« Silo, tome 1 » de Hugh Howey

Ce qui est sympa avec Audible, c’est de pouvoir envoyer son premier livre à un ami lorsque vous vous créez un compte. C’est comme cela que j’ai reçu de la part de Mickael le premier tome de Silo, dont je n’avais jamais entendu parler (et rétrospectivement, honte à moi).

Dans un monde post-apocalyptique qui ressemble beaucoup au notre, une communauté d’humains vit dans un  silo sous terre.
Le sherif Holston attend dans sa cellule d’être envoyé « au nettoyage », c’est à dire banni du silo, pour avoir dit des mots interdits. Sortir du silo, alors que l’air est pollué de toxines, c’est signer son arrêt de mort. Heureusement, grâce à une combinaison spéciale, il pourra vivre assez longtemps pour nettoyer les caméras qui permettent de surveiller les alentours.
Désormais privée de shérif, Marie Jahn, la mairesse du silo, va aller nommer un candidat choisi avec l’adjoint au shérif Marnes : Juliette Nichols. La route pour lui faire passer un entretien d’embauche va être longue, 144 étages à descendre pour atteindre celui où vit Juliette, l’étage le plus profond, celui des machines… Là où l’électricité est fabriquée…

Difficile de résumer ce long ouvrage de SF contre-utopique et post-apocalyptique.
Le monde du silo est très bien détaillé. Chaque étage à sa fonction : l’administration et les services dans le tiers supérieur, l’agriculture au milieu, et tout en bas l’industrie. Chaque habitant du silo à une place définie, de la naissance -réglementée- jusqu’à sa mort.
Malgré la modernité des machineries et de certains outils informatiques, certaines fonctions sont archaïques. Par exemple les messages électroniques sont tellement chers à envoyer que les habitants passent plutôt par des porteurs à pied, dont la tache est de transiter les produits d’un étage à un autre…

Côté récit, on est pris par cette histoire complexe et riche. On déteste les méchants et on a de la sympathie pour les gentils… mais de manière nuancé. On comprend bien les motivations qui poussent les antagonistes à agir comme ils le font et de la même manière, les bons ont parfois des comportement qui mènent au désastre.
En échangeant avec Mickael, celui-ci me disait trouver dans ce livre des longueurs dues à la foule de détails. C’est peut être là la force et la faiblesse de ce récit !

Dans la lignée du chef d’oeuvre de Robert Silverberg, Les Monades Urbaines, avec une teinte de survivalisme… je le conseille !

Cette lecture est parfaite pour remplir une case du challenge ABC, pour la lettre H 😉

2 comments

  1. La chèvre grise

    J’en ai pas mal entendu parler, mais comme je sors de ma lecture de « Métro 2033 » de Dmitry Glukhovsky (qui avait aussi des longueurs d’ailleurs), je crains de me retrouver avec le même genre de roman : post-apo dans un monde clos, à tourner un peu en rond. Donc je le garde en tête, et ce sera peut être pour plus tard.

  2. Ping : « Sous béton » de Karoline Georges |

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