« The Martian Chronicles » de Ray Bradbury

The Martian ChroniclesVoici un de mes livres favoris, que j’ai déjà lu deux ou trois fois en français… et grâce aux cours Coursera de littérature SF et fantasy, cette fois je me lance dans la VO 😉
Une bonne occasion pour faire un post dans ce blog, sur ce petit chef d’œuvre de Ray Bradbury, dont les nouvelles sont parues entre 1945 et 1950 !

Les Chroniques Martiennes est dans mon souvenir ma première expérience avec la SF… à l’école primaire. Nous avions étudié un petit extrait de la nouvelle Août 2026 : Il viendra des pluies douces, où il est question d’une maison abandonnée livrée à des robots ménagers qui font le petits déjeuner, passent l’aspirateur… Très sympa quand on a dix ans, ces petits robots en forme de souris ! Mais quand on le relis adulte, on s’aperçoit que si les robots sont livrés à eux même, c’est parce que l’humanité a été complétement éradiqué de la surface de la Terre suite à une guerre nucléaire… Moins folichon 🙂

En 1999 la première fusée terrienne se pose sur Mars. Après quelques rapports mouvementés avec les martiens, les premiers pionniers viennent s’y installer en 2001… et la tâche leur sera grandement facilitée par le fait que les autochtones ont tous péri suite à une épidémie apportée involontairement par les premiers explorateurs. L’homme, américain, est tout puissant sur cette planète rouge bardée de canaux, où tout reste à faire ! Planter des forêts, construire des villes, peupler ces contrées, nommer les montagnes, créer des entreprises, fonder des foyer, et même ouvrir des cabanes à hot-dogs !
Nous allons suivre la grandeur et la décadence de cette conquête de l’humanité, car si la vie se met en place sur la planète Mars, la guerre fait rage entre les différents pays de la Terre…

Ce qui est agréable avec ce livre, c’est que Bradburry joue avec les clichés et mythes de la conquête martienne… Mais met aussi en valeur des idées originales sur l’exploration et l’annexion de la planète rouge, et plus largement sur le rôle de l’homme dans l’univers.
Entre humour, rire jaune et poésie… j’ai été une nouvelle fois emballée par ma lecture, même si dans l’édition que j’ai lue (celle de 1950 je suppose) il manquait quelques nouvelles par rapport à ma version française de chez Folio. Mais bon, rien de grave !

Ce qui m’a me plait en fait, c’est son art de l’ellipse : il se passe plusieurs mois, plusieurs années entre deux histoires, ce qui nous laisse tout le loisir de s’imaginer comment les choses ont évoluées entre deux. Et surtout de réfléchir sur le statut de l’humain, destructeur forcément, mais parfois et heureusement doué de bons sentiments. Tout n’est pas noir chez Bradbury, il nous averti de nos travers mais laisse une porte ouverte à un peu d’espoir !

coup de coeurUn coup de cœur forcément, même si ça n’est pas une surprise pour moi 😉
Je le recommande très très fortement aux fans de fantastique et SF… Il y a plein de choses à prendre dans ces petites histoires 🙂

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3 commentaires

  1. Petite Fleur

    A te lire, je pense forcément à la conquête de l’Ouest, lorsque les Américains ont éradiqué les Indiens en leur filant des maladies. L’Homme n’apprend pas de ses erreurs…
    Je le note et je le lirai volontiers !

    • Loesha

      Oui en effet, il y a du mythe américain à tous les niveau, que ce soit les rêve d’aventure et de richesse ou encore les faces les plus sombres comme le sort réservés aux natifs… Si tu veux te le ramène un de ces jours, j’ai la version française 😉

  2. Ping : « The Left Hand of Darkness » d’Ursula K. Le Guin | geekette.fr

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