« Fifty Shades of Grey » de E. L. James

J’aurais pu passer à côté de ce best-seller de l’été, qui fait un carton dans les pays anglophone, mais intriguée par les reportage TV et mes copines de lecture (hein Petite Fleur :p), j’ai décidé de tenter l’aventure, dans l’espoir de découvrir en quoi Fifty shade of Grey peu bien défrayer la chronique !

Difficile de résumer objectivement ce livre… Autant vous le dire tout de suite, c’est presque ce qu’on peut faire de pire en littérature pour moi.
En gros c’est l’histoire d’Ana, timide étudiante de 21 ans, qui rencontre Christian, très riche PDG, jeune et beau comme un dieu. Elle n’a jamais eu de petit copain et tombe amoureuse de lui… Lui de son côté la trouve attirante aussi, et va lui proposer un truc pas commun. Plutôt qu’une bête romance, il lui propose de signer un contrat SM, car monsieur en tant que dominant rêve de la baiser et de lui donner quelques fessées.

Bref, je ne peux le résumer que comme cela : une pauvre fille qui se fait mettre la main dans le cerveau et dans la culotte par un manipulateur doublé d’un psychopathe.

Côté fond je crois qu’on renouvelle ici le roman féministe… !
Je plaisante bien entendu. Sous couvert de découverte des sens, elle est traitée soit comme une gamine de 5 ans, soit comme un chien, et en redemande. J’ai décroché à la moitié du bouquin et fini en diagonale tellement je trouve ça pathétique et révoltant… Pire, on fini par comprendre pourquoi il a envie de la taper, tellement Ana est neuneu et à le don d’énerver !

Pour le style, malgré le fait que je l’ai lu en anglais, je l’ai trouvé très pauvre : peu de vocabulaire, très répétitif dans la structure et les idées (les quoi ?!). Pas de quoi rendre l’histoire très excitante… Si, peut être deux ou trois scènes érotiques (et non porno comme on nous le fait croire parfois). Les personnage ont une psychologie extrêmement superficielle, limite blindés de tocs… Enfin cela donne parfois lieu à de franches rigolades, tellement c’est cliché et ridicule.
Quelques perles, triés sur le volet :

« Well, if you were mine, you wouldn’t be able to sit down for a week after the stunt you pulled yesterday. […] »

« Firstly, I don’t make love. I fuck… hard. « 

Malheureusement ces petits moments de poésie ne suffisent pas à rendre ce livre attrayant jusqu’au bout…

On sent très bien les influence « romance » type bit-lit de l’auteur, qui ne s’en cache pas : c’est un Twilight-like, une petite nana qui rencontre un mec qui a une belle gueule (et une grosse b***), côté dark, qui cache un mystère à découvrir… et elle va s’y cramer les ailes, forcément, mais lui aussi un peu quand même.
On retrouve dans la même mouvance le gros fantasme du fait de faire changer son « amoureux », pour un mec correspondant à ses besoins. Bien entendu il est dominant à cause d’un sombre secret, ce qui laisse présager la possibilité d’un changement. Ca ne serait pas drôle sinon, et ça ne permettrait pas de broder sur 3 tomes 🙂

Côté psychologie (de bas étage), on a des fond de vérité que E. L. James devrait garder en mémoire : les hommes ne réfléchissent pas trop, et les femmes réfléchissent beaucoup trop… et de manière très tordues parfois, ce qui donne naissance à des livres franchement pas géniaux.

Bref, je n’ai pas aimé, je trouve ça mal écrit et la morale plutôt bancale me gène… Sachant que les 2 autres tomes sont bien pires, je ne risque pas de remettre le nez dedans !

6 commentaires

  1. Petite Fleur

    Yeaaaah, tu en es venue à bout ! C’est clair qu’on touche le fond avec ce livre. Pire qu’un Harlequin, je trouve cela dégradant par moment. Mais bon, à lire avec les copines, ça permet de bien rigoler parfois 🙂

    • Loesha

      Faut avouer qu’en se faisant des petits debriefs régulier, se citer les meilleurs passages et tout… Ça passe à peu près… Mais comme toi, le passage un peu glauque à la moitié du livre m’a un peu coupé l’envie de rire :s

  2. Sita

    J’avais bien envie de le lire pour rigoler, mais finalement, je ne sais pas si j’en rirai beaucoup à te lire !
    D’ailleurs, c’est même pire qu’un Twilight-light ! A la base, c’était une fanfiction SM de Twilight qui a eu tellement de succès qu’elle a été publiée. Pour éviter les problèmes de copyright, bimbadaboum, renommage de personnages et hue cocote…

    • Loesha

      Il faut tester, franchement on a bien rit sur la première partie du livre… Bon, après je ne l’ai pas acheté, donc la pilule passe mieux. En même temps je me vois bien aller réclamer un remboursement chez mon libraire 🙂
      J’ignorais que c’était une fan-fiction… ça explique bien des choses ! Merci pour cette précision 😉

  3. Cajou

    Je me suis régalée à lire ton billet ! Et j’adore ce livre juste pour les billets complètement opposés qu’il suscite ! Je me régale à les lire… mais pas sûre que je lirai ce roman lol 😀

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