« L’île du Docteur Moreau » de H. G. Wells

L'ile du docteur MoreauEncore une lecture très utile à ma culture SF, grâce aux cours Coursera sur la littérature fantasy : L’île du Docteur Moreau de H. G. Wells, auteur que je ne connaissais que via La Guerre des Mondes. Ce qui me surprend avec ses romans, c’est la modernité de ses propos : la question de l’éthique dans la science, ou encore celle des attaques extra-terrestre… et le tout dans des romans écrit juste avant le début du 20ème siècle. Très fort !

Edward Prendick est retrouvé à moitié mort sur une barque au milieu du Pacifique par l’équipage d’un bateau transportant des animaux. Montgomery, un scientifique qui voyage avec la cargaison le soigne et prend soin de lui, jusqu’à temps qu’il arrive à sa destination : une île vierge et quasi-déserte, où il vit avec le Docteur Moreau, son maître, et son serviteur M’ling. Le capitaine du bateau, alcoolique et superstitieux, jure de jeter Prendick à la mer lorsque Montgomery quitte le navire… Montgomery et Moreau se retrouvent donc bien obligés de l’accueillir, à leur grand désarrois.
Rapidement Prendick va découvrir que comme lui, Montgomery et le Docteur Moreau son des scientifiques qui étudient les sciences de la vie… Mais il va aussi vite apprendre que les études de Moreau vont bien au delà de la vivisection et des transfusions sanguines : il transforme les animaux en êtres humains !

On retrouve dans le bestiaire de l’île des mélanges de chien, ours et chevaux humanisés, des porcs-humains, des modèles de satyre… En prenant le meilleur de chaque animal c’est comme si Moreau comptait créer un homme parfait à ses yeux.
Mais comme on s’en doute, l’île du Docteur Moreau est loin d’être un paradis, car quand la moralité et l’éthique dans la sciences fout le camps, l’homme doit s’attendre à faire face à de gros problèmes ! Jouer avec la Mère Nature n’est jamais très bon dans les romans de SF.
La plupart des expériences de Moreau sont ratées, mais les quelques créatures qui on subsisté, une soixantaine, sont instables dans leur humanité… l’animal à vite fait de reprendre le dessus. On va donc découvrir tout les artifices mis en place par Moreau pour les garder calmes, qui passe principalement par l’instauration de lois religieuses appliquées par la punitions et le conditionnement.

A priori il y a eu quelques tentatives de films autour de cette histoire, d’autres qui s’en sont juste inspirées (je pense spontanément à la saison de One Piece sur l’île des morts-vivants)… Cette histoire est vraiment ancrée dans notre culture ! Pourtant je pense qu’aucune image ne peut représenter l’impression que donne les descriptions des créatures : difformes, monstrueuses mais pas trop… juste ce qu’il faut pour mettre mal à l’aise. Tout ce qu’il faut pour enflammer mon imaginaire !
Après ce livre, comme Pendrick, on ne voit plus l’humanité de la même manière ! L’animalité semble être dans chacun de nous, et on se demande qui est le Docteur Moreau qui tire les ficelles… Une très belle découverte qui va me rester en mémoire un petit moment je crois !

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3 commentaires

  1. Petite Fleur

    Marrant la coincidence : j’ai justement récupéré avant hier pour mon Kindle « La machine à explorer le temps » de Wells. Ils sont dans le domaine public maintenant. Je n’ai jamais lu aucun de ses titres. J’espère que j’ai bien choisi.

    • Loesha

      Jamais lu « La machine à explorer le temps », et pas sur ma liste de lecture 🙂 Tu me diras ce que tu en pense !
      Perso mon favori pour le moment est « L’île du Dr. Moreau » et la nouvelle « The country of the Blind » (je sais, tu n’aimes pas les nouvelles…)

  2. Ping : « L’invention de Morel » d’Adolfo Bioy Casares | geekette.fr

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