« La vie secrète de E. Robert Pendleton » de Michael Collins (Etat de l’Indiana)

Après une très courte pause, me revoilà à l’assaut des USA avec le challenge « 50 états, 50 billets«  ! Cette fois nous partons en Indiana, avec le roman policier de Michael Collins paru en  2006, La vie secrète de E. Robert Pendleton. Tout un programme 🙂

Au milieu des années 1980, E. Robert Pendleton est enseignant de lettres dans une université de l’Indiana. Il se considère comme un écrivain raté, contrairement à son ancien camarade de fac, devenu son rival, qui débarque pour une conférence dans l’université où il travaille afin de parler de son best-seller.
Ne supportant plus la comparaison avec lui, et pour en finir avec le harcèlement de ses pairs et sa solitude, il décide de se suicider. Mais c’était sans compter sur la jeune doctorante Adi qui le retrouve avant qu’il trépasse. Sérieusement handicapé, Robert est devenu une sorte de légume… C’est alors qu’Adi découvre dans sa cave un livre qu’il n’a jamais diffusé, Le Cri. Un vrai chef d’oeuvre littéraire quasi autobiographique… si ce n’est cette scène de meurtre d’une jeune fille de 13 ans, qui ressemble étrangement à une affaire non élucidé s’étant déroulé à la période où il l’a écrit…
Robert a t-il vraiment tué cette jeune fille, ou s’est-il inspiré de ce crime pour écrire son roman ? D’autres personnes se poseront-elles la même question à la lecture de ce livre ?

C’est une enquête assez intéressante devant laquelle on se retrouve, qui pose des questions sur l’art et l’écriture : où se situe la limite entre la fiction et la réalité. Au fur et à mesure des interprétations du roman de Pendleton, les experts littéraires y voient un récit génial, quasi-nietzschéen qui nie l’existence de Dieu… puis les policiers y trouvent les indices d’un meurtre, où la superbe fiction devient une autobiographie. Toute l’analyse artistique devient de plus en plus fumeuse, que ce soit du côté des universitaires, des critiques littéraire, ou du péquin moyen : l’auteur semble vouloir nous démontrer que ce domaine est une grande branlette intellectuelle ! Bref, j’ai eu l’impression d’être devant une critique du monde universitaire et littéraire, qui ont le « grand » pouvoir d’attribuer des prix, sortes de bons-points pour les grands…

Enfin si le concept est intéressant, je n’ai pas pris plus de plaisir que ça à le lire : le style est mou et rebutant ! Je ne sais pas de quoi ça vient, mais il y a un truc qui m’a gêné… Dans le rythme peut être, ou le découpage… De plus si je me suis questionnée au début du roman, j’ai rapidement découvert le coupable, vers le milieu du livre… Il suffit de faire attention aux recoupements et indices.
Pour ne rien arranger les personnages sont antipathiques… Enfin ça n’est peut être pas un mal 😀 Ils ont tous un truc à se reprocher, un trait de caractère ou des actions passées qui en font des personnages auxquels j’ai eu du mal à m’identifier.

Bref, ça n’est pas un grand roman policierPas désagréable à lire objectivement, mais vraiment pas un livre que je conseillerais spontanément !

Pas évident de trouve un roman se passant dans l‘Indiana… Et pourtant cet état du Midwest n’a rien qui pourrait faire peur à un écrivain je pense ! Preuve en est, un des musicien les plus connu de ces 50 dernières années est né là bas : Michael Jackson (et ses frères) 😉

Mais bien avant ces illustres habitants, cet état était peuplé d’Amérindiens (Potawatomis, Shawnees, Iroquois, Huran, Delaware, Mohican, …), comme son nom nous le rappelle : Indiana, terre des Indiens. C’est au 17ème siècle que les Français vont explorer la région, en passant par le Canada et le Saint-Laurent. Les Canadiens y fondent « Le pays de l’Ohio« , qui fait la jonction entre le Canada et la Louisiane Française. Les Britanniques en 1763, au terme de la Guerre de Sept ans, récupèrent ce territoire, mais le cède la même année aux États-Unis. L’Indiana et l’Ohio sont alors encore réunis, en il faudra attendre 1816 pour que l’Indiana devienne un état des USA à part entière.

Indianapolis est la capitale de l’état depuis 1825, choisie non pas pour son importance mais sa position centrale… Aujourd’hui c’est la première ville de l’Indiana, avec 1,7 millions d’habitants dans son agglomération, ce qui correspond à un joli pourcentage sur les 6,5 millions d’habitants de l’état.
Historiquement, l’état à été peuplé par des Anglais, des Allemand, des Irlandais… Ces habitants sont appelés les « Hoosiers » (1830), terme qui devient peu à peu péjoratif. Le Hoosier devient un synonyme de « bouseux », ou « redneck »… à moins qu’il puise finalement son origine dans cette dénomination ?
Quoiqu’il en soit, ce terme officiellement adopté par l’Indiana fait penser à un état agricole, ce qui est assez vrai : situé au sud des Grands Lacs, la terre est très riche en limon et un climat subtropical humide permet de faire pousser du soja, du maïs, du blé, mais aussi des fruits et légumes, et des fleurs…
Le gros de l’économie de l’état ne provient pourtant pas de l’agriculture, mais de l‘industrie : l’acier, les produits pharmaceutiques, automobiles… C’est un état industrialisé, assez urbain. Bref, peu de chemins de randonnées au milieu de la nature sauvage susceptibles de m’intéresser 😉

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