Catégorie : Films

« Conjuring : Les Dossiers Warren » de James Wan

ConjuringTout laissait présager le meilleurs pour Conjuring. D’abord James Wan, le réalisateur de Saw était au commandes. Ensuite en voyant la bande-annonce du film en juillet au ciné, on avait aimé le trailer et même sursauté. En plus l’affiche est sympa. Et puis les critiques étaient hyper élogieuses, autant du côté des journaux que des spectateurs… dont mon beauf’ fan du genre. C’est qu’il y a quelque chose ! Et pour finir, j’adore les histoire de maisons hantés, de fantômes, d’exorcisme… surtout quand il s’agit d’histoires « vraies » du genre AmityvilleThe Haunting in Connecticut ou Paranormal Activity. C’est ça une jeunesse perdue a regarder l’émission Mystère ;).
Bref, je suis allée au ciné persuadée de passer un bon moment…

Dans les années 70 la famille Perron, Roger, Carolyn et leurs 5 filles, deviennent propriétaires d’une grande maison de famille à la campagne, dans l’état du Rhodes Island.
Rapidement des phénomènes étranges apparaissent : leur chien meurt, une cave dissimulée sous du lambris est découverte, des oiseaux se suicident en fonçant dans les carreaux, une des filles est prise de crises de somnambulismes, une autre se fait « toucher » la jambe dans son sommeil… Jusqu’à ce que ces phénomènes s’amplifient et finissent par pourrir la vie de toute la famille : objets déplacés et brisés, portes qui claquent toutes seules, apparitions de fantômes…
C’est a ce moment que les Perron prennent contact avec les Warren, Ed et Lorraine, célèbres démonologues habitués aux maisons hantés et exorcismes. Lorraine, avec ses dons de medium, découvre rapidement que la présence qui hante ces lieu est un puissant démon…

The Conjuring

Histoire classique s’il en est, pour les habitués des films de maisons hantées, que ce soit dans le scénario ou dans les effets (apparitions brusques, musiques amplifiées, jeux d’ombres et de lumières…) ! Bon, jusque là ça va.
Mais là où je suis très déçue, car je l’ai été, c’est qu’à aucun moment je n’ai eu la pression. Donc difficile de dire qu’on a peur devant ce film… Dommage pour un film d’horreur ! :s

A quand un nouveau REC où j’aurais peur de regarder l’écran, angoissée sur mon siège ? Ou un Martyrs à la fois saisissant et effrayant, qui fait se poser des milliers de questions ? Ou même un Esther avec un petit retournement de situation amusant à la fin ? Voir juste un concept intéressant, comme dans American Nightmare (qui est pourtant décevant lui aussi) ?
Avec Conjuring, pas de surprise ni d’effroiPas un mauvais film, car il est très bien filmé, bien narré, les acteurs sont bons… mais il lui manque un je ne sais quoi qui me le fait aimer. Déçue quoi 🙁

« Kick-Ass 2 » de Jeff Wadlow

Kick Ass 2Je voulais finir dignement mon Challenge Geek spécial Films et Série avec un film qu’il me tenait à cœur de voir au ciné cet été : Kick-Ass 2.
J’ai adoré le premier Kick-Ass : je me le suis d’ailleurs rematé hier soir histoire de me mettre dans le bain… C’est un excellent film de super héros qui avait le grand avantage de faire « authentique », avec des personnages presque « normaux » et des combat criants de réalisme… Et bien je n’ai pas été déçue avec cet second opus ! Je dirai même que c’est le film de l’été pour toi !

Quelques années se sont passées depuis que Dave a endossé le costume de super héros de Kick-Ass pour la première fois… et depuis cette période il a suscité de nombreuses vocations de super héros dans les rues de la ville.
Mindy, alias Hit-Girl est devenue une lycéenne presque comme les autres… A la seule différence qu’elle s’entraîne encore en cachette en la mémoire de Big Daddy, son défunt père, et revêt encore le costume de super héros pour donner des tannées aux méchants.
Mais dans l’ombre, Chris, l’ex Red Mist, n’a pas oublié que Kick-Ass a tué son père à grand coup de bazooka, le chef mafieux Frank d’Amico. Il a juré de se venger, et se crée un personnage de super vilain tout de cuir vêtu : The Mother Fucker. Et afin de laminer Kick-Ass, il décide de monter une véritable armée…

C’est avec plaisir qu’on retrouve les personnages du premier épisode, qui ont un peu (beaucoup ?) changé depuis ! Mindy a bien grandi mais est restée la même, directe, avec un langage cru et une répartie bien sentie. Le personnage de Hit-Girl est vraiment génial, une vraie ninja… et ses combats sont vraiment très bien chorégraphiés. J’adore 🙂
Dave est toujours un looser en costume de plongeur vert, mais il est courageux… et va se trouver des copains aussi freaks que lui : les membres de Justice For Ever, les nouveaux Watchmen ! Dans ce gang de supers gentils, son copain Marty joue les Battle Guy, une bombe rousse est Night Bitch, un faux scientifique est Dr Gravity… Et Jim Carrey joue les leader sous le nom de Colonel Stars and Stripes, accompagné de sa chienne Eisenhower spécialement éduquée à bouffer les bites des méchants. Franchement une équipe comme ça, il fallait l’inventer 😀
The Mother Fucker fait vraiment vilain d’opérette… avec la cape de sa mère et ses pinces tétons ! En revanche son équipe de méchant est assez couillue, et plus particulièrement Mother Russia, géante slave aux muscle d’aciers, sortie du goulag après avoir dévorée sa codétenu. Baston musclées en perspectives !
Côté scénario, pas de prise de tête : des gentils contre des méchants… sauf que là se pose encore la question de la source du mal. Est-ce que les super héros sont apparu à cause de la criminalité galopante ou est-ce Kick Ass qui a généré les super vilain qui mettent la ville à feu ou à sang ? Une question toute à fait digne d’un bon épisode de Batman, qui a tout de même l’avantage de mettre en garde contre la vengeance citoyenne ou les formations de milices, quels qu’en soient leurs buts.

J’ai réellement adoré ce film, l’ambiance est carrément jouissive ! L’action est au rendez-vous, les combats beaux et bien orchestrés, le sang gicle dans tous les sens, et la musique est entraînante. Il a toutes les qualités du premier, et plus encore ! Les plans sont simples et claires, bien filmées. Contrairement aux films récents bourrés d’effets spéciaux et de scènes sombres où on ne voit rien des combats (Elysium, World War Z, Pacific Rim…), là on profite !

Bref, allez le voir au ciné si vous en avez l’occasion, c’est un vrai bon film de super héros contrairement au très très mauvais Wolverine sorti en juillet dernier.
Il ne me reste plus qu’a attendre un troisième épisode… ou commencer à lire les comics 😉

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« Elysium » de Neill Blomkamp

ElysiumDécidément je suis dans ma phase ciné en ce moment, et pour une fois je vais voir un film à sa sortie ! 😀
J’avais beaucoup aimé District 9 et j’attendais beaucoup de Neill Blomkamp pour Elysium. Et bien pari gagné pour lui, malgré qu’on soit clairement devant un super-production hollywoodienne. On a un bon film de SF, avec un vrai questionnement et de belles scène d’action.

En 2154 la Terre est polluée, ravagée par les maladies, les cités ressemblent à de gigantesques bidonvilles… et il n’y a plus que les pauvres qui vivent ici. Les riches eux ont depuis longtemps pris le chemin de l’espace, et vivent sur un satellite artificiel, Elysium. Ils ont non seulement de superbes villas, un air pur, une vie saine… mais aussi des moyens de se soigner hyper performants : les MedBox, des machines qui permettent de guérir de toutes les maladies. Bien entendu, les habitants de la Terre voient Elysium comme un jardin d’Eden… et surtout le seul endroit où ils pourront soigner leurs proches, vues les conditions sanitaires sur la bonne vieille planète bleue.
Max un habitant du bidonville de Los Angeles va à la suite d’un enchaînement d’événements se retrouver être la clé qui pourrait ouvrir la porte des habitant de la Terre vers Elysium.

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Voilà donc un bon petit scénario de science-fiction, qui n’est pas sans rappeler les grands classiques du domaine : Asimov, Ilium de Dan Simmons,… L’univers tient bien la route, et en plus on réfléchit un peu. On excusera quelques détails un peu bancals dans l’histoire… mais bon !
Les scène d’action sont bien filmées, les effets spéciaux sont bien foutus… et surtout on reconnait la patte du réalisateur qui rappelle District 9 ! Un monde dévasté, des lumières crues, un peu de « shaky camera », la ségrégation, de l’hybridation (cyborgs et exosquelettes cette fois)…

Je regrette juste d’avoir été le voir en VF finalement !
Je vous le conseille vivement, surtout en cette période où les gens sont encore en vacance : les salles sont pas très remplies, et c’est vraiment un film à voir sur grand écran selon moi !

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« World War Z » de Marc Forster

WORLD-WAR-ZVu tout le tapage médiatique autour du blockbuster World War Z en juillet, ma passion pour les films d’horreur et mon envie d’avancer un peu sur ma carte du Challenge Geek spécial Films et Séries, ce film a été tout naturellement notre choix pour notre sortie ciné d’hier.
Très bon timing d’ailleurs pour aller le voir dans les grandes salles d’Ile-de-France : week-end de chassé croisé, dernières semaines d’exploitation du film… on était 6 dans la salle au Pathé d’Ivry 🙂 Presque aussi bien qu’à la maison 😀

Je n’ai pas lu le livre de Max Brooks, mais d’après ce que j’en ai vu il n’a rien à voir avec le film. Si le livre est une sorte de recueil de témoignages de survivant de l’apocalypse zombie, le film est dans une narration plus linéaire.
Nous suivons Gerry Lane, ancien agent de l’ONU incarné par Brad Pitt, dans les premiers jours du cataclysme causé par une étrange maladie
Tout commence lors d’une journée comme les autres dans une grande ville américaine. La famille Lane est coincée dans les bouchons, mais rapidement des explosions et des scènes de panique laissent présager le pire. La ville devient folle : des personnes atteintes d’un mal qui les rend enragés attaquent leurs concitoyens et les mordent. En 12 secondes, ils sont atteint des mêmes symptômes et deviennent à leur tour des prédateurs très agressifs. Des zombies en somme. Garry et sa famille vont tout faire pour survivre, jusqu’à pouvoir être récupérés par l’armée américaine sur un porte-avion. Ici en pleine mer ils sont en sécurité, mais pas pour très longtemps : Gerry doit être envoyé en Corée du Sud pour enquêter sur les source du mal

Alors, est-ce que ce film de zombie respecte ses promesses ?

Les scènes d’action en mode paysage où on voit des nués de zombies rapides (ouais, des zombies rapides !!!) sont vraiment très réussies. On dirait littéralement des vagues de zombies, comme on pourrait imaginer un amas immense de vermines tels des rats s’échappant des égouts ou des asticots s’éjectant d’une charogne (le thème du zombie me rend poète). Ça grouille, ça exploses, ça s’insinueTrès beau visuellement… Le coup de la montagne de zombies prenant d’assaut les hauts murs de Jérusalem est bien vu aussi, dans l’idée des hordes barbares venant détruire la civilisation et tout ce qui s’en suit…
Voilà, c’était le point positif, et rien que pour ça j’étais contente de l’avoir vu sur grand écran.

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Pour le reste, c’est un film de zombie plutôt moyen, voir pas top…
Quand je vois un film de ce genre, je m’attend à du gore, ou au moins à un peu de sang qui gicle, des cadavres ambulants un peu décrépits, des arrachages de carotide ou des mandibules qui pendouillent. Là, rien de tout ça. Faut dire que le film se veut quasi familial (interdit aux moins de 12 ans)… Pas de zombies pourrissants ou de zombies tout nus donc. Pas de gros plan sur des morsures un peu dégueues… Rien… Pire, tous les zombies sont frais comme des roses ! Ok, ils sont mort depuis juste 2 ou 3 semaines, mais quand même 🙁

Côté action alors ? Et bien non, non plus… Si les scène vu de loin sont cool comme je le disais précédemment, j’ai trouvé les combats rapprochés brouillons. On ne voit rien. Ça pourrait être quelqu’un d’autre que Brad Pitt qui se bastonne, contre autre chose que des zombies… tout est sombre, trop rapide, et parfois carrément hors champ.

Côté thriller et effets de surprise… ben on a pas grand chose non plus. On a pas peur une seconde, aucune tension ou moment d’angoisse… Le tout est aseptisé, sans saveur et plat. Certain diront que cela le rend plus « réaliste »… dans ce cas pourquoi tout cacher, scènes d’action et moments gores ?

Pour le scenar’, bien mais pas top. Comme souvent la menace zombie vient d’une maladie qui n’est pas identifiée, et la pandémie se répand à la vitesse des moyens de transport modernes. On y ajoute l’incompréhension des politiques, l’égoïsme de la population… et hop, zombification du monde !
Le tour du monde de Garry en quête de réponses et de solutions au problème est pas mal vu : chaque pays a ses stratégies pour combattre le mal. Israël comme d’habitude construit des murs, les pays occidentaux ferment les yeux, la Corée du Nord arrache les dents de ses citoyens… On voyage 🙂
Après on est dans les poncifs du genre, ce qui n’est pas toujours un mal si on le considère comme un schéma classique du genre ou un hommage : utilisation d’un camping-car pour s’échapper de la ville, baston dans les supermarchés pour la nourriture et les médicaments, méthode du « bouger ou mourir », rester silencieux et éviter les armes à feu… Bon, parfois ça vire à la tarte à la crème : le téléphone du héros qui sonne en plein milieu d’une mission discrète en zone zombifiée (bravo l’agent spécial), notre héros seul survivant d’un crash d’avion… et surtout la morale à deux balles en voix off lascive à la fin du film. Pffff…

Bref, un film sympa à voir à l’occasion, mais loin de ce à quoi je m’attendais ! Je ne pense pas qu’il vaille une place de ciné, même si certaines scène d’action sont sympa… Aller, une sortie pour Noël en DVD, ça fera un beau conte à regarder en famille avant le réveillon 🙂

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Les films de février : « Django » et quelques films d’horreur

Django-UnchainedAutant vous le dire, je n’ai pas tenu ma promesse de profiter de mes tickets de ciné ce mois-ci !
Il faut dire qu’il n’y avait pas grand chose qui me bottait à part Django ! Je ne suis pas une grande fan de Tarantino, mais je dois avouer que j’ai passé un très agréable moment devant ce film, et plus particulièrement sur grand écran !

Suivre Django dans les grands espaces américain est un vrai plaisir : esclave libéré par un chasseur de prime nordiste, le Dr King Schultz, il apprend lui-même ce métier dans l’optique de retrouver sa femme, qui a été vendu a une plantation du Sud, au tristement célèbre Calvin Candy… Et au passage se venger de ses anciens bourreaux, contres-maîtres dans des fermes du coin.
Entre ultra-violence et humour, on frémit jusqu’à la dernière minute : est-ce que Django va arriver à ses fins et sauver Broomhilda, sa bien aimé, d’un destin tragique ?
Les acteurs sont excellents, Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio… On a beaucoup entendu parler de ce dernier pour son rôle dans ce film. Comme quoi, je ne suis pas la seule à m’étonner encore de ses bonne prestations d’acteur après ses début difficiles dans  L’homme au masque de fer 😀
La musique est aussi très sympa, on oscille entre classiques de la musique de westerns spaghettis et rythmes contemporains, ce qui colle parfaitement à l’esprit du film.
Bref, j’ai bien rit, j’ai un peu plissé des yeux devant des bains de sang, je me suis énervée devant des injustices, … Du cinéma quoi 🙂
Le film passe encore dans pas mal de ciné, c’est l’occasion de se faire un western, ce qui n’est pas si évident ces dernières années 😀

Malgré mes maigres sorties au ciné je me suis fait un vrai petit marathon de films d’horreur en DVD (hi hi !) ces derniers week-end. Voyez plutôt :

Apartment 143, une sorte de Paranormal Activity-like espagnol sorti en 2012, mélangé à un épisode du docu-série Ghost Hunter.
Malgré le manque d’originalité présumé durant les première minutes de visionnage, je l’ai bien aimé ce film ! Il nous montre en mode caméra de surveillance la manière dont un esprit malfaisant hante l’appartement d’une famille bien ébranlé, épaulée par une équipe de chasseurs de fantômes. Quelques scènes surprenantes, une fin un peu grandiose… la touche espagnole 🙂

apartment_143

The ward est un film de Carpenter (à priori gage de qualité !) sorti en 2010. On suit une jeune femme dans un asile psychiatrique où elle doit être traitée… Elle apprend rapidement qu’une pensionnaire a disparu juste avant son arrivée : est-ce que le corps médical fait disparaître les malades ?
Pas de grosse surprises au niveau scénario, c’est un peu du déjà vu, mais je me suis laissée prendre au jeu jusqu’au bout ! Je suis peut être bon public finalement ? 😀

The-Ward

Possédée est un film de 2012, où on nous raconte la manière dont une petite fille va être possédée par un démon, par l’entremise d’une boite ancienne qu’elle a découvert sur une brocante.
Tout y est : les parents qui se rejettent la faute et sont paumés, la fille qui à un tronche de plus en plus terrible, le corps médical qui comprend rien, l’homme de foi (un rabbin pour changer un peu) qui va combattre le mal au péril de sa vie… On est dans le classique du genre, en mode L’exorciste, mais le film fonctionne bien tout de même.

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Piranha 3DD. Alors là, on est dans le nanar de compétition ! Et pourtant j’en ai vu, et souvent apprécié, des nanars !!! Si Piranha 3D était réalisé par Alexandre Aja, cet opus de 2012 ne l’est pas. D’où le gros nanar typique de « la suite ». Enfin il est tellement pourri que ça en devient une oeuvre d’art pour moi : grossier, de mauvais goût, des effets spéciaux très moyens, un scénario très bancal, des acteurs qui ne le sont pas moins… Mais il y a quand même quelques scène d’anthologie : la castration piranhesque à la Teeth et David Hasselhoff plus crétin que jamais dans son propre rôle (et il est vraiment drôle pour le coup :)).

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Paranormal Activity 2contrairement aux suites qui sont généralement moins bonnes que l’original (voir Piranha 3DD :)), j’ai trouvé ce second volet de la série des Paranoral Activity meilleurs que le premier. Sorti en 2010, il ne bénéficie bien entendu pas de l’effet de surprise qui a fait le succès du premier, avec la méthode de prise de vu en mode caméra de surveillance, caméscope etc… bref, ce petit côté film amateur en intérieurs (pour bien le différencier du Projet Blair Witch, film amateur au grand air).
Du coup on sait ce qui va se passer, on est à l’affût… mais on flippe un peu quand même ! Ça me donne envie de regarder la suite maintenant 😀

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Abraham Lincoln chasseur de vampire… Oui, comme film d’épouvante ça se pose là 😉
Un film de 2012 qui s’attache aux trous dans la biographie de Lincoln : et si pendant ce temps là, il chassait les vampires ? Et si les sudistes esclavagistes, ennemis du nord et de la liberté, étaient justement des vampires qui utiliseraient le sang des escalves pour se nourrir ? Heureusement, Lincoln veille !!!
Un bon gros film de merde 🙂 (et même pas drôle)

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La maison au bout de la rue sorti en 2012 est le genre de film qui pourrait aussi bien sortir qu’en DVD ou téléfilm… Mal joué, irritant,… Il finit quand même par susciter l’intérêt sur la fin…
Dommage pour l’actrice Jennifer Lawrence, à qui on aurait souhaité mieux après le succès de Hunger Games :s. Heureusement, elle se rattrape parait-il avec Hapiness Therapy (d’ou son Oscar de la meilleur comédienne dramatique).
Pas génial, mais bon… après Abraham Lincoln chasseur de vampire, n’importe quel film semble regardable 😉

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Et vous, vous avez des conseil en matière de film d’horreur ? Je suis preneuse de toutes les sources, anciennes ou récentes ! 😀

Les films de janvier : « Maniac » et « Le Hobbit »

J’ai décidé cette année de plus profiter de mon CE et de ses places de ciné… On en a donc profité pour aller voir les dernières sorties.

ManiacManiac  de  Franck Khalfoun est un remake d’un film du même nom de  William Lustig, réalisé en 1980. Elément déclencheur pour aller le voir : il est écrit par Alexandre Aja, mon  chouchou français du film d’horreur  (La colline à des yeux, Piranha 3-D…) !
On y retrouve Elijah Wood sous  ses traits d’un tueur en série qui piste, assassine et scalpe ses victimes pour exorciser ses problèmes d’enfance dus sa mère.
On le voit assez peu finalement, car les trois quarts du film sont tournés en caméra subjective : on voit donc la plupart des scènes au travers les yeux du tueur !
Personnellement j’ai adoré ce film : on rentre directement dans l’action, pas trop d’analyse psychologique énoncée (ce qui nous laisse tout le loisir de le faire), une bande son géniale, une ambiance et des plan qui flirte souvent avec l’hommage aux grand films du genre, …
Et Elijah Wood colle parfaitement au rôle ! Son petit coté d’éternel  adolescent  contraste avec la violence de ses crimes… et pour ne rien lui retirer il a des yeux vraiment hypnotisant !
Un film assez glauque et gore, qui reste bien en mémoire, et est en plus une belle expérience cinématographique !
Je suis fan… même si beaucoup de gens, dont mon copain qui m’a accompagné, trouve ce film très mauvais. Chacun ses goût ! Moi je suis conquise !

Le hobbitLe Hobbit, Un voyage inattendu de Peter Jackson… Premier volet de la future trilogie Le Hobbit.
S’il y a avait un film qu’on attendait pour la fin 2012, c’était bien celui là ! Depuis le dernier volet du Seigneur des Anneaux, on a du se repasser la trilogie en DVD des dizaines de fois, sans compter les passages sur les chaines de TV classique ! Bref, on est des fans !
Et bien là j’aurais du mal à cacher ma déceptionLe Hobbit… m’a semblé long… mais long ! Pourtant je considère le roman Bilbo le Hobbit comme mon préféré de Tolkien : court, au rythme bien soutenu, dense… et surtout avec une petite pointe d’humour ! Loin de la complexité du Silmarillon ou des trois tomes du Seigneur des Anneaux.
Ce que je reproche à ce dernier film de Peter Jackson, c’est d’avoir tiré en longueur certaines scènes pour rentabiliser la licence et produire une trilogie, où 2 films auraient été largement suffisants… De plus la volonté de vouloir faire des liens coûte que coûte avec le Seigneur des Anneaux m’a gêné pour l’unité de la narration, ainsi que certain personnage comme Radagast qui fait vraiment tâche ici (un mage défoncé aux champignons, au traîneau tiré par un équipage de lapins)!
Bref, je ne dirai pas que c’est un mauvais film… les paysage sont grandioses, et ça n’est pas déplaisant de retrouver l’univers du Seigneur des Anneaux… Mais je suis déçue quand même, et surtout je m’attends au pire pour la suite ! Je n’ai pas envie de voir Jackson corrompre l’oeuvre de Tolkien en en faisant des sous-produits grand public, en mode Star Wars & Disney !
A force de tirer sur la corde, elle va finir par sérieusement s’user, et perdre ses fans au passage !

Mon conseil : allez voir Maniac ! 😀

« Detachment » (Etat de New York)

Petite sortie ciné qui mérite un post, Detachment, de Tony Kaye, avec Adrien Brody
Comme l’action se déroule à New York, j’en profite pour en faire mon post sur cet état pour le challenge « 50 états, 50 billets » 😉

Henry Barthes est un professeur d’anglais remplaçant qui se retrouve pour 3 semaines en mission dans un lycée d’une banlieue new-yorkaise. Sans être vraiment un coupe-gorge, le quartier n’est pas très attrayant, le niveau du lycée n’est pas génial, les élèves comme les professeurs se démotivent… pas évident d’enseigner, même temporairement, dans ces conditions.
La vie d’Henry, grand solitaire, va changer quand il croisera la route d’une ado qui se prostitue dans le coin où il habite…

Voici un film qui met quand même une petite claque je trouve ! D’abord la thématique de l’enseignement.
J’ai souvent réfléchis au métier de prof (quand on va a la fac, on est tous confronté à ça je pense : passer les concours ou pas ?), mais je m’étais dit qu’être face à un public d’élève demandais d’y croire vraiment, à cette profession. Pour moi être prof c’est un sacerdoce, pas une planque pour un salaire et des vacances.
Le film pose cette question : que faire quand ne croit plus que son métier peut changer un tant soit peu le monde ? Aussi bon que soit le prof, s’il perd le feu sacré, a-t-il encore une chance de « survivre » dans ce milieu ?
Cette histoire nous met face aussi aux responsabilités de chacun dans la déliquescence du système éducatif : les élèves ne sont plus motivés, quand ils ne sont pas des éléments perturbateurs ou violents, voir des psychopathes ; les parents ne soutiennent plus les professeurs, couvrent leurs enfants, mais en même temps ne s’intéresse plus à ce qu’ils font en classe ou en dehors ; les professeurs qui essayent de faire encore leur métier sont dépassés, sous Prozac ou pètent des câbles, dans un système où ils sont passés au crible du jugement des parents, des autres profs, de leur direction qui veut des résultats… Un véritable cercle vicieux !
Difficile de savoir d’où vient le problème exactement, de déceler qui a commencé le premier… Même si on effleure la question de la société de consommation d’image et de désir, où les individus sont relégués au rang d’objets, et qui formate les esprits pour créer toujours plus de nouveaux moutons : est-ce elle qui a engendré ces problèmes, ou est-elle qu’une simple conséquence d’une culture déjà corrompue ?

C’est aussi un film qui parle de la solitude, où la colère, la tristesse, la déception… fait que les personnages vivent chacun dans une petite boite, chacun bien rangé de leur côté, en essayant surtout de ne jamais aller dans la petite boite du voisin. Un point de vu bien amené, sans trop tomber dans le pathos…
Bref, pas mal d’axes de réflexion sur la société actuelle américaine, mais aussi occidentale en général… de quoi mouliner des heures !

De plus, le film est bien porté par Brody (dont je ne suis pas fan normalement), qui joue vraiment bien son rôle sans en faire des tonnes. Samy Gayle la jeune actrice qui joue le rôle d’Erica, la prostituée, est vraiment touchante aussi à sa façon.
Côté image et son, j’ai adoré : un mélange de plan intimiste, dessins animés, images plus surréaliste… le tout m’a fait penser à un remix de The Wall et Taxi Driver par moment… Et ça serait étonnant que ça ne soit pas la volonté du réalisateur.

Comme je le disais plus haut, l’action se passe à New York, même si l’histoire aurait pu se passer un peu n’importe où aux Etats-Unis.
On ne vois pas ici les grand monuments ou lieu communs new yorkais, type rue bordée de grattes-ciel de Manhattan, taxis jaunes, Times Square, la statut de la Liberté ou Brooklin Bridge… Le quartier où se déroule l’action du film est comme une petite ville éloignée de tout, vivant en réseau fermé.
On a bien entendu des vues sur l’espace urbain : les immeubles en briques rouge, les vues depuis les toits des immeubles, les parcs verdoyants… mais aussi les bus de nuit glauques, les supermarchés « tout à 1$ »…

Situé au nord des USA sur la côte Atlantique, New York City est tellement grande qu’il ne doit plus trop y avoir de notion de « centre ville » comme par chez nous… Avec plus de 8 millions d’habitants, c’est la ville la plus habitée des USA. Et encore, avec son agglomération on doit presque arriver à 20 millions d’habitants ! En gros « une banlieue de New York », ça doit équivaloir à une grande ville française…

Le brassage social et ethnique est très fort, et il y a aussi énormément d’immigrants : c’est une vrai ville cosmopolite, composée de 5 grands quartiers : Manhattan, Brooklyn, le Bronx, Staten Island et le Queens. Comme dans pas mal de grandes villes, ces communautés vivent dans des quartiers bien délimités, comme Little Italy pour les italiens, Chinatown pour les chinois, Spanish Harlem pour les porto-ricains…
On le voit un peu dans le film : NYC à une vrai politique écologique, pour essayer de contrebalancer la pollution qu’elle génère, en créant des parcs et autres lieux où la nature peut un peu reprendre ses droits. Central Park est le plus connus et le plus grand (341 ha) , mais à regarder une carte de la ville on s’aperçoit qu’il y a pas mal d’îlots de ce genre.
Il y aurait des centaines de choses à dire sur NYC ! Je rêverais de visiter cette ville, ne serait-ce que pour sa cuisine que j’aimerais découvrir : bagels, cheesecake, cupcake, cookies, sandwichs au pastrami, pizza… et j’en passe ! Avec toutes ces nationalités d’immigrants regroupées dans un si petit espace, il y a de quoi goûter à une foule de choses !

Avant de m’intéresser à l’état de New York, je pensais que c’était un tout petit état-ville, un peu comme le Delaware. Et bien non, en fait l’état de New York va de NYC jusqu’aux Grands Lacs ! On peut même y voir la partie américaine des chutes du Niagara ! Et oui, l’état de New York, ce ne sont pas que des espaces urbains… avec des fleuves comme l’Hudson ou le Saint-Laurent, des montagnes, des lacs, des forêts, des plages… on peut y trouver des lieux de repos proche de la nature.
19 millions de personnes vivent dans cet état qui n’a pas du tout à rougir face aux 49 autres : 3ème état le plus peuplé, 3ème état le plus riche, un taux de chômage bien en dessous de la moyenne nationale… Tout cela donne envie, et je veux bien croire que tout ceux qui ont passé des vacances là bas n’ont qu’une envie : y retourner ! Et moi ça ne me donne qu’une envie : découvrir NYC !

« A Dangerous Method » de David Cronenberg

Je vais rarement au ciné, mais la tentation d’une sortie entre filles hier soir m’a fait sortir de mon habituelle torpeur DVD / TV…
Je ne sais plus trop comment l’idée d’aller voir le dernier CronenbergA dangerous method est arrivée, mais j’ai tout de suite adhérée au pitch : « Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d’hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud… » (source Allocine).

Un film sur les pionniers de la psychanalyse ! Je ne suis pas férue de psychologie, mais j’ai vaguement étudié Freud au lycée et à la fac, et il m’arrive de lire des articles sur le sujet, surtout avec les relations aux intelligences artificielles, sciences cognitives… Je me suis aussi particulièrement intéressée par la critique de la psychanalyse freudienne, c’est donc avec plaisir que je me suis rendue à la séance.

Et bien je n’ai pas du tout adhérée au film car je me suis ennuyée comme rarement ! Le film ne fait dure qu’ 1 h 40, mais j’ai eu l’impression de rester 2h30 dans mon siège… il ne se passe rien, pas de rythme… quel ennui ! Même les fessées que le Dr Jung donne à Sabina Spielrein ne m’ont pas émues ou réveillées plus que ça… Et pourtant je pense être plutôt bon public côté ciné, que ce soit des films intellos ou mainstream… Mais là non ! C’est pour moi un vrai non-film !
J’ai eu le sentiment d’être devant un documentaire. Pourtant j’aime ça les docs’, mais là, pas de construction d’un récit qui donne un tant soit peu une impression d’intrigue !

Bah après tout n’est pas à jeter : A dangerous method est plutôt pas mal filmé, les images et les lumières sont jolies…
La performance de Keira Knightley plutôt réussie : la pauvre a du se luxer la mâchoire à jouer l’hystérique. Et pourtant je ne suis pas fan de cette actrice, mais faut reconnaître qu’elle se débrouille pas mal là.

Ensuite le cœur du film, je l’ai lu comme une réflexion sur la relation patient / médecin, ou élève / professeur, ou rien ne peut être totalement neutre. Il y a un lien de domination qui se crée forcément entre les deux protagonistes, qu’il soit d’ordre sexuel ou paternel (un freudien dirait que c’est pareil :p).
Ou alors c’est une bête histoire d’amour, mal réalisée… (ce qui expliquerai pourquoi je n’adhère pas, c’est bien un style qui me fait fuir).
En tous cas ça m’a permis d’en savoir un peu plus sur le conflit qu’il y a pu avoir entre Freud et Jung, et pourquoi on parle de deux écoles opposées.

Bon, 2012 commence assez mal avec ce film… il va falloir que je me rattrape très vite, sinon ma motivation pour payer une place de ciné ca décroitre très rapidement (et après les gens de l’Hadopi diront que c’est à cause du téléchargement que l’industrie du cinéma se porte si mal… « LOL »)

« 127 heures » de Danny Boyle (Etat de l’Utah)

Je continue mon tour aux USA avec un bon film pour compléter doucement mais surement mon challenge « 50 Etats… 50 billets«  (voir sur le forum de Livraddict).

127 heures de Danny Boyle, le type de film qu’on ne regarde pas en se demandant quel en sera le dénouement, puisque la plupart des spectateurs en connaissent déjà la fin. Il s’agit d’une histoire vraie, celle d’Aron Ralston, retranscrite dans son autobiographie Plus fort qu’un roc (Between a Rock and a Hard Place en VO). Ce jeune homme de 27 ans restera 127 heures le bras coincé sous une pierre dans une mince faille, Blue John Canyon, dans le parc de Canyonland en Utah… dans l’impossibilité de pousser la pierre ou de tirer son bras, il devra se résoudre à le couper… Mais avant d’en arriver, la tension et l’horreur vont monter crescendo

L’histoire m’a rappelé Into the wild (le livre de Jon Krakauer surtout) sous certain aspects : la vie de Everett Ruess, artiste et poète qui dès son adolescence à commencé à sillonner le sud-ouest des Etats-Unis, vivant seul dans les régions les plus reculées et sauvages des Etats de l’Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique… avant qu’on perde sa trace alors qu’il n’avait que 20 ans en Utah, justement…

127 heures fait parti pour moi de toute cette vague de récits qui surfent sur la mode survivaliste (Into the Wild, documentaires de Bear Grylls, La route…). Il dénote l’envie de beaucoup de personnes de s’échapper de la ville, de la foule, de sa famille, de son quotidien… et succomber à la tentation de la vie proche de la nature, en toute liberté. Pourtant le personnage principal, Aron, n’est pas un survivaliste, juste un gars qui aime la nature, les sports extrêmes, et la solitude après des semaines passés à travailler dans sa ville natale. Pas un super-héros, ni un asocial, mais un mec qui aime souffler un peu au milieu de grands espaces… La dessus, je me suis bien identifié au personnage !

Côté « style« , c’est filmé en mode clip si je puis dire… De superbes images et lumières, un montage dynamique… On ne s’ennuie pas une seconde dans ce quasi huis clos, il y a du rythme. Boyle utilise différent points de vues pour filmer : des caméras classiques, et la caméra du principal protagoniste, un peu a la Blair Witch, qui sert de journal de bord et permet deux ou trois effets bien sympas au niveau visuel.
Les couleurs vraiment terribles ! Le réalisateur n’hésite pas à cramer les images pour évoquer le soleil écrasant, saturer des couleurs d’images de foule pour leur donner une atmosphère de superficialité… Joli ! J’ai adoré !
La musique est pas mal aussi, la bande son colle bien à l’ambiance du film.
Avec tout ça, on comprend mieux l’engouement pour ce film, tant niveau public que professionnels du cinéma 😉

En effet, malgré le sujet un peu trash, ce film sorti en 2010 a été  bardé de nominations à des grands prix du cinéma, dont certaines aux Oscars… Reconnaissance bien méritée 🙂

Petit focus sur l’Utah : c’est donc un Etat du sud-ouest, assez peu habitée, si ce n’est Salt Lake City qui concentre le gros de la population. (80%). Cette Etat est bien connu pour sa communautés de mormons (60% de la population !), et d’indiens Navajo… L’histoire de la région est ancienne, à en croire les peinture rupestres indiennes. Mais ce qui est fascinant dans cet Etat, c’est la quantité de parc naturel, et l’étendu et la diversité des espaces sauvages. Les plus célèbres images issues de ces parcs sont les arches naturelles du parc national des Arches.

Je suis particulièrement intéressée par l’Utah et ses paysages, car je suis passée dans le coin lors de mon séjour aux USA, mais pas a Canyoland même. Je suis restée au sud de l’Etat, du côté de Page et dans le parc de Zion. En voyant ce film, j’ai retrouvé l’ambiance des grands parcs et des paysages grandioses visités dans la région (Monument Valley, environs de Coyote Buttes, Antelope Canyon, Vermilion Cliff…) : des étendues immense souvent vide de toute population, la lumière particulière de la région, le ciel outrageusement bleu, les montagnes et déserts… En plus on est fan de rando avec mon copain, on a donc été assez touché par ce film 😉
A Canyonland où se passe l’histoire, il y a très peu de villes et d’habitants, Moab la ville la plus proche est « le bout de la route » des grands circuits touristiques. Bref, rester coincé la bas, ça doit être comme être bloqué au bout du bout du monde…

Un bon film à voir, et si on n’aime pas trop le « gore », on peut détourner le regard pendant les quelques minutes un peu dures… Le récit tourne autour de cette question il ne faut pas le cacher, mais l’essentiel du film n’est pas là je pense !

« Cannibal Holocaust » de Ruggero Deodato

Pour continuer le challenge de Nane, Balade en Italie, j’ai décidé de choisir un film qui est dans mon dossier « à voir » depuis au moins 2007 : Cannibal Holocaust du réalisateur italien Ruggero Deodato, mis en boite en 1980. Les italiens ont eu une réputation d’enfant terrible du gore à la fin des 70’s et début 80’s… ça me semblait être une pas trop mauvaise approche.

Je suis une grande fan de film d’horreur, et je n’avais jamais vu ce film (sacrilège !)… et surtout, je retardais le moment de le voir. J’ai toujours entendu parler de ce film comme étant le summum du gore, le classique absolu, le film qui a traumatisé des milliers de spectateurs, et généré des controverses et censures sans fin… (voir l’article Wikipédia). Je me disais donc qu’il valait mieux que je sois « dans l’ambiance » pour le voir.
D’un autre côté, je me disais aussi que vu que ce film à 30 ans, il avait du prendre un sacré coup de vieux…

Et bien que nenni… ce film est une tuerie (au sens propre comme figuré). Il est sans conteste une des oeuvres fondatrice des films d’horreurs. Ses petits-enfants sont nombreux dans le style « reportage caméra sur l’épaule à l’usage du film d’horreur » (Le projet Blair Witch, REC, C’est arrivé près de chez vous, Cloverfield, Dawn of the dead, The Descent…)
Inutile de vous dire que c’est un gros coup de coeur 😉
Bref, je comprend que ce film ait fait tant de bruit à sa sortie : c’est un vrai coup de poing que je me suis pris en le regardant !

Pour faire rapide, ce film se découpe en deux grandes parties :
1- Un professeur spécialisé dans les tribus primitive part à la recherche d’une équipe de 4 reporters portés disparu dans la jungle amazonienne (il devaient tourner un documentaire sur des peuplades cannibales). Il se retrouve accompagné du classique baroudeur bourru qui-connait-la-forêt-comme-sa-poche (un genre de Bear Grylls, mais en plus velu… années 80 obligent) et de son disciple un peu plus jeunot.
Après diverses péripéties qui nous présentent un peu le cadre (la jungle hostile, les autochtones moyennement avenants…), ils découvrent les cadavres des cinéastes perdus, et récupèrent les bobines de films qu’ils ont pu tourner avant de mourir.

2- Une fois rentré à New-York, le professeur et les producteurs TV des reporters décédés regardent le reportage tournés par ceux ci, où les images sont livrées brutes, sans montages, en mode caméra sur l’épaule et son pourri… et là, on découvre ce qui c’est passé, et on relit intérieurement la première partie de film différemment… Cette partie est la plus dure des deux.

Côté analyse perso, je me suis d’abord dit en regardant le début de la première partie que j’étais face à un nanard un peu mal joué, utilisant des codes un peu trop vus… Mais rapidement on est scotché, non pas par le gore comme dans des films comme Saw, mais par une ambiance malsaine.
Dès qu’on attaque la seconde partie, on rentre vraiment dans le vif du sujet, et dans ce qui a fait la célébrité du film : un parti pris sans concession, et une critique du journalisme et du voyeurisme véhiculé par les médias
Tout est décortiqué par l’oeil de Deodato : la manière dont le montage d’un reportage donne une vision tronquée et orienté de la réalité, comment les journalistes préfèrent le monde des images (et de la gloire quelle rapportent) au respect de l’autre, le manque de pitié une fois l’oeil rivé à une caméra, le jeu d’acteur dès qu’on est devant l’objectif…
On rajoute la dessus beaucoup de violence et du sexe (scènes de viols non censurées, animaux tués réellement,…) pour faire monter la sauce et la pression sur le spectateur : on en vient à haïr profondément cette équipe de reporters, vision du monde de surconsommation d’images et d’informations dont nous sommes les victimes consentantes.  Bref, on attend qu’une chose, que ces écoeurants personnages se fassent bouffer ! (catharsis, quand tu nous tiens…).
C’est là où c’est fort : on n’a aucune empathie pour les personnages principaux du film, qui sont dépeins (rapidement certes, c’est pas une analyse psychologique) comme des immondes connards. D’où les questions qu’on se pose pendant toute la seconde partie : Qui est réellement le barbare ? Qui est on quand on est plongé dans un milieu qui n’est plus le notre ? Et qui est cet autochtone que l’on juge avec nos codes venus d’ailleurs ?
Et la grande question du final, qui nous met, spectateur et citoyen, dans le même sac que ces 4 cinéastes : A t’on tellement besoin de sensationnel et d’images percutantes pour vibrer ? Faut il montrer l’enfer pour qu’on croit enfin en notre bonheur ?
Pour moi, Cannibal Holocaust est un film sur la volonté de vivre en paix, accepter les différence, et apprendre à comprendre l’autre avec notre point de vu propre.

Je vais m’arrêter là, comme beaucoup de films que j’aime, je pourrais en parler des heures et écrire des pages la dessus 😉
Tout ça pour dire qu’il a tout du bon film d’horreur : la violence des images sert une vraie réflexion. Et ça, j’adore !