« Les femmes de Stepford » d’Ira Levin (Etat du Connecticut)

Opération Connecticut pour le challenge « 50 états, 50 billets »… En fouillant un peu j’ai découvert que Les femmes de Stepford  écrit en 1974 par Ira Levin, celui là même qui écrit le rendu célèbre par le cinéma Rosemary’s baby, se déroulait dans cet étatJe m’attendais donc à de la top-qualité pour ce thriller qui oscille entre SF et fantastique, et je n’ai pas été déçue 😀

Lorsqu’ils viennent s’installer à Stepford, Connecticut, la famille Eberhart rêve d’une nouvelle vie équilibrée dans un cadre sublime, loin de la folie de New-York. C’est un grand changement pour Joanna, mère de deux enfants, plus habituée aux sorties entre amis et actions du MLF qu’à jouer les femmes au foyer dans une lointaine banlieue.
Et au fur et à mesure de ses rencontre avec les habitants de Stepford, elle va déchanter : si son mari peu sociabiliser au « Club des Hommes« , les femmes se sont cantonnées à leur intérieur à l’extrême : cuisine, ménage, bon soin de leurs époux… Joanna a du mal a en revenir, elle qui milite pour l’égalité des sexes avec son époux ! A force de chercher une femme comme elle pour se faire enfin une amie, elle rencontre Bobbie et Chermaine, toute deux fraîchement arrivée en ville.
Mais les choses vont prendre un tour étrange et glaçant lorsque Chermaine va devenir à son tour une bonne ménagère, changeant du tout au tout son caractère… Qu’est ce qui transforme à ce point les femmes de Stepford en épouses modèles ?

En pleine période du combat pour les droits des femmes et l’égalité des sexes, ce roman est une véritable gifle à la vision traditionnelle de la famille américaine, toute droit sortie d’une publicité pour une lessive : des femmes tirées à 4 épingles, prenant soin de leurs enfants et mari en ayant la maison la plus propre possible, faisant leurs courses avec beaucoup d’attention… Un vrai cauchemars qui rappelle presque les meilleurs films de zombies ! 😀
Au milieu de tout ça, l‘enquête de Joanna sur les femmes de Stepford : ont-elles toujours été comme ça, ou le sont elle devenue ? Et si oui, comment ? Et ce Club des Hommes, où les femmes sont bannies, que peut-il bien s’y tramer ?
On ressent bien la pression qui monte au fur et à mesure, la peur qui monte au fur et à mesure que les questions que Joanna se pose trouvent des débuts de réponse… On est pas juste dans de la SF comme la collection de l’édition le laisse supposer, mais bien dans un thriller je trouve !

Une lecture palpitante, un roman très court, bref, un vrai plaisir et une histoire qui risque de me trotter dans la tête un bon moment ! Je le conseille, tant aux homme qu’aux femmes ! 😀

 

Au milieu de la Nouvelle-Angleterre, nous retrouvons le Connecticut. Idéalement placé au bord de l’Atlantique, entre l’état de New-York et sa grande ville éponyme, et le Massachusetts et sa capitale Boston, ce petit état (le 3ème plus petit des USA)  a tout pour attirer de nombreux habitants ! A lire le roman d’Ira Levin, c’est même une banlieu new-yorkaise, du fait de ses moyen d’accès aux grands pôles urbains…

Ce sont les Hollandais qui arrivèrent les premiers dans la région, profitant de la présence d’Améridien pour faire fleurir des commerces de fourrures… Ils ont d’ailleurs adopté le nom du territoire tiré de l’Algonquin, « quinatucquet« , signifiant « près de la grande rivière ».
Mais les puritains Anglais venus du Massachusetts  s’installent rapidement, dès 1633, fondant dans la foulé la capitale Hartford en 1636. Une autre colonie anglaise puritaine fonde New Haven (au nom évocateur…) en 1637, l’autre grande ville du Connecticut. Il alors devient le 5ème état fondateur des USA, parmis les 13 originaux.
Après la guerre d’Indépendance où les Britanniques incendie plusieurs de ses villes, le Connecticut se relève et se tourne vers le commerce, avec plus ou moins d’honnêteté… C’est à cette période que les vagues d’immigration européennes vont faire exploser la démographie du Connecticut : Irlandais, Italien, Polonais, Grecs…
Au début du 20ème siècle se sont les afro-américains et les porto-ricains qui arrivent pour compléter ce melting-pot. A une époque où les Guerre Mondiale font rage, le Connecticut devient un des états centraux pour la fabrications d’armes et les services en assurance !

Le Connecticut est donc un territoire très peuplé, de 3,5 millions d’habitants, ce qui en fait un des état ayant la plus haute densité de population. Pourtant ses plus grandes villes n’excèdent pas les 500 000 habitants, comme New Haven, ou encore Hartford sa capitale qui doit compter sur la totalité de son agglomération pour atteindre le million.
C’est aussi l’état ayant le plus haut revenu moyen par habitant, donnée à relativiser car le gap entre les plus riches et les plus pauvres est assez élevé.

Proximité des grandes villes dynamiques aidant, le Connecticut est assez ouvert au changement, malgré son passé puritain : c’est le second état qui a légalisé l’union civil homosexuel, puis le mariage entre personnes du même sexe. Autre preuve de leur ouverture : ils ont même aboli la peine de mort en 2012 ! Difficile à imaginer quand on sait que les Bush ont été sénateur dans cet état !
Mais cela s’explique peut être par son surnom : « Constitution State ». C’est en effet le premier état a avoir adopté une constitution en 1638.

Comme on le peut le deviner en lisant le roman, c’est sur le secteur industriel et tertiaire que le Connecticut doit sa prospérité : services, recherche, enseignement (on y retrouve Yale par exemple), assurances…
Mais même si le sol rocheux de la région est peu propice à l’agriculture, ont y cultive tout de même du maïs, des tomates, du tabac… mais aussi des poules pour les oeufs, des huîtres sur le littoral…
Le tourisme a aussi le vent en poupe : casinos, résidences secondaires et service attenants… Le Connecticut à encore des espace sauvages : forêts, plages… qui permettent aux habitant des grandes ville de se ressourcer le temps d’un week-end !

3 commentaires

  1. sofynet

    Je me souviens avoir été vraiment angoissée en lisant Un bébé pour Rosemary ,alors que j’étais adolescente, mais ce titre (qui me dit quelque chose – peutêtre a-t-il été adapté ?) me tente bien ! Hop, billet ajouté !

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