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« Rendez-Vous avec Rama » d’Arthur C. Clarke

Rendez-vous avec RamaPour le challenge ABC des littératures de l’imaginaire, le choix était vite fait pour la lettre C !
Bien que j’ai déjà lu quelques romans de cet auteur classique de la SF, je connais assez mal Arthur C. Clarke. Rendez-vous avec Rama, écrit en 1973, est considéré comme un de ses chefs d’oeuvres et c’est donc imposé de lui même.

En 2130 les êtres humains ne vivent plus uniquement sur la Terre, mais ont colonisé la plupart des planètes et satellites de notre système solaire. C’est avec surprise qu’ils voient arriver des confins de la galaxie un astéroïde, nommé par les scientifiques Rama. Celui-ci s’avère être un cylindre métallique de 50km de long ! Un vaisseau extra-terrestre ?
Pour en avoir le cœur net, la « Commission des Planètes Unies » envoi un vaisseau, l’Endeavour, opérer un « rendez-vous » avec Rama… c’est à dire s’accrocher au cylindre et tenter de pénétrer dans celui-ci.
Le commandant du vaisseau, Norton, et son équipage vont vite se transformer en explorateurs : si le vaisseau cylindrique semble dépourvu de toute forme de vie, le monde à l’intérieur de Rama est plein de surprises pour les chercheurs. Une atmosphère, une apesanteur, une mer, des soleils, des semblants de ville… Mais le temps presse pour visiter Rama, car il se dirige doucement mais sûrement droit vers le Soleil…

L’intérêt du roman ne réside pas vraiment dans ses personnages, mais dans l’univers que Clarke nous dépeint au travers de Rama : un monde à l’inverse de notre conception d’une planète. Par exemple, le sol de Rama est disposé tout autour de l’intérieur d’un cylindre… Donc quand on lève les yeux vers le ciel, on voit le sol en face. Tout est fait par trois… ce qui diffère avec le symétrisme terrien, et qui laisse songeur sur la forme des créateurs de ce vaisseau. Ce roman fourmille de détail sur tout les aspect de Rama, qui sont parfois expliqué, et d’autre fois non… et laisse une belle part à notre imaginaire.

J’ai trouvé cette lecture très agréable et surtout accessible pour le la SF spatiale. On est finalement plus devant un roman d’aventure et d’exploration, où Rama se dévoile tout doucement… Et nous laisse avec plus de questions que de réponses ! D’où les 4 séquelles parues par la suite : Rama II, Les jardins de Rama et Rama révélé. Voilà quelques lectures pour les prochaines années 😉

challenge de l'imaginaire ABC 2014

« L’étoile » d’Arthur C. Clarke

Voici le dernier livre de la série « les chefs d’œuvres de la SF prêté par mon beau-frère ». La couverture ultra vintage qui fleure bon les années 70 m’a un peu fait peur sur le coup, mais il s’agit en fait de bonne SF classique, et non des fantastiques aventures de Xena la guerrière dans l’espace 😀

Petit aparté pour dire que les artistes comme Boris Vallejo (à qui on doit cette illustration), Luis Royo,  Frank Frazetta… donnaient un petit côté sexy ultra décalé aux roman qu’ils illustraient, mais les rendaient en même temps si attrayants ! Il a autant à imaginer en les regardant qu’en lisant le livre 🙂
Force est de constater que la mode des illustrations des couvertures de roman est moins dans le narratif maintenant, leur esthétique est digne des préceptes du Bauhaus dorénavant… enfin bref, passons…

Il s’agit d’un recueil de nouvelles, dont les intrigues tournent essentiellement autour de l’espace, des voyages spatiaux, les extra-terrestres, les voyages dans le temps, la colonisation de planètes… Et comme souvent avec Arthur C. Clarke, on s’aperçoit qu’il a posé les bases de la SF, avec des thématiques qui peuvent sembler classiques mais qui fonctionne diablement bien !
Ce recueil édité initialement en 1958, mais il contient des textes écrits pendant toutes les années 50. Donc bien avant le premier pas de l’homme sur la Lune, ce qui donne à ces nouvelles une dimension un peu prophétique : il touche du doigt certaines technologies qui seront utilisées bien des années plus tard (comme les capsules habitées, les stations lunaires, bases spatiales et satellites permettant d’élargir les communications sur Terre…), tout en rêvant aux possibilités offertes par celle-ci.
Il s’interroge aussi sur ce que ces découvertes impliquent dans la vie de l’homme : changement de la structure de la société, religion, notion d’héritage, amour…

L‘écriture est fluide, simple, mais très riche de détails, et éveil l’imaginaire ! De plus C. Clarke à un réel sens de la chute, ce qui fait que le format de la nouvelle colle complètement aux différentes histoires ! Et cerise sur le gâteau, je découvre ici un auteur de SF qui a un vrai sens de l’humour, qui verse plutôt dans l’ironie, mais qui fait parfois sourire… C’est assez rare dans ce domaine pour être souligné 😉

Une lecture que j’ai bien apprécié, le format est parfait, rapide et facile à lire… Donc je le conseille ! En revanche il n’est plus édité : marché de l’occasion et bouquiniste seront de mise pour le découvrir !

« Les enfants d’Icare » d’Arthur C. Clarke

Après Les fontaines du Paradis, je continue ma découverte de ce célèbre auteur. Cette fois encore mon beau-frère m’a prêté et conseillé ce livre. Pour lui, il s’agit d’un des meilleurs roman de SF, et il se demande encore pourquoi l’histoire n’a pas été adapté dans un grand film hollywoodien.
Écrit en 1953, ça en fait un des tout premiers romans de l’écrivain, rédigé en plein contexte de Guerre Froide, mais aussi durant la période de l’Age d’Or de la SF…

Dans une époque qui pourrait correspondre aux années 50, une flotte de vaisseaux extra-terrestre arrive en orbite autour de la Terre. Rapidement, ces entités appelées « Suzerains » prennent contact avec les humains, tout en restant cachés. Par l’intermédiaire du Secrétaire Général de l’ONU Stormgren, leur chef Karellen communique ses « ordres » à la Terre : cesser les guerres et les actes de barbarie. Rapidement, ils obtiennent satisfaction, mais restent là dans le ciel terrien, en s’ingérant le moins possible dans les affaires humaines… Personnes, même Stormgren, n’a jamais vu ces êtres venus d’ailleurs : qu’ont-ils à cacher ? Et c’est bien là la première de toutes une série de questions les concernant !

Le roman se divise en 3 grandes époques, chacune correspondant à une génération, où les extra-terrestre vont accompagner l’humanité dans sa destiné : la première, l’arrivée des vaisseaux au dessus de la Terre, où les Suzerains restent cachés, donnent des ordres via un représentant humain. Pas de violence, de combat dans l’espace ou avec des pistolets laser : c’est par la politique et le dialogue que les deux races vont s’entendre. Ils habituent l’être humain à leur présence et attendent une génération humaine pour démarrer la seconde phase.
Dans la seconde période, les Suzerains se dévoilent physiquement à l’Homme, prend plus part à ses activités, l’étudie… L’humanité à moins d’ambition, les guerres sont finies depuis bien longtemps, les recherches scientifiques stagne, puisque les Suzerains pourvoient à la bonne santé et la sécurité des Hommes…
Quand à la troisième période, elle correspond à la réalisation du destin de l’humanité, où les Suzerains ne peuvent qu’être spectateurs.

Les deux premières parties sont du classique SF… Mais pas dans le sens où Clarke a pompé des idées préconçue, c’est plutôt lui qui invente un genre qu’on retrouvera dans beaucoup d’histoire de SF tous supports confondus.
La premier partie m’a beaucoup fait penser à la série TV V par exemple : une flotte venue de l’espace pour pacifier la Terre, des extra-terrestre sympa venu aider l’humanité… Mais plutôt que de jouer le coup du méchant E.T. par la suite, il fait un beau pied de nez qui fini de convaincre que ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles, en utilisant des références religieuses et mythologiques pour construire ses extra-terrestres.
La fin, comme dans beaucoup de Clarke apparemment, part totalement en vrille, un peu à la 2001 l’Odyssée de l’Espace (le film, je n’ai pas lu le livre), dans un vrai délire eschatologique, où se mêle parapsychologie et Grand Esprit Cosmique… On a l’impression que pour Clarke, la science et le mysticisme sont liés, et que ce n’est que la fusion des deux qui parviendra à accomplir l’Homme. J’avais déjà eu cette impression dans Les fontaines du Paradis, mais là ça se confirme ! C’est un peu déroutant au début, mais ça se tient bien côté construction du récit.

Dommage, voici lecture qui n’a peut être pas mérité l’attention que j’aurais du lui porter : je l’ai pris avec moi en vacances, et entre l’avion et la plage, je n’ai pas été à proprement parler concentrée dessus, et j’ai du mettre 3 semaines à le lire (pourtant il est assez court, genre 250 pages)… Et pourtant je l’ai beaucoup aimé, ils est plus facile à lire que Les fontaines du Paradis je trouve… peut être parce qu’on retrouve justement les codes de la SF tout au long du récit ?
Côté style, c’est bien écrit et bien traduit (sauf peut être le titre : Childhood’s end…), on frise la poésie parfois, et certaines images sont saisissantes, surtout vers la fin de l’histoire.

Bref, un grand classique à lire sans aucun doute, que j’ai beaucoup aimé et que je conseille… En revanche il ne semble plus édité (!), donc si vous tombez dessus en occasion, n’hésitez pas !

« Les fontaines du Paradis » d’Arthur C. Clarke

Je continue mon épopée au travers des « grands classiques de la SF d’après mon beau-frère« … avec un éminent auteur que je n’avais jamais lu (quelle honte), Arthur C. Clarke, celui là même qui est à l’origine de 2001, l’Odyssée de l’espace.
Ce roman, Les fontaines du Paradis est édité en 1978, 10 ans après celui qui le rendit si célèbre grâce au film de Kubrick.

L’histoire commence en 2142, quand le célèbre ingénieur Vannevar Morgan (connu pour son pont au dessus du détroit de Gibraltar) arrive sur l’île de Taprobane afin d’étudier la possibilité de réaliser l’oeuvre de sa vie : un ascenseur vers l’espace, qui permettra de relier le Terre à un satellite placé dans l’espace. Ce pont vertical permettrait un essor des voyages spatiaux, l’envoi de fusée dans l’atmosphère terrestre coûtant horriblement cher en terme d’énergie pour démocratiser ce mode de transport. Bref, un espoir de visiter, voire coloniser plus facilement le système solaire…
Malheureusement pour lui, le site sur lequel il projette d’élever sa tour est déjà occupée par des moines bouddhistes, gardiens de cette Montagne Sacrée… l’ancien palais de Kalidasa.

Et bien que dire à part « en effet, c’est bien un auteur à placer dans les classique du genre » ?
Le style est très travaillé et poétique, ce qui oblige à bien se plonger dans l’histoire, la psychologie des personnages, les sensations qu’ils peuvent éprouver… Bref, il faut faire jouer son imagination à plein tube.

De plus, C. Clarke est pour moi un « vrai » auteur de SF, et pas de « fantasy » : il se base réellement sur la science et les recherches effectuées à son époque.
J’ai beaucoup aimé les références à l’ascenseur spatial, dont j’ai entendu parler la première fois il y a quelques années seulement,  ainsi que des petits détails qui me font dire que l’auteur connaissait très bien l’état des sciences de l’époque, ou du moins les anticipait complétement : il explique qu’au XXIIème siècle, les étudiants ne font plus des concours de connaissance, mais de recherche de connaissance dans les bases de données mondiale du savoir. Quand on sait que le premier serveur Internet (ou ce qui y ressemble) à été mis en place en 1980, ça laisse songeur…
La mise en parallèle des mythes et légendes bouddhistes, sur une île jumelle à Sri Lanka rajoute un peu d’humanité et de chaleur dans la vision parfois aride de la SF. Une note de fantasy en somme !
Il n’est pas étonnant de savoir qu’en plus d’être écrivain, Arthur C. Clarke a été chercheur, spécialisé dans les radar (à en croire la Wikipédia)… et aussi qu’il a fini ses jours au Sri Lanka, qu’il a si bien décrit dans ce roman.

Bref, un classique à lire, pas toujours évident quand on l’ouvre dans le métro : il faut vraiment être concentré, non pas parce qu’il est compliqué, mais parce qu’il est assez sensible et poétique. Il mériterait presque une seconde lecture pour vraiment apprécier les compéraisons entre des légende taprobanaise et l’oeuvre de Morgan.

En plus ce livre est ma première marche à ma seconde session du challenge Petit BAC ! Le Paradis, si ça n’est pas un lieu… je ne m’y connais pas 😉 !

« Histoires d’envahisseurs » – Collectif

Histoires d'envahisseursUn bon recueil de nouvelles de SF, vintage comme il faut, c’est bien sympathique tout de même 🙂
Et avec Histoires d’envahisseursde l’antédiluvienne collection Livre de Poche des Grandes anthologies de la Science-Fiction on a de quoi passer de bons moments ! Ce livre édité en 1983 et dirigé par Gérard Klein compte 19 nouvelles, écrites entre 1938 et 1974. Comme son titre l’indique, il y est question d’envahisseurs venus d’univers lointains pour botter les fesses de l’humanité… et bien d’autres choses encore !

Je ne vais résumer toutes les nouvelles, mais plutôt revenir sur quelques histoires « stars ».
Pour servir l’homme de Damon Knight est le grand classique qui m’a à l’origine donné envie de lire ce livre… car cette histoire m’avait traumatisée quand j’étais plus jeune dans un épisode de la Quatrième Dimension ! Ce fameux épisode où les êtres humains voient les extra-terrestres débarquer et leurs offrir des technologies révolutionnaires et un livre, « Pour servir l’homme » pour prouver leur volonté de faire le bien sur Terre. Sauf que ce livre s’avère être un livre de recette de cuisine…
La retranscription de La Guerre des mondes de Howard Koch, Anne Froelick et Orson Welles m’a permis de découvrir la célèbre histoire radiophonique qui a plongé dans la terreur l’Amérique en 1938. En rapportant sur CBS l’invasion martienne sur Terre, Orson Welles a créé un véritable chaos devenu mythique… et même poussé certains au suicide. Mais l’histoire ne s’arrête pas à cela et présente le monde après l’apocalypse extra-terrestre…
La Sentinelle d’Arthur C. Clarke est aussi une nouvelle célèbre, puisque c’est cette petite histoire datant de 1951 qui a inspiré Stanley Kubrick et lui a donné l’idée de 2001, l’Odyssée de l’Espace, co-créé avec le romancier de 1964 à 1968.
Et sa seconde nouvelle présente dans ce recueil, L’Homme et les Dieux en est aussi un prélude. D’ailleurs cette nouvelle est aussi dans le recueil L’étoile sous le titre A l’aube de l’histoire. Bizarre ce changement de nom d’une traduction à l’autre…

Globalement, voici de bonnes nouvelles rapides à lire, avec une fin parfois bonne, parfois mauvaise… Bref, il y en a pour tous les goût !
En général les cadeaux offerts par les extra-terrestres sont loin d’être gratuits… et le prix à payer est différent d’un auteur à l’autre !
J’aime particulièrement les nouvelles qui mélangent histoire et SF, comme La puissance de Murray Leinster, ou encore celle où l’être humain fait une petite culbute pour se sortir d’une situation qui semble perdue, comme dans Les Escargots de Bételgeuse de William Tenn…

Voilà donc une bonne lecture pour continuer mon challenge ABC, pour la lettre X… comme « collectif » 😉 !

challenge ABC

« Marionnettes humaines » de Robert Heinlein (Etat de l’Iowa)

Et nous y voilà enfin au dernier état de notre grand tour des Etats-Unis ! Un an après mon premier billet (à 3 jours près ;)), je termine l’excellent challenge « 50 états, 50 billets » ! Mais j’y reviendrai plus tard lors d’un post récapitulatif 🙂
L’Iowa, qui n’a pas été une mince affaire pour y trouver un livre s’y déroulant ! Il faut dire que c’est le genre d’état qu’on a du mal à situer sur une carte…
Heureusement, j’ai fini par tomber il y a une dizaine de jour sur cette référence qui m’a un peu sauvé la mise : Marionnettes humaines de Robert Heinlein, un des auteurs de l’Age d’Or de la Science-Fiction, avec Isaac Asimov, Clifford D. Simak, Arthur C. Clarke…
Ce roman a été écrit en 1951, dans la dernière décennie de cet Age d’Or, qui va de 1920 à la fin des années 50. Bref, un classique à lire assurément, qui me permet de me replonger dans ce genre que j’aime autant après une longue période d’abandon.

Sam est un agent secret aux services du gouvernement des Etats-Unis, en 2007. Il est habitué aux missions spéciales, mais celle qui l’attend va bouleverser sa vie et celle de tous les américains : une soucoupe volante a atterrit à Des Moines en IowaLe Patron des services secret part avec Sam et une nouvelle recrue, Mary, enquêter sur place… mais aucune trace de martiens, et l’engin spatial a disparu ! Entre interrogations et stupeurs, les dirigeants du pays ont du mal à croire dans la véracité d’une visite extra-terrestre
Mais bientôt l’amère réalité les rattrape : les visiteurs ne sont pas de gentils humanoïdes mais des larves parasites pouvant prendre le contrôle de n’importe quel être humain, et en faire son esclave… Vont-ils réussir à dominer toute l’humanité ?

On est dans le bon vieux classique de SF, avec une thématique vieille de la Guerre des Mondes de H. G. Wells ! Mais on pardonnera à Robert Heinlein les poncifs de la SF… puisque c’est presque lui qui les a inventés : envahisseurs malfaisants vulnérables à un petits trucs tout bête, les instances dirigeantes et l’armée régulières aveuglés par leurs schémas de combats ordinaire qui vont mener le pays à sa perte… mais heureusement un groupe réduit de héros sauvera le monde libre…
Et si on veut rester dans les trucs amusants, la vision du futur d’un homme des années 50 est pas mal non plus : l’histoire est très centré sur les USA, leader du monde civilisé. La Russie est toujours communiste et fermée aux communications extérieures, l’Europe compte à peine, les voitures volent, des pilules magiques permettent de rallonger sa perception du temps, l’homme à colonisé Vénus… En revanche point de réseaux de communication globale type Internet, ou d’instances politiques mondiales…

Sorti de ces petites anecdotes, le récit garde tout de même son intérêt : l’écriture est dynamique, l’histoire est riche, et on a pas mal d’humour et de petites surprises. Par exemple l’opération qui vise à ce que tous les gens se baladent à poils à Washington pour prouver qu’ils n’ont pas de parasites extra-terrestres sur eux 😉
En revanche on s’attache peu à la psychologie des personnages même s’ils ont un petit vernis qui les rend humains et sympathiques… On est vraiment à fond dans l’action. Par moment ça m’a un peu gêné : les situations évoluent vite parfois, et on saute un peu d’une scène à l’autre comme ça, en deux lignes !
Et côté message on ne tourne pas autour du pot : critique du communisme, appel pour le contrôle de tous le pays (communication, politique…), encensement de l’impérialisme US (par la négation même d’autres pays ailleurs…), responsabilité individuelle face à une crise (milices, sacrifices, vertus des « héros »)…
A voir pour le côté bourrin, mais Starship Troopers (le film de Paul Verhoeve) est tiré d’un autre de ses roman : Etoiles, garde-à-vous !… Heinlein, un auteur « velu » ? 🙂

Bon, ça n’est pas mon livre de SF favori, mais malgré la thématique assez classique, et surtout la fin légèrement attendu, je ne regrette pas ma lecture ! Peut-être parce que je l’ai prise au second degré ?
J’ai je crois un ou deux roman de cet auteur de côté… je risque de remettre le nez dedans assez rapidement pour confirmer ou non cet attrait 🙂

 

Une partie du roman se passe en Iowa, première région envahie par les visiteurs de l’espace.
Il s’agit d’un état du Middle-West, dont le nom « iowa » hérité de son fleuve signifie en amérindien « beau pays ». Les explorateurs français qui y faisaient commerce avec les tribus locales, et les premiers colons ne s’y sont donc pas trompés en s’y installant à partir de 1833.
En 1846 l’Iowa devient un état des USA, et se bat aux côté de l’Union lors de la guerre de Sécession. Après la guerre, l’immigration augmente nettement et l’Iowa atteint le million d’habitants. Aujourd’hui, il y a 3 millions d’âmes vivants sur ces terres.

Du fait de sa situation, de ses paysages de plaines et de son climat continental, l’Iowa vit surtout de ses revenus agricoles : maïs et soja, élevage, produits laitiers…
Mais ils ont aussi su faire une reconversion vers les secteurs de l’industrie, surtout après la Seconde Guerre mondiale : produits chimiques, appareils électriques…

La capitale Des Moines dont il est beaucoup question dans ce roman est la plus grande ville de l’état, mais abrite tout juste 200 000 citoyens ! Malgré son image de région agricole, la plupart des habitants quittent les campagnes pour la ville… voir même quittent l’état ! L’Iowa fait parti de ses endroits où la fuite des cerveaux cause quelques problèmes…

Bref un état dans la moyenne des USA que ce soit pour l’économie, la démographie… et pas vraiment une région touristique pour ce que j’en vois.
Je comprend que peu d’auteurs aient écrit dessus (je suis dure, je sais ;)). On ne terminera donc pas ce challenge sur un cri d’enthousiasme 😀

« Homo Disparitus » d’Alan Weisman (Etat du Dakote du Sud)

Pour traiter du Dakota du Sud dans le cadre du challenge « 50 états, 50 billets » j’ai un peu innové, en ne lisant pas un roman mais un essai : Homo Disparitus du professeur et journaliste Alan Weisman, édité en 2007. Biologie, géologie, histoire, astronomie… toutes ces sciences sont au service de la question que se pose l’auteur : que deviendrait la Terre si l’Homme disparaissait du jour au lendemain de sa surface ?

C’est un véritable monde post-humain que nous décrit l’auteur. On se préoccupe finalement assez peu de ce qui pourrait nous faire disparaître (maladie, guerre, enlèvement OVNI…), mais on a ce parti pris de départ : les êtres humains ne vivent plus sur Terre, mais les animaux et les plantes restent dans l’état dans lequel nous les abandonnerions.
Est-ce que la nature arriverait à reprendre ses droits ? Retrouverait-on certaines régions dans l’état dans lesquelles nous les avions découvertes ? L’homme est-il naturellement un pourvoyeur naturel de grand cataclysmes ? Quel impact ont les produits chimiques que nous utilisons depuis la moitié du 19ème siècle et pendant combien de temps en retrouvera-t-on des traces ? Les animaux pourront-ils vivre sans nous ? Restera-t-il une trace de nos grandes constructions et de nos oeuvres d’art ?…

Que de questions, et que de réponses ou tentatives d’analyses ! Je lis assez peu d’essais ou de textes de ce type, et celui-ci m’avait beaucoup intéressé par son concept d’un monde sans hommes, comme dans les récits de SF tels Demain, les Chiens de Clifford D. Simak, les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury, Les enfants d’Icare d’Arthur C. Clarke… Je retrouve aussi ce que j’avais beaucoup aimé dans l’essai / catalogue d’expo de l’archéologue suisse Laurent Flutsch, Futur antérieur, qui réinterprète les objets de notre quotidien au travers le regard d’un archéologue de l’année 4002.
En nous parlant de ce que la Terre sera demain, Alan Weisman nous explique où on en est aujourd’hui (et c’est pas toujours super joli…)

Au delà de cela, on est bien dans un livre à vocation écologique, qui a su tout de même renouveler ma vision écolo-catastrophique : pour faire simple, la nature de toute façon gagnera toujours, elle s’adapte, et finira par effacer les trace de l’humanité… Cela a au moins l’avantage de replacer l’humain dans ce contexte, où les échelles de temps géologique remettent tous les compteurs à zéro, et où la vie a souvent connu des quasi extinctions pour repartir de plus belle, comme je l’avais déjà appris dans Alpha… Directions de Jens Harder .
Ces propos sont étayés d’exemples historiques (l’extinction des Mayas, la destructions des Merveilles du Monde…), d’analyses par des experts dans différentes sciences naturelles ou physiques. Bref, de quoi donner corps et du crédit à ses thèses.

Une découverte et lecture sympathique si je puis dire… Forcément après un livre comme ça on se pose beaucoup de questions sur notre consommation énergétique, alimentaire… et on se dit qu’on fil un bien mauvais coton !
Un essai très interessant qui pronne la décroissance globale qui m’est si chère 🙂

Nous faisons un très rapide passage par le Dakota du Sud dans cet essai, lorsque l’auteur s’intéresse au sort futur du Mont Rushmore qui se trouve dans cet état.

Monument symbole des Etats-Unis, tous le monde a déjà vu des images cette montagne sculptée à l’effigie de quatre grands présidents américains : George Washington (père de la nation), Thomas Jefferson (rédacteur de sa Déclaration d’Indépendance et des Droits), Abraham Lincoln (émancipateur et unificateur) et Théodore Roosevelt (qui, on l’apprend dans Homo Disparitus, a fait creuser le canal du Panama qui relie deux océan… et a fait du coup des USA le centre de l’économie mondiale).
C’est le sculpteur Gutzon Borglum qui a eu le privilège de s’atteler à la tâche dès 1923, et de produire cette oeuvre monumentale qui survivra à l’humanité : haute de 18 m sur un mont de 1745 m d’altitude, couvrant une superficie de 5 km², et scupté dans une montagne de granit… L’érosion aura fort à faire pour effacer le visage de ces icônes des Etats-Unis : d’après les géologue, le Mont Rushmore ne s’érode que de 2 cm tous les 10 000 ans… ce qui fait que le monument résistera 7,2 millions d’années !

Le Mont Rushmore se trouve près des parcs des Badlands et des Black Hills,  célèbres pour leurs prairies, cavernes gravées de pétroglyphes et troupeaux de bisons américains… Cette région assez sauvage et naturelle possède d’ailleurs beaucoup de parcs nationaux. Il n’en faut pas plus pour me faire rêver de belles balades et randonnées 😉

Une des célébrité de l’état (que j’ai hésité à lire pour cette étape du challenge) est Laura Ingalls Wilder ! Et oui, la petite fille de La petite maison dans la prairie qui avant d’être une série à succès est une série de roman pour enfants, racontant l’épopée de la famille Ingalls… qui vivent un moment dans le Dakota du Sud (on peut le découvrir dans les romans La petite ville dans la prairie et Un hiver sans fin). D’ailleurs sa maison d’enfance existe encore et peut être visitée… Avis aux amateurs 🙂

Le Dakota du Sud a été habité assez tôt par les amérindiens, dès 5000 avant J.C. ! Bien entendus, différents peuples et tribus se sont succédés sur ces terres…. et lorsque les Européens arrivent en 1743, se sont les Sioux qui dominent ce territoire. Comme bien souvent, se sont des explorateurs français qui ont annexé ces terres au profit de la Louisiane française. En 1803, la France vend la région aux Etats-Unis… et se sont Lewis et Clark qui lors de leur fameuse expédition vont commencer à vraiment explorer le Dakota du Sud. Le premier poste commercial de fourrures installé à Fort Pierre en 1817 lancent le signal pour la colonisation de la région, qui comprend alors les deux Dakota, et un peu du Montana et du Wyoming.
Les spéculateurs commencent bâtir des villes, à racheter des terres aux Sioux… Puis vient le chemin de fer, et une ruée vers l’or dans les Black Hills. De quoi mener à d’inévitables conflits entres Indiens et Européens… voir des massacres purs et simples de population Sioux par l’armée. Après sa séparation avec le Dakota du Nord, le Dakota du Sud rejoint l’Union en 1889.
En 1930, le Dakota du Sud subit le Dust Bowl : plusieurs mauvaises récoltes, les champs envahis de poussière du à l’agriculture intensive et une mauvaise météo… Les fermes ensevelies sont abandonnées, les agriculteurs sont ruinés, les banques ferment… Il faudra attendre la Seconde Guerre Mondiale pour redresser la barre de l’état !
Heureusement aujourd’hui le Dakota du Sud s’en sort plutôt bien entre les revenus touristiques, ceux issus de l’agriculture et les compagnies financières qui s’y sont installées.

Situé à cheval entre l’Ouest et le Middwest, le Dakota du Sud est aussi entre deux fuseaux horaires ! La séparation se fait vers Pierre, la capitale de l’état.
Le climat et les paysages suivent aussi cette séparation : l’est bas et plus pluvieux, et aussi plus fertile, l’ouest plus haut, est composé de reliefs accidentés et arides.

Voilà donc un état qui ne paye pas de mine avec ses 814 000 habitants, mais qui à une richesse de paysages qui me donne envie de le découvrir… D’ailleurs je l’ai mis sur ma future « route touristique » américaine, entre le Colorado un peu plus au sud et Yellowstone à l’ouest 😉

« Blind Lake » de Robert Charles Wilson (Etat du Minnesota)

Je ne vous raconte pas ma joie quand j’ai découvert presque par hasard dans ma toute récente PAL sur Kindle que ce roman de SF publié en 2003 et vainqueur du Prix Hugo du meilleurs roman en 2004 se déroulait au Minnesota… Moi qui pensait devoir lire La petite maison dans la prairie pour remplir l’objectif Minnesota du challenge « 50 états, 50 billet« , vous imaginez mon soulagement ! 😀
En effet, ça a été assez ardu de trouver des romans ou fictions se déroulant là bas… Avec l’Indiana, c’est celui qui m’a posé le plus de problème à moi et mes « aides-listeurs » !

L’histoire se déroule donc vers le milieu du XXIème siècle, dans un coin relativement reculé du Minnesota, à Blind Lake.
Blind Lake est non seulement le nom d’un point d’eau, mais aussi celle d’une ville récente construite pour abriter le second grand ordinateur quantique O/BEC de la Terre, surnommé l’Œil. Les habitants sont pour la plupart des scientifiques, universitaires, chercheurs et ingénieurs en tous genre spécialisés dans l’astronomie, chargés d’étudier les images des planètes lointaines que l’Œil leur envoi.
Quelques années auparavant, la NASA à découvert deux planètes à plusieurs années-lumière où la vie existe ou, et grâce au super-ordinateurs qu’est l’Œil, ils peuvent voir sur des écrans ce qui se passe sur celle-ci, et cela de très près et dans une qualité peu imaginable.
A Blind Lake, les scientifiques étudient une planète et un de ses habitant extra-terrestre (appelés « les Homards » à cause de leur peau épaisse et rouge) qu’ils nomment « Le Sujet ».
Les choses suivaient leur court, jusqu’au jour où les portes de la ville sont fermée sans raison invoquée, et la communauté est mise en quarantaine : personne ne peut sortir, ni rentrer de Blind Lake, les moyens de communication sont coupés…
Pourquoi le monde extérieur a t’il jugé bon de mettre en place en état de blocus Blind Lake ?

Un petit côté classique SF pas désagréable, avec une écriture et une thématique contemporaine : j’ai adorée cette lecture, et j’ai vite été happée par cet univers. L’histoire, mettant en relation astronomie, physique, informatique… avec des concepts de vie extra-terrestre, origine du monde, notion d’étude sociologique et scientifique… a de quoi bien remplir l’imaginaire !
En vrac, ça m’a fait penser aux récits de SF ou horreur extra-terrestres en huis clos genre The Thing de Carpenter ou Abyss de Cameron, aux réflexions sur les machines pensantes et les IA qu’on retrouve dans du Arthur C. Clarke ou du Philip K. Dick…
J’ai apprécie le renouvellement du genre via la notion de réseaux, dans une Amérique un peu plus moderne que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui : l’histoire se déroule à priori vers 2047, les innovations technologiques ont suivies leur cours (supers ordinateurs, supers télescopes…), mais on en n’est pas non plus au temps des « voitures volantes » 😉

Les personnages sont plutôt pas mal construits, avec leurs qualités et leurs défauts… Chris le journaliste qui a voulu jouer les héros de l’information, Maguerite la scientifique tiraillée entre la raison scientifique et l’empathie, Tess sa fille qui semble avoir des petit problèmes psychiques… On sent que l’auteur à pris un plaisir tout spéciale à créer et décrire Ray, le « méchants » de l’histoire, tyran à la maison comme au bureau, qu’on adore détester !
Un sentiment d’urgence nous accompagne ainsi que les protagonistes, accompagnés par le leitmotiv « ça pourrait s’arrêter n’importe quand« . On est dans une bulle : une ville fermée, dans une époque donnée, et cette bulle peut exploser à tout moment !

Mais venons-en au théâtre des événements, le Minnesota, qui doit son nom à l’eau… « Mnisota » est un nom donné par les indiens Dakotas au fleuve Minnesota, pouvant être traduit comme « l’eau de couleur de ciel« .
La région est aussi appelée « La terre de 10 000 lacs » : il faut dire que 12000 lacs et points d’eau sont recensés dans cet état !
Les terres du Minnesota sont riches, mais une grande partie du territoire est occupé par des forêts. Bref, une région où la nature a sa place 🙂
Peut être à cause de cela et du climat très froid en hiver, la région à connu de grandes vague d’immigration de scandinaves au 19ème siècle, ce qui fait que presque 20% des habitants du Minnesota ont ces origines nord-européennes.

Dans le roman il est question d’une ville reculé, située après la ville de Constance (petite communauté au nord de la capitale de l’état, Minneapolis). Il y a bien un Blind Lake qui existe au Minnesota (un lac et une ville de 88 habitants), mais après je ne sais pas s’il s’agit de celui que voulait décrire l’auteur… Le Blind Lake dont il est question dans le roman est plus un marécage qu’un lac bien lisse et bleu, ce qui donne un petit côté sauvage à la région.
La ville, suivant la météo du Minnesota qui est l’état le plus au Nord des USA (si on exclut l’Alaska), à le droit à un hiver rude entre blizzard et tempêtes de neige ! De plus Blind Lake n’est accessible que par une seule route, ce qui accentue encore plus son caractère isolé et coupé de tout durant cette période peu clémente !

Une région qui semble sympathique si on aime les contrées proche de la nature et encore un peu sauvages ! Personnellement, ça ne me dérangerait pas de la visiter 🙂

Challenges passés

Fin 2011

Challenge Balade en Italie (4/4)

Challenge littérature belge (3/3 – objectif 5)

Challenge nécrophile (4/4)

Challenge petit BAC (7/7)

  • Prénom : Robert des noms propres d’Amélie Nothomb (billet ici)
  • Objet : Death Note Black Edition 3 de Obha et Obata (billet ici)
  • Métier : Wilt, Tome 2 : Comment se débarrasser d’un crocodile, de terroristes et d’une jeune fille au pair de Tom Sharpe (billet ici)
  • Animal : Un chien de saison de Maurice Denuzière (billet ici)
  • Végétal : Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg (billet ici)
  • Sport et loisir : La Course au mouton sauvage de Haruki Murakami (billet ici)
  • Lieu : Métronome : L’histoire de France au rythme du métro parisien de Lorànt Deutsch (billet ici)

Seconde session (7/7)

Challenge épistolaire (à finir pour juillet 2011) (2/1)

  • Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos (billet ici)
  • Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattaeur (billet ici)

Le défi 1000 (1/1)

  • Les piliers de la terre (en 2 tomes) de Ken Follett (billet ici)

Circle Challenge ABC (10/26)

  • Tout sauf un homme de Isaac Asimov & Robert Silverberg (lu et critiqué)
  • Voyez-vous de Laetitia Bianchi (commencé… pas fini)
  • Chair électrique de Christophe Claro
  • Corpus Simsi : Incarnation virtuellement temporaire de Chloé Delaume (lu et critiqué)
  • Le Dahlia Noir de James Ellroy (lu et critiqué)
  • Neige de Maxence Fermine (lu et critiqué)
  • 10 000 Litres d’horreur pure : Modeste contribution à une sous-culture de Thomas Gunzig (lu et critiqué)
  • Fuck America : Les Aveux de Bronsky de Edgar Hilsenrath (lu et critiqué)
  • La Mariée était en noir de William Irish
  • La trilogie Morgenstern de Hervé Jubert
  • Epépé de Ferenc Karinthy
  • F.A.U.S.T. de Serge Lehman
  • Kaputt de Curzio Malaparte
  • Les Faux-saulniers, histoire de l’abbé de Bucquoy de Gérard de Nerval
  • La Tombe du tisserand de Seumas O’Kelly
  • Spinoza encule Hegel de Jean-Bernard Pouy (lu et critiqué)
  • Formage de Nathalie Quintane
  • The Book of Bunny Suicides de Andy Riley
  • Le visionnaire de Schiller
  • Economie Eskimo : Le rêve de Zappa de Pacôme Thiellement
  • L’Astrée de Honoré d’Urfé
  • Cinéma de Tanguy Viel
  • Le crime de Lord Arthur Savile d’Oscar Wilde (lu et critiqué)
  • Les Mauvaises humeurs de James et de la tête X
  • XXe ciel.com de Yslaire (pas trouvé à la médiathèque, je me suis rabattue sur la série Sambre du même auteur, critiquée ici)
  • Nous autres de Eugène Ivanovich Zamiatine (lu et critiqué)

Fin 2012

Challenge année de naissance (2)

Challenge fruits et légumes littéraires (4/10 – objectif 25)

  • Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg (aussi dans la liste du challenge petit BAC) (billet ici)
  • Poulet aux prune de Marjane Satrapi (aussi dans la liste du challenge petit BAC) (billet ici)
  • Bleue comme une orange de Norman Spinrad (PAL)
  • Les pommes d’or du Soleil de Ray Bradbury (PAL)
  • La fête du potiron d’Agatha Christie (PAL)
  • L’arbre aux haricots de Barbara Kingsolver (aussi pour le challenge « 50 états, 50 billets ») (billet ici)
  • La colère des aubergines de Bulbul Sharma (aussi dans la liste du challenge petit BAC) (billet ici)

Challenge 50 états, 50 billets (voir sur le blog de Sofynet) (51)

Challenge Petit BAC 2012 (10)

Les catégories obligatoires :

Le bonus (facultatif):

  • Gros mot

 

Fin 2013

Challenge ABC 2013 (catégorie A)

A : Asimov, Isaac –  Au prix du papyrus – 211 pages – SF / Nouvelles
B : Brown, Fredric – Martiens, go home ! – 216 pages – Humoristique / SF
C : Collins , W. Wilkie – L’hôtel hanté – 277 pages – Policier
D : Dugain, Marc – Avenue des géants – 361 pages – Thriller
E : Ellis, Bret Easton – American psycho – 513 pages – Contemporaine
F : Faulkner, William – Le bruit et la fureur – 384 pages – Drame
G : Garde, François –  Ce qu’il advint du sauvage blanc – 384 pages – Aventure
H : Hobb, Robin – L’Assassin Royal, tome 01 : L’Apprenti assassin – 510 pages – Fantasy
I : Indridason, Arnaldur – La Cité des jarres – 327 pages – Policier
J :  Jennings, Gary – Azteca – 1047 pages – Historique
K  : Koontz, Dean – La cache du diable – 433 pages – Horreur
L : La Fayette, Madame de – La Princesse de Clèves – 157 pages – Classique
M : Marion, Isaac – Vivants – 318 pages – Romance / Fantastique
N : Nothomb, Amélie – Le Fait du prince – 169 pages – Contemporain
O : Orwell, George – Animal Farm – 113 pages – SF / Classique
P : Preston, Douglas & Child, Lincoln – Relic – 543 pages – Thriller
Q : Qiu, Xiaolong – Les courants fourbes du lac Tai  – 320 pages – Policier
R : Ragde , Anne B. – La Terre des mensonges – 350 pages – Contemporain
S : Silverberg, Robert – Les monades urbaines – 253 pages – SF
T : Teulé, Jean – Charly 9  – 232 pages – Contemporain
U : Udall, Brady – Lâchons les chiens – 248 pages – Contemporain
V : Vonarburg, Elizabeth – Chroniques du Pays des Mères – 640 pages – SF
W : Wilson, Robert Charles – Les Chronolithes – 437 pages – SF
X : (Collectif) – Histoires d’envahisseurs – 445 pages – SF / Nouvelles
Y : Yoshimoto, Banana – Kitchen  – 181 pages – Contemporain
Z : Zelazny, Roger & K. Dick, Philip – Deus Irae – 255 pages – SF

 

Challenge Petit BAC 2013

 Challenge Geek

Défi Challenge Geek

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Défi Films et Séries

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Fin 2014

Challenge ABC – Littératures de l’Imaginaire

Challenge Petit BAC 2014

Challenge Geek 2014

Fin 2015

Challenge ABC 2015 (19/26)

Challenge Petit BAC 2015

Fin 2016

Challenge ABC des littératures de l’imaginaire (15/26)

« Sept clones » de Louis et Stéphane De Caneva

On est habitué depuis quelques années au cahier des charges de la série 7 : un univers, un objectif, un seul album, le tout mené par 7 personnages !

Cette fois ci on plonge en plein univers SF avec Sept clones !
Notre récit commence par un grand jour : celui de l‘élection du Président de l’Humanité ! Dans un monde futuriste où tous le système solaire (ou presque) est colonisée par les humains, ceux-ci doivent voter pour désigner pour la première fois de l’Histoire leur représentant global. En effet, une race extra-terrestre à pris contact avec la Terre pour lui proposer de rejoindre une l’Assemblée des intelligences supérieures de l’univers… Mais pour cela, les humains doivent prouver qu’ils sont unis en une même voix, qu’ils peuvent vivre en paix, bref, qu’ils sont civilisés. La tâche est rude, mais c’est peu de chose en comparaison des progrès sociologiques, scientifiques et technologiques que les extra-terrestres pourront apporter aux êtres humains !
Nous suivons 7 personnages, 7 clones ne connaissant pas l’existence les uns des autres, qui se retrouve tout à coup tous en contact  mental à l’approche de l’élection… Et pour cause, ils ont une mission : ces 7 clones ont été conçu pour tuer le Président et sauvegarder l’indépendance des humains !

La plus grande partie de l’histoire met en place l’intrigue, présente les personnages… et ça n’est pas évident : les 7 clones sont présentés comme 7 personnes souffrant d’une certaine manière de personnalités multiples. Pas évident de retranscrire ça en image et texte !
Heureusement, des procédés graphiques comme des pictogrammes pour symboliser ces personnalités, des codes couleur pour définir chaque personnage permet de s’y retrouver un peu plus facilement. Le découpage des pages, l’agencement des cases est aussi bien trouvé pour rendre ce récit lisible. En plus pour ne rien enlever, le dessin est plutôt pas mal, et la mise en couleur assez réussie !
Même côté scénario, des petits jeux de passage entre l’univers réel / l’univers mental où une main géante guide ces 7 personnalités permet de mieux comprendre les dialogues et débats entre les 7 clones… Pas évident à expliquer tout ça 🙂

Le côté SF classique en trame de fond, qui n’est pas sans me rappeler l’univers du roman Les enfants d’Icare d’Arthur C. Clarke est bien fichu et emballe tout de suite les fans du genre je pense…
Du début à la fin que de bonnes idées !

Mais le gros point noir pour moi, qui fait que je n’ai pas été emballée à 100% malgré toutes ces éloges, c’est la profusion de personnages et la complexité due à une histoire trop condensée
Ok, 7 personnages ce n’est pas énorme, mais avec la double lecture monde réel / monde mental, les personnalités multiples et compagnie, et bien on s’y perd un peu je trouve. Surtout que comme je le disais, plus de la moitié de la BD est consacrée à la présentation des personnages, et à la  mise en place des objectifs des clones… L’action à moins de place finalement, ainsi que l’approfondissement des personnalités de chacun des clones.

En gros je suis déçue car j’aurais aimé en avoir plus… que cette histoire ait le temps de se développer, sur 2 ou 3 tomes, pour vraiment me faire pénétrer dans cet univers, apprendre à connaitre les personnages (un peu sur un mode Hypérion où chacun raconterai son histoire ?).
Bref, j’ai presque envie de dire que c’est un bon draft et qu’on en veut plus !