème et le début du 19ème siècle.

Rip l’endormi pourrait presque être considéré comme une histoire de science-fiction. Notre homme, Rip, vis sa vie comme il l’entend, débonnaire et un peu feignant… Mais les critiques acerbes de sa femme l’empêchent de vraiment profiter de l’existence tranquillement. Il part donc prendre l’air avec son chien et son fusil dans les bois pour échapper à son quotidien. Jusqu’au jour où il tombe sur un groupe de Hollandais vêtus à l’ancienne mode qui lui offrent une chope à boire… Lorsqu’il se réveille de cette fête improvisée, le monde a bien changé !

La légende du Val Dormant est quant à elle une nouvelle qui va parler à tous : il s’agit de l’histoire qui a inspiré Sleepy Hollow. On y retrouve Ichabod Crane sous les traits d’un instituteur de campagne, un cavalier sans tête… et une disparition étrange. Attaque de fantômes, de démons… ou simple vengeance toute humaine ?

Washington Irving est une référence dans ce qu’on pourrait appeler de l’art primitif américain, puisqu’il est le premier auteur natif américain un peu renommé. Il a une vraie fascination pour la vie des Hollandais qui ont colonisé les terres proches de l’Hudson, ainsi que pour les histoires de fantômes, les légendes indiennes… Mais ces deux histoires ont été éditées à titre posthume ! Et oui, sa passion pour l’histoire et la fiction ne lui ont pas permis d’en vivre.

Autant l’avouer, l’intrigue de ces deux récits n’est pas bouleversante et le suspense n’est pas au rendez-vous. Il est tout de même amusant de voir à quoi ressemblaient les villages et les campagnes au début du 18ème siècle, et les personnages sont plutôt bien brossés.

Bref, à lire à l’occasion, d’autant que ce petit fascicule est rapide à lire.

« Harry Potter and the Goblet of Fire » de J. K. Rowling

Comme chaque année, je retrouve Harry Potter dans ses aventures à Hogwarts, et dans la langue de Shakespeare s’il vous plait (c’est plus chic et ça me fait surtout bien travailler mon anglais). J’avais vraiment hâte de me replonger dans cet univers… et je n’ai pas été déçue par cet épisode, qui pour le moment, est pour moi le meilleur de la série !

Après son habituel congé estival chez les Dursley, Harry retrouve la famille de son ami Ron, les Weasley, et Hermione, pour finir les vacances en beauté : cette année la Coupe du Monde de Quidditch a lieu au Royaume-Unis ! Une bonne occasion pour toute la tribu d’assister au match de la finale et de faire un peu de camping. Un plan de rêve… qui vire au cauchemar. Les Death Eaters, les anciens disciples de Voldemort, sèment la confusion auprès des milliers de sorciers réunis pour fêter la victoire. Des moldus sont violentés, la marque sombre de leur maître est invoquée… Tout cela laisse présager le pire pour l’année scolaire à venir.
Et pourtant, une autre bonne nouvelle attend Harry et ses amis une fois arrivés à l’école : le Triwizard Tournament va avoir lieu à Hogwarts. Ce tournoi mettant en lice trois écoles de magie n’avait pas été organisé depuis de très nombreuses années, car jugé trop dangereux… Un seul élève pourra représenter son école et il devra être âgé de plus de 17 ans. Harry ne pourra donc pas mettre son nom dans la Coupe de Feu, un objet magique qui choisi les l’élu de chaque école… A moins que…

Il se passe énormément de choses dans ce volume, comme je le notais plus haut : l’avènement des Death Eater qui laisse présumer que Voldemort pourrait revenir, le Triwizard Tournament qui va rythmer toute l’année scolaire à Hogwarts… mais aussi une espèce d’échange scolaire avec la venue de petits groupes de représentants et d’élèves d’autres écoles de magie : Beauxbatons et Durmstrang, un bal de promo qui va introduire un peu d’histoires de cœur dans cet univers qui était jusque là assez chaste, des disputes dans les groupes d’amis assez sérieuses,… Bref, on est loin de s’ennuyer !

Ce que j’ai apprécié, c’est que les situations auxquelles sont confrontés les personnages sont de plus en plus dures. Et je ne parle pas que d’épreuves de magies… mais aussi de relations interpersonnelles. Les enfants grandissent et sont maintenant dans l’adolescence, et doivent aussi parfois prendre des décisions d’adultes.
Pour ne rien gâcher, l’intrigue est très bien travaillée. Je ne me suis pas doutée une seconde du retournement final !

Une très belle lecture, qui mérite un coup de cœur ! Vivement la suite !

« Kafka sur le rivage » d’Haruki Murakami

Nouvelle expérience avec Haruki Murakami, dont j’avais lu La course au mouton sauvage  il y a très longtemps… en 2011 en fait ! Ca faisait un bout de temps que Kafka sur le rivage était dans ma PAL, et ceux sous tous les formats imaginables : e-book piraté, livre offert à Noël, et audio-book acheté par erreur le mois dernier. Du coup pas d’excuse pour ne pas l’écouter en ce mois de novembre, surtout qu’il me sert pour le Challenge ABC cette année !

Kafka Tamura vient d’avoir 15 ans et peut enfin faire ce qu’il avait toujours prévu de réaliser à cet âge-là : quitter son foyer et son père qui lui prédit une sombre malédiction. Comme Œdipe, Kafka va tuer son père, coucher avec sa mère et sa propre sœur. Dans un foyer où il n’a jamais connu l’amour, sa mère et sa sœur étant parties alors qu’il était très jeune, il ne voit que la fugue comme échappatoire. Avec son sac à dos et un peu d’argent volé à son père, il part à Takamatsu, loin de son Tokyo natal.
Lors de cette fuite il fini par rentrer dans une bibliothèque tenue par deux personnages peu communs, Mademoiselle Saeki et Oshima. Oshima devient rapidement l’ami de Kafka. Mais pour Mademoiselle Saeki les relations sont plus complexes : Kafka se demande si elle ne serait pas sa mère perdue, alors qu’en même temps il brûle de désir pour elle…
Au même moment, Nakata, un vieil homme qui ne sait plus lire ni écrire, mais qui parle aux chats et fait pleuvoir des sardines, quitte aussi Tokyo pour se diriger vers Takamatsu. Une importante mission l’attend.

Les commentaires sur cet ouvrage étant plus qu’élogieux, je m’étais fait un devoir de le lire… Et bien que dire. Je reste un peu coite !
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, car la plume de Murakami est maitrisée, et ce double voyage initiatique nous emmène vers des univers qui oscillent perpétuellement entre rêve et réalité. D’ailleurs une des questions centrales est là où s’arrêtent les responsabilités : est-ce que rêver ou imaginer c’est déjà être responsable et du coup, peut-on en être blâmés ?
La pensée orientale est bien présente, entre la philosophie des personnages et les questions qu’il nous posent, les louvoiements entre la nostalgie et l’ancrage dans le présent, les esprits omniprésents et le paranormal pas si étrange…
Ce roman est philosophique mais prête parfois à sourire avec le personnage de Nakata qui à un naturel attachant, et son copain le routier Hoshino, qui voit la vie d’un côté simple, mais efficace ! Pourtant je n’ai pas vraiment accroché. En fait je n’ai pas du tout aimé le personnage principal de Kafka. Zéro empathie avec lui. Trop ado, trop sérieux, trop a décrire la rigidité de son membre viril… mais pas assez charismatique. 23h de récit où on n’aime pas un personnage, c’est long.

Bref, je reste mitigée au sujet de ce roman. Ca ira peut être mieux à froid 😉

« La soif » de Jo Nesbö

Double combo pour cette lecture : une nouvelles entrée pour le challenge ABC sur une lettre pas toujours évidente à trouver (bizarrement je galère souvent pour le N) et une nouvelles découverte dans le cadre du partenariat avec Folio.
Et oui, je ne connaissais pas cet auteur et sa saga à priori ultra connue des aventures de l’inspecteur Harry HoleLa soif est déjà le 11ème opus de la série !

À Oslo, une femme a été tuée chez elle, mordue à mort par son rendez-vous Tinder qui a pris la fuite… Ça pourrait presque être anecdotique si
quelques jours plus tard une seconde victime n’avait été retrouvée assassinée avec le même mode opératoire. La police d’Oslo piétine… Et s’ils faisaient appel à leur ancien inspecteur vedette, aujourd’hui « à la retraite », Harry Hole ?
Harry va donc créer une cellule d’enquête indépendante de celle de la Police, ayant plus de liberté pour explorer des pistes hors des sentiers battus… et en toute discrétion. Mais le temps presse, car une troisième victime entre la vie et la mort vient d’être découverte… Et le style de l’assassin a quelque chose qui rappelle de vieux et mauvais souvenirs a Harry.

Une lecture très intéressante, même si j’ai eu du mal au début a me plonger intégralement dedans, à coup de lecture de 15mn dans le métro. Le style nordique peut-être ? Quelques voyages en train de plusieurs heures m’ont permis de bien m’y mettre et à partir de là ça démarre. Je ne pouvais plus lâcher ce roman !
J’ai apprécié cette histoire glauque où la psychologie est reine, bien en raccord avec notre digital way of life. Les personnages sont intrigants, que ce soit du côté des gentils que de celui des méchants. Je regrette juste de ne pas les avoir suivi dans des épisodes précédents de la série ! Du coup je profites moins à mon avis…
L’enquête est bien menée et quelques rebondissements que je n’avais pas anticipés pimentent les chapitres du début à la fin.

Que demander de plus à un roman policier mâtiné de thriller sombre ? Bref, pour l’an prochain il faut absolument que je me note de lire les autres romans de cette saga… et peut-être commencer par le premier, L’homme Chauve-Souris.

« Les yeux » de Slimane-Baptiste Berhoun

Et je continue sur ma lancée de lectures audios pour avancer dans cet interminable Challenge ABC… Plus que 11 lecture en 2 mois et demi. On y croit !
Pour cette lecture je me suis laissée inspirée par les propositions d’Audible. Les yeux était pas trop mal noté, et surtout bien vu pour la qualité de la narration. Un livre lu par son auteur, ça ne se refuse pas !

Juste après la Seconde Guerre Mondiale, quelque part dans le Berry… Une voiture de police s’éloigne d’une scène sanglante, le suicide d’un aliéné à l’hôpital de l’Orme. Ca n’est pas le premier à mettre fin à ses jour, ni le dernier.
C’est dans cet asile que le professeur Lacan envoi son élève, Lucie, étudier un cas rare de prosopagnosie. Cette maladie empêche les personnes qui en souffrent de reconnaître les visages… et en résolvant le mystère de cette pathologie, Lucie espère pouvoir clore une affaire de meurtre.
Mais avant de pouvoir étudier ce malade, Lucie va devoir faire face aux patients de l’Orme et surtout à son équipe médicale… et plus particulièrement le chirurgien en chef Valmont, qui voir d’un mauvais œil l’arrivée de cette étudiante. Quel secret veut-il cacher ?
Heureusement Lucie va trouver de l’aide auprès du pharmacien Gauthier… ensemble ils vont pouvoir enquêter sur les morts mystérieuses qui entourent l’Orme.

Je ne connaissais pas l’auteur avant de rédiger cet article, mais je sentais bien le côté « scénario » de jeu de rôle ou de série TV derrière cette plume… Et en effet, pour ceux qui l’ignorent, Slimane-Baptiste Berhoun est surtout connu pour ses web-séries et ses qualités de réalisateur / scénariste.
Les scènes s’enchainent avec logique, l’univers angoissant est bien retranscrit et la palette de personnage est marquante.

Côté récit, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie. Pas de répit, on est embarqué dans un thriller haletant. On a peur pour Lucie, on a de l’empathie pour ce pauvre Gauthier, on déteste franchement Valmont,… Et surtout on se demande qui est le tueur fou qui terrorise les patient de cet hôpital !
La seconde partie est plus chaotique. On vire vraiment dans le fantastique et j’ai nettement moins accroché à cette histoire de monstre impalpable aux yeux qui tuent. Bon, ça reste quand même agréable car l’auteur arrive encore à nous embarquer… mais quand même, petite déception.
Certains rebondissements sont attendus et arrivent effectivement, certaines conjonctures qu’on peut imaginer sont fausses… mais en tout cas, je ne m’attendais pas à la chute !

Si je trouve la galerie des personnages de l’asile plutôt pas mal (La Mo qui est un pensionnaire qui se prend pour sa femme décédée, un dont j’ai oublié le nom qui se croit résident dans un grand hôtel…), j’ai été moins convaincue par la psychologie des personnages. Il manque quelque chose, mais ne saurais dire quoi… peut-être de la profondeur ?

En revanche il y a un détail qui m’a embêté au niveau technique : avoir une si bonne prestation de lecture par l’auteur pour avoir un montage qui n’est pas parfait… il y a à plusieurs reprises des répétitions de phrases, c’est vraiment perturbant quand on est à fond dans l’action !

Bref, une lecture pas désagréable pour cette lettre B du challenge ABC !

« Légende » de David Gemmell

Et une nouvelle découverte fantasy grâce au challenge ABC ! En regardant les auteurs disponibles avec une lettre G sur Audible j’ai remarqué la série dont est issue Légende, le Cycle Drenaï. De bons commentaires pour cette fantasy classique des années 1980. Il fallait que j’écoute ça pour parfaire ma culture !

Soldat ayant abandonné le combat, Rek fait tout pour ne pas se confronter à l’horreur de la guerre et ses inévitables morts. C’est alors qu’il rencontre une jeune femme incroyable, Virae. Il ne leur faut pas très longtemps pour tomber amoureux… et pour elle Rek est prêt à affronter ses peurs et à l’accompagner au fort de Dros Delnoch, plus grande place forte de ce monde et dernier bastion Drenaï devant l’imposante armée du Nord des Nadirs. Cette armée d’envahisseurs dirigée par Ulric est la plus grande jamais vue. Défendre Dros Delnoch semble être une cause perdue !
Mais c’est sans compter sur la légende Drenaï, le meilleurs des combattants, qui est réputé pour sa hache dans tous les peuples : Druss. Avec lui, Dros Delnoch a encore un espoir !

Un récit classique de fantasy certes, mais un récit efficace ! Pas simple en mode audio de se retrouver avec tous les noms de personnages ou de lieux aux consonance un peu exotiques, mais l’essentiel est vite compris. La guerre, la peur, la bravoure… ces sentiments et ces ambiances sont bien retranscrits.

Forcément j’ai adoré le personnage de Druss, la Légende. Guerrier soixantenaire ayant roulé sa bosse, il n’a qu’une crainte : mourir de vieillesse chez lui. Cette grande bataille qui se prépare est pour lui l’occasion de faire encore quelques coups d’éclats, et avec un peu de chance, connaître une mort honorable…
Je dois avouer que les autres personnages m’ont beaucoup moins plu… il faut dire qu’à côté de Druss, les autres protagonistes font fait pâle figure, même Rek le berserker qui endosse un peu la cape de héros.

Pour l’an prochain je me suis prévue une lecture audio d’un autre roman de cette saga (qui peuvent se lire dans le désordre)… Non pas le tome 2, mais le 6, celui qui est dédié à Druss 😉

« Le Bourbon Kid » d’Anonyme

Un an après Le Kid, le Pape et l’Iroquois je me lance dans un nouvel épisode de l’inénarrable saga du Bourbon Kid… sobrement intitulé Bourbon Kid, justement. Ça sent tout de suite le retour au source : de la baston, des ambiances sombres, du mysticisme arrosé d’une galerie de personnages tous plus hallucinants les uns que les autres.

Depuis l’assassinat du pape, les mercenaires des Dead Hunters ne chôment pas. L’Iroquois, Elvis, Rodeo Rex, Bébé, Jasmine… et le Bourbon Kid poursuivent cette fois l’esprit de Caïn, qui peut prendre possession des corps de personnes ayant perdu connaissance.
Premier tueur de l’histoire puni par Dieu, Caïn veut se venger ! Aidé par les quatre Cavaliers de l’Apocalypse et leur armée de goules, il tente d’accéder au Cimetières du Diable, le fameux bar de Scratch donnant accès aux enfers, pour aller ressusciter les morts et déclencher l’Apocalypse.
Autant le dire, des têtes vont voler, et pas forcément celles qu’on croit !

Comme toujours, c’est un plaisir de retrouver les personnages et l’univers du Bourbon Kid.
Finalement se sont les plus abrutis que je trouve les plus intéressants, car les plus drôles.
Jasmine par exemple, sous ses airs de bimbo écervelée est assez philosophe… Et ses grosses boulettes en série dynamisent bien les aventures des Dead Hunters ! Après avoir abattue le Pape par erreur, aujourd’hui elle tente le voyage dans le temps… tout un programme 😉
Je ne peux pas passer sous silence Sanchez, qui est l’icône des anti-héros ! Toujours aussi gras, dégueulasse et bête… mais il est maintenant en couple avec une jolie ex-flic, Flake. Ils tiennent ensemble le Tapioca Bar, toujours aussi glauque, mais toujours aussi central dans la saga !

Une très bonne lecture qui nous amène dans les lieux habituels de la série (Santa Mondega, Le cimetières du Diable…) mais aussi en territoire amish… sur une île ou une fois l’an, des enfants disparaissent dans les bois pour ne plus revenir. Tout un programme !

Vivement la suite, sortie en français il y a peu : Quel le Diable l’emporte.