« The Left Hand of Darkness » d’Ursula K. Le Guin

The left hand of darknessJe touche à la fin de mes cours Coursera sur la littérature SF et fantasy… Voici mon avant dernière lecture !
Une fois de plus, je découvre un auteur, Ursula K. Le Guin, qui est le premier auteur à se voir décerner pour un roman le prix Hugo (prix des fans de SF) et le prix Nebula (prix de professionnels de la littérature SF) en 1969. Bref, un grand classique que j’ignorais totalement. A noter que ce roman est le sixième du « Cycle de l’Ekumen« .

Genly Aï, habitant de la Terre est envoyé comme représentant de l’Ekumen sur la planète Gethen, glacée et quasi déserte. L’Ekumen est une sorte d’association culturelle et mystique de sociétés humanoïdes basées sur différentes planètes, et leur objectif est de s’associer à de plus en plus de mondes pour former une intelligence collective.
Les habitants de Gethen ont une particularité par rapports aux autres races d’humains : ils sont hermaphrodites… ou plutôt neutre sexuellement. Ils sont androgynes physiquement, mais une fois par mois pendant quelques jours deviennent indifféremment mâle ou femelle.
Genly va devoir se fondre dans cette société, parlementer pour faire accepter son statut d’alien et leur proposer une alliance avec l’Ekumen. Mais si les guerres ouvertes n’existent pas sur cette planète, les batailles politiques et les intérêts personnels risquent de faire des dégâts…

Les différentes idées de l’auteur font de ce roman une fiction très étonnante et qui à mon avis va me rester en mémoire. D’abord le statut asexué des Getheniens, qui peuvent devenir homme ou femme en fonction de leur excitation hormonale tous les 26 jours. Une personne peut porter un enfant un jour, mais être plus tard père d’autres… Pour eux Genly est un pervers, toujours mâle et donc toujours en rut, alors qu’eux n’ont possibilité et désir de rapports sexuel qu’une fois par mois. Qui est vraiment le monstre ?
Le monde glacé est aussi intéressant : on se croirait en Sibérie ! Peu d’agriculture, peu d’animaux sauvages, pas d’insectes ou d’oiseaux volant dans le ciel, des repas frugaux avec peu de viande… Les habitants sont emmitouflés dans des fourrures, ont appris rapidement à ne pas à être exclus du groupe sous peine de mort, sont assez renfermés… Et même leurs mythes sont emprunt de cette imagerie glacée : tout est en noir et blanc, vie et mort, lumière et ombre…

Je l’ai lu en anglais pour une raison que j’ignore encore (j’ai de ces idées des fois :)) : La main gauche de la nuit existe en version française pour ceux que ça peut intéresser. En anglais j’ai un peu galéré… les champs lexicaux utilisés et l’univers fantastique ont rendu cette lecture un peu plus ardue que des précédentes, comme Les Chroniques Martiennes que j’ai trouvé plutôt simples à lire (bon, en même temps je le connais déjà bien en français ce livre).
Du coup j’ai peut être raté des subtilité dans ce roman… Les histoires de querelles politique par exemple me sont un peu passé par dessus la tête par exemple (mais il faut dire que ces thèmes là ne sont pas ma tasse de thé). Mais il m’a tout de même bien plu, tant l’univers est original.

Je le conseille donc aux fans de SF et fantasy, autant de prix pour un roman n’est pas anodin 😉
Je pense que je continuerai par curiosité, à l’occasion et en français, cette série.

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