« Les Amazones » de Jim Fergus

Troisième et dernier épisode de la saga Mille femmes blanches, Jim Fergus nous plonge une fois de plus dans l’univers des Indiens du Nord-Ouest Américain vu par des femmes occidentales, venue se marier avec des Peaux-Rouges pour construire la paix entre les peuples.

Suite aux combats meurtriers qui concluent le dernier volume de cette série, La vengeance des mères, nous avions perdu les narratrices principales, les jumelles Kelly, tuées dans le feu de l’action et un peu plus tard Molly qui se jette d’une falaise pour échapper aux blancs.

Que serait un bon troisième épisode d’une trilogie basée sur les écrits de journaux intimes, une sorte de found-footage écrit, s’il ne restait plus de personnage pour raconter son histoire ? Et surtout des personnages dignes d’intérêt !

C’est ainsi que Molly, finalement, ne fait pas de chute fatale… on ne sait pas trop comment… et elle non plus. Coup de chance ! On va pouvoir continuer à évoluer dans les villages Cheyennes de la fin du 19ème siècle à travers les écrits de Molly.
Mais si vous trouvez que ce sauvetage est légèrement abusé d’un point de vue scénaristique, écoutez ça : May Dodd, morte et enterrée depuis la fin du premier tome, est de retour. Ceux qui avaient vu son cadavre, après qu’elle soit morte de froid se sont trompés. C’est vraiment du grand n’importe quoi.
Après je peux comprendre Jim Fergus : faire venir un troisième train de femmes blanches à marier, avec une nouvelle passionnée de l’écriture dedans, ça aurait fait tout aussi tâche…

Bref, tout cela pour dire que pour apprécier ce livre il ne faut vraiment pas avoir l’esprit cartésien (« l’esprit des Blancs » diraient les Cheyennes) et être très ouverte aux rebondissements de toute nature.

Une fois la surprise du retour de ces personnages digéré, il va falloir suivre les bonnes vieilles recettes : constatation des dégats des Blancs sur le monde indien, rebellions, préparation au combat, hésitation, fuite… et entre deux on glisse des histoires d’amour, des danses autour du feu, et deux ou trois interventions du seul personnage intéressant finalement, le méchant répugnant : Jules Seminole. Un peu de magie indienne par-dessus, et voilà !

Tout cela pour vous dire que j’avais adoré Mille femmes blanches, apprécié La vengeance des mères… mais que Les Amazones m’a vraiment ennuyé. Peu d’innovations, si ce ne sont les prémices du retour de May à la vie occidentale, la recherche de la Terre Promise Cheyenne guidés par une clairvoyante aveugle (forcément) et le récit entrecroisé de la Molly d’aujourd’hui (descendante de je ne sais plus quel personnage du village indien) et les journaux de Molly et May.
La seule bonne nouvelle c’est qu’il n’y a pas de quatrième volume prévu… mais vu le final, un spin off n’est pas a écarter !

Une lecture audio pour le challenge ABC tout de même, pour la lettre F.

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